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19/07/2013

"le Fils de l’homme est maître du sabbat"

1. Après avoir permis à ses disciples de glaner dans un champ pour manger à leur faim, un jour de sabbat, Jésus a droit aux reproches des Pharisiens, zélés protecteurs de la loi. Au moment où le décalogue avait été établi, dans le désert du Sinaï, Dieu donnait aux Hébreux l’aliment journalier, la manne venue du ciel, qu’ils pouvaient se procurer gratuitement dans les alentours du campement. Le jour du sabbat, il n’était pas permis d’aller à la quête de son pain, et, pour cette raison, Dieu avait pourvu en doublant la ration la veille. Ce que fait Jésus n’allait donc pas dans le sens de cette mesure.
Mais Jésus a un rapport avec les affaires de Dieu bien différent de celui des hommes, quelles que soient leurs fonctions, qu’ils soient « roi » (David), ou responsable d’un haut poste ou « prêtre » (Pharisien, Monseigneur, responsable laïc de la liturgie). Jésus est la Loi de Moïse et la Manne de Dieu en personne ; il est à la fois grand prêtre et offrande sacrée ; il est Temple et Sabbat en même temps.

2. Pour se défendre, Jésus emploie deux exemples : ce que fit David avec les pains d’offrande au sanctuaire et l’office du grand prêtre le jour du sabbat : les deux, espace et temps, étant sacrés. Au temps de David, les pains faisaient mémoire du don de la manne, auquel seul le prêtre a accès. Le jour du sabbat, nul n’a le droit de travailler ; or le prêtre travaille comme en « haute saison ». Et pourtant, ni l’un ni l’autre n’a fait autre chose que suivre l’appel de Dieu en ce moment déterminé - c’est exactement ce que fait Jésus, ce qui le mène à déclarer :« il y a ici plus grand que le Temple », « c’est la miséricorde que je désire, non le sacrifice » et « le Fils de l’homme est maître du sabbat ».
La véritable piété et la véritable « crainte », comme don de l’Esprit, se réalisent dans l’accomplissement de la volonté de Dieu et dans l’attention à éviter tout ce qui pourrait nous séparer de lui.

3. Loin de banaliser le sacré, le temple ou la loi, Jésus veut désacraliser l’institution humaine, dont des hommes tendent à s’auto-proclamer garants avec une prérogative divine. Il appelle l’homme à la sainteté, qui se réalise dans la communion à la volonté de Dieu. Cette volonté, à son tour, se révèle plus dans les exigences de la loi morale (naturelle et révélée) que dans la loi positive.
Adorer Dieu en esprit et en vérité est une attitude qui ne peut pas se soustraire au temps et à l’espace sacrés, si elle veut rester ancrée dans la vérité ; elle s’attache bien plus à Dieu, en la personne de Jésus, qu’elle découvre dans les institutions sacrées. Mais les rites sacrés doivent aller au-delà des limites du signe, s’ils ne veulent pas rester stériles. Ils sont aboutissement et point de départ de la sanctification de la vie quotidienne.

Dialogue avec le Christ
Je te rends grâce Seigneur, d'avoir écouté ma prière, de me conduire jour après jour sur le chemin que tu nous as montré. Sois mon compagnon de route et que tu sois, en moi, compagnon de ceux que je côtoie, toi, le vivant, pour les siècles des siècles. Amen.

Résolution
Je rendrai un service sans chercher mon propre intérêt.

Catholique.org

12:32 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

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