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02/04/2018

« Allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront »

1. Le matin de Pâques les femmes et les gardes assistent à un tremblement de terre, puis un ange vient rouler la pierre du tombeau et s’assoit dessus (Cf. Mt 28,1-7). Les femmes comme les gardes ont vu de quoi croire en la Résurrection. Mais alors que les femmes témoigneront du Christ et affronteront la persécution, les gardes empocheront l’argent et s’enfermeront dans leur mensonge pour sauver leur vie. Il ne suffit pas de croire à la Résurrection pour en vivre. Seules les femmes ont fait une rencontre avec le Ressuscité, celle qui nous est racontée aujourd’hui dans l’Évangile. Les gardes ont vu l’évidence, mais lui, ils ne l’ont pas rencontré. Et moi, samedi soir, hier, aujourd’hui ai-je rencontré le Ressuscité ? Est-il venu parler à mon cœur ?

2. Que signifie « rencontrer » le Christ ici-bas ? En partant du tombeau, les femmes étaient à la fois « remplies de crainte et d’une grande joie ». Troublées mais heureuses. Souvent notre vie chrétienne peut être troublée. Tout n’est pas résurrection, nous pélerinons du tombeau vide à la rencontre du Christ, et parfois le chemin est long et entravé. Nous ne vivons pas encore dans la pleine lumière de la Résurrection, et cependant le Christ vient à notre rencontre et il nous donne la lumière suffisante pour continuer de marcher. C’est le paradoxe du chrétien : nous sommes déjà ressuscités avec le Christ, mais encore en chemin. Nous avons rencontré le Christ lorsque la lumière est suffisante pour éclairer et donner du sens aux ténèbres et nous pouvons dire avec le psaume : « Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure. » (Ps 22, 4)

3. « Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. »
N’ayons pas peur, saisissons les pieds de Jésus ! Puisqu’il vient jusqu’à nous, puisqu’il nous écoute quand nous lui parlons et nous parle quand nous l’écoutons, puisqu’il est là dans l’Eucharistie, dans la confession, dans l’Écriture, dans les pauvres... saisissons-le ! En ces jours de Pâques, l’Église nous propose de savourer la présence du Christ à nos côtés.

Dialogue avec le Christ
Prière du Cardinal John Henry Newman à son ange gardien : « Conduis-moi, douce lumière, dans les ténèbres qui m'entourent, conduis-moi vers le haut ! La nuit est épaisse et je suis loin de chez moi : conduis-moi vers le haut ! Dirige mes pas car je n'y vois rien ; que je voie seulement à chaque pas. Jadis j'étais loin de t'en prier. Je voulais moi-même choisir mon chemin, croyant pourvoir le déterminer à ma propre lumière, malgré le précipice. Avec fierté, j'élaborais mes buts. Mais maintenant, oublions tout cela. Tu me protèges depuis si longtemps, que tu accepteras bien de me conduire encore : au-delà des marécages, des rivières et des écueils qui me guettent, jusqu'à la fin de la nuit, jusqu'à l'aurore où des anges me feront signe. Ah ! Je les aime depuis longtemps, un peu de temps seulement je les ai oubliés. Ainsi soit-il. »

Résolution
Ce soir, pendant mon examen de conscience, je me demanderai à quel moment j’ai rencontré le Christ aujourd’hui.

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11:32 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

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