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15/01/2015

Rencontrer Jésus, nous purifie

1. Le lépreux avant d’être guéri. La lèpre est une maladie infectieuse chronique qui touche les nerfs périphériques, la peau et les muqueuses, et provoque des infirmités sévères. Elle fut longtemps incurable et très mutilante. Au temps de Jésus, les lépreux étaient déclarés impurs et rejetés socialement, séparés des autres personnes pour éviter la propagation. Ce lépreux, comme tous les autres qui avaient aussi cette maladie, devait se sentir impur et indigne de Dieu. En plus de toutes les difficultés physiques de la maladie, la conséquence la plus dure devait être sa solitude.

2. Le Lépreux rencontre Jésus. Il a dû entendre parler de Jésus. Il savait que ce Maître avait la possibilité de guérir et il avait le désir de le rencontrer. L’Évangile nous dit que le lépreux : « vient à lui, le supplie et, s’agenouillant, lui dit : Si tu le veux, tu peux me purifier ». Le lépreux s’approche, le supplie, s’agenouille devant lui. Il est devant quelqu’un d’important, quelqu’un qui a une solution à son problème, quelqu’un qui peut lui rendre une vie normale. Il lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier ». Il a trouvé la bonne personne pour résoudre sa difficulté, mais il se montre humble et respectueux en suppliant Jésus avec confiance. Jésus se laisse approcher. Le passage de l’Évangile nous dit qu’« ému de compassion, il étendit la main, le toucha et lui dit : Je le veux, sois purifié ». C’est vrai que la lèpre a disparu, mais la guérison la plus profonde que cet homme avait expérimenté, c’était la guérison intérieure qui s’est produite grâce au regard de compassion de Jésus. Un regard qu’il n’avait pas expérimenté depuis qu’il avait été déclaré impur.

3. A partir de sa rencontre avec Jésus. Jésus lui demande de ne rien dire rien à personne, seulement au prêtre. Il l’invite également à offrir la purification que prescrit la loi de Moïse. Mais le lépreux ne peut pas se taire. Il a découvert une personne qui l’a regardé avec amour et qui l’a guéri, non seulement de sa maladie, mais aussi dans son cœur. Il est sorti en proclamant la bonne nouvelle de sa rencontre avec Jésus et de sa guérison. Il a dû le faire avec une telle force et une telle crédibilité qu’après cela, Jésus ne pouvait plus entrer dans la ville ! Les personnes allaient alors à sa rencontre à l’extérieur de la ville.

Dialogue avec le Christ
Jésus, moi aussi j’ai besoin de purification, mais surtout, j’ai besoin de sentir ton regard ému de compassion se poser sur moi. Tu me connais, tu sais bien ce qu’il y a dans mon cœur, mes faiblesses, mes blessures. Mais tu m’aimes toujours et tu me donnes de toujours revenir à toi continuellement. Donne-moi la foi, l’humilité et la confiance de ce lépreux qui est venu devant toi et une fois guéri, donne-moi la force pour t’annoncer à toutes les personnes que tu mets sur mon chemin.
 
Résolution
Partager avec quelqu’un une grâce que j’ai reçue de Dieu dernièrement.
 
Eugenia Alvarez, consacrée de Regnum Christi - Catholique.org

18:43 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

14/01/2015

« Tout le monde te cherche »

1. « Aussitôt sortis de la Synagogue ». Le soir, après le Sabbat, tu reviens à « la maison », de Pierre et André. Ils te disent que la belle-mère de Pierre est alitée avec la fièvre. Tu viens à elle et tu la prends par la main. Sa fièvre et sa faiblesse la quittent immédiatement. Tu as pouvoir sur toute forme de faiblesse. Ensuite, tu reçois une grande quantité de personnes atteintes d’un mal ou possédées par un démon. Tu veux venir en aide et soulager tous ceux qui souffrent, mais il faut qu’ils soient consentants Tu veux respecter notre liberté et tu ne fais rien sans que notre cœur soit prêt à te recevoir. Alors, tu chasses les démons et les esprits mauvais, tu agis sur tout ce qui nous affaibli. Tu donnes gratuitement, tu es venu pour servir et non pour être servi.

2. « Jésus partit au désert pour prier ». Au milieu de l’agitation du monde, tu veux continuer à parler à ton Père, à celui qui habite en toi par l’Esprit qui vous unit de toute éternité. Ton Incarnation n’a pas changé tes relations avec le Père et tu ne fais rien qu’il ne te dise de faire. Tu as été envoyé dans le monde et tu veux nous envoyer nous aussi. Tu sais combien nous avons besoin de toi. Tu sais que sans la prière, nous ne pouvons manifester ni notre disposition à te suivre, ni notre désir de témoigner de toi et d’annoncer le dessein éternel du Père, qui est que tous les hommes soient sauvés et trouvent grâce devant toi. Tu nous donnes l’exemple pour que nous fassions ce que tu fais. Tu nous apprends à prier en vérité en recherchant la solitude et le silence, pour établir un véritable dialogue avec toi.

3. « Allons ailleurs pour annoncer l’Évangile ». Seigneur, tout le monde te cherche. Tout le monde veut être guéri, tout le monde veut recevoir gratuitement. Seigneur, pourquoi ne restes-tu pas près de ceux qui attendent de te rencontrer ? Tout le monde te cherche mais tu sais que d’autres aussi te cherchent et tu n’as pas encore pu les rejoindre. Ils sont à toi, et tu me les as donnés. Père Saint, il ne faut pas qu’un seul de ces petits ne se perde. Ceux que tu laisses recevront quand même ta grâce, parce que tu vois leur désir et leur soif, leur présence devant toi est le meilleur des témoignages : même si l’Évangile n’en parle pas, ils seront guéris. Ceux qui ne t’ont encore ni vu ni entendu, ont besoin de toi aujourd’hui même ! Il faut que tu leur communiques ta vie. C’est de la plus haute importance : « Une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie » écrivait Malraux, un auteur français contemporain perdu dans sa mécréance mais inconsciemment très près de la vérité, me semble-t-il : et c’est vers eux que tu nous demandes d’aller.

Dialogue avec le Christ
Oui, Seigneur, je te demande de me donner la force dont j’ai besoin pour laisser l’Esprit Saint parler à ma place, sans vouloir me mettre au premier rang. C’est toi et ton Évangile qu’il faut annoncer.
 
Résolution
Je témoignerai de toi en me faisant tout petit : tu n’as surtout pas besoin de ma « grandeur » pour toucher les cœurs.

Cécile Beaure d'Augères, consacrée de Regnum Christi - Catholique.org

21:31 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

05/01/2015

« Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche »

Jean-Baptiste est arrêté ; prudemment, Jésus quitte la Judée et se retire en Galilée. Le Précurseur disparaît de la scène, Jésus commence son ministère. Son message semble mot pour mot identique à celui du Baptiste : « Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche ».
Pourtant, à y regarder de plus près, des différences importantes apparaissent. D’abord le ton : Jean-Baptiste « criait », Jésus « proclame » ; la voix de Jean-Baptiste résonnait dans le désert, celle de Jésus rejoint les habitants de Capharnaüm, au bord du lac de Galilée ; les foules venaient à Jean, Jésus parcourt toute la Galilée portant aux hommes la Bonne Nouvelle dans leurs villages, leurs synagogues, leurs maisons ; Jean s’adressait en priorité et quasi exclusivement aux juifs, Jésus choisit de sillonner une région en bordure des terres païennes, accueillant et guérissant des étrangers, les acceptant même parmi ceux qui le suivent ; Jean exhortait à se préparer à la venue d’un autre et à son action, Jésus annonce la proximité du Royaume et révèle par ses œuvres de puissance qu’il est advenu en sa Personne.
Curieusement en effet, Jésus proclame que « le Royaume de Dieu s’est approché » ; c’est donc qu’il n’était pas loin ; certains traducteurs proposent même : « le Royaume de Dieu fait retour », c'est-à-dire qu’il revient d’où il s’était retiré. Allusion à la gloire de Dieu qui, après avoir quitté le Temple de l’humanité suite au péché, redescend sur elle en la Personne du Verbe fait chair ?
Quoi qu’il en soit, le mot d’ordre est celui de la conversion. Mais celle-ci n’est plus précisée en termes de baptême, de confession des péchés et autres activités préparatoires. L’invitation s’adresse à tous les hommes - aux Juifs d’abord, mais aussi aux païens - et consiste essentiellement à se tourner vers celui qui est venu inaugurer les Derniers Temps, comme en témoignent les miracles qu’il accomplit.
Nous pressentons l’aspect déconcertant d’un tel message pour les lecteurs issus du judaïsme auxquels s’adresse le premier Évangile : l’Envoyé, le Messie pourrait-il sillonner une terre impure pour y répandre sa doctrine ? Guérir indifféremment des fils d’Israël et des étrangers ? S’entourer de disciples venant du paganisme ? Conscient de ce bouleversement des attentes traditionnelles, Matthieu s’empresse de citer un passage universaliste du prophète Isaïe : c’est bien sur « le peuple habitant dans les ténèbres, à l’ombre de la mort », que le Seigneur veut faire « apparaître une grande lumière » ; c’est aux habitants de la terre de « Galilée, carrefour des païens, au-delà du Jourdain », c'est-à-dire en-dehors du périmètre sacré de la Terre Sainte, qu’il veut faire lever son jour.
L’énumération de la provenance de la foule qui suit le Seigneur a de quoi surprendre : juifs et païens se pressent sans discrimination autour du Maître, qui réalise déjà par sa simple présence, une anticipation du miracle de la Pentecôte. Par deux fois, saint Matthieu insiste pour dire que Jésus non seulement « enseignait », mais qu’il « guérissait » également « toute maladie et toute infirmité » ; « tous ceux qui souffraient, atteints de tourments de toutes sortes : possédés, épileptiques, paralysés ». Ces miracles apparaissent comme une prédication en acte de la « Bonne Nouvelle du Royaume », où non seulement il n’y aura plus « ni juifs ni grecs » (cf. Ga 3, 28), mais où Dieu lui-même essuiera toutes larmes des visages (cf. Ap 21, 4).
En Jésus, le Royaume s’est définitivement approché de nous ; il trahit sa présence dans l’œuvre de réconciliation universelle que seul l’Esprit peut accomplir, et par les œuvres de puissance qui témoignent de l’irruption de la création nouvelle. La conversion à laquelle nous sommes invités consiste seulement à sortir « du pays de l’ombre et de la mort », pour entrer par la foi dans « la Cité sainte, la Jérusalem céleste, la demeure de Dieu avec les hommes, où la mort n’existe plus » ( Ap 21, 2.4). Elle consiste à renoncer aux ténèbres et à choisir la lumière de la vie véritable, qui est en Jésus Christ Notre-Seigneur. Le premier pas consiste à renoncer aux idoles que nous avons construites à partir des suggestions de « l’esprit de l’erreur » (1ère lect.), pour nous tourner vers celui qui seul peut nous parler en vérité de Dieu et nous y conduire. Le discernement le voici : « Tout inspiré qui proclame que Jésus-Christ est venu parmi nous dans la chair, celui-là appartient à Dieu. Tout inspiré qui refuse de proclamer Jésus, celui-là n’appartient pas à Dieu. C’est ainsi que nous discernons l’Esprit de la vérité et l’esprit de l’erreur » (1ère lect.). Voilà un critère fort simple, mais ô combien utile de nos jours pour faire un tri parmi les multiples propositions « spirituelles » qui nous sont faites !

« Seigneur nous t’en prions, éclaire nos cœurs de ta lumière souveraine : nous pourrons alors discerner les pièges des “faux prophètes qui se sont répandus dans le monde” (1ère lect.) et qui tentent de nous séparer de toi. Envoie encore sur nous ton Esprit Saint, en qui nous “trouverons la force d’avancer dans un monde obscur pour atteindre le pays du jour sans déclin” (Or. ouv.) ».

Père Joseph-Marie - Homélie.fr

19:31 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |