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06/03/2016

"J'irai vers mon père"

1. La folie d’un fils. Il n’est pas difficile de ressentir de la sympathie pour le plus jeune fils. Il était imbu de lui-même. Il ne pensait ni à son père, ni à son frère. Tout ce qu’il voulait était de partir et de se débrouiller tout seul. C’était sa vie. Il était libre et il voulait décider pour lui-même ce qu’il allait faire de sa vie. Il a demandé de l’argent à son père, mais il a oublié son amour. Il ne pensait qu’à quitter sa maison, en oubliant toute l’affection qu’il y avait reçue. Il a fermé les yeux sur toutes les bonnes choses qu’il avait reçues dans la maison de son père. Il était particulièrement aveugle à l’amour de son père. Nous agissons parfois de la même manière. Nous devenons obnubilés par nous-mêmes au point de ne plus voir les faits dans leur juste perspective. Nous oublions combien Dieu nous a aimés et tout ce qu’il a fait pour nous. Ceci mène facilement au découragement, au désespoir, ou à l’indifférence. Le péché se point à l’horizon et nous pensons que d’une façon ou d’une autre notre bonheur s’y trouve aussi. Nous reprenons notre liberté reçue de Dieu et nous tournons le dos à sa Maison (l’Eglise).

2. La chute du Fils. Le plus jeune fils se trouve rapidement gagné par les plaisirs du monde. Mais tout aussi rapidement il constate que tout l’argent du monde ne peut lui rendre une miette de son bonheur passé et perdu. Il dépense son argent en nouveautés, en plaisirs, en toutes ces choses qui peuvent lui apporter de la joie dans sa vie. La joie ne se trouve pas dans les choses du monde. Plus il cherche le bonheur, plus il a du mal à le saisir. Il a depuis longtemps oublié son père. Perdu dans ses plaisirs, il n’a aucune pensée pour lui, il n’a pas de temps pour lui, il est trop occupé à chercher la joie de vivre. Quelle illusion ! Il n’a pas trouvé le bonheur. Il est sans argent. Il ne peut pas compter sur ses amis. Tout ce qu’il avait poursuivi était un leurre ! L’enthousiasme juvénile avec lequel il avait commencé son voyage le mène à une porcherie et à la famine. Il est descendu tellement bas ; sa chute a été grande.

3. Le retour du fils. Par la grâce de Dieu, il réalise le mal qu’il a fait. En plus, il retrouve l’espoir. Il ne met plus son espoir en lui-même. Il sait que son père est un homme bon, un homme de grande compassion ; il le prendrait bien comme ouvrier. Il retournera à sa maison, malgré la perspective de l’humiliation et de la honte. Ce qu’il n’a pas compris, mais qu’il expérimentera bientôt, c’est que dans le cœur de son père il a toujours été son fils. Le père ne l’a pas réprouvé quand il a quitté la maison. Il ne l’a pas oublié pendant son absence. Tous les soirs, il scrutait la route pour voir si son fils était sur le chemin du retour. Quand son père l’a vu enfin, il a couru l’embrasser. Son cœur était ému de voir son fils dans ce triste état. Il ne le condamne pas. Il ne le rejette pas. Il festoie parce que son fils est revenu, sain et sauf, vivant. Son fils est de retour à la maison. Pour la première fois, le fils commence à comprendre ce qu’est la maison, ce qu’est l’amour de son père. Jésus veut que nous fassions nôtre cette parabole de l’amour du père. Jetons-nous dans ses bras et écoutons ses paroles.

Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, je me suis souvent éloigné de la maison du Père. Je l’ai souvent offensé. Tu m’as encouragé à revenir à plusieurs reprises. Tu m’as enseigné à faire confiance en son amour. Apprends-moi, Seigneur, à dire, "Père !"

Résolution
Je me préparerai très bien pour ma prochaine confession, plein de reconnaissance pour l’amour de Dieu.

