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18/03/2015

"Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père"

1. Jésus se révèle comme Fils du Père. « Après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs : ?  Père ... est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre.’ » De quelle autorité Jésus peut-il accomplir une action qui semble transgresser le repos du sabbat ? Quelles preuves avance-t-il pour prétendre que Dieu est son Père et pour se déclarer Fils ? Des preuves pour la « connaissance », voilà ce qu’exigent ses contestataires, même s’ils ne les recevront pas. Se nourrir au fruit de l’arbre « défendu », voilà ce à quoi mène la dialectique concoctée par notre incrédulité.
Pourtant, le drame de l’humanité est celui d’être orpheline du Père : tout ce que désirent nos cœurs est de retrouver le Père. Et voici que Jésus vient à la croisée de nos chemins nous rétablir dans cette filiation : si lui peut être Fils, nous aussi... La preuve : Jésus relève un paralysé, restaure la créature déchue. Il œuvre pour cette nouvelle création dans la piscine aux cinq colonnades, qui représentent les cinq livres de la Torah. Une preuve non pas pour « connaître », mais pour « renaître ».

2. La filiation de Jésus : « Le Fils ... fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ». Toute le libre agir de Jésus se réalise et s’épanouit dans l’imitation des œuvres du Père. C’est ainsi que le Père introduira le Fils à produire des œuvres encore plus grandes : « Vous serez dans l’étonnement ». Si la relation Père-Fils est tellement fluide et transparente, c’est parce qu’elle est animée par l’amour : « Le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait ». Quel exemple de confiance ! Vivement que ce genre de relation paternelle et filiale s’établisse dans tant de familles !
L’amour entre le Père et le Fils est tellement grand, que ce que veut le Père, le Fils le veut aussi, et vice-versa. C’est ainsi que Jésus peut intercéder en notre faveur. C’est pour cela que le Père ne juge personne, mais confie le jugement au Fils. Honorer Jésus, c’est honorer l’humanité que Jésus partage avec nous et la réconcilier avec le Père qui a le pouvoir de relever les morts, puisqu’il possède la vie en lui-même.

3. L’heure du jugement. Si la miséricorde du Père est sans fin, notre capacité de l’accueillir a ses limites : le temps. Le temps de cette vie s’écoule et aboutit dans la mort. Le temps de l’autre vie est celui de la plénitude qui ne s’écoule pas. C’est celui de l’éternel présent. L’écoute de la parole du Fils et la foi au Père qui l’a envoyé inscrit le passage de la mort à la vie dans l’existence chrétienne : l’homme sort des prisons de sa misère, vient des ténèbres de sa vie à la lumière, selon les promesses de Dieu par la bouche d’Isaïe.
La vie chrétienne nous ouvre sur une joie et l’expérience d’amour que nul ne saurait trouver dans le monde : « Une femme peut-elle oublier son petit enfant ? » Même si ce fût le cas (par exemple par une ?naissance sous x’), moi je ne t’oublierai pas. Le refus obstiné de cette promesse, comme l’expriment « les Juifs », soumet l’âme à une terrible « condamnation ». C’est pour en épargner le plus grand nombre possible que Jésus préférera être condamné à mourir en croix ; à nous de reconnaître jusqu’où va l’amour, de renaître à l’amour !

Dialogue avec le Christ

Jésus, divin maître, apprends-moi à être enfant de ton Père, Dieu notre créateur. Instruis-moi à l’école de sa sainte volonté et transforme mon cœur afin qu’il soit doux et humble comme le tien. Ainsi, avec toi, je veux grandir dans ma foi et mon amour et passer de la mort à la vie, et vivre avec joie ma vocation ici-bas, dans l’espérance de la béatitude éternelle. Je le bénis, ô mon Jésus, gloire et louange à toi et au Père dans ton Esprit. Amen.

Résolution
Aujourd’hui, je porterai dans ma prière mon père et le bénirai dans le silence au nom du Seigneur (cf. 4e commandement).

 

Catholique.org - Père Jaroslav de Lobkowicz, LC

20:18 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

04/03/2015

La grandeur de l’amour

1. Jésus est en chemin avec ses disciples vers Jérusalem. C’est la troisième fois, et la dernière, qu’il fait ce pèlerinage avec ses disciples, à l’occasion de la fête de la Pâque, quand les juifs célébraient la délivrance de l’esclavage en Égypte. Jésus sait que cette Pâque deviendra sa propre Pâque. Il sait que son sacrifice sur la croix pour le salut des hommes est proche. Et il sait aussi que ce sera un moment de grande épreuve pour ses disciples. Un moment de peur, de doute, et même de trahison pour certains. Il les prévient donc. Il leur prédit son procès, sa condamnation, ses souffrances, la croix, et la Résurrection. Mais les disciples n’ont pas dû faire très attention à ce que Jésus leur disait. Ou peut-être n’y croyaient-il pas vraiment. En tout cas ils ont d’autres choses en tête, comme nous le montre la demande que fait à Jésus la mère de Jacques et de Jean.

2. Sans doute n’osaient-ils pas faire cette demande à Jésus directement, aussi Jacques et Jean passent-ils par l’intermédiaire de leur mère pour demander au Seigneur s’ils pourront siéger à ses côtés dans son Royaume. L’Évangile ne précise pas l’idée qu’ils se font exactement de ce Royaume, mais comme Jésus leur dit qu’ils ne savent pas ce qu’ils demandent, leur conception n’est sans doute pas très juste. Jésus ajoute qu’il ne peut répondre à leur demande, car c’est son Père qui donnera ses places à qui il veut. Cette requête semble de plus avoir jeté le trouble dans le groupe des disciples, car les autres commencent à s’indigner auprès de Jésus.

3. Jésus en profite alors pour leur donner à tous un petit enseignement sur la véritable grandeur de l’homme. Nous avons tous la tendance à chercher le meilleur pour nous-mêmes, à vouloir ce qu’il y a de mieux. Mais cette tendance est facilement orientée vers la domination des autres, pour le pouvoir, ou pour le plaisir de se sentir supérieur, d’être admiré des autres. Ce n’est pas cela que le chrétien doit rechercher. Notre vraie grandeur réside dans le service que nous donnons aux autres. Jésus nous révèle la véritable noblesse de l’homme : sa capacité à servir, à se donner aux autres, jusqu’au don de sa propre vie pour ses amis. Voilà où nous devons orienter ce désir d’excellence que nous avons en nous : vers l’amour. Plus nous devenons des serviteurs, plus nous réalisons en nous ce qu’il y a de plus grand. Et plus nous laissons notre égoïsme grandir, plus nous perdons ce qui fait la beauté et la grandeur de notre humanité.

Dialogue avec le Christ
Seigneur, tu sais comme nous pouvons être préoccupés par des choses vaines et au fond sans importance, alors que des personnes sont en train de souffrir autour de nous. Aide-moi à ouvrir mon cœur aux autres. Donne-moi un cœur de chair. Remplis mon cœur du véritable amour, de ton amour Seigneur.

Résolution
Essayer de penser aujourd’hui un peu plus à ce dont les autres ont besoin et un peu moins à ce dont moi j’ai besoin

Catholique.org - Frère Jean Marie Fornerod, LC

14:17 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

02/03/2015

Pardonner du fond du cœur

1. Pendant le Carême, l’Église nous invite spécialement à la prière, à la pénitence et à la charité. Avec ce passage, et ceux des jours précédents, nous voyons qu’une manière importante de pratiquer la charité se trouve dans le pardon. Quand nous pensons à la charité, nous pensons à l’aide que nous pouvons donner aux pauvres, ou aux services que nous pouvons rendre autour de nous. Mais pensons-nous à pardonner ? L’Évangile est très clair : le pardon est un élément essentiel de la charité, de l’amour chrétien. Nous ne pouvons pas prétendre vivre la charité si nous ne sommes pas capables de pardonner. Nous ne pouvons pas nous appeler chrétiens si nous ne pouvons pas vivre le pardon.

2. Humainement parlant, les paroles de Jésus sont très vraies. Il est bien plus facile de pardonner à quelqu’un qui lui-même pardonne facilement et oublie les fautes des autres qu’à une personne qui ne montre que très rarement de la miséricorde. Et de même nous donnons plus facilement à celui qui donne lui-même avec générosité qu’à celui qui se montre souvent avare. Mais il nous faut lire aussi les paroles de Jésus à un niveau surnaturel. Le vrai juge, le seul juge qui compte à la fin, est Dieu lui-même, devant qui nous nous présenterons à la fin de notre vie. Or Jésus nous dit que celui qui aura montré miséricorde recevra miséricorde, et celui qui n’aura pas jugé ne sera pas jugé. Le jugement dernier est un jugement d’amour. Or celui qui ne juge pas les autres et qui pardonne montre qu’il a un cœur plein d’amour. Le pardon et la miséricorde sont une sorte de sommet de l’amour. Qu’y a-t-il donc à juger chez celui qui a le cœur rempli d’amour ? Apprenons donc à pardonner. C’est un des meilleures voies pour vivre vraiment la charité.

3. Le pardon est donc l’une des clés qui nous permet d’entrer au Ciel. Et de fait, comment pourrait-il en être autrement ? Au Ciel l’amour sera parfait. Il n’y aura plus aucune haine ni aucune rancœur. Comment pourrions-nous donc y aller si nous n’avons pas complètement pardonner à ceux qui nous ont offensés, qui sont eux aussi susceptibles d’aller au Ciel ? Si nous n’avons pas tout pardonné, nous ne pouvons pas aller au Ciel. Certes cela est bien difficile pour l’homme. Mais avec Dieu tout est possible. Jésus est venu sur terre nous montrer l’exemple, et pour nous aider et nous accompagner. Prions donc le Seigneur pour qu’il remplisse notre cœur de son amour

Dialogue avec le Christ
Seigneur, tu sais bien comme il est parfois dur de pardonner. Tu sais bien comme nous oublions si difficilement les offenses dont nous avons été victimes. Et pourtant tu nous présentes le pardon comme une condition indispensable pour vivre l’amour. Viens à mon aide, Jésus. Remplis mon cœur de ton amour. Donne-moi un cœur comme le tien, un cœur plein d’amour.

Résolution
Pardonner à toutes les personnes qui pourront me faire un tort aujourd’hui

Catholique.org - écrite par Frère Jean Marie Fornerod, LC

12:56 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

01/03/2015

"La Bénédiction d’Abraham"

Yahvé dit à Abraham: « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, pour le pays que je t´indiquerai. Je ferai de toi un grand peuple, je te bénirai, je magnifierai ton nom qui servira de bénédiction.
Je bénirai ceux qui te béniront, je réprouverai ceux qui te maudiront. Par toi se béniront toutes les nations de la terre. 

« Abraham partit, comme le Seigneur le lui avait dit ». Il part pour un pays qu’il ne connaît pas encore. Il est le premier homme à faire totalement confiance à Dieu, à engager sa vie uniquement sur la Parole du Seigneur Dieu.

Abraham par cet acte de foi est considéré comme le modèle de tous les croyants. Car il a reconnu le Créateur et a suivi ses commandements.

Abraham reçoit de Dieu la bénédiction pour lui-même, « je te bénirai »,

 

Pour sa descendance immédiate, « je magnifierai  ton nom qui servira de bénédiction ».

Et pour le peuple que formera sa postérité, « Je ferai de toi un grand peuple » (Gen 12,2)

Cette bénédiction lui est accordée par une initiative libre de Dieu, mais Abraham s´est montré capable

De la recevoir vu sa foi et à son obéissance à la volonté et aux desseins de Dieu.  

« Abraham crut en Yahvé, qui le lui compta comme justice » (Gen 15,6).

 Nous voyons à travers ces lignes que ce n’est pas la descendance selon la chair qui est décisive. C´est la foi d´Abraham qui lui fut comptée comme justice. C’est donc la foi qui fonde la vraie appartenance à la postérité d´Abraham. Par la Foi, nous devenons alors héritiers de la promesse.

 Mais celui qui réalise toute l´espérance d´Abraham est Jésus Christ.

En effet, On lit dans l´Épître aux Colossiens:

« Il est l´Image du Dieu invisible, Premier-né de toute créature, car c´est en lui qu´ont été créées toutes choses dans les cieux et sur la terre... Tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toutes choses et tout subsiste en lui. Car Dieu s´est plu à faire habiter en lui toute la Plénitude et par lui à réconcilier tous les êtres pour lui, aussi bien sur la terre que dans les cieux, en faisant la paix par le sang de sa croix » (Col 1,15-20).

 De sorte que tous ceux qui sont baptisés au nom du Christ sont un dans le Christ, sans différence entre les Juifs et les grecs, entre les hommes et les femmes, les esclaves et les libres.

 

 « Car tous vous ne faites qu´un dans le Christ. Mais si vous appartenez au Christ, vous êtes donc la descendance d´Abraham, héritiers selon la promesse » (Gal 3,28-29).

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27/02/2015

"Pour entrer dans le royaume"

1. « On vous a dit ! ». Et si la mise en pratique de ce que tu enseignes allait provoquer une révolution dans mon monde intérieur ? Seigneur, tu veux vraiment que je me convertisse, que je change ma manière de voir et ma façon de considérer le monde et les personnes qui m’entourent ? Pour appliquer la justice en toute son ampleur, il faut ne pas faire à mon prochain ce que je ne voudrais pas qu’il me fasse à moi. Tu veux vraiment que je prenne ton enseignement au sérieux et que je ne fasse pas comme les scribes et les pharisiens, qui enseignaient la Loi de Moïse en cherchant toujours à l’interpréter, à la relativiser, pour la pratiquer « au minimum », ne pas faire ce qu’elle demandait et imposer ce qu’elle ne demandait pas. « N’allez pas faire comme eux ! ».

2. « Et moi je vous dis, tu ne tueras pas ! ». Je sais bien qu’il y a de nombreuses façons de nuire à son frère et que les conséquences de nos actes, de nos paroles, de nos pensées et même de nos omissions, peuvent être irréversibles. Il n’est pas rare que, sous prétexte « d’être drôle », le prochain soit prestement « habillé » et tourné en dérision, dans une totale indifférence de la blessure ou de l’humiliation qui le touche. Et que dire de nos ennemis ? Le pape François écrit dans Evangelii Gaudium « Le commandement de ne pas tuer’ pose une limite claire pour assurer la valeur de la vie humaine (...) aujourd’hui, nous devons dire non à une économie de l’exclusion, parce que c’est une économie qui tue ». Dans le même texte, il dit que « les disciples du Christ doivent être en première ligne pour la défense des victimes de la civilisation du déchet’ ». Et moi, alors ? Là où je suis, que puis-je faire dans ce monde qui va trop vite, qui m’impose un rythme insoutenable ?
« Tout homme en colère contre son frère ». ?Colère’ est peut être un bien grand mot, Seigneur ! La vraie colère conduit à la vengeance. Non, mais ma charité est mise à rude épreuve quand « mon frère » ne fait pas ce que je veux et, parce que je n’ai pas eu le temps de réfléchir calmement à la question, je perds le contrôle de mon imagination.
« Il en répondra au tribunal, il en répondra au Sanhédrin, il en répondra dans la géhenne de feu ». La progression est effrayante. Plus je manque de respect à la dignité de mon prochain, plus la culpabilité est lourde, plus la punition est importante : elle va de la justice du tribunal des hommes à la justice de Dieu, en passant par la justice de la Loi de Moïse. Seigneur, calme le vent et la tempête, nous périssons !

3. « Si ton frère a quelque chose contre toi, laisse-là ton offrande ». Tu ne peux pas partager l’amitié de Dieu si ton cœur est agité ou alourdi par un désaccord entre vous. Purifie d’abord ton cœur de tout ce qui l’encombre, de toutes tes méchancetés, même les « pas graves » : elles s’agitent en toi. Pour que le rayon du soleil puisse passer à travers la vitre sans être dévié, il faut que la vitre soit impeccable. Fais le premier pas, va vers ton frère et demande-lui pardon. Oui, Seigneur, la charité engendre la paix.

Dialogue avec le Christ
Le pape François nous a expliqué, au cours d’une homélie, que « nous chrétiens, nous ne sommes pas choisis pour de petites bricoles ». Oui, il faut toujours aller vers ce qui est grand et, ce qui est grand pour Dieu, c’est ce qui ne fait pas de bruit : « le bruit ne fait pas de bien et le bien ne fait pas de bruit ».

Résolution
Chercher, en chaque occasion, à maîtriser mon « monde intérieur » et me tourner vers le quotidien de ceux qui sont à côté de moi, pour les comprendre et les aider

 

Cécile Beaure d'Augères, consacrée de Regnum Christi - Catholique.org

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20/02/2015

« CONVERTISSEZ-VOUS ET CROYEZ A LA BONNE NOUVELLE » (Marc 1, 15)

Le Carême, pour nous chrétiens catholiques, c’est ce temps de purification et de repentance, de justice et de vérité, de pardon et de miséricorde, d’amour et de paix… En ces 40 jours de marche vers ‘’la Terre promise’’, le Seigneur nous donne ce moment de jeûne et de prière, de partage et de pénitence, de pardon et de communion... En effet, le carême chrétien, en tant que période de préparation à la fête de Pâques, répond à ceci : nous permettre (à nous chrétiens) de renouveler la ferveur de notre propre engagement chrétien. Nous avons accepté cette Alliance Nouvelle avec Dieu, et donc nous devons aller jusqu’au bout pour notre rédemption individuelle. Et pendant ce temps de préparation à la fête de Pâques, l’Église nous propose donc ces moyens sacrificiels pour raviver la flamme de notre engagement chrétien : le jeûne, la prière et le partage.
Aussi, le Christ nous invite-t-il à nous joindre à sa «révolution», une révolution intérieure qui commence d’abord en chacun et chacune de nous. L’essentiel de ce processus de conversion est de nous attacher à la personne du Christ. Une fois ce lien établi, nous pouvons plus facilement lutter contre le mal. On connaît bien la «conversion» de saint Paul. Celui-ci n’était pas un grand pécheur, bien au contraire car, selon la loi juive, il était un homme irréprochable, mais il a adhéré à Jésus Christ, et cela a bouleversé sa vie. C’est pourquoi nous devons copier sur lui qui est un modèle parfait de notre engagement. Des raisons nous permettent de jeûner et de prier pour notre propre transformation : 
- quand Dieu n’est plus présent et qu’il est remplacé par nos veaux d’or, nos dogmes économiques, nos idoles de toutes sortes d’adorations…
- lorsque les conflits familiaux conduisent à la violence et à la haine;
- lorsque nous refusons le pardon à ceux et celles qui nous ont offensés.
- lorsque nous sommes sous l’influence de nos addictions de toutes sortes…
Nous jeûnons aussi pour retrouver la solidarité avec :
- la grande majorité des habitants de notre planète qui souffrent de sous-alimentation;
- des milliers et des milliers de personnes meurent de faim chaque jour à travers le monde;
- d’innombrables personnes qui ne peuvent se procurer les médicaments dont elles ont besoin;
- les millions d’habitants qui ont le virus du Sida;
- le nombre incalculable d’enfants, de femmes, de personnes âgées tués ou blessés par les guerres ;
- les millions de personnes âgées qui souffrent de solitude et de manque d’affection, etc.
- les enfants que l’on oblige à travailler comme des esclaves, 10 ou 12 heures par jour ;
- les enfants soldats qui se font massacrer pour maintenir au pouvoir des dictateurs sanguinaires, etc. 
- d’honnêtes et innocentes personnes qui sont kidnappées, enlevées, assassinées ou décapitées dans notre pays …
Il faudrait également être solidaire avec tous ceux et celles qui portent le fardeau de la souffrance, de la maladie, de l’injustice et de la discrimination, des agressions, des accidents… que nous avons oubliés ou dont on ne se souvient même pas.
Par ailleurs, le jeûne chrétien peut prendre plusieurs visages et plusieurs formes: 
- jeûne de nourriture... un peu tous les jours, ou deux ou trois fois par semaine;
- jeûne de télévision, de magasinage inutile, de dépenses extravagantes;
- jeûne de partage avec ceux et celles qui vivent dans la misère;
- jeûne de temps de nos loisirs (sport de tous genres, musiques…), ce qui nous permet de faire du bénévolat; etc.
Aimables frères et sœurs dans le Seigneur, c’est surtout pendant les périodes plus difficiles que notre jeûne peut nous aider à redimensionner nos priorités et nos objectifs de vie, à rencontrer Dieu. Car il est un moyen efficace pour nous aider à trouver une alternative aux valeurs de notre monde de consommation, de cupidité et d’injustice. L’argent que nous épargnons sur les loisirs, la nourriture, les parties de fêtes, le magasinage, le luxe, peut être partagé avec d’autres. Notre temps et nos talents peuvent venir en aide à ceux et celles qui sont dans le besoin : «Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait», dit Jésus ! (cf. Mt 25, 31-46).
Puisse Dieu en Jésus Christ nous assister et nous remplir de force spirituelle pour arriver ensemble à une merveilleuse et joyeuse Pâque, victoire indubitable de « Celui-qui-s’est-donné-en-sacrifice ».il faut toutefois demeurer dans la prière. Très bon Temps de Carême. Amen ! 
Dieu nous bénisse et nous garde.


Votre frère dans le Christ l’abbé CLAUDIN DAVID G

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Le jeûne qui plaît au Seigneur

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Crie à pleine gorge ! Ne te retiens pas ! Que s’élève ta voix comme le cor ! Dénonce à mon peuple sa révolte, à la maison de Jacob ses péchés. Ils viennent me consulter jour après jour, ils veulent connaître mes chemins. Comme une nation qui pratiquerait la justice et n’abandonnerait pas le droit de son Dieu, ils me demandent des ordonnances justes, ils voudraient que Dieu soit proche :

«Quand nous jeûnons, pourquoi ne le vois-tu pas ? Quand nous faisons pénitence, pourquoi ne le sais-tu pas ? » Oui, mais le jour où vous jeûnez, vous savez bien faire vos affaires, et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous.

Votre jeûne se passe en disputes et querelles, en coups de poing sauvages. Ce n’est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd’hui que vous ferez entendre là-haut votre voix. Est-ce là le jeûne qui me plaît, un jour où l’homme se rabaisse ? S’agit-il de courber la tête comme un roseau, de coucher sur le sac et la cendre ? Appelles-tu cela un jeûne, un jour agréable au Seigneur ?

Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci : faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ? N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, accueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ? Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront vite. Devant toi marchera ta justice, et la gloire du Seigneur fermera la marche. Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. »

Isaïe 58,1-9a.

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15/01/2015

Rencontrer Jésus, nous purifie

1. Le lépreux avant d’être guéri. La lèpre est une maladie infectieuse chronique qui touche les nerfs périphériques, la peau et les muqueuses, et provoque des infirmités sévères. Elle fut longtemps incurable et très mutilante. Au temps de Jésus, les lépreux étaient déclarés impurs et rejetés socialement, séparés des autres personnes pour éviter la propagation. Ce lépreux, comme tous les autres qui avaient aussi cette maladie, devait se sentir impur et indigne de Dieu. En plus de toutes les difficultés physiques de la maladie, la conséquence la plus dure devait être sa solitude.

2. Le Lépreux rencontre Jésus. Il a dû entendre parler de Jésus. Il savait que ce Maître avait la possibilité de guérir et il avait le désir de le rencontrer. L’Évangile nous dit que le lépreux : « vient à lui, le supplie et, s’agenouillant, lui dit : Si tu le veux, tu peux me purifier ». Le lépreux s’approche, le supplie, s’agenouille devant lui. Il est devant quelqu’un d’important, quelqu’un qui a une solution à son problème, quelqu’un qui peut lui rendre une vie normale. Il lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier ». Il a trouvé la bonne personne pour résoudre sa difficulté, mais il se montre humble et respectueux en suppliant Jésus avec confiance. Jésus se laisse approcher. Le passage de l’Évangile nous dit qu’« ému de compassion, il étendit la main, le toucha et lui dit : Je le veux, sois purifié ». C’est vrai que la lèpre a disparu, mais la guérison la plus profonde que cet homme avait expérimenté, c’était la guérison intérieure qui s’est produite grâce au regard de compassion de Jésus. Un regard qu’il n’avait pas expérimenté depuis qu’il avait été déclaré impur.

3. A partir de sa rencontre avec Jésus. Jésus lui demande de ne rien dire rien à personne, seulement au prêtre. Il l’invite également à offrir la purification que prescrit la loi de Moïse. Mais le lépreux ne peut pas se taire. Il a découvert une personne qui l’a regardé avec amour et qui l’a guéri, non seulement de sa maladie, mais aussi dans son cœur. Il est sorti en proclamant la bonne nouvelle de sa rencontre avec Jésus et de sa guérison. Il a dû le faire avec une telle force et une telle crédibilité qu’après cela, Jésus ne pouvait plus entrer dans la ville ! Les personnes allaient alors à sa rencontre à l’extérieur de la ville.

Dialogue avec le Christ
Jésus, moi aussi j’ai besoin de purification, mais surtout, j’ai besoin de sentir ton regard ému de compassion se poser sur moi. Tu me connais, tu sais bien ce qu’il y a dans mon cœur, mes faiblesses, mes blessures. Mais tu m’aimes toujours et tu me donnes de toujours revenir à toi continuellement. Donne-moi la foi, l’humilité et la confiance de ce lépreux qui est venu devant toi et une fois guéri, donne-moi la force pour t’annoncer à toutes les personnes que tu mets sur mon chemin.
 
Résolution
Partager avec quelqu’un une grâce que j’ai reçue de Dieu dernièrement.
 
Eugenia Alvarez, consacrée de Regnum Christi - Catholique.org

18:43 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

14/01/2015

« Tout le monde te cherche »

1. « Aussitôt sortis de la Synagogue ». Le soir, après le Sabbat, tu reviens à « la maison », de Pierre et André. Ils te disent que la belle-mère de Pierre est alitée avec la fièvre. Tu viens à elle et tu la prends par la main. Sa fièvre et sa faiblesse la quittent immédiatement. Tu as pouvoir sur toute forme de faiblesse. Ensuite, tu reçois une grande quantité de personnes atteintes d’un mal ou possédées par un démon. Tu veux venir en aide et soulager tous ceux qui souffrent, mais il faut qu’ils soient consentants Tu veux respecter notre liberté et tu ne fais rien sans que notre cœur soit prêt à te recevoir. Alors, tu chasses les démons et les esprits mauvais, tu agis sur tout ce qui nous affaibli. Tu donnes gratuitement, tu es venu pour servir et non pour être servi.

2. « Jésus partit au désert pour prier ». Au milieu de l’agitation du monde, tu veux continuer à parler à ton Père, à celui qui habite en toi par l’Esprit qui vous unit de toute éternité. Ton Incarnation n’a pas changé tes relations avec le Père et tu ne fais rien qu’il ne te dise de faire. Tu as été envoyé dans le monde et tu veux nous envoyer nous aussi. Tu sais combien nous avons besoin de toi. Tu sais que sans la prière, nous ne pouvons manifester ni notre disposition à te suivre, ni notre désir de témoigner de toi et d’annoncer le dessein éternel du Père, qui est que tous les hommes soient sauvés et trouvent grâce devant toi. Tu nous donnes l’exemple pour que nous fassions ce que tu fais. Tu nous apprends à prier en vérité en recherchant la solitude et le silence, pour établir un véritable dialogue avec toi.

3. « Allons ailleurs pour annoncer l’Évangile ». Seigneur, tout le monde te cherche. Tout le monde veut être guéri, tout le monde veut recevoir gratuitement. Seigneur, pourquoi ne restes-tu pas près de ceux qui attendent de te rencontrer ? Tout le monde te cherche mais tu sais que d’autres aussi te cherchent et tu n’as pas encore pu les rejoindre. Ils sont à toi, et tu me les as donnés. Père Saint, il ne faut pas qu’un seul de ces petits ne se perde. Ceux que tu laisses recevront quand même ta grâce, parce que tu vois leur désir et leur soif, leur présence devant toi est le meilleur des témoignages : même si l’Évangile n’en parle pas, ils seront guéris. Ceux qui ne t’ont encore ni vu ni entendu, ont besoin de toi aujourd’hui même ! Il faut que tu leur communiques ta vie. C’est de la plus haute importance : « Une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie » écrivait Malraux, un auteur français contemporain perdu dans sa mécréance mais inconsciemment très près de la vérité, me semble-t-il : et c’est vers eux que tu nous demandes d’aller.

Dialogue avec le Christ
Oui, Seigneur, je te demande de me donner la force dont j’ai besoin pour laisser l’Esprit Saint parler à ma place, sans vouloir me mettre au premier rang. C’est toi et ton Évangile qu’il faut annoncer.
 
Résolution
Je témoignerai de toi en me faisant tout petit : tu n’as surtout pas besoin de ma « grandeur » pour toucher les cœurs.

Cécile Beaure d'Augères, consacrée de Regnum Christi - Catholique.org

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05/01/2015

« Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche »

Jean-Baptiste est arrêté ; prudemment, Jésus quitte la Judée et se retire en Galilée. Le Précurseur disparaît de la scène, Jésus commence son ministère. Son message semble mot pour mot identique à celui du Baptiste : « Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche ».
Pourtant, à y regarder de plus près, des différences importantes apparaissent. D’abord le ton : Jean-Baptiste « criait », Jésus « proclame » ; la voix de Jean-Baptiste résonnait dans le désert, celle de Jésus rejoint les habitants de Capharnaüm, au bord du lac de Galilée ; les foules venaient à Jean, Jésus parcourt toute la Galilée portant aux hommes la Bonne Nouvelle dans leurs villages, leurs synagogues, leurs maisons ; Jean s’adressait en priorité et quasi exclusivement aux juifs, Jésus choisit de sillonner une région en bordure des terres païennes, accueillant et guérissant des étrangers, les acceptant même parmi ceux qui le suivent ; Jean exhortait à se préparer à la venue d’un autre et à son action, Jésus annonce la proximité du Royaume et révèle par ses œuvres de puissance qu’il est advenu en sa Personne.
Curieusement en effet, Jésus proclame que « le Royaume de Dieu s’est approché » ; c’est donc qu’il n’était pas loin ; certains traducteurs proposent même : « le Royaume de Dieu fait retour », c'est-à-dire qu’il revient d’où il s’était retiré. Allusion à la gloire de Dieu qui, après avoir quitté le Temple de l’humanité suite au péché, redescend sur elle en la Personne du Verbe fait chair ?
Quoi qu’il en soit, le mot d’ordre est celui de la conversion. Mais celle-ci n’est plus précisée en termes de baptême, de confession des péchés et autres activités préparatoires. L’invitation s’adresse à tous les hommes - aux Juifs d’abord, mais aussi aux païens - et consiste essentiellement à se tourner vers celui qui est venu inaugurer les Derniers Temps, comme en témoignent les miracles qu’il accomplit.
Nous pressentons l’aspect déconcertant d’un tel message pour les lecteurs issus du judaïsme auxquels s’adresse le premier Évangile : l’Envoyé, le Messie pourrait-il sillonner une terre impure pour y répandre sa doctrine ? Guérir indifféremment des fils d’Israël et des étrangers ? S’entourer de disciples venant du paganisme ? Conscient de ce bouleversement des attentes traditionnelles, Matthieu s’empresse de citer un passage universaliste du prophète Isaïe : c’est bien sur « le peuple habitant dans les ténèbres, à l’ombre de la mort », que le Seigneur veut faire « apparaître une grande lumière » ; c’est aux habitants de la terre de « Galilée, carrefour des païens, au-delà du Jourdain », c'est-à-dire en-dehors du périmètre sacré de la Terre Sainte, qu’il veut faire lever son jour.
L’énumération de la provenance de la foule qui suit le Seigneur a de quoi surprendre : juifs et païens se pressent sans discrimination autour du Maître, qui réalise déjà par sa simple présence, une anticipation du miracle de la Pentecôte. Par deux fois, saint Matthieu insiste pour dire que Jésus non seulement « enseignait », mais qu’il « guérissait » également « toute maladie et toute infirmité » ; « tous ceux qui souffraient, atteints de tourments de toutes sortes : possédés, épileptiques, paralysés ». Ces miracles apparaissent comme une prédication en acte de la « Bonne Nouvelle du Royaume », où non seulement il n’y aura plus « ni juifs ni grecs » (cf. Ga 3, 28), mais où Dieu lui-même essuiera toutes larmes des visages (cf. Ap 21, 4).
En Jésus, le Royaume s’est définitivement approché de nous ; il trahit sa présence dans l’œuvre de réconciliation universelle que seul l’Esprit peut accomplir, et par les œuvres de puissance qui témoignent de l’irruption de la création nouvelle. La conversion à laquelle nous sommes invités consiste seulement à sortir « du pays de l’ombre et de la mort », pour entrer par la foi dans « la Cité sainte, la Jérusalem céleste, la demeure de Dieu avec les hommes, où la mort n’existe plus » ( Ap 21, 2.4). Elle consiste à renoncer aux ténèbres et à choisir la lumière de la vie véritable, qui est en Jésus Christ Notre-Seigneur. Le premier pas consiste à renoncer aux idoles que nous avons construites à partir des suggestions de « l’esprit de l’erreur » (1ère lect.), pour nous tourner vers celui qui seul peut nous parler en vérité de Dieu et nous y conduire. Le discernement le voici : « Tout inspiré qui proclame que Jésus-Christ est venu parmi nous dans la chair, celui-là appartient à Dieu. Tout inspiré qui refuse de proclamer Jésus, celui-là n’appartient pas à Dieu. C’est ainsi que nous discernons l’Esprit de la vérité et l’esprit de l’erreur » (1ère lect.). Voilà un critère fort simple, mais ô combien utile de nos jours pour faire un tri parmi les multiples propositions « spirituelles » qui nous sont faites !

« Seigneur nous t’en prions, éclaire nos cœurs de ta lumière souveraine : nous pourrons alors discerner les pièges des “faux prophètes qui se sont répandus dans le monde” (1ère lect.) et qui tentent de nous séparer de toi. Envoie encore sur nous ton Esprit Saint, en qui nous “trouverons la force d’avancer dans un monde obscur pour atteindre le pays du jour sans déclin” (Or. ouv.) ».

Père Joseph-Marie - Homélie.fr

19:31 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |