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06/03/2016

"J'irai vers mon père"

1. La folie d’un fils. Il n’est pas difficile de ressentir de la sympathie pour le plus jeune fils. Il était imbu de lui-même. Il ne pensait ni à son père, ni à son frère. Tout ce qu’il voulait était de partir et de se débrouiller tout seul. C’était sa vie. Il était libre et il voulait décider pour lui-même ce qu’il allait faire de sa vie. Il a demandé de l’argent à son père, mais il a oublié son amour. Il ne pensait qu’à quitter sa maison, en oubliant toute l’affection qu’il y avait reçue. Il a fermé les yeux sur toutes les bonnes choses qu’il avait reçues dans la maison de son père. Il était particulièrement aveugle à l’amour de son père. Nous agissons parfois de la même manière. Nous devenons obnubilés par nous-mêmes au point de ne plus voir les faits dans leur juste perspective. Nous oublions combien Dieu nous a aimés et tout ce qu’il a fait pour nous. Ceci mène facilement au découragement, au désespoir, ou à l’indifférence. Le péché se point à l’horizon et nous pensons que d’une façon ou d’une autre notre bonheur s’y trouve aussi. Nous reprenons notre liberté reçue de Dieu et nous tournons le dos à sa Maison (l’Eglise).

2. La chute du Fils. Le plus jeune fils se trouve rapidement gagné par les plaisirs du monde. Mais tout aussi rapidement il constate que tout l’argent du monde ne peut lui rendre une miette de son bonheur passé et perdu. Il dépense son argent en nouveautés, en plaisirs, en toutes ces choses qui peuvent lui apporter de la joie dans sa vie. La joie ne se trouve pas dans les choses du monde. Plus il cherche le bonheur, plus il a du mal à le saisir. Il a depuis longtemps oublié son père. Perdu dans ses plaisirs, il n’a aucune pensée pour lui, il n’a pas de temps pour lui, il est trop occupé à chercher la joie de vivre. Quelle illusion ! Il n’a pas trouvé le bonheur. Il est sans argent. Il ne peut pas compter sur ses amis. Tout ce qu’il avait poursuivi était un leurre ! L’enthousiasme juvénile avec lequel il avait commencé son voyage le mène à une porcherie et à la famine. Il est descendu tellement bas ; sa chute a été grande.

3. Le retour du fils. Par la grâce de Dieu, il réalise le mal qu’il a fait. En plus, il retrouve l’espoir. Il ne met plus son espoir en lui-même. Il sait que son père est un homme bon, un homme de grande compassion ; il le prendrait bien comme ouvrier. Il retournera à sa maison, malgré la perspective de l’humiliation et de la honte. Ce qu’il n’a pas compris, mais qu’il expérimentera bientôt, c’est que dans le cœur de son père il a toujours été son fils. Le père ne l’a pas réprouvé quand il a quitté la maison. Il ne l’a pas oublié pendant son absence. Tous les soirs, il scrutait la route pour voir si son fils était sur le chemin du retour. Quand son père l’a vu enfin, il a couru l’embrasser. Son cœur était ému de voir son fils dans ce triste état. Il ne le condamne pas. Il ne le rejette pas. Il festoie parce que son fils est revenu, sain et sauf, vivant. Son fils est de retour à la maison. Pour la première fois, le fils commence à comprendre ce qu’est la maison, ce qu’est l’amour de son père. Jésus veut que nous fassions nôtre cette parabole de l’amour du père. Jetons-nous dans ses bras et écoutons ses paroles.

Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, je me suis souvent éloigné de la maison du Père. Je l’ai souvent offensé. Tu m’as encouragé à revenir à plusieurs reprises. Tu m’as enseigné à faire confiance en son amour. Apprends-moi, Seigneur, à dire, "Père !"

Résolution
Je me préparerai très bien pour ma prochaine confession, plein de reconnaissance pour l’amour de Dieu.

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09:24 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

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