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07/08/2014

"Tu es le Messie, le fils du Dieu vivant"

Césarée était dite « de Philippe » car ce prince avait entrepris de reconstruire la ville à grands frais. Ce contexte convient particulièrement à la déclaration de Jésus à Pierre… Elle convient à cause de l’image des bâtiments qui s’élèvent sur des pierres de fondation, bien entendu. Mais surtout à cause de la démarche même du chantier. Sur les bases d’une ville ancienne, une ville nouvelle se dresse. Cette nouveauté met en relief celle que Jésus nous apporte. Les témoignages que rapportent les disciples en témoignent : spontanément, nous sommes tournés vers le passé. Nous n’avons pas les ressources intérieures nécessaires à imaginer la nouveauté du Christ. Jean-Baptiste, Elie, Jérémie,… de grands prophètes certes, les plus grands certainement, mais des hommes du passé. Un passé regretté, mais un passé révolu. Le seul lien de ces hommes du passé avec le monde à venir est leur retour, que les hommes attendaient. Jean-Baptiste, Elie, ou Jérémie devaient en effet revenir. Leur « esprit », pour être précis. C'est-à-dire l’Esprit qui les animait, l’Esprit de prophétie, l’Esprit de Dieu. Les hommes du temps de Jésus attendaient donc un des disciples de ces prophètes fameux, un prophète qui comme eux serait parfaitement docile à l’Esprit de Dieu. Cette attente est belle, mais elle est pauvre. L’homme qui doit venir de la part de Dieu ne peut être, dans l’imagination des hommes, qu’un prophète. On parle bien du messie, mais on peine à le définir. La grandeur et la fidélité de Dieu se lit pourtant dans cette attente. Dieu ne la décevra pas : Jésus, pour le moins qu’on puisse dire, est fidèle à l’Esprit de Dieu, il est prophète. Mais cette réalisation devient une invitation à entrer plus avant dans le mystère, à entrer dans la vraie nouveauté. Pierre fait ce pas. Il parle en son nom propre et la perfection de sa réponse en fait notre modèle de foi. Jésus n’est pas désigné par Pierre seulement comme un prophète, comme un pasteur, comme un serviteur de Dieu, comme fils de Dieu, mais comme « le Messie, le fils du Dieu vivant ». Pierre voit plus loin que ce que lui montre la cohérence avec les hommes du passé. Pierre a laissé l’Esprit d’unité ouvrir ses yeux et il a vu le visage du Christ dans celui de Jésus. « Ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela mais mon Père qui est aux cieux ». Comme les prophètes du passé, Pierre compris qu’il ne faut pas chercher à s’appuyer sur les ressources tout humaines pour entrer dans la connaissance du Royaume, mais il faut se laisser guider par l’Esprit. Simon devient alors Pierre, il s’ouvre réellement à l’avenir de Dieu, il reçoit sa mission nouvelle et bien terrestre. Il devra être le berger des disciples du Christ, le représentant de l’Eglise sur terre (bien concrètement, et non comme le concierge imaginaire du paradis). En nous appuyant sur l’exemple de Pierre, que nous sachions ouvrir au Christ les portes de nos âmes, concrètement, et que nous ayons l’audace de le laisser entreprendre le grand chantier de la vie dans l’Esprit. Frère Dominique - Homélie.fr

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04/08/2014

Confiance ! C’est moi !

1. Battu par les vagues. Les apôtres sur le lac se trouvaient dans la turbulence. Jésus les avait envoyés en mission sur une mer agitée. Et alors, il vient à leur secours d’une façon inattendue, sous l’apparence d’un fantôme. Dans nos moments de crise il y a à la fois un danger et une opportunité. Chacun fait face un jour à des crises différentes : discerner une vocation à la vie consacrée, rompre une habitude, rompre une amitié néfaste, décider, pour un couple, de vivre avec cohérence l’enseignement de l’Église sur la contraception ou simplement de prendre le Christ plus sérieusement. Dans une crise, ma volonté est tiraillée de toutes parts. Mon esprit, mon cœur et mes sentiments sont aussi engagés. Le chemin est rude et il y a danger à prendre celui qui est le plus facile car je pourrais bien me repentir plus tard d’avoir court-circuité ma vie et peut-être celle de quelques autres. La solution que me suggère ma foi me paraît irréelle, insaisissable pour moi. Elle semble trop hors de l’ordinaire pour moi, hors du contexte auquel je suis habitué. Pourtant, j’y perçois une droiture, une certaine élévation d’esprit parce que, si peu que ce soit, le Christ se laisse entrevoir à moi. Jésus permet ces situations de crise tout comme il permet que les solutions nous paraissent irréalisables. Tout cela, à cause de sa bonté. Il sait que c’est l’occasion pour nous de faire un bond en avant dans notre vie spirituelle, dans notre foi. 2. N’ayons pas peur ! Quelle doit être mon attitude véritable dans un moment de crise ? Si je réfléchis bien, je vois que Dieu dans sa bonté a un dessein pour ma vie, pour chaque jour de ma vie. Si Dieu est bon et pourvoit à mes besoins, ne décevant jamais celui qui croit en lui, ce doit être que je serai très heureux si j’accepte sa volonté. Que la volonté de Dieu soit faite ! « Ce que Dieu veut, que cela soit ! » voilà ce qui doit être mon attitude véritable, fondamentale. Avant de chercher à découvrir l’identité de cette figure énigmatique qui m’appelle, je dois me convaincre que si c’est le Christ, le Christ qui me fait signe, alors je le suivrai. Que la voix de Pierre soit la nôtre : « Seigneur, si c’est toi, commande-moi de marcher sur les eaux ». 3. Regardons Jésus dans les yeux. Quelquefois, le Seigneur appelle en disant : « Viens ! » et on sent qu’il nous demande de venir plus près de lui, de mettre nos pas dans les siens. D’autres fois, il nous dit : « Courage ! » car il y a un risque à prendre, le risque d’abandonner un peu de moi-même, pas pour l’amour d’une aventure mais pour l’amour de l’Amour. Il dit aussi : « C’est moi ! » et nous demande de reconnaître en lui le trésor pour lequel on devait tout abandonner. Il ajoute : « N’aie pas peur ! » et nous encourage à lui faire confiance. Et quand mon cœur est disposé à faire sa volonté, quelle qu’elle soit, alors je peux demander en toute confiance : « Est-ce toi, Seigneur ? » Écoutons la réponse. Écoutons attentivement. Dialogue avec le Christ Jésus, si bon et miséricordieux, merci de m’appeler à te ressembler, à te suivre plus intimement. Merci de m’appeler à vivre ma vie par la foi et non pas de me fier uniquement à moi-même et à me reposer sur mes sécurités. Merci de parler à mon cœur et à m’inviter à tout risquer pour toi. Quoi que tu veuilles, Jésus, je le veux aussi. Que ta volonté soit faite et non la mienne. Marie, ma Mère, aide-moi à répéter avec toi : Qu’il me soit fait selon ta parole. Résolution Si ma foi connaît une crise en ce moment, confiant dans sa grâce, je ferai résolument le premier pas à la suite du Christ. Catholique.org

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03/08/2014

"la passion de Jean-Baptiste"

1. L’Évangile nous raconte aujourd’hui la mort de Jean le Baptiste, le précurseur de Jésus, le fils d’Élisabeth, la cousine de Marie, celui qui baptisa Jésus dans le Jourdain. Jean n’avait pas craint de dénoncer la conduite d’Hérode, qui avait pris pour femme Hérodiade, alors que cela ne lui était pas permis. Hérode avait alors fait jeter Jean en prison, et grâce à une petite conspiration avec sa fille, Hérodiade obtient, dans les circonstances que nous raconte Évangile, la mort du précurseur. 2. L’histoire de Jean le Baptiste, malheureusement, se répétera de nombreuses fois après lui. De nombreux saints martyrs ont préféré se faire tuer que de renier la vérité, de renier les principes auxquels ils croyaient. En effet, celui qui croit en Dieu ne peut pas renier la loi de Dieu, l’enseignement reçu de Dieu, sans renier Dieu lui-même. Il n’est pas possible de séparer notre foi de notre vie et de ce que nous faisons et disons. Et parfois, quand les circonstances le demandent (Hérode était un personnage public important, et Jean un prophète, donc avec une responsabilité morale devant le peuple), il faut savoir condamner les actes mauvais, surtout quand un silence serait interprété comme une approbation. 3. Si la fin de la vie de Jean le Baptiste est dramatique, le témoignage à la vérité peut se faire dans des circonstances beaucoup plus ordinaires, où notre vie n’est pas en jeu. Et pourtant, dans notre monde, être fidèle à ce que l’on croit n’est pas facile. Combien de fois préférons-nous nous taire par peur du qu’en dira-t-on ? Sachons donc, comme Jean Baptiste, être fidèle à la vérité, en tout moment. Dialogue avec le Christ Seigneur, aide-moi à te rendre témoignage là où je suis, avec les personnes que je rencontre tous les jours. A rendre témoignage à la vérité que j’ai reçue de toi. Tu sais que ce n’est pas facile, mais je crois que c’est le meilleur pour moi et pour les autres. Donne-moi la force de te rester fidèle Seigneur. Résolution Parler de Jésus avec une autre personne aujourd’hui. Catholique.org

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02/05/2014

"La prophétie de Gamaliel"

«Comme les Apôtres étaient en train de comparaître, un membre du grand conseil se leva; c'était un pharisien nommé Gamaliel, docteur de la Loi honoré de tout le peuple. Il ordonna de faire sortir les Apôtres un instant, 

Puis il dit : « Hommes d'Israël, faites bien attention à la décision que vous allez prendre envers ces hommes.  Il y a quelque temps, on a vu surgir Theudas ; il prétendait être quelqu'un, et quatre cents hommes environ s'étaient ralliés à lui ; il a été tué, et tous ses partisans ont été mis en déroute et réduits à rien.  Après lui, à l'époque du recensement, on a vu surgir Judas le Galiléen qui a entraîné derrière lui une foule de gens. Il a péri lui aussi, et tous ses partisans ont été dispersés.  Eh bien, dans la circonstance présente, je vous le dis : ne vous occupez plus de ces gens-là, laissez-les. Car si leur intention ou leur action vient des hommes, elle tombera.  Mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas les faire tomber. Ne risquez donc pas de vous trouver en guerre contre Dieu. » : Acte5, 34-39 Amen, Seigneur que toute la gloire te soit rendue.

Au matin de pâques Jésus ressuscite d’entre les morts, la bonne nouvelle doit être annoncée et partagée à toute la terre. Ce que Simon Pierre et les autres apôtres s’attèlent à faire. Mais encore l’homme va vouloir empêcher cette œuvre de salut. Convoqué devant le Sanhédrin, les chefs religieux appellent Pierre et Jean et leurs disent : « Arrêtez complètement de parler et d’enseigner au nom de Jésus. » Act4, 18. Mais les deux apôtres leurs répondent : « Qu’est ce qui est juste aux yeux de Dieu, vous écouter, vous ou écouter Dieu ? Décidez vous-même ! En tout cas, nous ne pouvons pas nous taire sur ce que nous avons vu et entendu » L’annonce de la bonne nouvelle du salut à toute la terre est une recommandation du Seigneur Jésus Christ, il envoie en mission pour porter la bonne nouvelle de sa résurrection à toute la terre: « Allez dans le monde entier, annoncez la bonne nouvelle à tous » Mc16,15                                                     Et nul ne peut aller contre. S’y essayer c’est aller contre le Seigneur, aller contre Dieu. Ce que prophétise Gamaliel, pharisien et docteur de la loi « Si leur intention ou leur action vient des hommes, elle tombera. Mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas les faire tomber. Ne risquez donc pas de vous trouver en guerre contre Dieu. » Frères et Sœurs réjouissons-nous, car voici plus de 2000 ans que cette parole a été dite, et aujourd’hui par la puissance de l’Esprit Saint de Dieu, cette bonne nouvelle te parvient. Comme toi mon frère qui parcourt ces lignes, ce sont environ 2,2 milliards de chrétiens (source : la-croix.com) qui vivent les enseignements de Jésus christ de Nazareth. Et nul ne pourra rien contre.

Seigneur Jésus, tu es l’alpha et l’oméga, quand tu ouvres personne ne peut fermer, et quand tu fermes personne ne peut ouvrir, merci de nous avoir fait cette grâce de vivre et de maintenir allumée la flamme de ta parole. Que toute la gloire te soit rendue.  

Nicolas Anokoa K

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27/04/2014

"Mon Seigneur et mon Dieu"

Thomas, ayant appris de ses compagnons qu’ils avaient vu le Seigneur, a répondu : « Si je ne vois pas la marque des clous et ne mets ma main dans son côté, je ne croirai pas. » Pourquoi Thomas réclame-t-il ainsi des signes de foi ?… La puissance du diable est tombée, la prison de l’enfer a été ouverte, les chaînes des morts ont été brisées, les sépulcres de ceux qui ressuscitaient ont été renversés (Mt 27,52)…, la pierre du tombeau du Seigneur a été roulée, le linceul a été rejeté, et la mort s’est enfuie devant la gloire du Ressuscité… Pourquoi toi seul, Thomas, exiges-tu si rigoureusement que les blessures te soient présentées à toi seul comme preuve de foi ?... Frères, c’est son amour fervent qui a demandé cela… Car Thomas ne guérissait pas seulement le doute de son cœur, mais celui de tous les hommes. Destiné à porter cette nouvelle aux nations, en messager consciencieux il cherchait sur quelles bases il fonderait la proclamation d’une vérité de foi si importante… Ce disciple a donc procuré aux autres le signe qu’il réclame à cause de son retard. « Jésus vint, et il se tint au milieu d’eux, et leur montra ses mains et son côté. » De fait, puisqu’il était entré toutes portes closes et était considéré comme un esprit par ses disciples, il ne pouvait prouver à ceux qui doutaient qu’il était bien lui-même que par les souffrances de son corps, les marques de ses blessures. Il vient et il dit à Thomas : « Enfonce ton doigt et vois mes mains, et mets ta main dans mon côté, pour que ces blessures ouvertes à nouveau par toi répandent la foi sur toute la terre, comme elles ont déjà versé l’eau pour la purification et le sang pour la rançon des hommes » (Jn 19,34). « Thomas répondit : Mon Seigneur et mon Dieu ! » Que viennent les hérétiques, qu’ils entendent, et comme l’a dit le Seigneur, qu’ils ne soient pas incrédules, mais croyants. Car, Thomas le proclame, voici que non seulement ce corps d’homme, mais les souffrances subies par ce corps manifestent que le Christ est Dieu et Seigneur. Et il est vraiment Dieu, lui qui vit après la mort, ressuscite de ses blessures et qui après avoir subi de tels supplices, vit et règne, Dieu pour les siècles des siècles. Amen. Saint Pierre Chrysologue

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26/03/2014

Prodige Eucharistique : Le miracle de Lanciano

Une foule de pèlerins, chaque année, du 24 au 31 octobre, se dirigent sur la colline ou s'élève la petite ville de Lanciano, dans la province de Chieti. Des cérémonies se succèdent dans l'église pendant une semaine entière et tous veulent contempler les Saintes Espèces Eucharistiques qui constituent un miracle perpétuel. Le fait remonte à douze siècles passés. Mais à cause de son importance historique il mérite d'être examiné dans tous ses détails et ses effets toujours actuels. Un prêtre de l'Ordre de Saint Basile, était depuis longtemps assailli d'une forte tentation. Le démon essayait de le convaincre que Jésus n'était pas présent dans l'Eucharistie. Le saint homme priait et luttait intérieurement pour vaincre les assauts du démon. Plongé dans une immense tristesse il suppliait Dieu de le délivrer de cette insidieuse tentation. Un matin, il se rend dans l'église de Lagonziano, située à trois kilomètres de Lanciano. Il commence sa messe, et arrive au moment de la Consécration. A peine a-t-il achevé les paroles dites par Jésus sur le pain et le vin, qu'aussitôt l'Hostie consacrée se change en chair humaine vivante et sanglante. On ne peut exprimer quelle est sa surprise. Son étonnement augmente quand il voit dans le calice le vin changé en Sang humain.

 Le sacristain s'en aperçoit, et ne pouvant contenir son émotion, il crie au miracle. Les fidèles accourent auprès de l'Autel pour considérer l'événement. Bientôt des prêtres et l’Évêque lui-même sont mis au courant du prodige et viennent contempler le miracle. Le prêtre ne peut pas continuer la messe. Et l’Évêque donne l’ordre de conserver l'Hostie changée en Chair et le sang contenu dans le calice.

 Cette même Hostie est conservée aujourd'hui dans une custode vitrée, et on peut y voir encore les ligaments de chair humaine d'apparence vivante bien que le fait remonte à 1200 ans. Une partie de l'Hostie conserve l'apparence du pain comme les hosties ordinaires. Par la suite le Sang dans le calice s'est coagulé en cinq petits globules du poids de seize grammes. Une autre merveille. Si vous pesez sur une balance à précision un seul globule de Sang vous notez seize grammes ; par contre, si vous en pesez à la fois deux, trois, quatre ou même tous les cinq, vous obtenez toujours les mêmes seize grammes. De temps à autre, sur la demande du St Siège, on examine à nouveau l'état des Saintes Reliques Eucharistiques, en présence des membres compétents d'une commission nommée par l’Évêque. Et toujours se vérifie l'immutabilité de l'Hostie et du poids des cinq globules du Sang. On est autorisé à visiter ces insignes Reliques, non seulement durant la dernière semaine d'octobre mais aussi pendant toute l'année.

Source : Prodiges Eucharistiques

 

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24/03/2014

Histoire de la Papauté : Le Pape Leon XIII

Vincenzo Gioacchino Pecci, était le sixième enfant d’une famille humble de Carpineto — ville située au sud de Rome —, où il est né le 2 mars 1810.

Vincenzo a fait ses études, d’abord au Collège des Jésuites de Viterbe (1818-1824), ensuite au Collège Romain (1824-1832). Plus tard il fut élève de l’Académie des Études Ecclésiastiques (1832-1837. Il était un élève consciencieux et appliqué.

En 1837 il fut ordonné prêtre et immédiatement intégré au service papal et, comme gouverneur, il fut tout d’abord envoyé à Benavente (1838-1841) et ensuite à Perugia (1841-1843). Dans l’exécution de sa charge il se montra toujours à son avantage, par son sérieux dans le gouvernement des états pontificaux qui lui avaient été confiés et par le zèle qu’il montrait toujours à la bonne marche des affaires pontificales, sans négliger le côté sociale de toutes ses actions et décisions, ce qui le mena à créer une banque pour aider les gens pauvres. Cette situation lui procura une certaine popularité, popularité qui l’accompagnera dès lors jusqu’à sa mort.

En 1843 il fut nommé évêque et envoyé aussitôt, par le pape Grégoire XVI en Belgique, comme Nonce Apostolique. Deux ans plus tard, en 1845, il retourne en Italie, car Grégoire XVI vient de le nommer évêque de Perugia.

Le bienheureux Pie IX le fait Cardinal en 1853.

Lorsqu’il était évêque, il insista toujours beaucoup auprès de ses prêtres pour que ceux-ci conduisent et instruisent les âmes qui leur étaient confiées dans la droite ligne évangélique, en ayant toujours un grand respect envers les plus démunis.

Mais le Cardinal Pecci s’intéressait aussi à la Culture, c’est pourquoi en 1859 il fonda l’Académie Saint Thomas d’Aquin, afin d’y former de solides théologiens.

En 1860 l’état pontifical de Perugia fut annexé à la Sardaigne et une nouvelle législation — profondément séculière — était introduite par les nouveaux maîtres du pays, plus connus sous le nom de Piémontais, qui s’employaient à entraver la liberté religieuse des fidèles. Cette situation obligea Monseigneur Pecci à hausser le ton et à manifester sa désapprobation envers le nouveau gouvernement et de bien montrer que chaque citoyen devait pouvoir suivre la voie qu’il s’était choisi. Cette prise de position catégorique n’altéra pas toutefois les relations entre l’Église et l’État.

Puis, entre 1874 et 1877, le Cardinal publiera un certain nombre de Lettres Pastorales, dans lesquelles il rendait publique son désir d’un plus grand rapprochement entre le catholicisme et la culture contemporaine.

L’année 1877 sera pour Monseigneur Pecci une année particulière : En effet, il est appelé à Rome par le Pape Pie IX, mais celui-ci décède peu après. Le Cardinal Pecci est alors nommé camerlingue — il doit administrer l’Église pendant la vacance du Saint-Siège. Le 20 février 1878, après un conclave qui durera trois jours, il sera élu Pape, malgré ses ennuis de santé et prendra le nom de Léon XIII ; il était alors âgé de 69 ans.

Certains, comme dans d’autres élections, ont pensé qu’il s’agissait là d’un pontificat de transition. C’était hasardeux comme pronostique et de surcroît, douter de l’intervention de l’Esprit Saint. Le pontificat de Léon XIII fut long — presque 26 ans — et le mena jusqu’au début du XXe siècle.

Dès son arrivée sur le siège de saint Pierre, le nouveau Pape va utiliser, avec une régulière fréquence, la lettre encyclique pour rassembler ses brebis, pour les défendre avec force et courage, pour leur enseigner, non seulement les chemins de Dieu, mais aussi les chemins de la vie, cette vie sociale qu’il aimait tant à défendre, tout particulièrement vis-à-vis des tout petits, les pauvres, les exploités.

Cette prolifération d’encycliques — certains ont appelé Léon XIII le Pape des encycliques — a été très bénéfique pour l’Église, mais aussi pour les peuples, croyants et non croyants, car elles sont très hétéroclites.

Parmi ce grand nombre de documents pontificaux il y en a un qui est toujours d’actualité, tellement d’actualité que, les Papes qui ont succédé à Léon XIII non pas manquer de publier eux-mêmes des encycliques pour rappeler les 40 ans, les 100 et les 150 ans de la célèbre « Rerum Novarum », parue le 15 mai 1891, qui est, il faut le reconnaître un chef-d’œuvre, « le chef-d’œuvre » de la doctrine sociale de l’Église catholique et, très en avance pour son temps.

Avec cette encyclique était alors « inaugurée » une nouvelle étape pour l’Église : celle qui est connue sous le titre de « Magistère Social Pontifical », titre qui n’a rien de péjoratif, bien au contraire : Rerum Novarum prend sa source et ses racines dans l’Évangile, ainsi que dans la pensée experte et motivée du nouveau Pape. Cette encyclique fera le tour de la terre très rapidement et suscitera l’admiration de tous ; mais pas seulement l’admiration : l’adhésion complète et totale d’un très grand nombre de patrons d’entreprise qui ont souhaité mettre en pratique les enseignements prodigués par Léon XIII dans son encyclique. Il y a des exemples un peu partout dans le monde et en France également. Les « mauvaises langues »  appelaient ses patrons du sobriquet de « paternalistes ».

Par cette encyclique, le Pape des ouvriers, d’un ton ferme, faisait résonner dans le monde entier la voix de l’Église qui, une fois encore venait au secours des plus démunis, parlait haut et fort en lieu et place des « sans voix ».

« Cette encyclique a fait scandale parce qu'elle était novatrice vis à vis des mentalités. On concevait encore difficilement que l'Église se mêle de domaines non strictement spirituels.

Le pape Léon XIII réagit vigoureusement contre le capitalisme abusif (rappel sur la destination universelle des biens de la terre, rappel de la dignité de chaque homme et de la nécessité de la justice sociale), il met aussi en garde (de façon prophétique) contre les dangers du socialisme marxiste.

Avant Rerum Novarum, l'Église catholique n'avait comme éléments de doctrine sociale que ce qui avait été dit par Saint Thomas sur la Justice, et aussi sur la destination universelle des biens de la terre (le créateur les a destinés à tous). Mais elle s'est souvent cantonnée à considérer l'arduité du travail comme une conséquence de la faute originelle. Le patronat chrétien du XIXe siècle mettait probablement plus en avant la charité que la justice sociale et avait une attitude plutôt paternaliste » [1].

« La parution de cette encyclique marque un tournant. Léon XIII dénonce les abus du libéralisme et les injustices dont sont victimes les travailleurs. Il rejette d'autre part la solution socialiste, telle qu'il la perçoit, et vante les avantages de la propriété privée. Il préconise la collaboration et non la lutte des classes. L'encyclique prône le droit et le devoir d'intervention de l'État dans la vie économique, avant tout en faveur des défavorisés et des indigents. Léon XIII préconise l'association professionnelle qui regroupe soit patrons et ouvriers, soit ouvriers seuls. Il conclut en rappelant que la première réforme qui s'impose, c'est la restauration des mœurs chrétiennes »[2].

Mais, comme déjà signalé, Léon XIII s’intéressait aussi à la Culture et aux Sciences. Pour favoriser ces matières, il a donné une plus grande impulsion à la doctrine de saint Thomas d’Aquin et proposa, dans une autre importante encyclique — Æterni Patris — le saint Docteur comme modèle pour tous les philosophes et théologiens.

Sur le point de vue œcuménique, un grand pas fut franchit, particulièrement vis-à-vis de l’Église Orientale. L’objectif de Léon XIII était celui d’essayer et de réussir la réunification des deux Églises. La réunification ne s’est pas faite, mais en 1879, le schisme qui séparait les églises chaldéenne et arménienne de l’Église de Rome, fut aplani.

Des efforts ont été faits envers l’Église anglicane, mais, hélas, aucun résultat n’est venu des négociations entamées.

Désireux de contribuer à une meilleure approche de l’histoire, Léon XIII permit — en 1883 — que les Archives vaticanes jusque là inviolables, puissent être consultées.

Tout au long de son pontificat Léon XIII démontra son extraordinaire habileté dans le gouvernement de l’Église et ses facultés extraordinaires dans ses relations avec les autres États.

Toutefois, avec le gouvernement italien de l’époque, les relations n’ont pas été des meilleurs ; il en fut de même vis-à-vis de la France.

Avec l’Allemagne, aussi étonnant que cela puisse paraître, il réussi à convaincre ses dirigeants à ne pas poursuivre leur « chasse aux catholiques » — prêtres et laïcs —, provoquée par les lois cyniques imposées par Bismarck.

Âgé de 94 ans, le « Pape social », Léon XIII rendit son âme à Dieu le 20 juin 1903, laissant à ses successeurs et à l’humanité tout entière un extraordinaire héritage.

 

PROPHÉTIE DE LÉON XIII

Le 13 octobre 1884, après que le Pape Léon XIII eut terminé de célébrer la Messe dans la chapelle vaticane entouré par quelques cardinaux et membres du Vatican, il s'arrêta soudainement au pied de l'autel. Il se tint là environ dix minutes, comme en extase, son visage blanc de lumière. Puis, partant immédiatement de la chapelle à son bureau, il composa la prière à saint Michel avec instructions pour qu'elle soit dite partout après chaque Messe basse

Lorsqu'on lui demanda ce qui était arrivé, il expliqua qu'au moment où il s'apprêtait à quitter le pied de l'autel, il entendit soudainement des voix : deux voix, une douce et bonne, l'autre gutturale et dure ; il semblait qu'elles venaient d'à-côté du tabernacle. Comme il écoutait, il entendit la conversation suivante :

La voix gutturale, la voix de Satan dans son orgueil, criant au Seigneur : "Je peux détruire ton Eglise".

La voix douce du Seigneur : "Tu peux ? Alors, fais le donc".

Satan : "Pour cela, j'ai besoin de plus de temps et de pouvoir".

Notre Seigneur : "Combien de temps ? Combien de pouvoir ?"

Satan : "75 à 100 ans et un plus grand pouvoir sur ceux qui se mettent à mon service".

Notre Seigneur : "Tu as le temps, tu auras le pouvoir. Fais avec cela ce que tu veux".

 

Exorcisme à Saint Michel du Pape Léon XIII

La petite croix ( +) signifie que vous devez faire le signe de croix sans le prononcer

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, ainsi soit-il.

Au nom de Jésus-Christ notre Dieu et notre Seigneur, par l’Immaculée Vierge Marie, Mère de Dieu, de St Archange, des Saints Apôtres Pierre et Paul et de tous les Saints nous entreprenons avec confiance la bataille pour repousser les attaques et les ruses du démon.

Que Dieu se lève et que ses ennemis soient dispersés ; et que fuient, devant Lui, ceux qui le haïssent.

Comme la fumée s’évanouit, qu’ils disparaissent aussi ; comme la cire fond dans le feu, qu’ainsi périssent les pécheurs devant la face de Dieu. 

V : Voici la Croix du Seigneur, fuyez puissances ennemies.

R : Il a vaincu, le Lion de la tribu de Juda, le rejeton de David.

V : Que votre miséricorde, Seigneur, s’étende sur nous.

R : Parce que nous avons espéré en vous.

Nous t’exorcisons, esprit immonde, puissance satanique, invasion de l’ennemi infernal, légion, réunion et secte diabolique, au Nom et par la Puissance de Jésus-Christ +, notre Seigneur, sois arraché de l’Église de Dieu et des âmes rachetées par le Précieux Sang du Divin Agneau.

Désormais n’aies plu l’audace, perfide serpent, de tromper le genre humain, de persécuter l’Église de Dieu, ni de secouer et de cribler, comme le froment, les élus de Dieu +

Te l’ordonne le Dieu Très-Haut ; auquel, dans ton immense orgueil, tu prétends être semblable.

Te l’ordonne, Dieu le Père +.

Te l’ordonne, Dieu le Fils +.

Te l’ordonne, Dieu le Saint-Esprit +.

Te l’ordonne, le Christ, Verbe éternel de Dieu fait chair + qui, pour le salut de notre race, perdue par ta jalousie, s’est humilié et rendu obéissant jusqu’à la mort,

Te l’ordonne le signe sacré de la Croix + et la Puissance de tous les mystères de la foi chrétienne +.

Te l’ordonne la puissante Mère de Dieu, la Vierge Marie, qui, dès le premier instant de son Immaculée Conception, a, par son humilité, écrasé ta tête orgueilleuse.

Or donc, dragon maudit et toute la légion diabolique, nous t’adjurons par le Dieu + Vivant, par le Dieu + Vrai, par le Dieu + Saint, cesse de tromper les créatures humaines, et de verser sur elles le poison de la damnation éternelle ; cesse de nuire à l’Église, et de mettre des entraves à sa liberté.

Va-t’en, satan, inventeur et maître de toute tromperie, ennemi du salut des hommes. Cède la place au Christ, cède la place à l’Église.

Humilie-toi sous la puissante main de Dieu, tremble et fuis, à l’invocation, faite par nous, du Saint et Terrible Nom de ce Jésus, que les enfers redoutent, à qui les vertus des cieux, les Puissances et les Dominations sont soumises, que les Chérubins et les Séraphins louent sans cesse en disant : Saint, Saint, Saint est le Seigneur, le Dieu des Armées.

V : Seigneur, exaucez notre prière.

R : Et que mon cri s’élève jusqu’à vous.

V : Le seigneur soit avec vous.

R : Et avec votre esprit.

Oraison

Dieu du ciel, Dieu de la terre, Dieu des Anges, Dieu des Archanges, Dieu des Patriarches, Dieu des Prophètes, Dieu des Apôtres, Dieu des Martyrs, Dieu des Confesseurs, Dieu des Vierges, ô Dieu qui avez le pouvoir de donner la vie après la mort, le repos après la fatigue ; car il n’y a pas d’autre Dieu que vous, et il ne peut y en avoir d’autre si ce n’est vous, Créateur éternel de toutes les choses visibles et invisibles, nous Vous supplions humblement de bien vouloir nous délivrer de tout pouvoir, piège, tromperie et invasions des esprits infernaux et nous garder toujours sains et saufs. Par Jésus Christ, Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

Des embûches du démon, délivrez-nous Seigneur !

Nous vous en prions exaucez-nous, par le Cœur de Jésus votre Divin Fils.

On asperge d’eau bénite l’endroit où l’on se trouve.

 

 

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16/03/2014

"Relevez-vous et n'ayez pas peur !"

Faisons un rapide tour d’horizon. L’évangile d’aujourd’hui est excessif. Voici Jésus, notre Jésus de tous les jours, ruisselant de lumière. Voici Pierre, impulsif et spontané, prétendant monter une tente pour des prophètes morts plusieurs siècles auparavant. Voici ces prophètes des temps jadis devisant paisiblement avec Jésus qui se conduit comme si ces personnages faisaient partie de son quotidien. Voici enfin une nuée et une voix venant du ciel qui parle comme au jour du baptême de Jésus. Nous sommes donc à un commencement.

La liturgie, particulièrement construite en ce temps de carême, propose aussi à notre méditation un autre commencement : l’appel d’Abraham. Mais, mise à part la voix céleste, ce texte ne semble pas présenter beaucoup de traits communs avec l’évangile.

Mais comme souvent, c’est saint Paul qui est le meilleur lecteur de l’Ecriture. Il nous dit ce matin : « Cette grâce nous avait été donnée dans le Christ Jésus avant tous les siècles, et maintenant elle est devenue visible à nos yeux ». C’est-à-dire que la transfiguration annonce Jésus ressuscité, mais aussi la réalisation de la promesse faite à Abraham, et en lui, à tout homme.

Engageons-nous donc dans le chemin qu’ouvre saint Paul devant nous. Relisons la promesse faite à l’aurore des temps et consignée dans les pages séculaires de l’Ancien Testament. A cette époque la compréhension de Dieu et du monde invisible se disait par des figures, qui annonçaient les grandeurs à venir.

Mais, nous venons de l’entendre, le Nouveau Testament n’est pas exempt de figures. Il faut les accueillir comme elles se donnent, sans tenter de les réduire à de simples allégories visibles de choses invisibles. Moïse et Elie, la Loi et les Prophètes, tiennent vraiment compagnie à Jésus sur la montagne. Leur familiarité montre que ce n’est pas le monde spirituel qui est le référant, mais le corps du Christ. Le récit est construit autour de sa transformation, de sa transfiguration.

Cette matérialité est importante car elle dit l’accomplissement. Dans l’Ancien Testament en effet, une figure renvoie toujours à l’invisible et appelle nécessairement une deuxième figure, pour la confirmer. Ainsi Moïse et Elie sont des promesses de la résurrection à venir. Cette résurrection est annoncée par leur corps invisible. Moïse en effet a été enterré dans un lieu inconnu et inaccessible ; quant à Elie, il est monté au Ciel sur un char de feu, il n’a pas non plus de sépulture. 

Dans l’évangile, nous sommes à la fin de ce processus. Jésus nous apporte la deuxième annonce qui est la confirmation de la première. La transfiguration dévoile en effet le corps invisible du ressuscité. Jésus est le nouveau Josué, le successeur de Moïse qu’annonce le Deutéronome. En rendant visible sa gloire pour quelques moments au sommet de la montagne, Jésus nous ouvre au monde invisible, mais réel, où nous vivons tous. Montrer que Moïse et Elie y habitent, confirme la promesse qui reposait sur eux et se réalise en Jésus. En confirmant l’annonce faite dans le Premier Testament, Jésus annonce la réalisation de la Nouvelle Alliance.

Le corps du Christ apparaît ainsi à nos yeux comme la converge et l’accomplissement des Écritures. Il naît de la présence en excès des deux Testaments. D’une part la déficience de l’Ancien Testament, balbutiant la vérité de Dieu qui lui est inaccessible car trop lointaine, d’autre part la saturation du Nouveau Testament, manifestant en Jésus de la vérité de Dieu. Ce paradoxe se noue dans le corps du Christ. Il nous fait entrer dans le monde invisible : nous le voyons ruisselant de la gloire promise à nos pères.

Mais ce monde est aussi le nôtre. Jésus touche ses disciples. Il leur adresse la parole. La rupture entre les deux univers repose sur une continuité, qui invite à un nouveau type de relation. Jésus ouvre à ses disciples un monde où il est possible d’être particulièrement proches de l’histoire sainte dans son ensemble, d’être en dialogue constant et confiant avec le Père. 

C’est là le trésor qu’il nous est donné de découvrir. Nous n’avons pu le lire qu’à la lumière de la résurrection, mais Jésus lui-même savait qu’il en serait ainsi : il a prescrit le silence à ses disciples, jusqu’à la résurrection, c'est-à-dire jusqu’à ce qu’ils puissent comprendre. Jusqu’à ce qu’ils puissent lire la Croix comme excès d’inaccompli qui ouvre à la nouvelle, et ultime, création.

Ainsi Dieu nous enjoint-il d’écouter Jésus, car il annonce son passage par la Croix. Le visage de gloire ne pourra en effet être appréhendé par les disciples qu’une fois passés eux aussi par la mort et la résurrection en Jésus. Voilà pourquoi, aussi longtemps que nous sommes en route, ce visage de gloire nous reste caché. Comme nous est encore dissimulée notre propre gloire.

En ce jour où la liturgie convoque Abraham, saint Pierre et saint Paul, Moïse et Elie, en ce jour où Jésus nous donne de saisir dans son unité l’ensemble de l’histoire sainte, ne sommes-nous pas invités à nous remémorer les figures de notre passé, les moments de notre histoire sainte qui se conjuguent désormais et pour toujours au présent, comme Jésus devisant avec Moïse et Elie. Lus à la lumière de cet évangile, avec leur grandeur, mais sans éluder leurs limites ni leurs déficiences, ils nous conduisent à l’accomplissement de la promesse que Dieu nous fait personnellement en Jésus.

Certes nous leur trouverons bien des limites et des tiédeurs, elles n’ont pas l’éclat de l’expérience faite par Pierre Jacques et Jean. Mais sans ces limites, le bonheur auquel Dieu nous appelle ne serait qu’une fuite, comme celle de Pierre qui veut rester sur la montagne et toujours jouir de la présence sensible de Dieu. Si nous acceptons cette promesse, avec la confiance d’Abraham qui accepta de se mettre en route, pour son bien, ces déficiences deviendront le lieu de la révélation de Dieu. En nous le Christ prendra corps, et son visage sera celui de la compassion.

Certes, nous avons à vaincre les peurs qui nous rendent sourds à la voix du Père, dont Jésus vient de nous montrer qu’elle ne cesse de résonner. Pour monter courageusement vers notre Croix alors que la nuée se dissipe déjà et que les saints qui nous accompagnent redeviennent invisibles, il ne nous reste que Jésus, seul. Jésus qui nous parle et qui nous touche. Jésus qui nous encourage : « "Relevez-vous", ressuscitez, accueillez la gloire que le Père vous réserve, accueillez la Vie qu’il vous donne en partage ». Nous avons ainsi nos Thabor, nos rencontres intenses et toujours vivantes avec Dieu, moments de grâce sur lesquels nous appuyer pour poursuivre notre marche vers Pâque. Le carême est une route austère, mais elle une route joyeuse car Jésus marche à nos côtés. Sachons en rendre grâce, pour nous relever, et marcher, libres et confiants, dans les pas de Notre Seigneur.

 Frère Dominique - Homelie.fr

11:02 Écrit par Nicou | Commentaires (1) |  Facebook | |

15/02/2014

Histoire de la Papauté : Le Pape Pie X

Giuseppe Sarto, plus connu sous le nom de Pape Pie X, naquit le 2 juin 1835 à Riese, une bourgade de 4 500 habitants, dont ses parents, Jean Baptiste Sarto et Marguerite Sanson, contractèrent mariage le 13 février 1833 à l'église paroissiale st. Mathieu. C'est justement là que fut baptisé le petit Joseph, le lendemain de sa venue au monde.

Issu d'une famille modeste, Jean Baptiste exerçait l'emploi d'huissier municipal ; quant à Marguerite, elle était couturière de campagne. De leur union naquirent dix enfants : Joseph, Guiseppe (Joseph), Ange, Thérèse, Rose, Antonia, Marie, Lucie, Anne, et Pierre ; mais le premier et le dernier des garçons (Joseph et Pierre), à peine nés s'envolèrent au Paradis. Voilà pourquoi le second enfant fut baptisé Giuseppe (Joseph). Pourtant, qui pouvait dire de ce dernier, qu'un jour il serait le successeur de saint Pierre !...

C'est dans cet esprit que le petit Joseph grandissait. Souvent, il allait prier au sanctuaire de Cendrole, à un kilomètre de Riese, car déjà très jeune il avait une dévotion toute spéciale pour la Sainte Vierge. Jamais il ne manquait le catéchisme ni manquait à la Messe. C'était pour lui une joie d'assister aux offices et servir à l'autel comme enfant de chœur. À la maison, il se plaisait à construire avec ses frères de petits autels, où, avec une simplicité enfantine, il s'exerçait aux cérémonies de l'église. Ces actes de piété naïve déposaient en son cœur les premiers germes de cette vocation qui un jour devait faire de lui le saint Pape que nous connaissons.

Ce goût prononcé pour le catéchisme et la Messe ne manqua pas d'attirer l'attention de Don Fusarini, le curé qui l'avait baptisé. Quand il eut terminé, avec succès, ses études élémentaires, il apprit le latin et fréquenta comme externe, de 1846 à 1850, le collège de Castelfranco (à 7 km de Riese) pour des études secondaires. Sur ces entrefaites, Joseph Sarto reçut la Confirmation le 1erdécembre 1845 dans la cathédrale d'Asolo, et la première Communion le 6 avril 1847.

Été comme hiver, il parcourait à pied deux fois par jour la route qui le conduisait de chez lui au collège, avec un morceau de pain dans la poche pour son repas. Excellent élève, il était toujours le premier. Après un brillant succès aux examens, le jeune garçon voulait entrer au Séminaire car il se sentait appelé par le sacerdoce. Ses parents n'étaient pas en état de faire des frais pour payer les études de leur fils. Les maigres revenus de ses parents suffisaient à peine à faire vivre la nombreuse famille, et il était impossible de s'engager dans des frais supplémentaires.
Les prières et la confiance en la Divine providence apporta consolation à la famille : Le patriarche de Venise disposait de plusieurs bourses d'études pour le séminaire de Padoue, en faveur des jeunes gens qui souhaitaient aspirer au sacerdoce. Le cardinal Jacopo Monico, originaire de Riese, fut informé par un curé du cas difficile de la famille Sarto, et très volontiers on lui attribua l'une de ces bourses.

 

AU SEMINAIRE DE PADOUE

Le jeune Joseph entra au séminaire à l'automne de 1850 où il y resta pendant huit ans. Ses supérieurs avaient gardé de lui un très bon souvenir. Il devint bien vite pour ses condisciples un modèle d'humilité et de simplicité ; vertus qu'il sut toujours allier à une grande fermeté de caractère. Maîtres et élèves appréciaient son intelligence, mais lui n'en tirait point vanité, ni ne cherchait point à paraître.
A Riese, tout le monde connaissait la situation très modeste de la famille Sarto. Bien que reçu gratuitement au Séminaire pour ce qui regarde la pension, les parents devaient faire face aux frais d'habillement, aux achats de livres et tout ce qu'il faut à un élève de Grand Séminaire. Quelques familles, qui estimaient et aimaient le jeune Sarto lui fournissaient un peu d'argent pour ces dépenses.

Le 4 mai 1852 un grand malheur vint troubler la joie de Joseph Sarto : la mort de son père, qui du coup plongea la famille dans une situation économique plus que dramatique. En cette douloureuse circonstance, Don Fusarini, archiprêtre, fut vraiment son ange consolateur : il assura à son père mourant qu'il continuerait à aider son fils Joseph dans ses études et ne cesserait de soulager les misères de la famille. Ainsi, le jeune séminariste se remit entre les mains de Dieu et se résigna à Sa volonté divine en esprit de sacrifice.
Son attention était aussi tourné à la musique et au chant d'église, si bien que ses supérieurs firent de lui le maître de chapelle du Séminaire. À la fin de l'année scolaire 1857-58, Joseph Sarto termina ses brillantes études.

 

PREMIÈRE MESSE

Le 18 septembre 1858 il fut ordonné prêtre. L'ordination se fit à la cathédrale de Castelfranco, et le lendemain, assisté par le curé de Riese, il put chanter avec une grande dévotion se première Messe là même où il fut baptisé. Peu après il fut nommé vicaire à Tombolo.

 

CURÉ À SALZANO

Au mois de mai 1867, alors âgé de 32 ans, il fut nommé archiprêtre de Salzano où il restera pendant neuf ans. Ses revenus étaient un peu plus important ici, mais ils servaient aux pauvres et aux malades. Il pensait à tous, excepté à lui-même, heureux seulement quand il pouvait faire du bien au prochain.
En neuf ans, il avait gagné les cœurs des paroissiens par sa parole, par ses actes et l'exemple d'une vie sainte.

 

CHANOINE À TREVISE

Trévise est situé à trente kilomètres de Venise. En 1875, trois stalles de chanoines se trouvèrent vacantes à la cathédrale de Trévise. L'Èvêque songea donc à l'archiprêtre Sarto, dont il appréciait les éminentes qualités d'esprit et de cœur. En apprenant que L'Èvêque voulait le nommer chanoine, il demanda à être ; dispensé de cette charge, mais en vain. C'est donc le 21 juillet 1875 qu'il se rendit à la cathédrale de Trévise pour prendre possession de son canonicat.
Quand il entra en fonction comme Directeur spirituel, le Séminaire comptait deux cent trente élèves, dont soixante-dix clercs.
A Trévise aussi Mgr. Sarto distribuait en aumônes une bonne partie des ses revenus. Il voulait que personne ne le sût, selon le mot de l'Èvangile : « Que votre main gauche ignore ce que fait votre main droite » 
(Matthieu 6 : 3) ; mais il avait beau agir dans le secret, on sut bientôt qu'il venait en aide aux séminaristes pauvres, qu'il payait aux uns la soutane, aux autres le chapeau, à beaucoup les livres...
Autant il était charitable pour les autres, autant par contre il était sévère pour lui-même : il se souciait peu de ses vêtements ou de ses chaussures. Quel bel exemple de charité pour son prochain... !

 

VICAIRE CAPITULAIRE

Après la mort de Mgr. Zinelli, survenu le 24 novembre 1879, il eut la charge de gouverner le diocèse de Trévise du 27 novembre 1879 au 23 juin 1880. Ce peu de temps lui suffit pour faire beaucoup : Il prêchait plus qu'à l'ordinaire, redressait les mauvaises habitudes, introduisait les réformes que les constitutions Apostoliques permettent aux vicaires capitulaires ; mais son plus grand souci était que le peuple fût instruit de la religion, les enfants catéchisés et préparés avec soin à la première Communion.

 

LE SIÈGE EPISCOPAL

Les multiples mérites de cet homme de Dieu, ses vertus remarquables, sa sainteté de vie, son zèle pour le salut des âmes, sa compétence à gouverner le diocèse de Trévise étaient choses bien connues du Pape Léon XIII, qui, voulant lui témoigner sa confiance, le nomma dans le Consistoire du 10 novembre 1884, à l'évêché de Mantoue.

Pour les hommes destiné à de grandes choses, les voies de la Providence sont souvent mystérieuses. Mgr. Sarto dut faire face à beaucoup de difficultés ; sa nouvelle fonction se présentant toute hérissée d'épines: nombreuses étaient les réformes à faire ; mais avec une inaltérable confiance en Dieu, il se mit au travail.
Il s'occupa d'abord du clergé : afin de relancer les vocations, il demanda que chacun selon son pouvoir vînt en aide aux séminaristes, de qui dépendait tout espoir d'un avenir meilleur pour le diocèse. Le résultat fut positif car le nombre des clercs s'éleva à 147.
Mgr. Sarto eut particulièrement à cœur de former les séminaristes à l'esprit sacerdotal, au zèle pour le salut des âmes jusqu'au sacrifice de soi-même. Pour chaque jeune homme qui souhaitait entrer au séminaire, il voulait savoir si celui-ci avait la vocation, s'il était pieux, s'il fréquentait les sacrements, s'il priait... Bref, il souhaitait de vrais futurs prêtres pour l'Eglise.
Face au laissé aller qu'il y avait déjà à cette époque là dans certaines paroisses, il décida la tenue d'un Synode diocésain au terme duquel on y édita certaines prescriptions relatives à l'instruction religieuse du peuple :
- Explication, chaque dimanche, de l'Evangile ;
- Mieux préparer les enfants à la première Communion ;
- Création de cercles et associations catholiques de jeunes gens, pour les tenir éloignés des dangers ;
- Réorganisation des confréries.
On peut considérer ce Synode comme le point de départ de la restauration morale et religieuse de tout le diocèse de Mantoue.

 

CARDINAL ET PATRIARCHE

Suite au décès, à, du Cardinal Patriarche Dominique Agostini, le Pape Léon XIII nommait, le 12 juin 1892, Joseph Sarto pour lui succéder. Une fois de plus, il demanda à être dispensé de ces fonctions, mais en vain, et se soumit à la volonté de Dieu.
En octobre de cette année là, il alla revoir sa mère bien-aimée et sa ville natale et baptisa grand nombre d'enfants. Hélas, ce fut la dernière fois qu'il embrassa sa chère maman : celle-ci rendit sa belle âme à Dieu en février de l'année suivante. Pour perpétuer le souvenir de la pieuse femme, on grava sur sa tombe cette inscription composée par son fils :

 

MARGUERITE SANSON
FEMME EXEMPLAIRE, ÈPOUSE VERTUEUSE
MÈRE INCOMPARABLE
LE 4 MAI 1852
PERDIT SON MARI BIEN-AIMÈ
JEAN-BAPTISTE SARTO
RÉSIGNÉE ET CALME
DANS LES PEINES COMME DANS LES JOIES
AVEC UN COURAGE VIRIL
ELLE ÉLEVA CHRÉTIENNEMENT SES NEUF ENFANTS
LE 2 FÉVRIER 1894
DANS SA QUATRE-VINGT UNIÈME ANNÉE
ELLE COURONNA
PAR LA MORT DU JUSTE
UNE VIE DE TRAVAIL ET DE SACRIFICE.
__________

POUR LEURS CHERS PARENTS
LE CARDINAL JOSEPH SARTO
SON FRÈRE ET SES SOEURS
DEMANDENT
L'ÉTERNELLE PAIX.

 

La perte de sa mère lui causa une grande douleur.

Le 25 novembre 1894, il officia pontificalement pour la première fois dans la Basilique St. Marc, à Venise. Le nouveau Patriarche recevait chaque jour quiconque avait besoin de lui et administrait le sacrement de Confirmation. Né pauvre lui-même, il vécut toujours pauvre d'esprit, plein de pitié pour les souffrances des malheureux; aussi était-il toujours prêt à secourir ceux d'entre eux qui s'adressaient à lui. On peut dire que personne ne frappa vainement à sa porte sans avoir été secouru.
Souvent, il visitait les hôpitaux, les hospices d'aliénés et les prisons. Le zèle et l'activité du Cardinal Sarto n'avaient pas de bornes quand il s'agissait de soulager les misères humaines de toutes sortes.

Les trois branches de l'ancre symbolisaient la foi, la charité et l'espérance ; "que nous retenons pour notre âme comme une ancre sûre et ferme" (Hebr. VI-19) ;
L'étoile rappelait Marie, Etoile de la mer ;
Devenu patriarche de Venise, il ajouta à ses armoiries le lion ailé tenant l'Evangile, qui représente l'évangéliste saint Marc, patron principal de l'auguste cité, avec ces mots : « Pax tibi Marce evangelista meus ! » ;
Devenu Pape, Sa Sainteté Pie X a conservé le lion dans ses armes, y ajoutant seulement les insignes du Souverain Pontificat.

 

UN PAPE REMARQUABLE

Le 20 juillet 1903, Léon XIII rendit son âme à Dieu. Quelques jours plus tard, le 26, il quittait Venise pour se rendre au Conclave.
Après les neuf jours de prières prescrites pour le Pontife défunt, le soir du 31 juillet, les Cardinaux entrèrent en Conclave ; ils étaient au nombre de 62.


Les premiers scrutins s'étaient orientés vers le cardinal Rampolla, collaborateur direct de Léon XIII, et fort intelligent ; "Rampolla avait pour lui tous ceux qui voulaient voir se poursuivre la politique libérale du Pape défunt" (déjà !). Le 1
er août, le veto de l'empereur d'Autriche François-Joseph Ierfut apporté par l'évêque de Cracovie, contre le cardinal Rampolla. Ce veto, qui fut tant critiqué, sauva l'Eglise ; car, après sa mort, Mgr. Jouin découvrit des documents prouvant qu'il était Franc-maçon. Chaque samedi, en effet, le cardinal Rampolla allait en Suisse y chercher les instructions du pouvoir occulte qu'il avait mission d'appliquer dans le gouvernement de la Sainte Eglise. D'après ces documents, il avait reçu l'ordre, pour la France, de faire rallier les catholiques à la république ; et pour l'église, de fonder au Vatican même une loge dont les membres seraient destinés à occuper les plus hauts postes dans la hiérarchie ecclésiastique.


Suite à ce veto, le choix du Conclave se porta en faveur du Cardinal Sarto. A chaque tour de scrutin les voix allaient croissant, et il supplia très humblement ses collègues de ne plus voter pour lui. Il s'efforçait, après chaque tour, d'énumérer avec preuves à l'appui, les titres qui lui manquaient, d'après lui, pour pouvoir être Pape ; mais Dieu avait décidé autrement: Au septième tour le Cardinal Sarto fut élu Successeur de saint Pierre, le 4 août 1903, par 50 voix en sa faveur.
L'humble élu, la tête basse, les yeux fermés et les lèvres murmurant une prière, écoute la sentence, et selon la formule habituelle, le Cardinal doyen s'approche de lui et l'interroge : « Acceptez-vous votre élection, selon les règles canoniques, au Souverain Pontificat ? ». L'auguste élu, levant au ciel des yeux baignés de larmes dit, à l'exemple du Sauveur au Jardin des Oliviers : « Si ce calice ne peut être éloigné de moi, que la volonté de Dieu soit faite : J'accepte ». Le grand sacrifice est accompli ; Joseph Sarto, l'humble enfant de l'huissier municipal et de la couturière de campagne, est Pape !

Durant les onze années de son pontificat, ce ne sont pas moins de 3 300 documents officiels qu'il rédigera pour restaurer tout dans le Christ : « Nous déclarons que notre but unique, dans l'exercice du suprême Pontificat, est de tout restaurer dans le Christ afin que le Christ soit tout et en tout », écrivait-il dans sa première Encyclique « E Supremi Apostolatus » du 4 octobre 1903.
 

 

LE DEFENSEUR DE JESUS-CHRIST ET DE SON EGLISE

Quel est le rôle d'un Pape ?, demandais-je un jour au curé qui se chargeait de faire le catéchisme. Le Pape, me dit-il, en sa qualité de Vicaire de Jésus-Christ sur la terre et défenseur de l'Eglise, a pour rôle de maintenir intacte la foi et la doctrine catholique. Voilà une définition dont on devrait s'en inspirer aujourd'hui encore !... A peine monté sur le trône pontifical, Pie X se mit courageusement à l'œuvre et commença par revendiquer la pleine liberté du Sacré-Collège dans l'élection du Souverain Pontife.
Un peu plus d'un an après son élection, Pie X dut faire face à l'injuste loi française de séparation de l'Eglise et de l'état, votée par le parlement, le 9 décembre 1905. Les effets de cette loi se firent sentir aussitôt :
- Spoliation des biens du clergé ;
- Persécution contre les institutions de bienfaisance ;
- Dissolution des congrégations religieuses ;
- Attaque sans merci contre les Sœurs des hôpitaux, des écoles ; des orphelinats et des asiles d'aliénés.
Pourtant, combien de services n'avaient-elles pas rendus à la France, ces Sœurs qui, pour s'occuper des handicapés, des orphelins, des enfants ou des malades, avaient quitté parents, amis, richesses, honneurs et tout ce que leur offrait le monde !
C'est dans ce contexte que Pie X protesta énergiquement : par l'Encyclique Vehementer du 11 février 1906 ; le Pape condamna solennellement la loi de séparation ; puis, près d'un an plus tard, il condamna dans son Encyclique « Une fois encore » la persécution contre l'Eglise, en France.
L'Eglise du Portugal fut elle aussi persécutée, d'une manière plus violente et plus barbare que l'avait été celle de France. Là encore, Pie X se conduisit comme il s'était conduit pour la France : L'Encyclique Jamdudum in Lusitania du 24 mai 1911 condamna les lois de persécutions et renouvela l'appel à l'union et à la persévérance dans la foi catholique. Ainsi, une seconde fois, le Pape Pie X, avec une charité évangélique, vint au secours des victimes de la persécution, accueillant par la même occasion, au Vatican, les prêtres et évêques portugais.

Le 24 mai 1910, il publia l'Encyclique Editae saepe dans laquelle il mettait en relief sa force d'âme dans la lutte contre les erreurs du temps. Il indiquait les caractères qui distinguent la vraie réforme de la fausse, en démasquant les prétendus réformateurs dont le but inavoué était de détruire la foi. C'est pourquoi, Pie X exhortait tous les fidèles à vivre en bons chrétiens, à fréquenter les sacrements et à se dépenser pour le salut des âmes.

IL eut également à protester contre les vexations des indiens du Pérou et des autres pays voisins. Il le fit par la lettre Lamentabili, du 7 juin 1912, aux évêques de l'Amérique Latine.

Les incroyants eux-mêmes ne purent s'empêcher d'admirer l'œuvre de Pie X : c'est ainsi que, le 24 juin 1914, la Serbie conclut un Concordat aux termes duquel les catholiques de ce pays jouiraient désormais d'une pleine liberté dans l'exercice du culte, et un Séminaire ouvrit à Belgrade.

 

LE VENGEUR DE LA FOI

Déjà à l'époque, des théories nouvelles menaçaient l'Eglise. Certains éprouvaient la démangeaison de réformer les doctrines catholiques en les remplaçant par d'autres mieux adaptées aux conditions des temps modernes ; comme si les dogmes catholiques devaient changer avec les idées des hommes et comme si c'était à la religion à s'adapter aux hommes, et non le contraire. Dieu devrait-il être au service de l'homme ? Penser cela serait faire de l'homme un dieu dont Dieu serait son esclave ! Hérésie aujourd'hui largement répandue par la doctrine progressiste...
Les modernistes, donc, commençaient à s'infiltrer un peu de partout. Pie X s'en inquiéta pour le salut des âmes et pour la doctrine même de Eglise. Le 8 septembre 1907, il publia son admirable Encyclique Pascendi dominici gregis contre le modernisme, qui faisait suite au décret Lamentabili sane exitu paru un trimestre plus tôt, le 3 juillet 1907. C'est sensiblement à cette époque qu'il intervient dans la question du Sillon.

 

LE REFORMATEUR

Le Pape Pie X réglementa aussi la prédication et l'enseignement du catéchisme. Rappelant aux curés leur devoir d'instruire le peuple des vérités de la religion, il voulut que, chaque dimanche et à chaque fête de l'année, ils expliquent le texte du catéchisme du Concile de Trente.

Le 20 décembre 1905, il publia le décret Sacra Tridentina Synodus où il exhortait à la Communion fréquente et quotidienne, tous les fidèles ayant atteint l'âge de raison.
Cette sollicitude du Saint-Père à rappeler tous les fidèles à la Communion fréquente et quotidienne produisit partout une bonne impression: les prêtres rivalisèrent de zèle pour répandre cette sainte pratique, et les fidèles répondirent avec empressement à l'appel du Souverain Pontife. Ce fut un véritable réveil universel de la dévotion à l'Eucharistie.
Constatant qu'un peu partout on retardait d'une façon abusive l'acte solennel de la première Communion, il décida que celle-ci se ferait désormais à l'âge de sept ans.

 

LE LITURGISTE

Le seul chant liturgique adopté par l'Eglise fut celui auquel St. Grégoire le Grand a donné son nom. A côté du chant grégorien l'Eglise admit aussi la musique polyphonique, que le génie classique de Palestrina et de quelques autres compositeurs porta à son apogée au XVIème siècle.
Toutefois, ça et là, les compositions profanes et théâtrales prenaient le pas sur le chant grégorien qui, par ailleurs commençait à être dénaturé par les liturgistes.
Dans son Encyclique Motu proprio du 22 novembre 1903, le Pape Pie X s'élevait avec force contre cette profanation. Il créa une commission spécialement chargée de rétablir dans sa beauté primitive le chant liturgique, et fonda l'école supérieure de musique sacrée.

 

A ses réformes nécessaires, il se devait d'y ajouter celle du Bréviaire et du Missel: par la BulleDivino afflatu du 1er novembre 1911, il traça les grandes lignes de cette importante réforme, à l'issu de quoi le nouveau Bréviaire et le nouveau Missel furent publiés.

Source : http://www.fatima.be/fr/pontife/index.php

 

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14/02/2014

LA CITÉ DU SAINT SACREMENT

Le 6 juin 1453, la ville de Turin fut témoin d'un grand miracle eucharistique. Dès cette époque et dans la suite elle fut appelée la ville du Saint-Sacrement. A ce temps-là il y avait des guérillas vers les frontières françaises. La petite ville d'Exilés était tombée aux mains de l'ennemi. Un homme, avide de richesses, en profite pour s'emparer d'objets précieux. Il pénètre dans l’église, force le Tabernacle et prend l'Ostensoir, contenant l'Hostie consacrée ; il l'enferme dans un sac avec d'autres objets volés, charge le tout sur son âne et s'enfuit. Il traverse Suse, Rivoli et arrive à Turin, se croyant alors en sécurité. C 'est aux premières heures du matin. Arrivé sur la place de Saint-Silvestre, voici que l'âne tombe à terre et ne peut se relever. Craignant d'être découvert. le voleur veut continuer sa marche et il frappe la pauvre bête pour la faire remettre sur pieds.

Tout à coup, le sac d'objets volés s'ouvre de lui-même, l'Ostensoir s'en échappe et commence à s'élever dans les airs. Le voleur s'enfuit. L'Ostensoir monte graduellement dans le ciel, projette une lumière étrange, allant toujours en augmentant, bientôt elle donne l’aspect d'un autre soleil. Les passants sont émerveillés devant un tel prodige. Les gens accourent en grand nombre sans arrêt. C'est ainsi que vingt mille personnes environ sont témoins du miracle. L’Évêque de Turin, Monseigneur Louis de Marche si est aussitôt mis au courant de l'événement. Il fait organiser un pieux cortège auquel prennent part, outre les prêtres, les principales autorités de la ville. Tous prient avec ferveur ; l'émotion gagne tout le monde. L’Évêque supplie Dieu de faire descendre l'Ostensoir. Et voici que la lunule du vase sacré s'ouvre, l'Hostie consacrée demeure en l'air, et l'Ostensoir vide, descend lentement jusqu'à proximité de la terre. L’Éminent Prélat fait apporter sur les lieux un précieux calice pour y déposer l'Hostie consacrée qui est encore suspendue en l’air. "Reste avec nous, dit l’Évêque, reste avec nous, ô Seigneur, car voici le soir qui approche!" Alors l'Hostie se met à descendre lentement. laissant dans l'espace une traînée de lumière, et finalement se place d'elle-même dans le calice. Le miracle a pris fin.

L’Évêque transporte Jésus Eucharistie dans sa cathédrale. Il informe ensuite le Saint-Siège de cet événement miraculeux. Cette Hostie prodigieuse sera conservée pour commémorer ce fait durant tout un siècle, et puis, sur l'Ordre du Pape, sera consommée. Les citadins élevèrent sur les lieux du prodige un magnifique temple qui sera appelé l’Église du Miracle ou du Corps du Christ. Les voyageurs qui vont à Turin peuvent voir rue Saint-Silvestre, le majestueux sanctuaire. A l'intérieur, vers le centre, mais un peu de côté, une dalle entourée d'une grille. Cette pierre porte l'antique inscription que voici :Ici le 6 juin 1453 Est tombée à genoux la bête de somme qui portait Le Corps du Seigneur. Ici l'Hostie sacrée, s'échappant de ses liens, s'est élevée en l'air. Ici elle s'est déposée doucement dans les mains des Turinois. Ici donc, en souvenir de ce prodige, Pliez à terre les genoux Vénérez et craignez ce Saint Lieu. Sous les portiques de la place municipale il y a une autre pierre qui rappelle le miracle. A la mairie même de Turin, on conserve encore les signatures des autorités civiles et militaires qui furent témoins des faits. Ces signatures peuvent être vues par tous les visiteurs. Dans la cathédrale, dédiée à Saint Jean-Baptiste, est conservé le calice dans lequel s'est déposée l'Hostie du miracle. C'est avec ce calice que chaque année le Cardinal de Turin célèbre la sainte messe. Les visiteurs peuvent, eux aussi, voir ce calice.

Source : Prodiges Eucharistiques

 

 

20:21 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |