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27/02/2015

"Pour entrer dans le royaume"

1. « On vous a dit ! ». Et si la mise en pratique de ce que tu enseignes allait provoquer une révolution dans mon monde intérieur ? Seigneur, tu veux vraiment que je me convertisse, que je change ma manière de voir et ma façon de considérer le monde et les personnes qui m’entourent ? Pour appliquer la justice en toute son ampleur, il faut ne pas faire à mon prochain ce que je ne voudrais pas qu’il me fasse à moi. Tu veux vraiment que je prenne ton enseignement au sérieux et que je ne fasse pas comme les scribes et les pharisiens, qui enseignaient la Loi de Moïse en cherchant toujours à l’interpréter, à la relativiser, pour la pratiquer « au minimum », ne pas faire ce qu’elle demandait et imposer ce qu’elle ne demandait pas. « N’allez pas faire comme eux ! ».

2. « Et moi je vous dis, tu ne tueras pas ! ». Je sais bien qu’il y a de nombreuses façons de nuire à son frère et que les conséquences de nos actes, de nos paroles, de nos pensées et même de nos omissions, peuvent être irréversibles. Il n’est pas rare que, sous prétexte « d’être drôle », le prochain soit prestement « habillé » et tourné en dérision, dans une totale indifférence de la blessure ou de l’humiliation qui le touche. Et que dire de nos ennemis ? Le pape François écrit dans Evangelii Gaudium « Le commandement de ne pas tuer’ pose une limite claire pour assurer la valeur de la vie humaine (...) aujourd’hui, nous devons dire non à une économie de l’exclusion, parce que c’est une économie qui tue ». Dans le même texte, il dit que « les disciples du Christ doivent être en première ligne pour la défense des victimes de la civilisation du déchet’ ». Et moi, alors ? Là où je suis, que puis-je faire dans ce monde qui va trop vite, qui m’impose un rythme insoutenable ?
« Tout homme en colère contre son frère ». ?Colère’ est peut être un bien grand mot, Seigneur ! La vraie colère conduit à la vengeance. Non, mais ma charité est mise à rude épreuve quand « mon frère » ne fait pas ce que je veux et, parce que je n’ai pas eu le temps de réfléchir calmement à la question, je perds le contrôle de mon imagination.
« Il en répondra au tribunal, il en répondra au Sanhédrin, il en répondra dans la géhenne de feu ». La progression est effrayante. Plus je manque de respect à la dignité de mon prochain, plus la culpabilité est lourde, plus la punition est importante : elle va de la justice du tribunal des hommes à la justice de Dieu, en passant par la justice de la Loi de Moïse. Seigneur, calme le vent et la tempête, nous périssons !

3. « Si ton frère a quelque chose contre toi, laisse-là ton offrande ». Tu ne peux pas partager l’amitié de Dieu si ton cœur est agité ou alourdi par un désaccord entre vous. Purifie d’abord ton cœur de tout ce qui l’encombre, de toutes tes méchancetés, même les « pas graves » : elles s’agitent en toi. Pour que le rayon du soleil puisse passer à travers la vitre sans être dévié, il faut que la vitre soit impeccable. Fais le premier pas, va vers ton frère et demande-lui pardon. Oui, Seigneur, la charité engendre la paix.

Dialogue avec le Christ
Le pape François nous a expliqué, au cours d’une homélie, que « nous chrétiens, nous ne sommes pas choisis pour de petites bricoles ». Oui, il faut toujours aller vers ce qui est grand et, ce qui est grand pour Dieu, c’est ce qui ne fait pas de bruit : « le bruit ne fait pas de bien et le bien ne fait pas de bruit ».

Résolution
Chercher, en chaque occasion, à maîtriser mon « monde intérieur » et me tourner vers le quotidien de ceux qui sont à côté de moi, pour les comprendre et les aider

 

Cécile Beaure d'Augères, consacrée de Regnum Christi - Catholique.org

17:20 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

20/02/2015

« CONVERTISSEZ-VOUS ET CROYEZ A LA BONNE NOUVELLE » (Marc 1, 15)

Le Carême, pour nous chrétiens catholiques, c’est ce temps de purification et de repentance, de justice et de vérité, de pardon et de miséricorde, d’amour et de paix… En ces 40 jours de marche vers ‘’la Terre promise’’, le Seigneur nous donne ce moment de jeûne et de prière, de partage et de pénitence, de pardon et de communion... En effet, le carême chrétien, en tant que période de préparation à la fête de Pâques, répond à ceci : nous permettre (à nous chrétiens) de renouveler la ferveur de notre propre engagement chrétien. Nous avons accepté cette Alliance Nouvelle avec Dieu, et donc nous devons aller jusqu’au bout pour notre rédemption individuelle. Et pendant ce temps de préparation à la fête de Pâques, l’Église nous propose donc ces moyens sacrificiels pour raviver la flamme de notre engagement chrétien : le jeûne, la prière et le partage.
Aussi, le Christ nous invite-t-il à nous joindre à sa «révolution», une révolution intérieure qui commence d’abord en chacun et chacune de nous. L’essentiel de ce processus de conversion est de nous attacher à la personne du Christ. Une fois ce lien établi, nous pouvons plus facilement lutter contre le mal. On connaît bien la «conversion» de saint Paul. Celui-ci n’était pas un grand pécheur, bien au contraire car, selon la loi juive, il était un homme irréprochable, mais il a adhéré à Jésus Christ, et cela a bouleversé sa vie. C’est pourquoi nous devons copier sur lui qui est un modèle parfait de notre engagement. Des raisons nous permettent de jeûner et de prier pour notre propre transformation : 
- quand Dieu n’est plus présent et qu’il est remplacé par nos veaux d’or, nos dogmes économiques, nos idoles de toutes sortes d’adorations…
- lorsque les conflits familiaux conduisent à la violence et à la haine;
- lorsque nous refusons le pardon à ceux et celles qui nous ont offensés.
- lorsque nous sommes sous l’influence de nos addictions de toutes sortes…
Nous jeûnons aussi pour retrouver la solidarité avec :
- la grande majorité des habitants de notre planète qui souffrent de sous-alimentation;
- des milliers et des milliers de personnes meurent de faim chaque jour à travers le monde;
- d’innombrables personnes qui ne peuvent se procurer les médicaments dont elles ont besoin;
- les millions d’habitants qui ont le virus du Sida;
- le nombre incalculable d’enfants, de femmes, de personnes âgées tués ou blessés par les guerres ;
- les millions de personnes âgées qui souffrent de solitude et de manque d’affection, etc.
- les enfants que l’on oblige à travailler comme des esclaves, 10 ou 12 heures par jour ;
- les enfants soldats qui se font massacrer pour maintenir au pouvoir des dictateurs sanguinaires, etc. 
- d’honnêtes et innocentes personnes qui sont kidnappées, enlevées, assassinées ou décapitées dans notre pays …
Il faudrait également être solidaire avec tous ceux et celles qui portent le fardeau de la souffrance, de la maladie, de l’injustice et de la discrimination, des agressions, des accidents… que nous avons oubliés ou dont on ne se souvient même pas.
Par ailleurs, le jeûne chrétien peut prendre plusieurs visages et plusieurs formes: 
- jeûne de nourriture... un peu tous les jours, ou deux ou trois fois par semaine;
- jeûne de télévision, de magasinage inutile, de dépenses extravagantes;
- jeûne de partage avec ceux et celles qui vivent dans la misère;
- jeûne de temps de nos loisirs (sport de tous genres, musiques…), ce qui nous permet de faire du bénévolat; etc.
Aimables frères et sœurs dans le Seigneur, c’est surtout pendant les périodes plus difficiles que notre jeûne peut nous aider à redimensionner nos priorités et nos objectifs de vie, à rencontrer Dieu. Car il est un moyen efficace pour nous aider à trouver une alternative aux valeurs de notre monde de consommation, de cupidité et d’injustice. L’argent que nous épargnons sur les loisirs, la nourriture, les parties de fêtes, le magasinage, le luxe, peut être partagé avec d’autres. Notre temps et nos talents peuvent venir en aide à ceux et celles qui sont dans le besoin : «Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait», dit Jésus ! (cf. Mt 25, 31-46).
Puisse Dieu en Jésus Christ nous assister et nous remplir de force spirituelle pour arriver ensemble à une merveilleuse et joyeuse Pâque, victoire indubitable de « Celui-qui-s’est-donné-en-sacrifice ».il faut toutefois demeurer dans la prière. Très bon Temps de Carême. Amen ! 
Dieu nous bénisse et nous garde.


Votre frère dans le Christ l’abbé CLAUDIN DAVID G

14:49 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

Le jeûne qui plaît au Seigneur

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Crie à pleine gorge ! Ne te retiens pas ! Que s’élève ta voix comme le cor ! Dénonce à mon peuple sa révolte, à la maison de Jacob ses péchés. Ils viennent me consulter jour après jour, ils veulent connaître mes chemins. Comme une nation qui pratiquerait la justice et n’abandonnerait pas le droit de son Dieu, ils me demandent des ordonnances justes, ils voudraient que Dieu soit proche :

«Quand nous jeûnons, pourquoi ne le vois-tu pas ? Quand nous faisons pénitence, pourquoi ne le sais-tu pas ? » Oui, mais le jour où vous jeûnez, vous savez bien faire vos affaires, et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous.

Votre jeûne se passe en disputes et querelles, en coups de poing sauvages. Ce n’est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd’hui que vous ferez entendre là-haut votre voix. Est-ce là le jeûne qui me plaît, un jour où l’homme se rabaisse ? S’agit-il de courber la tête comme un roseau, de coucher sur le sac et la cendre ? Appelles-tu cela un jeûne, un jour agréable au Seigneur ?

Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci : faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ? N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, accueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ? Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront vite. Devant toi marchera ta justice, et la gloire du Seigneur fermera la marche. Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. »

Isaïe 58,1-9a.

13:28 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |