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18/03/2015

"Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père"

1. Jésus se révèle comme Fils du Père. « Après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs : ?  Père ... est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre.’ » De quelle autorité Jésus peut-il accomplir une action qui semble transgresser le repos du sabbat ? Quelles preuves avance-t-il pour prétendre que Dieu est son Père et pour se déclarer Fils ? Des preuves pour la « connaissance », voilà ce qu’exigent ses contestataires, même s’ils ne les recevront pas. Se nourrir au fruit de l’arbre « défendu », voilà ce à quoi mène la dialectique concoctée par notre incrédulité.
Pourtant, le drame de l’humanité est celui d’être orpheline du Père : tout ce que désirent nos cœurs est de retrouver le Père. Et voici que Jésus vient à la croisée de nos chemins nous rétablir dans cette filiation : si lui peut être Fils, nous aussi... La preuve : Jésus relève un paralysé, restaure la créature déchue. Il œuvre pour cette nouvelle création dans la piscine aux cinq colonnades, qui représentent les cinq livres de la Torah. Une preuve non pas pour « connaître », mais pour « renaître ».

2. La filiation de Jésus : « Le Fils ... fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ». Toute le libre agir de Jésus se réalise et s’épanouit dans l’imitation des œuvres du Père. C’est ainsi que le Père introduira le Fils à produire des œuvres encore plus grandes : « Vous serez dans l’étonnement ». Si la relation Père-Fils est tellement fluide et transparente, c’est parce qu’elle est animée par l’amour : « Le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait ». Quel exemple de confiance ! Vivement que ce genre de relation paternelle et filiale s’établisse dans tant de familles !
L’amour entre le Père et le Fils est tellement grand, que ce que veut le Père, le Fils le veut aussi, et vice-versa. C’est ainsi que Jésus peut intercéder en notre faveur. C’est pour cela que le Père ne juge personne, mais confie le jugement au Fils. Honorer Jésus, c’est honorer l’humanité que Jésus partage avec nous et la réconcilier avec le Père qui a le pouvoir de relever les morts, puisqu’il possède la vie en lui-même.

3. L’heure du jugement. Si la miséricorde du Père est sans fin, notre capacité de l’accueillir a ses limites : le temps. Le temps de cette vie s’écoule et aboutit dans la mort. Le temps de l’autre vie est celui de la plénitude qui ne s’écoule pas. C’est celui de l’éternel présent. L’écoute de la parole du Fils et la foi au Père qui l’a envoyé inscrit le passage de la mort à la vie dans l’existence chrétienne : l’homme sort des prisons de sa misère, vient des ténèbres de sa vie à la lumière, selon les promesses de Dieu par la bouche d’Isaïe.
La vie chrétienne nous ouvre sur une joie et l’expérience d’amour que nul ne saurait trouver dans le monde : « Une femme peut-elle oublier son petit enfant ? » Même si ce fût le cas (par exemple par une ?naissance sous x’), moi je ne t’oublierai pas. Le refus obstiné de cette promesse, comme l’expriment « les Juifs », soumet l’âme à une terrible « condamnation ». C’est pour en épargner le plus grand nombre possible que Jésus préférera être condamné à mourir en croix ; à nous de reconnaître jusqu’où va l’amour, de renaître à l’amour !

Dialogue avec le Christ

Jésus, divin maître, apprends-moi à être enfant de ton Père, Dieu notre créateur. Instruis-moi à l’école de sa sainte volonté et transforme mon cœur afin qu’il soit doux et humble comme le tien. Ainsi, avec toi, je veux grandir dans ma foi et mon amour et passer de la mort à la vie, et vivre avec joie ma vocation ici-bas, dans l’espérance de la béatitude éternelle. Je le bénis, ô mon Jésus, gloire et louange à toi et au Père dans ton Esprit. Amen.

Résolution
Aujourd’hui, je porterai dans ma prière mon père et le bénirai dans le silence au nom du Seigneur (cf. 4e commandement).

 

Catholique.org - Père Jaroslav de Lobkowicz, LC

20:18 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

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