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26/10/2013

"Dieu nous invite à nous convertir"

1. Pilate venait de mettre à mort des Galiléens qui avaient pris des armes contre l’occupation romaine. Dix-huit personnes sont mortes dans la chute de la tour de Siloé. Ces événements tragiques avaient bien évidement marqué les esprits et beaucoup de gens se demandaient si ce n’était pas une punition de la part de Dieu pour les péchés de ces victimes. Nous pensons souvent à la conversion du cœur de notre prochain. Nous voudrions qu’ils changent leur façon d’être, de penser, de vivre. Nous passons vite au jugement. Même si nous avons objectivement raison, le Seigneur nous fait comprendre que l’appel à la conversion est pour tous et que nous ne devons pas oublier que nous sommes, nous-même, les premiers concernés. Changer l’autre est souvent au-delà de nos possibilités mais changer soi-même est toujours à notre portée avec l’aide de la grâce de Dieu. Il y a des choses dans l’autres que je n’arriverai peut être jamais à changer. Demandons au Seigneur le courage et la sérénité de l’accepter et la confiance pour remettre la conversion de notre prochain entre ses mains. Demandons lui aussi de changer notre cœur. En tournant notre cœur d’avantage vers le Seigneur nous donnerons peut être envie aux autres à faire de même dans leur vie.

2. Dans la parabole du figuier stérile, le Seigneur nous invite à la patience et à la persévérance dans nos efforts pour convertir notre cœur. Nous pouvons souvent nous décourager en constatant le peu de fruit ou de progrès dans notre cheminement de foi. Nous sommes parfois comme ce maître de la vigne qui a envie de tout couper. Cette attitude ne vient pas du Seigneur mais de notre orgueil blessé, d’une lassitude malsaine, ou même du démon qui souhaite mettre fin à notre cheminement dans la foi. L’attitude de Jésus envers nous est comme celui du vigneron. Il pose sur nous un regard plein de miséricorde, d’espérance et de confiance. La conversion du cœur est une œuvre qui s’étend sur toute une vie. Le Seigneur est toujours prêt à renouveler son pardon dans notre vie et à nous donner sa grâce pour nous permettre un nouveau départ. Est-ce que je donne l’occasion au Seigneur de mettre le doux parfum de son pardon et de sa miséricorde en participant régulièrement au sacrement de la Réconciliation ? Est-ce que je nourris mon âme de sa Parole et de sa présence dans la prière et l’Eucharistie ? Comme nous dit St Paul dans sa lettre, « Je peux tout supporter avec celui qui me donne la force. » (Phil 4, 13)

Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus me voici humble et petit devant toi. Tu m’appelles à la conversion du cœur. Faite que mon cœur soit chaque jour d’avantage à toi et fidèle à ta volonté. Viens changer en moi tout ce qui m’éloigne de ton amour et de mon prochain. Si mon cœur se laisse emporter par la lassitude, l’impatience ou le découragement viens rallumer en mon âme le feu de ton espérance. Marie, Mère de l’Espérance, toi qui n’a jamais abandonné la foi en ton Fils en dépit des difficultés et cela jusqu'au pied de la Croix, prie pour moi, pauvres pécheurs. Remplis mon cœur de ton espérance.

Résolution
En ce mois dédié à Notre Dame du Rosaire je prierai à ma Mère du Ciel un chapelet pour la conversion de mon cœur et des âmes qui me sont confiées

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12:03 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

19/10/2013

"S’en remettre au Christ"

1. La vie chrétienne n’est pas une pratique artificielle de commandements ou de normes. Elle est une vie nouvelle qui nous est donnée, symbolisée par un vêtement blanc : vie de foi, d’amour, d’espérance. Celui qui est profondément identifié avec le Christ et avec l’Évangile se trouvera bien à l’aise avec sa foi, y compris dans les désagréments de persécutions sournoises ou explicites.
Il n’est pas rare que, dans une civilisation qui se veut enracinée dans la philosophie des lumières, comme hélas le prétendent les dirigeants actuels du monde occidental, la « laïcité », réservée à l’Etat, s’impose à toute la société. La pluralité garantie par la liberté religieuse se transforme alors en uniformité de pensée, où la religion, et en particulier le christianisme, devient un obstacle et un tabou : impossible d’en parler au travail, à l’école... Laïcité totalitaire, à caractère religieux. Celui qui croit vraiment au Christ n’a pas honte de sa foi. Qu’il n’hésite pas à porter une croix, à tenir un évangile à proximité, à prendre discrètement des moments de prière.

2. Lorsqu’on s’en remet au Christ pour établir les bases de sa vie, l’orienter, fonder ses convictions et ses comportements, le Christ fait transcender la vie, de l’état naturel à l’état surnaturel, et nous fait répondre - bien plus, il répond pour nous - devant Dieu notre créateur. Quel meilleur avocat, quel meilleur intercesseur que le Roi de Miséricorde, le Fils de Dieu, Jésus notre sauveur.
Par contre, celui qui a peur des hommes, se montre sujet du dieu qu’incarnerait la Société, alors que cette divinité n’est qu’un produit de l’abstraction humaine : les superstitions de la « volonté générale » ou de « ce qui est en vogue » n’ont rien de personnel et de valorisant. Ces concepts sont le commun dénominateur collectif, distillé par tout ce qu’il y a d’individuel et d’existentiel : voilà le péché contre l’Esprit Saint de notre époque « des lumières ». Dieu ne nous traite pas en collectif, comme on traite des vaches en étable. Il nous est un Père, par Jésus notre Sauveur, dans l’Esprit qui nous unit en son Église.

3. L’évangile, médité et souffert, devient non seulement un vêtement « blanc » extérieur, mais une nouvelle « peau », une façon d’être et de penser. C’est l’esprit qui souffle et qui parle en nous : voilà ce que le Christ nous appelle à croire et à vivre. La foi nous rend justes, nous dit saint Paul dans sa lettre aux Romains (cf. Romains 4, 16-18), car la foi n’est pas uniquement une connaissance qui informe notre intelligence, mais une lumière, un feu qui conforme notre pratique.
Comment passer de la connaissance (« le christianisme dit que » au même titre que le bouddhisme dit autre chose) à la conviction de foi ? Comment Jésus, Fils de Dieu, devient il réellement mon Sauveur ? La véritable foi est un don de l’Esprit Saint, qui est à demander et à cultiver.

Dialogue avec le Christ
« Seigneur donne-nous ton Esprit, pour bâtir ton royaume » ; Fils de l'homme et Fils de Dieu, intercède pour nous auprès du Père. Conduis-moi par ton Esprit vers le Père. Je veux rendre témoignage de toi autour de moi ; éclaire-moi, afin que ce soit toi qui parles par ma présence et que ma parole, ou mon comportement, ne soit pas un obstacle.

Résolution
Rayonner de sérénité et d'enthousiasme d'une vie fondée sur la foi.

Catholique.org

14:28 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |