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19/11/2016

Entrer dans la vie éternelle

1. Les sadducéens cherchent à tendre un piège à Jésus. Ils ne croyaient pas à une vie après la mort, ni à la résurrection. Ils partent d’une casuistique assez hypothétique d’une femme qui aurait contracté un mariage avec sept hommes, chacun mourant à son tour la laissant veuve et libre de se remarier. De qui sera-t-elle l’épouse le jour de la résurrection ? Cette femme se retrouverait donc au paradis avec sept maris, une situation qui ne serait pas du tout en conformité avec la loi de Dieu. Jésus avait pressenti leur question trompeuse mais au lieu de les renvoyer il profite de leurs interrogations pour nous dire quelque chose d’important sur la vie éternelle.

2. En disant que les liens de mariage ne perdureront pas au-delà du seuil de la mort et que l’homme et la femme mariés ne seront plus mariés au paradis, Jésus nous fait comprendre que la vie éternelle n’est pas simplement une prolongation de notre vie terrestre à l’infini. La vie éternelle ne sera pas comme notre vie ici sur terre. Nous allons recevoir une vie nouvelle. Quand nous constatons les limites de cette vie dans sa capacité de nous combler et de nous épanouir, cela est une bonne nouvelle. Si nous ne sommes pas pleinement heureux dans ce monde, s’il nous manque quelque chose dans cette vie, l’amour, la santé, la paix dans nos relations avec Dieu ou les autres ou si nous avons vécu des moments d’échecs, de souffrances, de chute dans le péché tout n’est pas perdu. Sauvés par lui de la mort, pardonnés par lui de nos péchés, nous avons l’espérance d’une vie nouvelle, d’une vie meilleure dans l’au-delà avec le Seigneur.

3. Pour ceux qui vivent des relations matrimoniales plutôt heureuses, cette affirmation de Jésus est plutôt triste. Comment cet engagement du mariage qui m’a apporté tant de bonheur ne peut-il pas continuer au-delà de la mort ? Je veux être avec mon ou ma chérie pour toujours ! La non-existence des liens du mariage au paradis ne signale pas la fin de toute relation avec ceux que nous avons aimés. C’est tout le contraire. Le Christ nous annonce que notre lien avec Dieu trouvera une telle plénitude d’amour que toutes nos relations au ciel avec nos amis, nos familles, notre conjoint en seront transformées et portées à leur plénitude même au-delà de ce que peut nous apporter aujourd’hui le sacrement du mariage ou les liens de l’amitié. Il y a une communion, une relation d’amour encore plus grande et plus belle qui nous attend entre nous et Dieu et dans nos relations humaines avec notre conjoint, nos familles, nos amis. Ce ne sera ni l’expérience d’être englouti dans un amour collectif au point de perdre notre identité personnelle, ni l’expérience d’être fixé dans une relation d’amour personnelle avec Dieu qui exclura entièrement les autres comme si nous étions en train de regarder un écran de télé. Jésus ne nous parle pas beaucoup de cette nouvelle vie. Nous touchons là le grand mystère de notre participation à la communion trinitaire du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, je voudrais tellement vivre la joie et le bonheur de cette nouvelle vie avec toi et avec mes frères et sœurs au ciel. Je peux m’y rapprocher et même le goûter en vivant de vrais liens de charité et d’amour avec toi dans la prière, dans les sacrements, dans ta Parole et en vivant de vrais liens de charité avec mon époux ou mon épouse, avec mes enfants, avec mes amis, avec mes collègues au travail, avec ceux que je croise sur mon chemin au cours de la journée. Seigneur, viens enlever de mon cœur tout ce qui peut m’empêcher de jouir de cet avant-goût du ciel, le péché et tout ce qui est contraire à l’amour.

Résolution
Ma relation avec Dieu ou avec quelqu’un d’autre dans ma vie a-t-elle souffert dernièrement d’un manque de présence ou d’engagement de ma part ? Je peux prendre un moment pour leur témoigner mon amour par un moment d’attention ou de service.

Père Richard Tardiff, LC _ Catholique.org

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18/11/2016

Prendre conscience de ta présence

1. Lorsque l’on joue au foot dans la maison, nos parents s’énervent. Quand quelqu’un met le bazar dans notre chambre, on pique une crise. Quand quelqu’un s’en prend à nos parents, il a plutôt intérêt à courir vite... Tout cela pour dire que Jésus avait bien raison d’être énervé et de mettre dehors les vendeurs. Imaginez si l’on devait payer pour entrer dans la maison de notre père... Horrible !

2. Maintenant à nous de nous demander quelle est notre attitude dans « la maison du Père ». Lorsque l’on est dans une église, est-ce différent qu’être dans la rue ou même chez quelqu’un d’autre ? Parfois nous avons vraiment l’impression d’être sur une place de marché... Et lorsque l’on est chez quelqu’un, on parle avec lui. Quand je suis à l’église, est-ce-que je parle avec Jésus ? Suis-je conscient de sa présence ?

3. Écoutons-nous Jésus ? Sommes-nous « suspendus à ses lèvres » ? Si les « grands prêtres et les scribes » peuvent s’attaquer à Jésus et à son Église, c’est parce que nous ne sommes pas ou peu conscients de sa présence. Si c’était le cas, notre conviction et notre cohérence les dissuaderaient de s’en prendre à lui. Donc prenons le temps de goûter à sa présence chaque fois que nous en avons l’occasion pour qu’il devienne la priorité dans notre vie.

Dialogue avec le Christ
Jésus, sois le centre de notre vie. Emplis-nous au point de déborder. Que notre témoignage soit plein de conviction et cohérence. Marie, apprends-nous à accueillir Jésus dans notre sein.

Résolution
Quand j’entre dans une église, aller tout d’abord devant le tabernacle pour parler avec Jésus

Frère Mario Salmon, LC _ Catholique.org

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17/11/2016

Jésus annonce le châtiment de Jérusalem

1. « Quand Jésus fut près de Jérusalem, en voyant la ville, il pleura sur elle ».
On pourrait s’étonner que, dans l’Évangile, on ne voit Jésus pleurer que deux ou trois fois et ce passage est justement l’un d’eux. Pourquoi pleure-t-il ? Les larmes de notre Dieu fait homme doivent nous saisir, nous bouleverser.

2. « Si toi aussi tu avais reconnu en ce jour ce qui peut te donner la paix ! Mais hélas... ».
Le soupir de Jésus nous fait comprendre combien il veut que nous ouvrions notre cœur et notre vie à la foi. Il est la paix que nous désirons tant, la réponse à nos questions et « cela est resté caché à tes yeux ».

3. Nous pourrions voir dans ce passage un écho à la rencontre avec la Samaritaine : « Si tu savais le don de Dieu ! » (Jn 4,10).
Elle a accepté d’ouvrir son cœur à la lumière, de changer sa vie, et elle est repartie joyeuse. Cette femme a reconnu le Christ et les ruines de sa vie sont redevenues une cité nouvelle, quel contraste avec l’annonce faite à Jérusalem ! « Ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas reconnu le moment où Dieu te visitait ». Jésus pleure, quand nous ne le reconnaissons pas et ne savons pas accueillir la paix qu’il désire tant nous donner.

Dialogue avec le Christ
Jésus, permets-moi de te reconnaître, de telle manière que ma vie puisse être construite sur toi et que je puisse te consoler. Jésus, tu viens me visiter, apprends-moi à t'accueillir.

Résolution
Aujourd'hui ne fermons pas notre cœur, mais écoutons la voix du Seigneur (Ps 94, 8).

Gaëtane Auger, consacrée de Regnum Christi _ Catholique.org

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16/11/2016

Les talents pour le Royaume

1. Cette parabole, que nous lisons ici dans l’Évangile de Luc, est introduite par quelques mots qui donnent le contexte dans lequel Jésus l’a racontée : « ses auditeurs pensaient que le royaume de Dieu allait se manifester à l’instant même ». C’est-à-dire que Jésus s’adresse à des personnes qui pensaient que la fin du monde était toute proche. Or, ce n’est pas le cas. Le roi va partir et il laisse des instructions à ses serviteurs afin qu’ils travaillent jusqu’à ce qu’il revienne. Ainsi, Jésus, à la fin de sa vie terrestre, prépara ses disciples à son départ, il leur laissa des instructions pour qu’ils puissent travailler jusqu’à son retour glorieux à la fin des temps.

2. Dans la parabole, le roi laisse à ses serviteurs de l’argent pour qu’ils le fassent fructifier. Que représente donc cet argent ? Quels sont les biens que Jésus nous a laissés en partant et qu’il nous demande de faire fructifier ? Ce sont les biens spirituels qu’il a laissés à l’Église. Les Saintes Écritures, les sacrements, dont tout spécialement l’Eucharistie, le service des plus pauvres, l’annonce de la Bonne Nouvelle, la charité vécue envers tous, etc. Tous les biens dont saint Paul parle en disant : « Il y a, certes, diversité de dons spirituels, mais c’est le même Esprit ; diversité de ministères, mais c’est le même Seigneur ; diversité d’opérations, mais c’est le même Dieu qui opère tout en tous. À chacun la manifestation de l’Esprit est donnée en vue du bien commun » (1 Co 12, 4-7).

3. Ainsi donc, tout comme les serviteurs du roi de la parabole qui n’ont pas tous reçu la même quantité d’argent, nous n’avons pas tous reçu les mêmes dons. Chacun de nous a sa propre manière de vivre la vie spirituelle et ses propres qualités. Ainsi, même si nous pouvons avoir l’impression de ne pas avoir reçu beaucoup de dons, nous sommes les seuls à pouvoir faire fructifier ceux que nous avons reçus, avec notre « génie » propre. Les dons, même les plus infimes, que nous avons reçus, sont appelés à porter du fruit, pour le Royaume de Dieu et le service de nos frères et sœurs.

Dialogue avec le Christ
Seigneur, merci de m’avoir créé tel que je suis, avec mes défauts et mes qualités. Je sais que je suis unique à tes yeux et que tu m’as donné quelque chose dont les autres ont besoin. Aide-moi à mettre ce que j’ai au service de ton Royaume.

Résolution
Essayer de voir ce que je peux faire pour mieux faire fructifier la Parole de Dieu dans ma vie.

Père Jean-Marie Fornerod, LC _ Catholique.org

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15/11/2016

Ouvrir la porte de mon cœur à ton amour miséricordieux comme Zachée

 

1. « Il cherchait à voir qui était Jésus ».
Voici la phrase-clé de tout commencement dans la vie spirituelle. L’évangéliste Luc nous montre ce que Zachée a entrepris pour rencontrer Jésus. Non pas seulement pour partir à sa rencontre en suivant la foule des villageois. Non, pour le rencontrer. Zachée voulait savoir qui était Jésus ; et il a mis les moyens pour y parvenir. Parce que Zachée cherchait Jésus depuis longtemps sans le savoir ? il cherchait le salut. Il aura peut-être entendu que juste avant d’entrer dans Jéricho Jésus avait guéri un aveugle et intérieurement il se disposait déjà à être guéri par celui dont il ne connaissait que ce trait ? un sauveur de cas désespérés. Zachée savait que, tout comme Bartimée, lui aussi ne voyait pas. Que depuis longtemps il avait aveuglé sa conscience à la distinction entre le bien et le mal.

2. « Jésus leva les yeux et lui dit... ».
Et voici la clé de tout progrès dans la vie spirituelle. Se laisser regarder par le Christ. Se laisser aimer par Jésus. L’accepter dans sa maison. Notre effort ne sera jamais suffisant. Rappelons-nous que c’est sur la croix que Jésus nous a rachetés. Que nous sommes déjà sauvés par son sacrifice sur le calvaire. Que maintenant c’est à nous d’accepter ou non le salut qu’il nous offre. Fermer la porte de notre cœur et choisir l’enfer, c’est-à-dire l’éloignement de Dieu, la vie sans Dieu ou ouvrir notre cœur à l’amour infini dont il a fait preuve sur la croix, à cet amour miséricordieux qu’il a pour moi. Le laisser nous aimer. Suis-je attentif aux preuves infinies de l’amour de Dieu pour moi ou ne vois-je que le malheur qui m’arrive ?

3. « Tous récriminaient ».
Ne comprendrons-nous donc jamais que Jésus « est venu chercher et sauver ce qui était perdu » ? Mais non, nous ne voulons pas que le médecin s’occupe des malades, nous aimons sa compagnie, et nous préférons « le garder pour nous » alors qu’au contraire Jésus nous envoie en disant : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples ». Suis-je ouvert à l’action de l’Esprit Saint dans l’Église ou est-ce que je préfère rester tranquille dans une paroisse refermée sur elle-même, et qui fonctionne « trop » parfaitement ? Alors, relire les mots du pape dans Evangelii Gaudium pourrait être un grand bénéfice (EG 93-97).

Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, je sais que tu m’aimes, mais aide-moi à reconnaître l’œuvre de ta main aimante dans ma vie, dans mon quotidien. Aide-moi à t’écouter dans la prière, à passer du temps avec toi dans le silence de mon âme. Comme Zachée, aide-moi à ouvrir grand la porte de mon cœur à ton amour miséricordieux.

Résolution
Vivre la journée d’aujourd’hui en remerciant Dieu souvent, pour tout ce qu’il fait dans ma vie, en cherchant à être le plus concret possible dans ces prières spontanées.

Frère Loïc Chabut _ Catholique.org

 

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14/11/2016

Que veux-tu que je fasse pour toi ?

 

1. « Un aveugle assis au bord du chemin ».
Là, sur la route entre Jéricho, le carrefour des nations, et Jérusalem, la ville sainte, nous sommes comme l’aveugle qui cherche à te rencontrer. Tu nous donnes une illustration parfaite de l’efficacité de la prière faite avec foi et détermination, avec sincérité et profondeur. Là, cet épisode met en valeur la simplicité et la rapidité avec laquelle tu réponds à nos demandes. « Jésus, Fils de David, aie pitié de moi ! » Tu entends cet aveugle, tu t’arrêtes et veux qu’il vienne plus près de toi. Cet aveugle incarne l’audace avec laquelle nous devons venir à toi : il faut savoir ce que nous voulons et te le demander sans hésiter. L’aveugle ne s’inquiète pas de ce qu’en pensent les autres, il sait que tu es Jésus de Nazareth et que tu as guéri d’autres malades et impotents qui te rencontraient. Les disciples repoussent l’homme mais toi, tu as entendu sa prière : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il a besoin que ses yeux voient.

2. « Va, recouvre la vue : ta foi t’a sauvé ».
Alors, l’aveugle se met à te suivre en glorifiant Dieu. La foi n’est pas une conquête de l’intelligence, ni le résultat d’une démonstration : c’est se tourner vers toi que l’on vient de rencontrer et en qui l’on met sa confiance. Ici, l’aveugle se met à te suivre et « tout le peuple, voyant cela, se met à célébrer les louanges de Dieu ». Il nous donne l’exemple de celui qui veut voir et qui se lance. Il avoue sa maladie, sa pauvreté et, avec confiance, il implore ta pitié, et tu lui réponds !

3. La force de la foi peut tout obtenir.
Cet enseignement-là est fréquent dans les récits évangéliques. À Génésareth, un lépreux avait demandé sa guérison. « Crois-tu que je puisse faire ça pour toi ? » lui avais-tu demandé. « Si tu le veux, tu le peux ! » t’avait-il répondu. La guérison du Seigneur s’opère grâce à notre foi mais cette foi nécessite un détachement total de nous-mêmes et de tout ce que nous possédons.
Mère Teresa de Calcutta avait une foi à déplacer les montagnes. Elle voulait répandre l’amour de Dieu dans le monde entier et vivait pourtant dans une grande obscurité. « Si le monde savait... » disait-elle. « Je parle de l’amour de Dieu alors que j’aspire de toutes mes forces à y croire, priez pour que je parvienne à rayonner de joie ». Mais Dieu savait ce qu’il lui demandait : l’impression de ne pas être aimée de Dieu la rendait encore plus proche des pauvres et elle disait à ceux et celles qu’elle formait : « Quand vous soignez les plaies du pauvre, n’oubliez jamais que ce sont les plaies du Christ ! ».

Dialogue avec le Christ
Lorsque nous lisons la vie des saints, nous sommes impressionnés par le récit de leur conversion. Pourtant leur rencontre avec toi n’est pas toujours aussi spectaculaire que celle de Paul sur le chemin de Damas. Il y en a aussi de plus intimes et de plus secrètes, de moins spectaculaires. Seigneur, accorde-moi de comprendre que je te rencontre à chaque instant de ma vie.

     Résolution
     Face à la moindre difficulté, me répéter que je suis dans la main et sous le regard paternel et miséricordieux de mon Seigneur. 

     Catholique.org

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16/03/2016

« Si c'est le Fils qui vous rend libres, vous serez vraiment libres »

Frères, nous avons une nouvelle naissance par le baptême... « Si nous avons mis notre espoir en ce monde seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes » (1Co 15,19). La vie en ce monde, comme vous le voyez, peut être aussi longue pour les animaux, les bêtes sauvages et les oiseaux que pour nous, ou même plus longue. Mais ce qui est propre à l'homme, c'est ce que le Christ nous a donné par son Esprit — la vie sans fin — mais à condition de ne plus pécher... « Car le salaire du péché, c'est la mort ; mais le don de Dieu, c'est la vie éternelle dans le Christ Jésus notre Seigneur » (Rm 6,23).

Mes petits-enfants, retenez avant tout ceci : autrefois les nations étaient livrées aux puissances des ténèbres ; maintenant nous avons été libérés, grâce à la victoire de Jésus Christ notre Seigneur. C'est lui qui nous a rachetés.... Il a délivré les enchaînés, et il a brisé nos liens, comme David l'avait dit : « Le Seigneur redresse les opprimés, le Seigneur délie les enchaînés, le Seigneur ouvre les yeux des aveugles » (Ps 145,7). Et encore : « Tu as brisé mes chaînes, je t'offrirai le sacrifice de louange » (Ps 115,16). Oui, nous sommes délivrés de nos chaînes, rassemblés à l'appel du Seigneur par le sacrement du baptême..., libérés par le sang du Christ et l'invocation de son nom...

 Donc, mes bien-aimés, une fois pour toutes nous sommes baptisés, une fois pour toutes nous sommes libérés, une fois pour toutes nous sommes accueillis dans le Royaume immortel. Une fois pour toutes, « heureux ceux dont les crimes sont pardonnés, dont les péchés sont couverts » (Ps 31,1). Tenez fermement ce que vous avez reçu, conservez-le pour votre joie, ne péchez plus. Désormais, gardez-vous purs et irréprochables pour le jour du Seigneur

L'Evangile au quotidien _ Saint Pacien de Barcelone (?-v. 390),évêque Homélie sur le baptême

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06/03/2016

"J'irai vers mon père"

1. La folie d’un fils. Il n’est pas difficile de ressentir de la sympathie pour le plus jeune fils. Il était imbu de lui-même. Il ne pensait ni à son père, ni à son frère. Tout ce qu’il voulait était de partir et de se débrouiller tout seul. C’était sa vie. Il était libre et il voulait décider pour lui-même ce qu’il allait faire de sa vie. Il a demandé de l’argent à son père, mais il a oublié son amour. Il ne pensait qu’à quitter sa maison, en oubliant toute l’affection qu’il y avait reçue. Il a fermé les yeux sur toutes les bonnes choses qu’il avait reçues dans la maison de son père. Il était particulièrement aveugle à l’amour de son père. Nous agissons parfois de la même manière. Nous devenons obnubilés par nous-mêmes au point de ne plus voir les faits dans leur juste perspective. Nous oublions combien Dieu nous a aimés et tout ce qu’il a fait pour nous. Ceci mène facilement au découragement, au désespoir, ou à l’indifférence. Le péché se point à l’horizon et nous pensons que d’une façon ou d’une autre notre bonheur s’y trouve aussi. Nous reprenons notre liberté reçue de Dieu et nous tournons le dos à sa Maison (l’Eglise).

2. La chute du Fils. Le plus jeune fils se trouve rapidement gagné par les plaisirs du monde. Mais tout aussi rapidement il constate que tout l’argent du monde ne peut lui rendre une miette de son bonheur passé et perdu. Il dépense son argent en nouveautés, en plaisirs, en toutes ces choses qui peuvent lui apporter de la joie dans sa vie. La joie ne se trouve pas dans les choses du monde. Plus il cherche le bonheur, plus il a du mal à le saisir. Il a depuis longtemps oublié son père. Perdu dans ses plaisirs, il n’a aucune pensée pour lui, il n’a pas de temps pour lui, il est trop occupé à chercher la joie de vivre. Quelle illusion ! Il n’a pas trouvé le bonheur. Il est sans argent. Il ne peut pas compter sur ses amis. Tout ce qu’il avait poursuivi était un leurre ! L’enthousiasme juvénile avec lequel il avait commencé son voyage le mène à une porcherie et à la famine. Il est descendu tellement bas ; sa chute a été grande.

3. Le retour du fils. Par la grâce de Dieu, il réalise le mal qu’il a fait. En plus, il retrouve l’espoir. Il ne met plus son espoir en lui-même. Il sait que son père est un homme bon, un homme de grande compassion ; il le prendrait bien comme ouvrier. Il retournera à sa maison, malgré la perspective de l’humiliation et de la honte. Ce qu’il n’a pas compris, mais qu’il expérimentera bientôt, c’est que dans le cœur de son père il a toujours été son fils. Le père ne l’a pas réprouvé quand il a quitté la maison. Il ne l’a pas oublié pendant son absence. Tous les soirs, il scrutait la route pour voir si son fils était sur le chemin du retour. Quand son père l’a vu enfin, il a couru l’embrasser. Son cœur était ému de voir son fils dans ce triste état. Il ne le condamne pas. Il ne le rejette pas. Il festoie parce que son fils est revenu, sain et sauf, vivant. Son fils est de retour à la maison. Pour la première fois, le fils commence à comprendre ce qu’est la maison, ce qu’est l’amour de son père. Jésus veut que nous fassions nôtre cette parabole de l’amour du père. Jetons-nous dans ses bras et écoutons ses paroles.

Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, je me suis souvent éloigné de la maison du Père. Je l’ai souvent offensé. Tu m’as encouragé à revenir à plusieurs reprises. Tu m’as enseigné à faire confiance en son amour. Apprends-moi, Seigneur, à dire, "Père !"

Résolution
Je me préparerai très bien pour ma prochaine confession, plein de reconnaissance pour l’amour de Dieu.

Catholique.org

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18/07/2015

« Voici mon serviteur que j'ai choisi, mon bien-aimé »

Le premier verset annonce clairement la couleur : les pharisiens ont décidé d’en finir et d’éliminer ce gêneur. Ils se concertent sur les moyens à mettre en œuvre pour rejoindre leur fin. Jésus se retire : son Heure n’est pas encore venue. Il faut qu’il poursuive d’abord son ministère, annonçant par des signes de miséricorde, le sens de sa Passion prochaine. Alors que les Juifs cherchent à le faire mourir, Notre-Seigneur continue à faire fleurir la vie en abondance.
La foule ne se doute pas du drame qui se prépare : elle continue à suivre le Seigneur. Emu de compassion, celui-ci guérit les malades, tout en les mettant en garde de ne pas ébruiter son activité, qui risque d’être mal interprétée.
Jésus est en quelque sorte passé au maquis : le Fils de Dieu est obligé de se cacher pour faire le bien ; il doit se soustraire aux chefs religieux pour pouvoir révéler, par la Parole et l’action, le Père plein de tendresse et de miséricorde qui l’a envoyé rassembler ses enfants dispersés.
Matthieu illustre cette situation déconcertante par un extrait du chapitre 42 du prophète Isaïe - le fameux poème du Serviteur souffrant. L’évangéliste signifie ainsi que malgré les apparences, ce fugitif aux abois est bien le Messie, sur qui repose l’Esprit, le Serviteur de prédilection qui fait toute la joie du Très-Haut. C’est lui qui « fera connaître le jugement », et « le jugement le voici, précise saint Jean : « Dieu est venu dans le monde non pour juger le monde mais pour que le monde soit sauvé par lui » (Jn 3, 17).
Or ce jugement de salut triomphera en se servant précisément de la malice humaine pour en tirer un plus grand bien. A l’Heure décidée par le Père, l’Agneau triomphera, ni par puissance ni par force, mais par la douceur et l’humilité poussées à leur paroxysme : il se livrera lui-même aux mains des hommes afin de les sauver en les aimant d’un amour plus fort que leur haine mortelle.
Cette image saisissante demeure la référence du mode d’agir de Dieu, et pour nous le critère de discernement de nos stratégies pastorales. Le Père « trouve sa joie » dans ses enfants qui, dociles à l’Esprit Saint reçu au baptême, empruntent le chemin du Christ pour faire connaître aux nations le jugement de miséricorde ; chemin de douceur et d’humilité, de discrétion et de patience, de compassion et de miséricorde.
N’est-ce pas ainsi que tous les Saints ont témoigné de leur Seigneur : des premiers martyrs jusqu’à mère Térèsa, en passant par François et Padre Pio, ils ont rappelé au monde par toute leur vie que « seul l’amour est digne de foi » (S. Augustin) ; pas n’importe quel amour, mais « l’amour qui prend patience, rend service, ne jalouse pas, ne plastronne pas, ne s’enfle pas d’orgueil ; ne fait rien de laid, ne cherche pas son intérêt, ne s’irrite pas, n’entretient pas de rancune, ne se réjouit pas de l’injustice, mais trouve sa joie dans la vérité. Car l’amour vrai excuse tout, croit tout, espère tout, endure tout » (1 Co 13, 4-7).
Aujourd’hui comme hier, les hommes attendent ce témoignage.
Aujourd’hui comme hier ils ont besoin de pouvoir mettre leur espoir dans le nom de Jésus Sauveur que l’Eglise est chargée d’annoncer aux nations païennes.
Mais aujourd’hui comme hier, le Prince de ce monde, sentant son pouvoir menacé, cherche à « faire périr » les Envoyés.
Qu’importe ? Réjouissons-nous, soyons dans l’allégresse : c’est à travers la persécution du Serviteur bien-aimé - Tête et Corps - que le Père continue à faire connaître aux hommes son jugement de miséricorde et à instaurer son Royaume de justice, de paix et d’amour.

« Seigneur donne-nous de pouvoir vivre chaque instant de notre vie à la lumière de ton Evangile. Nous sommes ton Corps, tu veux demeurer en nous pour poursuivre ton ministère de miséricorde : ne permets pas que par notre aveuglement et notre endurcissement, nous résistions à l’action de ton Esprit, mais donne-nous de te dire “oui” en toutes circonstances, sachant que tout concourt au bien de ceux qui cherchent Dieu. »

Père Joseph-Marie - Catholique.org

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04/06/2015

Le premier commandement

1. Un scribe vient poser une question, qui, pour une fois, semble-t-il, ne contient pas de piège. Et de fait, cette question sur le premier commandement est une question centrale. Peut-être la question la plus importante. Poser cette question, c’est demander : Seigneur, que dois-je faire ? Qu’est-ce qui est le plus important dans la vie, la chose à laquelle je ne peux pas ne pas porter attention ? C’est une question que nous nous posons tous. Que dois-je faire ? C’est aussi au bout du compte se demander : qu’est-ce qui donne un sens à ma vie ?

2. Sainte Thérèse de Lisieux, dans une de ses poésies, écrit : « La charité, voilà ma seule étoile. A sa clarté je vogue sans détour. J’ai ma devise écrite sur ma voile : Vivre d’Amour ». L’amour, voilà ce qui donne du sens à notre vie. L’amour, c’est la réponse si simple et si profonde à la question « que dois-je faire ? » Dieu ne nous donne pas une liste de choses à faire, il nous donne une consigne qui doit imprégner tout ce que nous accomplissons : aimer. Rien ne paraît plus simple, mais rien n’est plus exigeant. Car cela implique que nous changions notre cœur, c’est de là que vient le véritable amour. Et cela ne nous laisse pas de repos : c’est tout notre être, tous nos actes, toutes nos pensées qui doivent se faire guider par l’amour.

3. Si l’amour envers les autres est quelque chose que notre société accepte et même valorise, n’oublions pas que le premier que nous devons aimer, c’est Dieu. Et cela le monde a beaucoup plus de mal à l’accepter. Et pourtant, comme le montrent les systèmes politiques qui ont essayé de construire une société sans Dieu, le véritable amour pour les hommes ne peut venir que d’un véritable amour pour Dieu. L’homme reçoit toute sa valeur et sa dignité justement du fait qu’il est aimé de Dieu. Faisons donc nôtre cette devise si chère à Louis Martin, le père de sainte Thérèse : « Dieu premier servi ».

Dialogue avec le Christ
Seigneur, remplis mon cœur de ton amour. Que mon cœur soit tellement plein d’amour qu’il en déborde. C’est cela qui donne un sens à ma vie, c’est seulement cela qui peut remplir ma vie : recevoir ton amour, et donner ton amour.

Résolution
Faire un acte d’amour envers un de mes proches, en essayant de voir Jésus présent en lui.

 Frère Jean Marie Fornerod, LC - Catholique.org

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