Catholique.org

09:24 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

18/07/2015

« Voici mon serviteur que j'ai choisi, mon bien-aimé »

Le premier verset annonce clairement la couleur : les pharisiens ont décidé d’en finir et d’éliminer ce gêneur. Ils se concertent sur les moyens à mettre en œuvre pour rejoindre leur fin. Jésus se retire : son Heure n’est pas encore venue. Il faut qu’il poursuive d’abord son ministère, annonçant par des signes de miséricorde, le sens de sa Passion prochaine. Alors que les Juifs cherchent à le faire mourir, Notre-Seigneur continue à faire fleurir la vie en abondance.
La foule ne se doute pas du drame qui se prépare : elle continue à suivre le Seigneur. Emu de compassion, celui-ci guérit les malades, tout en les mettant en garde de ne pas ébruiter son activité, qui risque d’être mal interprétée.
Jésus est en quelque sorte passé au maquis : le Fils de Dieu est obligé de se cacher pour faire le bien ; il doit se soustraire aux chefs religieux pour pouvoir révéler, par la Parole et l’action, le Père plein de tendresse et de miséricorde qui l’a envoyé rassembler ses enfants dispersés.
Matthieu illustre cette situation déconcertante par un extrait du chapitre 42 du prophète Isaïe - le fameux poème du Serviteur souffrant. L’évangéliste signifie ainsi que malgré les apparences, ce fugitif aux abois est bien le Messie, sur qui repose l’Esprit, le Serviteur de prédilection qui fait toute la joie du Très-Haut. C’est lui qui « fera connaître le jugement », et « le jugement le voici, précise saint Jean : « Dieu est venu dans le monde non pour juger le monde mais pour que le monde soit sauvé par lui » (Jn 3, 17).
Or ce jugement de salut triomphera en se servant précisément de la malice humaine pour en tirer un plus grand bien. A l’Heure décidée par le Père, l’Agneau triomphera, ni par puissance ni par force, mais par la douceur et l’humilité poussées à leur paroxysme : il se livrera lui-même aux mains des hommes afin de les sauver en les aimant d’un amour plus fort que leur haine mortelle.
Cette image saisissante demeure la référence du mode d’agir de Dieu, et pour nous le critère de discernement de nos stratégies pastorales. Le Père « trouve sa joie » dans ses enfants qui, dociles à l’Esprit Saint reçu au baptême, empruntent le chemin du Christ pour faire connaître aux nations le jugement de miséricorde ; chemin de douceur et d’humilité, de discrétion et de patience, de compassion et de miséricorde.
N’est-ce pas ainsi que tous les Saints ont témoigné de leur Seigneur : des premiers martyrs jusqu’à mère Térèsa, en passant par François et Padre Pio, ils ont rappelé au monde par toute leur vie que « seul l’amour est digne de foi » (S. Augustin) ; pas n’importe quel amour, mais « l’amour qui prend patience, rend service, ne jalouse pas, ne plastronne pas, ne s’enfle pas d’orgueil ; ne fait rien de laid, ne cherche pas son intérêt, ne s’irrite pas, n’entretient pas de rancune, ne se réjouit pas de l’injustice, mais trouve sa joie dans la vérité. Car l’amour vrai excuse tout, croit tout, espère tout, endure tout » (1 Co 13, 4-7).
Aujourd’hui comme hier, les hommes attendent ce témoignage.
Aujourd’hui comme hier ils ont besoin de pouvoir mettre leur espoir dans le nom de Jésus Sauveur que l’Eglise est chargée d’annoncer aux nations païennes.
Mais aujourd’hui comme hier, le Prince de ce monde, sentant son pouvoir menacé, cherche à « faire périr » les Envoyés.
Qu’importe ? Réjouissons-nous, soyons dans l’allégresse : c’est à travers la persécution du Serviteur bien-aimé - Tête et Corps - que le Père continue à faire connaître aux hommes son jugement de miséricorde et à instaurer son Royaume de justice, de paix et d’amour.

« Seigneur donne-nous de pouvoir vivre chaque instant de notre vie à la lumière de ton Evangile. Nous sommes ton Corps, tu veux demeurer en nous pour poursuivre ton ministère de miséricorde : ne permets pas que par notre aveuglement et notre endurcissement, nous résistions à l’action de ton Esprit, mais donne-nous de te dire “oui” en toutes circonstances, sachant que tout concourt au bien de ceux qui cherchent Dieu. »

Père Joseph-Marie - Catholique.org

19:31 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

04/06/2015

Le premier commandement

1. Un scribe vient poser une question, qui, pour une fois, semble-t-il, ne contient pas de piège. Et de fait, cette question sur le premier commandement est une question centrale. Peut-être la question la plus importante. Poser cette question, c’est demander : Seigneur, que dois-je faire ? Qu’est-ce qui est le plus important dans la vie, la chose à laquelle je ne peux pas ne pas porter attention ? C’est une question que nous nous posons tous. Que dois-je faire ? C’est aussi au bout du compte se demander : qu’est-ce qui donne un sens à ma vie ?

2. Sainte Thérèse de Lisieux, dans une de ses poésies, écrit : « La charité, voilà ma seule étoile. A sa clarté je vogue sans détour. J’ai ma devise écrite sur ma voile : Vivre d’Amour ». L’amour, voilà ce qui donne du sens à notre vie. L’amour, c’est la réponse si simple et si profonde à la question « que dois-je faire ? » Dieu ne nous donne pas une liste de choses à faire, il nous donne une consigne qui doit imprégner tout ce que nous accomplissons : aimer. Rien ne paraît plus simple, mais rien n’est plus exigeant. Car cela implique que nous changions notre cœur, c’est de là que vient le véritable amour. Et cela ne nous laisse pas de repos : c’est tout notre être, tous nos actes, toutes nos pensées qui doivent se faire guider par l’amour.

3. Si l’amour envers les autres est quelque chose que notre société accepte et même valorise, n’oublions pas que le premier que nous devons aimer, c’est Dieu. Et cela le monde a beaucoup plus de mal à l’accepter. Et pourtant, comme le montrent les systèmes politiques qui ont essayé de construire une société sans Dieu, le véritable amour pour les hommes ne peut venir que d’un véritable amour pour Dieu. L’homme reçoit toute sa valeur et sa dignité justement du fait qu’il est aimé de Dieu. Faisons donc nôtre cette devise si chère à Louis Martin, le père de sainte Thérèse : « Dieu premier servi ».

Dialogue avec le Christ
Seigneur, remplis mon cœur de ton amour. Que mon cœur soit tellement plein d’amour qu’il en déborde. C’est cela qui donne un sens à ma vie, c’est seulement cela qui peut remplir ma vie : recevoir ton amour, et donner ton amour.

Résolution
Faire un acte d’amour envers un de mes proches, en essayant de voir Jésus présent en lui.

 Frère Jean Marie Fornerod, LC - Catholique.org

19:39 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

02/06/2015

Un seul Dieu

1. Dans cette scène, nous retrouvons les adversaires de Jésus, qui viennent lui tendre un nouveau piège pour pouvoir le condamner. Cette fois-ci ils veulent lui faire dire une parole contre l’occupant romain, pour pouvoir ensuite le dénoncer et qu’il soit condamné. Dans leur hypocrisie, ils commencent donc par le flatter, tout en lui rappelant qu’il ne doit pas se laisser influencer et qu’il faut qu’il parle dans la vérité. Ils voulaient sans doute l’inciter à ne pas avoir peur de prendre position contre les romains, afin qu’ils puissent obtenir ce qu’ils voulaient.

2. Mais Jésus, qui lit dans leurs pensées, échappe à leur piège, tout en nous instruisant sur la question que posent les pharisiens. Question qui, en elle-même, est légitime. Dieu a donné aux hommes le soin de s’occuper de la création, de la terre, et de s’organiser pour construire une société qui contribue au bien commun et au bien de chaque personne. Et, de fait, les premiers chrétiens n’ont pas cherché à construire leur propre nation, leur propre pays. Jésus nous demande de vivre au milieu du monde, respectant l’autorité légitime, en donnant le témoignage d’une vie chrétienne dans notre milieu de vie.

3. S’il faut rendre à César ce qui est à César, il faut tout d’abord rendre à Dieu ce qui est à Dieu. Les premiers chrétiens vivaient dans l’empire romain et respectaient ses lois. Mais, quand l’empereur, outrepassant sa légitime autorité d’organisation de la vie sociale, politique et économique, voulut obliger les chrétiens à l’adorer comme un dieu, ils refusèrent, et beaucoup furent martyrisés. Ce qui est le plus important, notre foi, notre appartenance au Christ, doit toujours avoir la première place dans notre vie. Notre âme a plus de prix que tous les trésors de la terre, c’est à Dieu qu’il faut la confier, et à personne d’autre.

Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, je crois que tu es un roi. Un roi qui veut venir régner, avec humilité et amour, dans le cœur de tous les hommes. Viens en mon cœur ! Viens régner dans mon cœur, et que toute ma vie soit un signe que c’est à toi que je donne la première place.

Résolution
Essayer de discerner s’il n’y a pas un aspect, dans ma vie, où je ne donne pas à Dieu la première place.


Frère Jean Marie Fornerod, LC _ Catholique.fr

20:05 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

01/06/2015

L’amour plus fort que tout

1. Ce passage de l’Évangile de Marc se situe peu avant la mort de Jésus. Nous savons que Jésus passa ses derniers jours avant sa Passion à Béthanie, chez ses amis, et, la journée, il se rendait dans les environs du Temple. Aux chefs des prêtres, qui juste avant avaient essayé de le piéger pour le condamner, il donne cette parabole.

2. Dieu avait, depuis des siècles, conclu une alliance avec les descendants d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Mais le peuple choisi se détourna plusieurs fois de son Dieu, pour se tourner vers des idoles. Dieu envoya alors les prophètes, qui, comme les serviteurs de la parabole, furent souvent mal reçus, parfois jusqu’à être mis à mort. Dieu envoya alors son Fils. Mais les chefs des prêtres (en charge de la vigne, c’est-à-dire de la vie religieuse d’Israël) ne le reçurent pas, au contraire ils le mirent à mort. Tel est le drame de ce Dieu qui aime son peuple, et qui fait tout ce qu’il peut pour qu’il se réconcilie avec lui. Et c’est le drame de l’homme, qui se détourne de son Créateur, pour se tourner vers les idoles : l’argent, le plaisir, le pouvoir, l’orgueil.

3. Demandons-nous alors ce que nous faisons avec la vigne que le Seigneur nous a confiée. Notre famille, notre travail, nos amis,... Dieu nous a confié tout cela pour que nous en prenions soin, et non pour que nous en profitions égoïstement. Voulons-nous d’abord servir, ou être servis ? Pouvons-nous dire que nous nous occupons sérieusement et charitablement des personnes que le Seigneur nous a confiées ?

Dialogue avec le Christ

Seigneur, change mon cœur de pierre en un cœur de chair. Donne-moi un cœur qui sache recevoir l’amour que tu veux me donner. Un cœur de pierre ne peut ni recevoir de l’amour, ni en donner. Un cœur de chair se réjouit et se fortifie de l’amour qu’il reçoit, et il n’a qu’un désir : aimer à son tour.

 Résolution

Faire un sacrifice pour demander pardon pour mes péchés, et demander la grâce de la conversion.

 

Frère Jean Marie Fornerod, LC - Catholique.org

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29/05/2015

« Ayez foi en Dieu ! »

1. Ce passage se situe dans la dernière section de l’Évangile de Marc, c’est-à-dire que nous sommes proches des jours de la Passion, mort et Résurrection de Jésus. Ces jours si saints sont toujours qualifiés par un nom propre en grec, le « kairos », qu’on peut traduire comme « le temps », non pas au sens chronologique, mais au sens du « temps du salut ». C’est cette même expression que Marc emploie ici pour rappeler que « la saison ou le temps » des figues n’était pas encore là. Oui, le temps du salut n’est pas encore arrivé. En cette saison, ce n’est pas le figuier, symbole de paix et de prospérité en Israël, qui va donner du fruit. Jésus lui enjoint même de ne plus le faire. Au temple, Jésus a vu comment les vendeurs et les changeurs ont fait de la maison de son Père un repaire de bandits. Le temple, signe de la présence de Dieu ne donne plus de fruit. On n’y rencontre plus Dieu. Saine colère que celle de Jésus qui empêchera le va-et-vient des marchands dans le temple pour stopper leur commerce. Les hommes ont échangé la foi en la présence de Dieu au temple contre une course à l’argent. Ils ont préféré mettre leur confiance en des biens palpables, mais périssables, plutôt qu’en Dieu.

2. Le lendemain, voilà que le figuier est desséché jusqu’aux racines. Oui, car la parole de Jésus, comme celle de son Père, est efficace. Ce que Dieu dit, cela se réalise. La Parole de Dieu est avant tout créatrice. Qu’est-ce que Jésus est en train de créer ? Israël n’a pas donné le fruit espéré. Il faut donc attendre un autre fruit que des figues. Ce fruit, ce sera Jésus lui-même, que les femmes fidèles et le disciple Jean cueilleront sur l’arbre de la croix. Le jour où Jésus donne son sang sur la croix, c’est le temps du salut, c’est la création nouvelle. Désormais réconciliés avec Dieu, désormais re-créés en Jésus, nous n’avons plus besoin d’aller offrir des sacrifices au temple. Le temple a passé.

3. Surpris de voir le figuier de la veille desséché jusqu’aux racines, Pierre interpelle Jésus. Ce dernier lui répond : « Ayez foi en Dieu ! » Oui, car tout ce que Dieu a dit, il le fait. Le salut est sur le point d’être réalisé, la mort de Jésus est imminente. Pierre ne voit rien encore et ne se doute de rien, mais Jésus l’invite à une profonde attitude de foi et de confiance. « Tout ce que vous demandez dans la prière, dit Jésus, croyez que vous l’avez obtenu, et cela vous sera accordé ». Car Dieu agit quand il veut et comme il veut, mais il est toujours à l’œuvre. Le croyons-nous ? « Et quand vous vous tenez en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez, afin que votre Père qui est aux cieux vous pardonne aussi vos fautes », continue Jésus. La prière, même faite avec une très grande foi, a besoin d’être soutenue par la vertu de la charité fraternelle. Quelques jours avant son offrande sur la croix, Jésus invite ses disciples - et nous invite - à pardonner, car lui-même nous pardonne tout. Pour cueillir le fruit de l’arbre de la croix, il faut convertir son cœur à la manière de Jésus.

Dialogue avec le Christ
Jésus, j’ai foi en toi. J’ai foi en ta parole. Je te confie toutes mes intentions les plus chères. Agis, Seigneur, de la meilleure manière qui soit. J’ai confiance en toi. Je sais que tu es toujours à l’œuvre. Je sais que « ton temps » n’est pas toujours le même que le mien. Je sais que tes chemins sont souvent bien loin des miens. Mais j’ai confiance en toi. Je sais que tu agis toujours.

Résolution
Aujourd’hui, je demanderai à Jésus la grâce de pardonner ce que je peux avoir gardé et accumulé sous forme de rancune dans mon cœur.

Emanuelle Pastore, consacrée de Regnum Christi - Catholique.org

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28/05/2015

« Rabbouni, que je retrouve la vue ! »

1. « Jésus sortait de Jéricho ». La ville païenne de Jéricho, aux antipodes religieux de Jérusalem, s’est vue traversée par la divine miséricorde dans le visage humain de Jésus. Le publicain Zachée avait été converti (cf. Luc 19, 1-10) et une foule a reçu un message de réconciliation avec Dieu.
De la même manière, l’Évangile du salut a traversé notre histoire bimillénaire. Comme Bartimée, nous voici, à la sortie d’un passé profondément chrétien. Nous avons entendu parler de Jésus, grâce au témoignage de foi transmis de génération en génération, que l’on appelle la Tradition, mais nous n’avons pas vu son visage. Sommes-nous capables de ce même acte de foi et d’espérance que Bartimée : « Fils de David, prends pitié de moi ! » ?

2. « Appelez-le ». Entre Jésus et Bartimée, il y a une foule : des disciples et des témoins. La foule accapare Jésus pour soi, selon la loi du plus fort, et le rend inaccessible au plus faible. Mais Jésus veut transformer cet obstacle en tremplin d’évangélisation. Le mandat d’appeler concerne tout baptisé qui se veut être disciple du Christ.
Jésus se sert de la médiation humaine pour faire parvenir l’Évangile non seulement dans l’extension spatio-temporelle de la création, mais aussi dans les profondeurs des âmes et des cœurs. « Appelez-le » veut dire : Annoncez au monde que je m’intéresse personnellement à chaque homme. Mon message de salut n’est pas un manifeste politique, mais un appel à un chemin individuel de conversion. Et moi, est-ce que j’ouvre un chemin vers Jésus ou suis-je un barrage, autant pour les autres que pour moi-même ?

3. « Va, ta foi t’a sauvé ». La guérison que Jésus réalise sur l’aveugle est un signe très fort, car il le sort de sa nuit où il était enfermé. Jésus veut être la lumière de nos vies : « Celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie » (Jean 8, 12). Dans la nuit de mon existence et plus encore de mon péché, ne suis-je pas ce « Bartimée » ?
À l’écoute de l’appel de Jésus, les dispositions de Bartimée permettent à l’œuvre de salut de porter son fruit : en quittant son manteau, il abandonne sa vie ancienne pour se lancer vers Jésus. Il n’a rien à perdre et tout à gagner : au-delà de la vue, il trouve un idéal de vie qui donne sens et but à l’existence ? la foi. En fin de compte, l’aveugle a vu ce que les voyants ne voient pas : l’âme a soif d’une rencontre de miséricorde avec le Seigneur. Lorsque Jésus m’appelle, ai-je la sensation de perdre quelque chose ? Le nouvel idéal me fascine-t-il inlassablement ou me lasse-t-il sans me fasciner ?

Dialogue avec le Christ
Jésus-Christ, mon Maître et Seigneur, tu traverses ma vie. Donne-moi de te voir avec foi, pour laisser les profondeurs de mon âme être pénétrées par ta grâce et pour conduire à toi ceux qui t’implorent avec insistance : « Fils de David, prends pitié de moi ».

Résolution
Aujourd’hui je cultive la vie intérieure (vie spirituelle), pour vivre, en pensée, en présence de Jésus, dans la paix, la joie et la sérénité profondes.

Père Jaroslav de Lobkowicz, LC - Catholique.org

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27/05/2015

La gloire dans le service de nos frères

1. Donner sa vie pour porter du fruit. Ce passage de l’Évangile nous présente la troisième et la dernière annonce de la Passion du Christ à ses disciples. En effet, Jésus se rapproche de Jérusalem et il veut préparer ses disciples à ce qui va se passer. Il veut leur faire comprendre que sa mission passe par le mystère de sa Passion, que c’est seulement avec sa mort qu’il y aura la Résurrection. Un chemin à suivre pour tout chrétien. Rappelons-nous ces paroles du Christ : « Si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jean 12, 24) ou encore « Celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera » (Matthieu 16, 25).

2. Boire le calice. Cependant les disciples semblent ne pas avoir encore tout compris. Voilà que Jacques et Jean demandent à être à sa droite et à sa gauche dans son royaume. Et Jésus de répondre : « vous ne savez pas ce que vous demandez ». En effet, avant de prétendre être à sa droite, il faut suivre le Christ jusqu’au bout, c’est-à-dire boire au même calice et être baptisé du même baptême. Le calice que Jésus boira sera celui du jardin de Gethsémani : celui de sa Passion, et son baptême aboutira à la croix.
Le Christ, de nos jours, nous pose aussi la question, à nous qui voulons le suivre. A chaque chrétien il demande : « Es-tu prêt à boire mon calice, à souffrir, à être persécuté, insulté, tout cela à cause de mon nom ? ». Car, comme nous le rappelle Jésus : « Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi » (Jean 15, 20). Mais n’oublions jamais que le Christ n’est pas mort en vain, de la même façon, mort et renoncement à nous-mêmes aboutiront à la Résurrection et porteront du fruit.

3. Serviteur de tous. Jésus, à la fin ce cet Évangile, souligne encore une fois que son règne n’est pas comme celui de ce monde. Il n’est pas un messie politique qui prétendrait expulser les romains de Palestine. Son règne, au contraire, passe par l’humilité et le service.
Souvenons-nous du message adressé par le Pape François aux jeunes lors des JMJ à Rio : « La vie de Jésus est une vie pour les autres. C’est une vie de service. Saint Paul, dans la lecture que nous venons d’entendre disait : "Je me suis fait le serviteur de tous afin d’en gagner le plus grand nombre possible" (1 Co 9, 19). Pour annoncer Jésus, Paul s’est fait "serviteur de tous". Évangéliser, c’est témoigner en premier l’amour de Dieu, c’est dépasser nos égoïsmes, c’est servir en nous inclinant pour laver les pieds de nos frères comme a fait Jésus ». N’espérons donc pas une vie commode, tranquille, sans croix. Suivons donc l’exemple que le Seigneur nous a donné, c’est-à-dire être serviteur de tous.

Dialogue avec le Christ
Seigneur, tu nous as dit : « Je suis venu dans le monde non pour être servi, mais pour servir ». Apprends-nous à t’imiter, à ne pas penser à nous-mêmes et à notre propre confort. Aide-nous à nous mettre au service de nos frères les hommes.

Résolution
Aujourd’hui, chercher à rendre service sans penser à mon propre confort.

Catholique. org

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25/05/2015

« Mais alors, qui peut être sauvé ? »

En réponse à la question que lui posait un homme riche, Jésus avait révélé comment on peut parvenir à la vie éternelle. Mais l'idée de devoir abandonner ses richesses a rendu cet homme tout triste et il est parti. Alors Jésus a déclaré : « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu ». À son tour, Pierre s'approche de Jésus, lui qui s'est dépouillé de tout en renonçant à son métier et à sa barque, qui ne possède même plus un hameçon. Et il pose cette question à Jésus : « Mais alors, qui peut être sauvé ? »

Remarque à la fois la réserve et le zèle de ce disciple. Il n'a pas dit : « Tu ordonnes l'impossible, ce commandement est trop difficile, cette loi est trop exigeante ». Il n'est pas non plus resté silencieux. Mais, sans manquer de respect et montrant combien il était attentif aux autres, il a dit : « Mais alors, qui peut être sauvé ? » C'est qu'avant même d'être pasteur, il en avait l'âme ; avant d'être investi de l'autorité..., il se préoccupait déjà de la terre entière. Un homme riche aurait probablement demandé cela par intérêt, par souci de sa situation personnelle et sans penser aux autres. Mais Pierre, qui était pauvre, ne peut pas être soupçonné d'avoir posé sa question pour des motifs pareils. C'est le signe qu'il se préoccupait du salut des autres, et qu'il désirait apprendre de son Maître comment on y parvient.

D'où la réponse encourageante du Christ : « Pour les hommes, cela est impossible, mais pas pour Dieu ». Il veut dire : « Ne pensez pas que je vous laisse à l'abandon. Moi-même, je vous assisterai dans une affaire aussi importante, et je rendrai facile et aisé ce qui est difficile ».

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), 

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23/05/2015

Dieu crée un monde ordonné et bon

299 Puisque Dieu crée avec sagesse, la création est ordonnée : " Tu as tout disposé avec mesure, nombre et poids " (Sg 11, 20). Créée dans et par le Verbe éternel, " image du Dieu invisible " (Col 1, 15), elle est destinée, adressée à l’homme, image de Dieu (cf. Gn 1, 26), appelé à une relation personnelle avec Dieu. Notre intelligence, participant à la lumière de l’Intellect divin, peut entendre ce que Dieu nous dit par sa création (cf. Ps 19, 2-5), certes non sans grand effort et dans un esprit d’humilité et de respect devant le Créateur et son œuvre (cf. Jb 42, 3). Issue de la bonté divine, la création participe à cette bonté (" Et Dieu vit que cela était bon (...) très bon " : Gn 1, 4. 10. 12. 18. 21. 31). Car la création est voulue par Dieu comme un don adressé à l’homme, comme un héritage qui lui est destiné et confié . L’Église a dû, à maintes reprises, défendre la bonté de la création, y compris du monde matériel (cf. DS 286 ; 455-463 ; 800 ; 1333 ; 3002).

Catéchisme de l'Église Catholique

14:01 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |