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31/07/2013

"Préférer l'Évangile à tous les trésors du monde"

Les deux paraboles du trésor et de la perle enseignent la même chose : qu'il faut préférer l'Évangile à tous les trésors du monde... Mais il y a quelque chose de plus méritoire encore : il faut le préférer avec plaisir, avec joie et sans hésiter. Ne l'oublions jamais : renoncer à tout pour suivre Dieu, c'est gagner plutôt que perdre. La prédication de l'Évangile est cachée dans ce monde comme un trésor caché, un trésor inestimable.

Pour se procurer ce trésor..., deux conditions sont nécessaires : le renoncement aux biens de ce monde et un courage solide. Il s'agit, en effet, « d'un négociant en recherche de perles fines qui, en ayant trouvé une de grand prix, s'en va vendre tout ce qu'il possède pour l'acheter ». Cette perle unique, c'est la vérité, et la vérité est une, elle ne se divise pas. Possèdes-tu une perle ? Toi, tu connais ta richesse : elle est renfermée dans le creux de ta main ; tout le monde ignore ta fortune. Il en est de même avec l'Évangile : si tu l'embrasses avec foi, s'il reste enfermé dans ton cœur, quel trésor ! Toi seul en as la connaissance : les incroyants, qui ignorent sa nature et sa valeur, n'ont aucune idée de ta richesse incomparable.

Saint Jean Chrysostome - l'Evangile au quotidien

08:45 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

19/07/2013

"le Fils de l’homme est maître du sabbat"

1. Après avoir permis à ses disciples de glaner dans un champ pour manger à leur faim, un jour de sabbat, Jésus a droit aux reproches des Pharisiens, zélés protecteurs de la loi. Au moment où le décalogue avait été établi, dans le désert du Sinaï, Dieu donnait aux Hébreux l’aliment journalier, la manne venue du ciel, qu’ils pouvaient se procurer gratuitement dans les alentours du campement. Le jour du sabbat, il n’était pas permis d’aller à la quête de son pain, et, pour cette raison, Dieu avait pourvu en doublant la ration la veille. Ce que fait Jésus n’allait donc pas dans le sens de cette mesure.
Mais Jésus a un rapport avec les affaires de Dieu bien différent de celui des hommes, quelles que soient leurs fonctions, qu’ils soient « roi » (David), ou responsable d’un haut poste ou « prêtre » (Pharisien, Monseigneur, responsable laïc de la liturgie). Jésus est la Loi de Moïse et la Manne de Dieu en personne ; il est à la fois grand prêtre et offrande sacrée ; il est Temple et Sabbat en même temps.

2. Pour se défendre, Jésus emploie deux exemples : ce que fit David avec les pains d’offrande au sanctuaire et l’office du grand prêtre le jour du sabbat : les deux, espace et temps, étant sacrés. Au temps de David, les pains faisaient mémoire du don de la manne, auquel seul le prêtre a accès. Le jour du sabbat, nul n’a le droit de travailler ; or le prêtre travaille comme en « haute saison ». Et pourtant, ni l’un ni l’autre n’a fait autre chose que suivre l’appel de Dieu en ce moment déterminé - c’est exactement ce que fait Jésus, ce qui le mène à déclarer :« il y a ici plus grand que le Temple », « c’est la miséricorde que je désire, non le sacrifice » et « le Fils de l’homme est maître du sabbat ».
La véritable piété et la véritable « crainte », comme don de l’Esprit, se réalisent dans l’accomplissement de la volonté de Dieu et dans l’attention à éviter tout ce qui pourrait nous séparer de lui.

3. Loin de banaliser le sacré, le temple ou la loi, Jésus veut désacraliser l’institution humaine, dont des hommes tendent à s’auto-proclamer garants avec une prérogative divine. Il appelle l’homme à la sainteté, qui se réalise dans la communion à la volonté de Dieu. Cette volonté, à son tour, se révèle plus dans les exigences de la loi morale (naturelle et révélée) que dans la loi positive.
Adorer Dieu en esprit et en vérité est une attitude qui ne peut pas se soustraire au temps et à l’espace sacrés, si elle veut rester ancrée dans la vérité ; elle s’attache bien plus à Dieu, en la personne de Jésus, qu’elle découvre dans les institutions sacrées. Mais les rites sacrés doivent aller au-delà des limites du signe, s’ils ne veulent pas rester stériles. Ils sont aboutissement et point de départ de la sanctification de la vie quotidienne.

Dialogue avec le Christ
Je te rends grâce Seigneur, d'avoir écouté ma prière, de me conduire jour après jour sur le chemin que tu nous as montré. Sois mon compagnon de route et que tu sois, en moi, compagnon de ceux que je côtoie, toi, le vivant, pour les siècles des siècles. Amen.

Résolution
Je rendrai un service sans chercher mon propre intérêt.

Catholique.org

12:32 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

18/07/2013

"Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos"

1. Lorsque je suis triste ou préoccupé, où est-ce que je cherche le réconfort ? Lorsque je suis affligé, où est-ce que je cherche la consolation ? Lorsque j’ai d’importantes décisions à prendre ou que je suis dans le doute, où est-ce que je cherche conseil ? Est-ce que je lance un appel à tous mes contacts sur Facebook ? Est-ce que j’ouvre mon âme au médecin ou au patron du bistro ? Est-ce que je m’enfouis dans le monde du film et des jeux vidéo ?
Jésus propose une option radicalement différente : « Venez à moi ». Laisser, dans un premier temps les créatures de côté et trouver notre Créateur, nous introduit dans une nouvelle dimension de la vie, de ses défis ou soucis : prendre du recul, éclairer dans la perspective de l’éternité notre ordre temporel, l’esprit libre pour se ressaisir et trouver une paix, une confiance, une raison.
Allons vers lui ! Il nous indiquera les décisions à prendre, l’attitude à tenir, le chemin à emprunter. Il ne chemine pas à notre place, mais il nous a frayé le chemin. Allons à lui pour trouver ce chemin.

2. « Devenez mes disciples »
Comment faire pour que le fardeau que la vie nous présente puisse être supportable ? Le monde nous propose des techniques de soulagement et de bien-être. Les voyages, les parcs d’attraction, les soirées de gala, les clubs de yoga, veulent nous procurer une consolation bien utile - nul doute. Mais est-ce la vraie solution ?
Le problème du soulagement « événementiel » est qu’il ne s’applique que sur la partie sensible et socio-affective. Mais il ne règle pas le problème du mal être radical, qui est conséquence du mal dans le monde et du péché personnel. Innocence et culpabilité se mélangent subtilement ; de bonnes actions peuvent être entachées par des ambitions dissimulées. Et puisque, plongés dans notre subjectivité, nous avons tant de mal à avoir le recul sur nous-mêmes - nul n’est bon juge de sa propre cause - Jésus nous propose de le suivre, pour apprendre de lui à être son vrai disciple, humble et charitable.

3. « Mon joug est facile à porter, et mon fardeau léger. »
Faut-il attendre le malheur pour se tourner vers Jésus ? L’invitation de Jésus ressemble à la remarque qu’il faisait à la Samaritaine. « Si tu savais le don de Dieu, c’est toi qui m’aurais demandé, et je t’aurais donné l’eau vive ». Notre âme ressemble à la Samaritaine : rebelle contre Dieu, elle a commis « l’adultère » en préférant le monde et le péché à Dieu, avec les promesses du monde et avec le péché. Pas uniquement le gros péché qui alerte la conscience et que l’on dénonce, mais encore le petit péché de tous les jours, que l’on excuse si facilement.
Tandis qu’on s’embourbe avec notre fardeau sur lequel pèse notre péché, le Christ nous propose un fardeau qu’il a déjà porté. Nous n’en recevons qu’une toute petite part. Il revient à nous de lui faire confiance et de l’accepter.

4. « Car je suis doux et humble de cœur. »
Combien de fois nous nous écartons de l’école du Cœur de Jésus ! Ses tentatives de faire fructifier son amour en nous, échouent dans la mesure où nous manquons de confiance et où nous nous plaignons. Lorsqu’on se plaît à se lamenter, on laisse rentrer l’amertume dans la vie ; et pis encore, on cherche à se justifier. Cela relève de l’orgueil et de l’endurcissement.
La matière principale de l’école du Cœur de Jésus est celle de la douceur et de l’humilité, qui s’expriment dans la simplicité des relations (comprendre et excuser l’autre, demander pardon) et dans l’attention aimante à son égard et envers ce qu’il aime.

Dialogue avec le Christ
Jésus, Maître et Seigneur, doux et humble de cœur, j'ai confiance en toi. Illumine en ce jour mon âme de l'éclat de ta Parole et de ton amour. Je veux rester auprès de toi, là où le devoir m'appelle, pour rendre gloire au Père. Ne permets pas que je me sépare de toi. Amen.

Résolution
Je ferai une visite au Saint Sacrement dans une église.

Catholique.org

12:00 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

16/07/2013

le Vatican réforme son code pénal

« A notre époque, le bien commun est toujours plus menacé par la criminalité internationale et organisée, par l’utilisation impropre du marché et de l’économie, par le terrorisme. Il est donc nécessaire que la communauté internationale adopte des instruments juridiques qui permettent de prévenir et de lutter contre la criminalité, en favorisant la coopération judiciaire internationale en matière pénale ». Voici l’incipit de la lettre apostolique du pape François rendue publique jeudi 11 juillet 2013. Le pape peaufine avec ce décret la réforme entamée par Benoît XVI avec les lois décidées fin 2010 pour doter le Saint-Siège d’instruments pour prévenir et lutter contre la criminalité, en favorisant la coopération judiciaire internationale notamment en matière de recyclage et de terrorisme. Le Pape a publié un Motu Proprio, un décret, pour dépoussiérer les lois du plus petit Etat au monde en matière pénale et les ajuster aux standarts internationaux en matière financière et aux conventions internationales, ratifiées par le Vatican ; conventions sur les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité ou sur les droits de l’enfant. Le compte-rendu de Marie Duhamel « Commerce, prostitution, enrôlement, violence sexuelle, pédopornographie, détention de matériel pédopornographique ». C’est la première fois que ces mots apparaissent dans le code pénal du Vatican et pour cause, le système pénal de l’Etat de la cité du Vatican date de 1929 et des accord du Latran. Il est basé sur celui du Royaume d’Italie qui remonte lui à 1889. Avec ce Motu proprio, le pape définit donc les crimes commis contre les mineurs, mais ce n’est pas tout, il introduit le délit de torture, des formes criminelles relatives aux crimes contre l’humanité, tel le génocide ou l’apartheid. Apparait la notion de « procès juste » qui suppose, précise un communiqué, le droit de se défendre ou la présomption d’innocence. Le pape a aussi décidé de supprimer la prison à perpétuité, la substituant à une peine allant de 30 à 35 ans de réclusion. Les nouvelles lois permettent également l'extradition de ceux qui, accusés ou condamnés pour des délits liés au terrorisme à l'étranger, se seraient éventuellement réfugiés dans l'Etat du Vatican. Outre les personnes physiques, les personnes juridiques pourront être jugées Ces nouvelles lois s’appliquent à tous les citoyens, employés du Vatican, membres de la Curie romaine, mais aussi du Saint-Siège travaillant même à l’étranger comme dans les nonciatures. Le juge de l’Etat de la Cité du Vatican pourra poursuivre outre les personnes physiques, les personnes juridiques. Une institution Vaticane pourra donc être jugée et sanctionnée si elle profitent d'activités criminelles commises par son organe ou ses salariés. Enfin un an après Vatileaks, le pape redéfinit le délit de divulgation d’information confidentiel. Soulignons que ces lois rentreront en vigueur le 1er septembre prochain. Elle ne seront pas rétroactives. Soulignons que d'autres normes sont prévues pour adapter encore plus la législation du Vatican aux recommandations de Moneyval pour la prévention et la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Ci-dessous, Mgr Dominique Mamberti, le Secrétaire pour les Relations avec les Etats, présente ce Motu Proprio Les lois approuvées hier par la Commission pontificale pour l’Etat de la Cité du Vatican constituent une intervention normative de large portée, nécessaire en raison du service que cet Etat, particulier et unique en son genre, est appelé à accomplir au bénéfice du Siège apostolique. La finalité originelle et fondamentale du Vatican, consistant à garantir la liberté d’exercice du ministère pétrinien, requiert en effet un réajustement institutionnel faisant davantage abstraction de son exiguïté territoriale pour revêtir une complexité qui, par certains traits, est semblable à celle des états contemporains. Né avec les Accords du Latran de 1929, l’Etat adopta en bloc le système juridique, civile et pénal du Royaume d’Italie, convaincu que cette dotation était suffisante pour régler les rapports de droit commun à l’intérieur d’un Etat dont la raison d’être réside dans le support de la mission spirituelle du Successeur de Pierre. Le système pénal originel, constitué du code pénal italien du 30 juin 1889 et du code de procédure pénale italien du 27 février 1913 (entrés en vigueur le 7 juin 1929) n’a ensuite connu que des modifications marginales. La nouvelle loi sur les sources du droit (N. LXXI, du 1 octobre 2008) a même confirmé la législation pénale de 1929 bien qu’en attente d’une redéfinition complète de la discipline. Bien que ne réformant pas en profondeur le système pénal du Vatican, les récentes lois le révisent par certains aspects et le complètent par d’autres, pour répondre à une pluralité d’exigences. Ces lois poursuivent et développent, d’une part, l’ajustement du système juridique du Vatican aux paramètres internationaux, en continuité avec l’action entreprise par Benoît XVI à partir de 2010, en vue de la prévention et de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Dans cette perspective, il a notamment été prévu de réaliser les propositions de la Convention des Nations-Unies de 2000 contre la criminalité organisée transnationale, celles de la Convention des Nations-Unies de 1988 contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes, celles de la Convention internationale de 1999 pour la répression du financement du terrorisme, ainsi que d’autres conventions qui définissent et caractérisent les pratiques terroristes. D’autre part, les nouvelles lois introduisent d’autres délits criminels mentionnés dans diverses conventions internationales déjà ratifiées par le Saint-Siège et qui sont désormais aussi mises en application dans le système interne. On peut mentionner parmi celles-ci la convention de 1984 contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, la Convention internationale de 1965 sur l’élimination de toute forme de discrimination raciale, la Convention de 1989 sur les droits de l’enfant et ses protocoles facultatifs de 2000, les conventions de Genève de 1949 contre les crimes de guerre, etc. Un titre à part a été consacré aux délits contre l’humanité, parmi lesquels le génocide et les autres crimes prévus par le droit international coutumier, sur l’exemple des dispositions du statut de Rome de la Cour pénale internationale de 1998. D’un point de vue substantiel, enfin, on peut encore souligner la révision des délits contre l’administration publique, dans la ligne des prévisions contenues dans la Convention des Nations-Unies de 2003 contre la corruption, de même que l’abolition de la peine de prison à perpétuité, remplacée par la peine de réclusion criminelle de 30 à 35 ans. Malgré l’incontestable nouveauté de nombreuses normes incriminantes contenues dans ces lois, il ne serait toutefois pas correct de penser que les conduites sanctionnées par elles étaient auparavant pénalement licites. Celles-ci étaient en effet punies de la même façon, sur le fondement de crimes plus génériques et larges. Cependant, l’introduction de nouvelles dispositions revient à identifier de façon plus certaine et plus précise les faits incriminés, répondant ainsi aux paramètres internationaux par une adéquation des sanctions à la gravité spécifique des faits. Certaines nouvelles formes criminelles introduites (on pense aux délits contre la sécurité de la navigation maritime ou aérienne ou contre la sécurité des aéroports ou des plateformes fixes) pourraient aussi apparaître excessives vu la réalité géographique de l’Etat de la Cité du Vatican. De telles dispositions remplissent cependant, d’une part, la fonction de respecter les paramètres internationaux établis en matière de lutte contre le terrorisme, et, d’autre part, sont nécessaires, par respect de la condition de la double punibilité”, afin de permettre l’extradition de ceux qui, accusés ou condamnés pour de tels délits commis à l’étranger, se seraient éventuellement réfugiés dans l’Etat de la Cité du Vatican. La “Responsabilité administrative des personnes juridiques découlant de crime” (art. 46-51de la loi apportant des normes complémentaires en matière pénale) mérite une attention particulière car elle introduit des sanctions à la charge des personnes juridiques impliquées dans des activités criminelles, selon la tendance normative aujourd’hui courante dans le domaine international. A ce propos, on est parvenu à concilier le traditionnel adage, observé aussi dans le système canonique, selon lequel Societas Puniri Non Potest avec l’exigence, toujours plus perceptible dans le domaine international, d’établir des sanctions adéquates et dissuasives à charge également des personnes juridiques qui tirent profit de la commission de délits. La solution adoptée a donc été d’établir la responsabilité administrative des personnes juridiques, dans les hypothèses bien entendu où l’on peut démontrer que le délit a été commis dans l’intérêt ou à l’avantage de la personne juridique même. D’importantes modifications sont aussi introduites en matière de procédure. On peut mentionner parmi elles: la mise à jour de la confiscation développée par l’introduction de la mesure du blocage préventif des biens (gel des biens); l’énonciation explicite des principes du juste procès dans un délai raisonnable et de la présomption d’innocence du prévenu; la reformulation de la norme relative à la coopération judiciaire internationale avec l’adoption de mesures établies par les conventions internationales plus récentes. Du point de vue de la technique normative, la pluralité des sources à disposition des experts a été organisée par leur combinaison dans un ensemble législatif harmonieux et cohérent qui, dans le cadre du magistère de l’Eglise et de la tradition juridico-canonique, est considérable. Comme source principale du droit du Vatican (art.1, al. 1, Loi n. LXXI sur les sources du droit, du 1 octobre 2008), elle tient compte également des normes établies par les conventions internationales et par la tradition juridique italienne auquel le système du Vatican a toujours fait référence. Afin de mieux organiser et discipliner une intervention normative aux contenus si larges, deux lois distinctes ont donc été rédigées. Dans l’une, ont été rassemblées toutes les normes portant modifications du code pénal et du code de procédure pénale, dans l’autre, ont été insérées les normes dont les caractéristiques ne permettaient pas leur placement homogène à l’intérieur de la structure du code et qui ont donc été placées dans une loi pénale a latere, qui pour cette raison peut être considérée comme complémentaire. La réforme pénale exposée jusqu’ici est enfin complétée par l’adoption par le Pape François d’un Motu Proprio particulier, daté d’hier lui aussi, qui étend la portée des normes contenues dans ces lois pénales aux membres, officiels et employés des différents organismes de la Curie Romaine, des institutions qui lui sont liées, des administrations dépendant du Saint-Siège et des personnes juridiques canoniques, ainsi qu’aux légats pontificaux et au personnel diplomatique du Saint-Siège. Cette extension a pour but de rendre passible de poursuite les crimes et délits prévus dans ces lois par les organismes judiciaires de l’Etat de la Cité du Vatican, même dans le cas où l’infraction a été commise en dehors des frontières de l’Etat. Parmi les lois adoptées hier par la Commission pontificale pour l’Etat de la Cité du Vatican, se trouve la loi sur les normes générales en matière de sanctions administratives. Cette loi avait déjà été imaginée par l’art. 7 al. 4 de la Loi sur les sources du droit N. LXXI, du 1 octobre 2008, et porte sur la discipline générale et de principe pour l’application de sanctions administratives. L’opportunité d’une telle discipline était évoquée depuis longtemps, en raison aussi de l’importance croissante du délit administratif, comme le Tertium Genus, intermédiaire entre l’infraction pénale et civile. Comme discipline de principe, il devra être fait référence aux dispositions de cette loi à chaque fois qu’une autre loi fixera l’application de sanctions administratives suite à une violation, sans précision d’ailleurs de la procédure de poursuite, de l’autorité compétente et des autres effets mineurs. Un des pivots du système introduit par la présente loi est constitué par le principe de légalité, selon lequel les sanctions administratives peuvent être appliquées seulement dans les cas prévus par la loi. La procédure est articulée en une phase de vérification et de contestation de l’infraction de la part des bureaux compétents, et une phase d’application de la sanction remise par voie générale à la compétence de la Présidence du Gouvernorat. Est enfin prévu le droit au recours et la compétence par matière du Juge unique, sauf en cas de sanctions les plus graves qui relèvent de la compétence du Tribunal. En conclusion de cette brève présentation, on peut observer combien les lois susmentionnées se distinguent non seulement par leur incontestable importance substantielle et systématique, mais aussi parce qu’elles constituent un autre pas significatif du législateur du Vatican vers une mise en ordre complète nécessaire du système pour assumer et promouvoir ce que la Communauté internationale propose de constructif et utile, en vue d’une plus grande coopération internationale et de la poursuite plus efficace du bien commun. Cet article a été publié dans l'édition du 12 juillet de l'Osservatore Romano.

Radio Vatican

16:56 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

Malédiction aux villes qui ne sont pas converties

1.Jésus s’étonne du manque de foi des gens chez qui il a accompli la plupart de ses miracles. Comment pouvaient-ils être témoins de guérisons, de résurrections, de multiplications des pains... et ne pas croire en Jésus ? « Malheureuse es-tu, Corazine ! » En écoutant ces paroles de Jésus, notre cœur frémit. Ne suis-je pas moi aussi le témoin de tant de prodiges de Dieu dans ma vie ? La beauté de la création, les personnes qui m’accompagnent, sa présence dans l’Eucharistie, son pardon dans la confession, les grâces qu’il m’envoie... Cependant mon cœur est souvent occupé à bien d’autres choses qu’à contempler l’action de Dieu dans ma vie. Nous nous dédions souvent à l’urgent du quotidien et perdons de vue l’important. Seules les âmes contemplatives savent prendre le temps de « méditer toutes ces choses dans leur cœur », comme la Vierge Marie.

2. « Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous, au jour du Jugement. » Tyr et Sidon sont deux villes maudites de l’Ancien Testament. Le prophète Ezéchiel avait dit au sujet de Tyr : « De nombreuses nations monteront contre Tyr, comme des flots pour attaquer la ville. La ville sera détruite et complètement rasée ». De fait la ville fut détruite par Nabuchodonosor après un siège de 13 ans (585-573 avant J.-C.). Certaines personnes qui vivent plus d’épreuves que de miracles sont parfois, cependant, plus proches de Dieu. C’est souvent au fond de notre misère que nous découvrons l’amour de Dieu, la souffrance peut devenir une école pour apprendre à redécouvrir ces merveilles de notre vie, que nous ne voyions plus. Que nous soyons témoins de miracles ou d’épreuves, l’attitude intérieure peut être la même : indifférence et égocentrisme ou conversion et don de soi.

3. Nous fêtons aujourd’hui Notre Dame du Carmel. La vie de la Vierge Marie fut remplie d’épreuves et de miracles : l’apparition de l’ange, le massacre des Innocents, les miracles de la vie publique de Jésus, la croix... Nous pouvons demander à la Sainte Vierge qu’elle nous apprenne à voir les événements de notre vie avec la même foi qu’elle. Qu’au milieu des joies et des épreuves, nous sachions reconnaître la présence de Dieu. Ce n’est pas quelque chose d’impossible, c’est la vocation de tout chrétien. Benoit XVI en parlait dans son livre« Jésus de Nazareth » : « Notre attention est la plus grande lorsque nous demandons quelque chose à Dieu du plus profond de notre détresse ou que nous le remercions, le cœur joyeux, d’un bien reçu. Mais au-delà de ces situations momentanées, l’essentiel est l’existence de la relation à Dieu dans le fond de notre âme. Pour que cela puisse se réaliser, la relation doit être réveillée sans cesse, et les éléments du quotidien doivent être continuellement reliés à elle. Nous prierons d’autant mieux que, dans la profondeur de notre âme, l’orientation vers Dieu sera présente. Plus elle devient l’assise de toute notre existence, plus nous serons des hommes de paix, et plus nous serons capables de supporter la souffrance, de comprendre les autres et de nous ouvrir à eux. »

Dialogue avec le Christ
Seigneur, donne-moi une âme contemplative au milieu des activités quotidiennes. Que les beautés de la création me parlent de ta beauté, que la bonté de mes amis me montrent ta bonté, que mes faiblesses et celles des autres me manifestent ta patience et ta miséricorde.

 

Résolution
Penser à Dieu lors d’une activité quotidienne

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15/07/2013

les effets du message apostolique

1. « Ne croyez pas que je suis venu apporter la paix sur la terre : mais le glaive. (...) Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ».
Les personnes que nous aimons le plus sont notre père et notre mère ; le Christ nous demande un amour encore plus grand que cet amour humain. Choisir le Christ est une option qui entraîne des renoncements. Le disciple doit être prêt à les assumer, même avec ses proches. Jésus n’a pas dit de ne pas les aimer, il demande de l’aimer, lui, plus que tout autre. Il a aimé sa mère comme personne, mais il a préféré en tout la volonté de son Père.

2. « Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui veut garder sa vie la perdra ; qui perdra sa vie à cause de moi la gardera ».
Donner sa vie au Christ, pour la plus belle des causes, c’est la doter de sens et de valeur. En se donnant au Christ, on découvre une vie nouvelle, plus belle, plus intense. On est prêt à accepter que le Christ prenne le contrôle de notre vie, la première place dans notre cœur, jusqu’à ce qu’on puisse dire avec Saint Paul, « ce n’est plus moi qui vit, c’est Jésus qui vit en moi ». La vie que l’on retrouve est la vraie vie, où nous ne vivons plus pour ce qui est éphémère, mais pour ce qui est éternel et qui peut combler notre soif de bonheur et d’Absolu.

3. « Qui vous accueille m’accueille (...) Et celui qui donnera à boire même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits ne perdra pas sa récompense. »
Ce don total à Jésus se réalise dans les petits gestes du quotidien... l’amour avec lequel nous accueillons chaque personne, « un simple verre d’eau fraîche » ! Après les grandes sentences au début de ce passage, Jésus nous montre, que suivre son exemple est possible pour tous. Il suffit de mettre le cœur dans tout ce que nous faisons. C’est ainsi que nous l’aimons plus que tout par nos actes, car tout ce nous faisons pour les autres, Jésus le voit et en est touché. Il ne nous demande pas un amour idéaliste mais plutôt un amour concret, qui s’exprime dans nos gestes.

Dialogue avec le Christ
Jésus, tu me demandes de t’aimer avec tout mon cœur, donne-moi de t’aimer dans les personnes que tu mets sur mon chemin.

Résolution
Chercher l’occasion de donner « un simple verre d’eau fraîche » avec amour.

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11/07/2013

Saint Benoît

« Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre : alors qu’est-ce qu’il y aura pour nous ? » Il semble y avoir une pointe d’inquiétude dans le constat et la question de Pierre. Sur l’horizon des paroles que Jésus vient de prononcer - « Il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume des cieux » (Mt 19,24) - la pauvreté radicale semble s’imposer. Mais cette condition nécessaire est-elle suffisante ? Voilà sans doute la question à laquelle Pierre voudrait avoir une réponse.
Sa demande est quelque peu maladroite car elle semble rester au niveau de l’avoir, c’est-à-dire de la compensation pour les biens auxquels lui et ses compagnons ont renoncé. Mais il n’est pas sûr que cette interprétation « intéressée » corresponde à l’intention de Pierre. « Profondément déconcertés » devant les exigences de leur Maître, les disciples viennent de lui demander : « “Qui donc peut être sauvé ?” Jésus les regarda et dit : “Pour les hommes, c’est impossible, mais pour Dieu tout est possible” » (Mt 19,25-26). Le contexte de l’échange est donc explicitement sotériologique - et pas simplement mercantile. Pierre demande en substance : « Quel sort Dieu nous réserve-t-il à nous ? »
La réponse de Jésus est solennelle : « Amen, je vous le dis ». Notre-Seigneur commence par confirmer le caractère eschatologique de la rétribution : « Quand viendra le monde nouveau » c’est-à-dire le Royaume de Dieu. Il apparaîtra ce jour-là aux yeux de tous que ce Jésus, qui « n’a pas ici-bas d’endroit où reposer sa tête » (Mt 8,20), est en réalité le Roi de gloire, le Juge de la fin des temps qui dévoilera les pensées cachées des cœurs et rendra à chacun ce qui lui est dû, en fonction de son comportement et de ses intentions.
Nous imaginons sans peine la surprise des Apôtres qui s’entendent assigner des places de choix aux côtés de leur Maître. Pensez donc : ces humbles pêcheurs du lac de Galilée siégeant sur des trônes de gloire, c’est-à-dire participant au pouvoir du Roi et Juge universel ! Il est clair qu’il n’y a aucune commune mesure entre ce qu’ils ont quitté et ce qui leur est promis : ce n’est pas leur pauvreté actuelle qui leur « vaut » de tels postes au tribunal eschatologique ; mais le renoncement auquel ils consentent aujourd’hui pour pouvoir suivre le Christ, les prépare à la mission qu’il leur confiera demain. On exige en effet d’un juge qu’il soit intègre : les apôtres ne sauront évaluer équitablement l’attachement aux biens de la terre de ceux qu’ils auront à juger, que dans la mesure où eux-mêmes seront libérés de cet asservissement subtil, voire de cette idolâtrie cachée.
Dieu ne veut rien nous arracher de ses dons : « Tout est à vous, mais vous êtes au Christ, et Christ est à Dieu » (1 Co 3, 23). Et encore : « Les appels et les dons de Dieu son irrévocables » (Rm 11,29). Mais précisément : les « dons » sont et doivent demeurer un « appel », une invitation à reconnaître la bonté de celui qui nous comble avec largesse. « Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? » (1 Co 4, 7). Le renoncement au nom de Jésus, à « des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre » n’implique pas pour tous de s’en défaire, de les abandonner ; mais de s’en délier, de s’en détacher, ou encore de les « quitter » en temps que terre d’aliénation. Tous ces dons de Dieu peuvent en effet devenir une terre d’aliénation dans la mesure où nous ne les recevons plus de lui et où ils ne nous conduisent plus à lui. Mais pour celui qui se place résolument dans la logique de l’amour, c’est-à-dire dans la logique du don et de l’accueil reconnaissant, Dieu ouvre les écluses de sa libéralité : « il recevra beaucoup plus, et il aura en héritage la vie éternelle ».
C’est précisément pour rappeler à tout chrétien l’exigence de sauvegarder précieusement la liberté que Jésus nous a acquise par son Sang, que des hommes et des femmes suivent Notre-Seigneur dans la pauvreté radicale des conseils évangéliques, signifiant par là que notre véritable trésor n’est autre que le Christ Jésus lui-même.

« “Écoute, ô mon fils, les préceptes du Maître, et incline l’oreille de ton cœur. Reçois volontiers l’avertissement d’un père plein de tendresse” : c’est par ces paroles que Saint Benoît commence le Prologue de sa Règle. Puissions-nous Seigneur, avec l’aide de ta grâce, les mettre en pratique, et nous détacher résolument de ce qui nous empêche de nous mettre à ta suite. “Courrons pendant que nous avons la lumière de la vie, de peur que les ténèbres de la mort ne nous saisissent ; préparons nos cœurs et nos corps à combattre sous la sainte obéissance des divins commandements. Gardons-nous de fuir la voie du salut dont l’entrée est toujours étroite ; car à mesure que l’on avance dans la bonne vie et dans la foi, le cœur se dilate et l’on se met à courir sur la voir des préceptes de Dieu, avec une ineffable douceur d’amour” (Règle de Saint Benoît, Prologue) ».

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08:11 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

10/07/2013

"L'appel des douze Apôtres et leur envoi en mission"

1. Qui sont les disciples que Jésus appelle ? Ce sont des hommes tout à fait ordinaires. Ils ont rencontré Jésus au milieu de leurs quotidiens, comme Matthieu le publicain assis à son poste de travail, comme Simon, André, Jean et Jacques, qui venaient de la pêche. Les histoires de tous ne sont pas si simples : parmi eux on trouve un « terroriste » de l’époque (Simon le Zélote) ou un Barthelemy, qui insulte Jésus avant de le rencontrer. Il y a même un homme qui s’appelle Judas et qui va trahir Jésus.
Et moi, où suis-je aujourd’hui quand Jésus m’appelle ?

2. Parfois nous n’osons pas imaginer que le Seigneur nous demanderait quoi que ce soit. Nous n’avons pas assez de qualités, nos défauts nous dépassent, comme quand le Seigneur appelle Moïse à guider son peuple vers la liberté (Ex 3-4,10). Moïse dit : « Qui suis-je pour faire sortir d’Egypte les enfants d’Israël ? (...) Ils ne me croiront pas et ils n’écouteront pas ma voix... j’ai la bouche et la langue embarrassées. »
Quels sont mes obstacles à l’appel du Seigneur ?

3. « Dieu n’appelle jamais à une perfection contraire à son état » était la maxime d’un directeur spirituel du XIX siècle (P. Guilloré SJ). Ce qui veut dire que le Seigneur nous aime, non parce que nous sommes parfaits, mais parce que nous sommes à lui. Il nous aime simplement là où nous sommes. Son appel n’est pas un devoir supplémentaire. C’est un appel à l’amour. Il appelle les disciples, aussi différents qu’ils soient, parce qu’il les aime. Il les envoie en mission parce que son amour veut se répandre aux autres. L’appel et la mission sont finalement simples... ils sont un « oui » au Seigneur à partir de nos faiblesses.

Dialogue avec le Christ
Seigneur, pourquoi est-ce que tu m’appelles ? Tu me crois capable de ce que tu me demandes ? Quel est ton appel pour moi aujourd’hui ?

Résolution
Faire confiance à l’appel du Seigneur et agir sur les opportunités qui se présentent pour y répondre.

Catholique.org

18:08 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

09/07/2013

A Lampedusa, le pape dénonce la «mondialisation de l'indifférence»

« Que Lampedusa soit un phare pour le monde entier, pour que tous aient le courage d’accueillir ceux qui cherchent une vie meilleure. » Ce sont les mots du pape François pour son premier déplacement en dehors de Rome lundi matin à Lampedusa.
Les précisions de Jean-Baptiste Cocagne : 
Des « migrants morts en mer, sur ces barques qui ne sont pas un chemin d’espoir, mais un chemin de mort » : cette « pensée revient toujours comme une épine dans le cœur, porteuse de souffrance ». Dans son homélie lors de la messe, le Pape a expliqué les raisons de sa visite : « j’ai senti que je devais venir ici aujourd’hui pour prier, pour accomplir un geste de proximité, mais aussi pour réveiller nos consciences pour que ce qui est arrivé ne se répète plus. »
« Que cela ne se répète pas, s’il vous plaît ! », a insisté François.
« Qui est le responsable du sang de ces frères et sœurs ? », a interpellé le Pape. « La culture du bien-être nous rend insensibles aux cris des autres, nous fait vivre dans des bulles de savon, qui sont belles, mais qui ne sont rien. Elles sont l’illusion de la futilité, a poursui François, du provisoire, qui mène à l’indifférence, plus encore, à la mondialisation de l’indifférence ».
Elles mènent « à la mondialisation de l’indifférence » a martelé une seconde fois le Pape.
« Caïn, où est ton frère ? »
« Ils cherchaient un meilleur endroit pour eux et pour leur famille, mais ils ont trouvé la mort ». Pour dénoncer la situation dramatique que vivent les migrants qui traversent la Méditerranée, le pape François s’est basé sur deux questions tirées de l’Ancien Testament.
D’abord, la première que Dieu pose à l’homme après le pêché : « Adam, où es-tu ? » « C’est un homme désorienté, explique le pape, qui a perdu sa place dans la Création parce qu’il croyait devenir puissant, pouvoir tout dominer, être Dieu. »
Dieu pose une seconde question : « Caïn, où est ton frère ! » Pour le pape, ce « rêve » - « être Dieu » - mène vers une succession d’erreurs et cela entraîne la mort. S’incluant lui aussi, François affirme que nous sommes tous désorientés. « Nous ne sommes plus attentifs au monde dans lequel nous vivons. Nous ne prenons plus soins de ce que Dieu a créé pour tous, et nous ne sommes plus capables de prendre soin les uns des autres. »
François a dénoncé la « culture du bien-être », qui nous fait penser seulement à nous-mêmes, qui nous fait vivre dans une « bulle de savon ». « Nous sommes dans une société qui a oublié ce que pleurer veut dire, qui a oublié la compassion », s’est indigné le Pape.
« Qui a pleuré la mort de nos frères et sœurs ? Qui a pleuré pour ceux qui étaient dans les barques ? » a-t-il interrogé, avant de terminer son homélie en demandant au Seigneur de pardonner tous ceux qui, à l’échelle mondiale, ont provoqué ces situations qui ont conduit à ces drames.
Le Pape prie Marie, « étoile de la mer » qui guide les migrants
Au terme de la messe, le Pape a prié la Madonne, « étoile de la mer », pour garantir aux familles de ceux qui « chaque jour affrontent les dangers » des eaux, le minimum pour vivre. François a prié pour que « la rencontre entre nos peuples ne se transforme pas en sources d'esclavage et d’humiliations nouvelles »,
Il a enfin demandé la « conversion des cœurs de ceux qui génèrent guerre, haine et pauvreté, qui exploitent leurs frères et leurs fragilités, qui font de la vie humaine un commerce indigne ».

Radio Vatican

03:53 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

"Voyant les foules, il eut pitié d'elles, parce qu'elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger"

Regardez autour de vous, mes frères... : pourquoi y a-t-il tant de changements et de luttes, tant de partis et de sectes, tant de credo ? Parce que les hommes sont insatisfaits et inquiets. Et pourquoi inquiets, chacun avec son psaume, sa doctrine, sa langue, sa révélation, son interprétation ? Ils sont inquiets parce qu'ils n'ont pas trouvé...; tout cela ne les a pas encore amenés à la présence du Christ qui est « la plénitude de la joie et le bonheur éternel » (Ps 15,11).

S'ils avaient été nourris du pain de la vie (Jn 6,35) et goûté au rayon de miel, leurs yeux seraient devenus clairs, comme ceux de Jonathan (1Sm 14,27) et ils auraient reconnu le Sauveur des hommes. Mais n'ayant pas saisi ces choses invisibles, ils doivent encore chercher, et ils sont à la merci des rumeurs au loin...

Spectacle attristant : le peuple du Christ erre sur les collines « comme des brebis sans berger ». Au lieu de le chercher dans les lieux qu'il a toujours fréquentés et dans la demeure qu'il a établie, ils s'affairent en des projets humains, suivent des guides étrangers et se laissent captiver par des opinions nouvelles, deviennent le jouet du hasard ou de l'humeur du moment et la victime de leur volonté propre. Ils sont pleins d'anxiété, de perplexité, de jalousie et d'alarme, « ballottés et emportés par tout vent de la doctrine, par la ruse des hommes et de leur astuce à se fourvoyer dans l'erreur » (Ep 4,14). Tout cela parce qu'ils ne cherchent pas le « Corps unique, l'Esprit unique, l'unique espérance de leur appel, l'unique Seigneur, la foi unique, le baptême unique, le Dieu unique et Père de tous » (Ep 4,5-6) pour y « trouver le repos de leurs âmes » (Mt 11,29). 

Bienheureux John Henry Newman (1801-1890)

03:41 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |