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13/12/2017

Le baume qui guérit tout

1. Mon joug est facile à porter. Dans la société agricole de l’époque de Jésus, la terminologie propre à la population rurale a son importance. Le « joug » est l’instrument de bois que l’on fixe sur les deux boeufs ou mules qui tirent la charrue. Jésus l’emploie comme une image pour évoquer la vie même de l’homme avec ses soucis et ses responsabilités. Car tout homme doit supporter une « charge » plus ou moins lourde, et personne n’est épargné. En regardant de plus près, le « joug » que Jésus-Christ nous propose aurait-il des avantages ? Peut-être ne savons-nous pas l’ apprécier à sa juste valeur : pourquoi ne la cherchons-nous pas plus souvent ?

2. …et mon fardeau, léger. Avec Jésus-Christ, les poids et les responsabilités de la vie deviennent légères, "light". Nous vivons dans une société où même les pâtisseries de Noël sont vendues avec l’étiquette « light ». On voudrait nous faire croire que ce qui est léger est meilleur pour nous. Si, dans le domaine de la nourriture, cela est peut-être vrai, dans notre vie chrétienne, ce n’est pas forcément le cas. Jésus nous invite à nous charger de notre croix mais Il veut rendre notre charge légère. Son invitation est attrayante "Venez à moi…je vous donnerai le repos (...) car mon joug est doux et mon fardeau léger". Soyons-en sûrs : sans Jésus-Christ, nous ne pouvons pas porter les fardeaux de la vie.

3. "Si tu savais le don de Dieu, (...) c’est toi qui l’aurais prié..." (Jn 4,10). C’est ce genre de choses que Jésus-Christ pourrait dire à chacun de nous lorsque, Le connaissant, nous n’allons pas à Lui. Car nous ressentons tous la fatigue dans la lutte, nous avons tous besoin de la compréhension et du réconfort des autres, de notre famille, de notre époux ou épouse, de nos enfants, de nos amis. Mais nous avons encore plus besoin de Dieu, surtout dans les moments de difficulté et d’épreuve. Son action (si nous Le laissons agir) est si forte qu’elle a l’effet d’un baume, d’un calmant, et en même temps, elle assainit et revigore. Sa présence relativise les problèmes du quotidien qui nous enlèvent notre paix. Il les met à leur véritable place afin de regarder l’avenir avec optimisme et espérance. Lui seul nous remplit de paix intérieure. N’aurions-nous pas, aujourd’hui plus que jamais, besoin de cette sérénité ?

Prière

Mon Dieu, tu es le baume d’amour qui guérit tout, qui calme tout, le seul qui comble le besoin de l’homme d’aimer et d’être aimé. Je m’appuie sur toi.

Résolution

Ne pas me laisser porter par les évènements du jour mais, par Marie et avec Jésus, les porter pour la plus grande gloire de Dieu.

Catholique.org

13:58 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

12/12/2017

« Votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu »

« Voici que le nom du Seigneur vient de loin » dit le prophète (Is 30,27). Qui pourrait en douter ? Il fallait à l'origine quelque chose de grand pour que la majesté de Dieu daigne descendre de si loin en un séjour si indigne d'elle. Oui, effectivement, il y avait là quelque chose de grand : sa grande miséricorde, son immense compassion, sa charité abondante. En effet, dans quel but croyons-nous que le Christ est venu ? Nous le trouverons sans peine puisque ses propres paroles et ses propres œuvres nous dévoilent clairement la raison de sa venue. Il est venu en toute hâte des montagnes pour chercher la centième brebis égarée. 

Il est venu à cause de nous pour que les miséricordes du Seigneur apparaissent avec plus d'évidence, ainsi que ses merveilles à l'égard des enfants des hommes (Ps 106,8). Admirable condescendance de Dieu qui nous cherche, et grande dignité de l'homme ainsi recherché ! Si celui-ci veut s'en glorifier, il peut le faire sans folie, non que de lui-même il puisse être quelque chose, mais parce que celui qui l'a créé l'a fait si grand. En effet, toutes les richesses, toute la gloire de ce monde et tout ce qu'on peut y désirer, tout cela est peu de chose et même n'est rien en comparaison de cette gloire-là. « Qu'est-ce donc que l'homme, Seigneur, pour en faire si grand cas, pour fixer sur lui ton attention ? » (Jb 7,17)

Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église 
Sermon 1 pour l'Avent, 7-8 (trad. Orval)

00:05 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

11/12/2017

« Aujourd'hui nous avons vu des choses extraordinaires ! »

 Douce est la lumière, et il est bon de contempler le soleil avec nos yeux de chair...; c'est pourquoi Moïse disait déjà : « Et Dieu vit la lumière, et il dit qu'elle était bonne » (Gn 1,4)... 

Qu'il nous est bon de penser à la grande, véritable et indéfectible lumière « qui éclaire tout homme venant en ce monde » (Jn 1,9), c'est-à-dire le Christ, le Sauveur du monde et son libérateur. Après s'être dévoilé aux regards des prophètes, il s'est fait homme et il a pénétré jusqu'aux dernières profondeurs de la condition humaine. C'est de lui que parle le prophète David : « Chantez à Dieu un psaume pour son nom, préparez un passage pour celui qui monte à l'occident ; son nom est Seigneur, exultez en sa présence » (Ps 67,5 Vulg). Et encore Isaïe, de sa grande voix : « Peuples assis dans les ténèbres, regardez cette lumière. Pour vous qui habitez au pays de l'ombre de la mort, une lumière resplendira » (cf 9,1)... 

Ainsi donc, la lumière du soleil vue par nos yeux de chair annonce le Soleil spirituel de justice (Ml 3,20), le plus doux qui se soit levé pour ceux qui ont eu le bonheur d'être instruits par lui et de le regarder avec leurs yeux de chair, pendant qu'il séjournait parmi les hommes comme un homme ordinaire. Et pourtant il n'était pas seulement un homme ordinaire, puisqu'il était né vrai Dieu, capable de rendre la vue aux aveugles, de faire marcher les boiteux, de faire entendre les sourds, de purifier les lépreux et de ramener d'un mot les morts à la vie (Lc 7,22).

 

Saint Grégoire d'Agrigente (v. 559-v. 594), évêque 
Sur l'Écclésiaste, livre 10, 2 ; PG 98, 1138 (trad. Orval)

 

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05/12/2017

« Beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez »

Viens, ô Seigneur, « sauve-moi et je serai sauvé » ! (Jr 17,14) Viens, « montre-nous ta face, et nous serons sauvés » (Ps 79,4). C'est toi que nous avons attendu ; « sois notre salut au temps de la tribulation » (Is 33,2). Ainsi les prophètes et les justes allaient à la rencontre du Christ avec un tel désir, un tel élan d'amour, qu'ils auraient voulu, si cela avait été possible, voir de leurs yeux ce que déjà ils voyaient en esprit. C'est pourquoi le Seigneur disait à ses disciples : « Bienheureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car je vous le dis, bien des prophètes et des justes ont voulu voir ce que vous voyez et ne l'ont pas vu ». Abraham aussi, notre père, « a exulté à la pensée de voir le jour » du Christ ; « il l'a vu », mais dans le séjour des morts, « et il s'en est réjoui » (Jn 8,56).

Il y a bien là de quoi nous faire rougir de la tiédeur et de la dureté de notre cœur, si nous n'attendons pas dans la joie spirituelle le jour anniversaire de la naissance du Christ que l'on nous promet de voir bientôt, s'il plaît au Seigneur. De fait, l'Écriture semble exiger que notre joie soit si grande que notre esprit, s'élevant au-dessus de lui-même, brûle de s'élancer à la rencontre du Christ qui vient, et que, se portant en avant par le désir, sans supporter aucun retard, il s'efforce de voir déjà ce qui est à venir.

Bienheureux Guerric d'Igny (v. 1080-1157), abbé cistercien
2ème Sermon pour l'Avent (trad. SC 166, p. 109)

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04/12/2017

" Le Désordre des convoitises"

Salut à tous.

Nous sommes en marche vers Noël.           

Noël ou la naissance de l’enfant Dieu.                 

Noël avec son lot d’envie et de convoitise démesurées. Demeurons bienveillants et tournés vers le seigneur qui vient. « Le catéchisme de l’Eglise catholique » nous en donne quelques pistes

  1. Le désordre des convoitises

2535 L’appétit sensible nous porte à désirer les choses agréables que nous n’avons pas. Ainsi désirer manger quand on a faim, ou se chauffer quand on a froid. Ces désirs sont bons en eux-mêmes ; mais souvent ils ne gardent pas la mesure de la raison et nous poussent à convoiter injustement ce qui ne nous revient pas et appartient, ou est dû, à autrui.

2536 Le dixième commandement proscrit l’avidité et le désir d’une appropriation sans mesure des biens terrestres ; il défend la cupidité déréglée née de la passion immodérée des richesses et de leur puissance. Il interdit encore le désir de commettre une injustice par laquelle on nuirait au prochain dans ses biens temporels :

Quand la Loi nous dit : " Vous ne convoiterez point ", elle nous dit, en d’autres termes, d’éloigner nos désirs de tout ce qui ne nous appartient pas. Car la soif du bien du prochain est immense, infinie et jamais rassasiée, ainsi qu’il est écrit : " L’avare ne sera jamais rassasié d’argent " (Si 5, 9) (Catech. R. 3, 37).

2537 Ce n’est pas violer ce commandement que de désirer obtenir des choses qui appartiennent au prochain, pourvu que ce soit par de justes moyens. La catéchèse traditionnelle indique avec réalisme " ceux qui ont le plus à lutter contre leurs convoitises criminelles " et qu’il faut donc " le plus exhorter à observer ce précepte " :

Ce sont ... les marchands qui désirent la disette ou la cherté des marchandises, qui voient avec chagrin qu’ils ne sont pas les seuls pour acheter et pour vendre, ce qui leur permettrait de vendre plus cher et d’acheter à plus bas prix ; ceux qui souhaitent que leurs semblables soient dans la misère, afin de réaliser du profit, soit en leur vendant, soit en leur achetant ... Les médecins qui désirent des malades ; les hommes de loi qui réclament des causes et des procès importants et nombreux ... (Catech. R. 3, 37).

2538 Le dixième commandement exige de bannir l’envie du cœur humain. Lorsque le prophète Nathan voulut stimuler le repentir du roi David, il lui conta l’histoire du pauvre qui ne possédait qu’une brebis, traitée comme sa propre fille, et du riche qui, malgré la multitude de ses troupeaux, enviait le premier et finit par lui voler sa brebis (cf. 2 S 12, 1.4). L’envie peut conduire aux pires méfaits (cf. Gn 4, 3-7 ; 1 R 21, 1-29). C’est par l’envie du diable que la mort est entrée dans le monde (cf. Sg 2, 24-25) :

Nous nous combattons mutuellement, et c’est l’envie qui nous arme les uns contre les autres ... Si tous s’acharnent ainsi à ébranler le corps du Christ, où en arriverons-nous ? Nous sommes en train d’énerver le corps du Christ ... Nous nous déclarons les membres d’un même organisme et nous nous dévorons comme le feraient des fauves (S. Jean Chrysostome, hom. in 2 Cor. 28, 3-4 : PL 61, 594-595).

2539 L’envie est un vice capital. Elle désigne la tristesse éprouvée devant le bien d’autrui et le désir immodéré de se l’approprier, fût-ce indûment. Quand elle souhaite un mal grave au prochain, elle est un péché mortel :

Saint Augustin voyait dans l’envie " le péché diabolique par excellence " (catech. 4, 8). " De l’envie naissent la haine, la médisance, la calomnie, la joie causée par le malheur du prochain et le déplaisir causé par sa prospérité " (S. Grégoire le Grand, mor. 31, 45 : PL 76, 621).

2540 L’envie représente une des formes de la tristesse et donc un refus de la charité ; le baptisé luttera contre elle par la bienveillance. L’envie vient souvent de l’orgueil ; le baptisé s’entraînera à vivre dans l’humilité :

C’est par vous que vous voudriez voir Dieu glorifié ? Eh bien, réjouissez-vous des progrès de votre frère, et, du coup, c’est par vous que Dieu sera glorifié. Dieu sera loué, dira-t-on, de ce que son serviteur a su vaincre l’envie en mettant sa joie dans les mérites des autres (S. Jean Chrysostome, hom. in Rom. 7, 3 : PG 60, 445).

Source : Catéchisme de l’Eglise catholique.

13:29 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

02/12/2017

Bon temps de L'Avent

L'Avent.png

23:02 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

« Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison reviendra »

Voici un des grands préceptes du Seigneur : que ses disciples secouent comme une poussière tout ce qui est terrestre..., pour se laisser emporter dans un grand élan vers le ciel. Il nous exhorte à vaincre le sommeil, à rechercher les réalités d'en haut (Col 3,1), à tenir sans cesse notre esprit en éveil, à chasser de nos yeux l'assoupissement séducteur. Je veux parler de cette torpeur et de cette somnolence qui rivent l'homme à l'erreur et forgent des images de rêves : honneur, richesse, puissance, grandeur, plaisir, succès, profit ou prestige... 


Pour oublier de tels songes, le Seigneur nous demande de surmonter ce sommeil pesant : ne laissons pas échapper le réel dans une poursuite effrénée du néant. Il nous appelle donc à veiller : « Tenez vos reins ceints et vos lampes allumées » (Lc 12,35). La lumière qui éblouit nos yeux chasse le sommeil ; la ceinture qui enserre nos reins tient notre corps en alerte ; elle exprime un effort qui ne tolère aucune torpeur. 

Que le sens de cette image est clair ! Ceindre ses reins de tempérance, c'est vivre dans la lumière d'une conscience pure. La lampe allumée de la franchise éclaire le visage, fait éclater la vérité, tient l'âme en éveil, la rend imperméable à la fausseté et étrangère à la futilité de nos pauvres songes. Vivons selon l'exigence du Christ et nous partagerons la vie des anges. En effet, c'est à eux qu'il nous unit dans ce précepte : « Soyez semblables à ceux qui attendent leur maître à son retour de noces, afin de lui ouvrir dès qu'il viendra et frappera » (Lc 12,36). Ce sont eux qui sont assis près des portes du ciel, l'œil en éveil, pour que le Roi de gloire (Ps 23,7) y passe à son retour des noces.

Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395), moine et évêque 
Sermons sur le Cantique des Cantiques, n°11, 1

16:44 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |