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30/06/2013

La liturgie au coeur de la nouvelle évangélisation

Deux ans après avoir organisé une conférence sur l’adoration eucharistique, Mgr Dominique Rey est revenu à Rome cette semaine pour souligner combien la formation liturgique et sa correcte célébration sont essentielles à la vie et à la mission de l’Eglise. Pour l’évêque français de Fréjus Toulon, la liturgie a un rôle fondamental dans la nouvelle évangélisation, et à ce titre il a réuni plus de 300 conférenciers de haut vol, venus de quelque 33 pays différents pour une conférence internationale sur la Sainte Liturgie à l’Université pontificale de la Sainte Croix à Rome, organisée dans le cadre de l’Année de la foi, 50 ans après le Concile Vatican II. Il s’agit de promouvoir le rôle de la liturgie dans la vie et la mission de l’Eglise et de renouveler la formation liturgique, l’esprit et le sens de la célébration dans ses fondements pour la mission de l’Eglise, à la lumière de l’enseignement et de l’exemple de Benoît XVI. Mgr Rey insiste sur l’importance d’une liturgie belle et sacrée pour la nouvelle évangélisation. Or selon lui, celle-ci a parfois été délaissée au profit d’un regard trop horizontal. Radio Vatican

20:29 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

Suivre Jésus sans condition sur la route de la Croix

1. Laisser notre maison : La première exigence passe par l’abandon de notre propre maison. « Le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. » Le Seigneur ne nous demande pas de vivre sous les ponts ou dans une toile de tente. La maison est un bien nécessaire et tout le monde a le droit d’avoir un « chez soi » digne, même s’il est simple. Jésus nous demande de réfléchir sur quoi nous mettons nos sécurités. Le plus important pour moi est ma position sociale, mon travail, mes plans, mon argent, ma santé ? Ou je vis plutôt avec confiance en Dieu, sachant que lui me guide tous les jours de ma vie ? Le travail, l’argent, les sécurités matérielles... tous sont des moyens et non pas des fins en soi. Je vis pour travailler, ou je travaille pour vivre, pour aimer ? Suivre le Christ, c’est donc mettre notre sécurité en lui et avoir confiance en lui, en ses plans pour nous et les personnes qui nous entourent, même lorsqu’ils vont contre la logique humaine. Dieu est capable de voir ce que nous ne voyons pas. Pourquoi douter de son amour et de sa bienveillance ? 2. Laisser notre famille : Le deuxième renoncement que le Seigneur demande à ceux qui le suivent est l’abandon de la famille. Est-ce que Dieu veut que nous vivions dans l’amertume, solitaires, comme des îles qui poursuivent une utopie d’un bien spirituel ? Bien sûr que non. Jésus nous demande de vivre notre amour envers notre famille, nos amis, notre époux ou épouse, nos collègues de travail, dans sa juste mesure. Dieu est Dieu et c’est le premier que nous devons aimer. L’amour que nous portons aux personnes qui nous sont chères, doit être encadré par le premier commandement : « tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces. » Nous aimons notre prochain si nous aimons notre Dieu. Le meilleur thermomètre pour mesurer notre amour envers Dieu, sera aussi l’amour sincère que nous portons à notre prochain ; parce que Dieu nous demande aussi d’aimer notre prochain comme nous même. Cette exigence est donc celle d’avoir une échelle de valeur solide et bien ordonnée, sur laquelle nous pourrons nous appuyer afin de monter vers Dieu. 3. Brûler le passé : La troisième exigence paraît plutôt radicale et exagérée : Jésus répond au disciple qui lui demande d’enterrer son père avant de se mettre à sa suite de ne pas regarder en arrière, de laisser les morts enterrer leurs morts. Jésus demande de rompre avec le passé. Le Christ n’est pas contre la famille et les liens qui nous unissent. Bien au contraire, le premier commandement de la loi de Dieu qui fait référence aux autres, demande d’honorer son père et sa mère. Quelle exigence se cache dernière cette phrase du Christ ? On pourrait la résumer par son côté positif : ait confiance en Dieu et va de l’avant. Si tu commences à suivre le Christ de plus près, si tu as décidé de lui faire une plus grande place dans ton cœur, ne regrette pas le passé en pensant que ta vie, plus loin du Christ, était mieux pour toi que maintenant. La tentation est toujours présente et surtout pour vivre notre foi chrétienne, qui implique bien souvent des renoncements, travail et efforts. Regardons plutôt la récompense qu’il nous offre au lieu de regarder notre petit monde que nous avons laissé derrière nous. Jésus nous demande de garder le regard fixé sur lui, ne pas le perdre de vue, de pas se laisser attirer par une vie plus facile que, peut-être, nous avons connue avant de le connaître lui. Dialogue avec le Christ Seigneur Jésus, donne-moi la force de te suivre jour après jour. Donne- moi la grâce de persévérer, fidèle à ton amour, 24h de plus et que, demain, je puisse te demander à nouveau 24h de fidélité et de don de soi malgré les difficultés et les exigences de la vie. Résolution Faire aujourd'hui ce que je peux faire sans le repousser à demain, avec amour et confiance en Jésus-Christ. S'il exige beaucoup de moi, c'est parce qu'il me donne la grâce et la force pour lui répondre. Catholique.org

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29/06/2013

Le témoignage historique le plusancien du martyre de Pierre et de Paul

Laissons ces exemples [de persécution dans l'Ancien Testament] pour en venir aux athlètes les plus proches de nous ; évoquons les exemples vaillants de notre génération. La jalousie et l'envie ont déchaîné les persécutions contre les piliers de l'Église les plus hauts et les plus justes, qui ont lutté jusqu'à la mort. Regardons les saints apôtres : Pierre, à cause d'une jalousie injuste, a subi, non pas une ou deux, mais de nombreuses souffrances ; après avoir rendu ainsi son témoignage, il s'en est allé au séjour de gloire qu'il avait mérité. La jalousie et la discorde ont permis à Paul de montrer comment on remporte le prix réservé à la constance. Sept fois emprisonné, banni, lapidé, devenu prédicateur de l'Évangile en Orient et en Occident, il a reçu la renommée qui correspondait à sa foi. Après avoir enseigné la justice au monde entier jusqu'aux limites de l'Occident, il a rendu son témoignage devant les autorités ; c'est ainsi qu'il a quitté ce monde pour s'en aller au séjour de la sainteté. Suprême modèle de courage ! À ces hommes qui ont mené une vie sainte est venue se joindre une grande foule d'élus qui, par suite de la jalousie, ont subi toutes sortes de mauvais traitements et de supplices, et qui ont donné parmi nous un exemple magnifique... Nous vous écrivons tout ceci, mes bien- aimés, non seulement pour vous avertir, mais pour nous exhorter nous-mêmes. Car nous sommes dans la même arène ; le même combat nous attend. Laissons donc nos vains soucis inutiles pour suivre la règle glorieuse et vénérable de notre tradition. Ayons les yeux fixés sur ce qui est beau, ce qui est agréable aux yeux de celui qui nous a faits, ce qui est propre à le toucher. Fixons nos regards sur le sang du Christ et comprenons combien il a de valeur pour Dieu son Père, puisque, répandu pour notre salut, il a apporté au monde entier la grâce de la conversion. In Evangile au quotidien

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21/06/2013

"Ne vous faites pas de trésors sur la terre...; faites-vous des trésors dans le ciel"

Tu es le geôlier de tes biens et non leur propriétaire, toi qui enfouis ton or dans la terre (Mt 25,25) ; tu en es le serviteur et non le maître. Le Christ dit : « Là où est ton trésor, là aussi est ton cœur » ; en cet or, c'est donc ton cœur que tu as enterré. Vends plutôt ton or et achète le salut ; vends ce qui est minéral et acquiers le Royaume de Dieu ; vends le champ et rachète pour toi la vie éternelle.

      En disant cela je dis la vérité, parce que je m'appuie sur la parole de celui qui est la Vérité : « Si tu veux être parfait, vends ce que tu possèdes et donne le prix aux pauvres ; tu te feras ainsi un trésor dans les cieux » (Mt 19,21). Ne t'attriste pas en entendant ces mots, de peur qu'il ne te soit dit la même parole qu'au jeune homme riche : « Qu'il est difficile à ceux qui possèdent des biens d'entrer dans le Royaume de Dieu » (v. 23). Plus même, lorsque tu lis cette phrase, considère que la mort peut t'arracher ces biens, que la violence de quelqu'un de puissant peut te les enlever. En fin de compte, tu n'auras visé qu'à des biens minuscules à la place de grandes richesses ; ce ne sont que des trésors de monnaie au lieu d'être des trésors de grâce. Par leur nature même, ils sont périssables au lieu de demeurer à jamais. 

Catholique.org 

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20/06/2013

"la prière parfaite"

1. Nous pouvons imaginer comment réagissent les apôtres, qui, depuis le temps qu’ils sont avec le Christ, le suivant, l’écoutant et l’aidant, le voient prendre le temps d’être seul et de prier. Ils se rendent bien compte que dans la prière de Jésus, il y a quelque chose de nouveau, quelque chose que leurs rabbis n’enseignent pas. Pour cela, ils lui demandent de leur apprendre à prier.

2. La réponse de Jésus peut être assez surprenante, il leur enseigne une prière, tout en leur disant de ne pas rabâcher comme les païens. Cependant il ne leur apprend ni méthode, ni théorie, mais leur enseigne le Notre Père. Ainsi Il leur apprend beaucoup plus qu’une simple prière qu’ils peuvent répéter, il leur enseigne une nouvelle manière de concevoir leur relation avec Dieu. En effet, il les invite à passer de la crainte à l’amour, d’un Dieu qui est loin de nous, à un Dieu proche, que tout homme peut appeler Père, d’une prière qui consiste à réciter (rabâcher) à une prière qui consiste à parler avec Dieu.

3. C’est donc un enseignement très important que le Christ nous fait là. En effet, dans notre vie de tous les jours, le Notre Père peut nous servir principalement à deux choses. Premièrement, réciter le notre Père comme une prière en soi, suivant ainsi la tradition bimillénaire de l’Église et deuxièmement c’est un modèle que Jésus nous a laissé pour pouvoir prier et entrer en relation avec son Père. C’est pourquoi nous pouvons prier le Notre Père de trois manières différentes, allant doucement et pensant aux sens des mots, utilisant le Notre Père pour méditer sur le Christ, un peu comme on peut le faire pendant un chapelet, et finalement utilisant le Notre Père comme exemple dans la prière personnelle avec Dieu. Il est aussi magnifique, lorsque l’on prie le Notre Père, de s’unir aux générations de chrétiens qui l’ont prié ces deux derniers millénaires.

Dialogue avec le Christ
Jésus, merci de nous avoir laissé le Notre Père comme partie de ton testament spirituel, apprends-moi à prier et à approfondir chaque jour plus cet enseignement.

Résolution
Prendre un petit moment pendant la journée pour prier le Notre Père et voire en quoi cette prière que le Christ nous a enseignée peut changer ma manière de prier et de parler avec Dieu.

Catholique.org

 

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"La prière, ce n'est pas de la magie"

 

“La prière n’est pas une chose magique, on ne fait pas de la magie avec la prière”. Une phrase parmi tant d’autres de l’homélie du Pape François jeudi matin durant la messe célébrée dans la chapelle de la Maison Sainte Marthe au Vatican. Le Pape a tenu à parler de la prière du « Notre-Père ». « Jésus, soulignait le Pape, nous donne un conseil pour prier : ne pas gaspiller les paroles, ne pas faire de bruit, le bruit de la mondanité, les bruits de la vanité et il a fait comprendre que la prière n’est pas une chose magique, on ne fait pas de magie avec la prière ».
« Mais suis-je en train de prier ? le Dieu tout puissant ? trop lointain, a souligné le Pape. « Je ne le sens pas. Jésus non plus ne le sentait pas. Qui suis-je en train de prier? Le Dieu cosmique? Un peu habituel, à cette époque, non? Cette mode politeiste qui arrive avec cette culture light…toi tu dois prier le Père! C’est une parole forte “Père”. Tu dois prier celui qui t’a généré, qui t’a donné la vie, à toi. Non pas à tous : à tous c’est trop anonyme ».
Le Pape a de nouveau souligné qu’on ne pouvait prier en ayant des ennemis dans le coeur. Et d’ajouter : « Père, moi je ne peux dire Père, cela m’est impossible ». « Je ne peux dire Notre, parce que un tel et un tel m’ont fait ceci ou cela. Et donc ce n’est pas possible » « Ils doivent finir en enfer non ? Ils ne sont pas mes amis ». « C’est vrai, ce n’est pas facile » a ajouté le Pape. « Mais Jésus nous a promis l’Esprit Saint : c’est Lui qui nous enseigne, de l’intérieur, du cœur, comment dire « Père » et comment dire « Notre ».

Le Pape François - Radio Vatican

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19/06/2013

"Prier pour nos ennemis, pardonner et aimer"

 

L’Evangile nous demande « d’aimer nos ennemis: Jésus pardonne ses ennemis, fait tout pour les pardonner. Il nous invite à aimer ceux qui nous persécutent. Se venger par contre n’est pas chrétien. Mais comment pourrait-on aimer ceux qui prennent la décision de bombarder et de tuer tant de gens ? Et encore, comment peut-on aimer ceux qui par amour de l’argent empêchent les médicaments d’arriver aux personnes âgées et les laissent mourir ? Ou ceux qui cherchent seulement leur propre intérêt, leur propre pouvoir et font tant de mal ? » Autant de questions posées par le Pape François mardi matin dans son homélie lors de la messe célébrée en la chapelle de la Maison Sainte Marthe.
« Nous pouvons certes penser : celui-là m’a causé du tort, ou ceux-là se sont comportés méchamment, et celui-là appauvrit les personnes, l’humanité ». « Mais avec ce type d’argument nous privilégions la vengeance, œil pour œil, dent pour dent, que l’Evangile condamne », a ajouté le Pape. « Cela semble donc difficile d’aimer son ennemi », a fait remarquer le Pape, mais Jésus nous le demande. « La liturgie de ces jours-ci, a rappelé le Pape, nous propose pourtant « cette mise à jour de la loi » par Jésus, « de la loi du Mont Sinaï à la loi du Mont des Béatitudes ».
Nous avons des ennemis, mais nous le sommes aussi pour les autres
Le Pape a ensuite souligné que « tous nous avons des ennemis, mais que nous aussi nous pouvons devenir les ennemis d’autres personnes. » « Nous aussi tant de fois nous devenons les ennemis des autres : nous ne voulons pas leur bien alors que Jésus nous dit que nous devons aimer nos ennemis ». « Et ce n’est guère facile ». Le Pape a reconnu que parfois nous pouvons avoir « l’impression que Dieu nous demande trop ». Et de penser : « Laissons cela aux sœurs recluses dans leurs couvents, qui sont saintes ; laissons cela à quelque sainte personne, car pour la vie normale cela ne va pas ».
« Et pourtant, répétait le Pape François, cela doit se faire ! Jésus nous dit : « Non, nous devons le faire ! Parce que sinon vous êtes comme les publicains, comme les païens. Vous n’êtes pas chrétiens ». « L’Evangile, soulignait encore le Pape, nous dit deux choses à ce propos : tout d’abord regarder l’exemple du Père qui fait luire le soleil sur les mauvais et sur les bons et fait pleuvoir sur les justes et les injustes ». « En effet, Dieu a de l’amour pour tous ». Et Jésus nous demande « d’être parfaits comme est parfait le Père Céleste », « imiter le Père avec cette perfection d’amour .
Aimer nos ennemis, d'abord par la prière
Mais comment peut-on réussir à aimer nos ennemis ? » « En priant », répondait le Pape à sa propre question. «Quand quelqu’un prie pour celui qui le fait souffrir, c’est comme si le Seigneur venait avec l’huile et préparait nos cœurs à la paix ». « Prier, voilà ce que Jésus nous conseille. Dire à Dieu : « transforme son cœur. Il a un cœur de pierre, mais change-le, donne lui un cœur de chair, qui sente et qui aime ». Le Pape a alors apostrophé son auditoire en demandant : « Prie-tu pour ton ennemi, pour ceux qui ne t’aiment pas ? » « Si c’est oui, nous sommes sur la bonne route. Si la réponse est non, le Seigneur nous dit : « Mon pauvre, toi aussi tu es ennemi des autres ! ».

Le Pape François - Radio Vatican

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04/06/2013

"la guerre est le suicide de l'humanité"

       
« La guerre est le suicide de l’humanité parce qu’elle tue le cœur et tue l’amour ». Lors de sa messe matinale dimanche en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, le pape François a prononcé une homélie particulièrement forte en présence d’un groupe de quatre-vingt personnes composé de parents des soldats italiens tués lors de leurs missions ces cinq dernières années, principalement en Afghanistan, et de soldats blessés au combat.
Il y avait donc les cinquante-cinq parents des vingt-quatre tués, et treize blessés accompagnés de leurs parents. Ce dimanche, c’est la fête de la République en Italie, « un jour significatif » comme l’a rappelé Mgr Pelvi, l’aumônier militaire pour l’Italie qui a concélébré la messe avec le Pape.
« Nous sommes venus aujourd’hui prier pour nos morts, pour nos blessés, pour les victimes de cette folie qu’est la guerre. C’est le suicide de l’humanité parce qu’elle tue le cœur, elle tue là où réside le message de notre Seigneur : elle tue l’amour ! parce que la guerre vient de la haine, de l’envie, de la volonté de pouvoir » a expliqué le Pape dans son homélie.

L'argent à l'origine des guerres
Le pape François s’est donc demandé ce qui motivait toutes ces guerres. « L’argent » a-t-il répondu. « Parce que l’argent est plus important que les personnes pour les grands de la Terre. La guerre est un acte de foi envers l’argent, les idoles de la haine, l’idole qui te conduit à tuer ton frère, à tuer l’amour ».
Comme il le disait à Caïn, Dieu nous demande « où est ton frère ? ». Et s’adressant « aux puissants de la Terre » le Pape a demandé : « où est ton frère ? qu’avez-vous fait ? ». Une question qui va bien au-delà des murs de la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, et qui résonne partout où gronde le canon.

2013-06-02 Radio Vatican

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"De qui est cette effigie ?"

Homme, pourquoi es-tu si vil à tes propres yeux, alors que tu es si précieux aux yeux de Dieu ? Pourquoi te déshonores-tu quand Dieu t'a tellement honoré ? Pourquoi te demandes-tu avec quoi tu es créé, et négliges-tu de rechercher pour quel but ? Cette demeure du monde que tu vois, n'est-elle pas tout entière bâtie pour toi ? Pour toi la lumière a jailli, afin de chasser les ténèbres ; pour toi la nuit est disposée et le jour mesuré ; pour toi le ciel brille de l'éclat du soleil, de la lune et des étoiles ; pour toi la terre se couvre de fleurs, de forêts, de fruits ; pour toi vivent dans l'air, dans les champs, dans l'eau la multitude merveilleuse de tous les animaux, de peur que la tristesse et la solitude n'assombrissent la joie de la création naissante.

Dieu t'a façonné à partir de la terre (Gn 2,7), afin que tu sois le maître des choses de cette terre, tout en partageant avec elles une nature commune. Cependant, tout terrestre que tu sois, Dieu ne t'a pas nivelé au point que tu ne sois plus au niveau des cieux, en ce qui concerne ton âme. Pour que tu aies l'intelligence en commun avec Dieu, et le corps en commun avec les animaux, Dieu t'a fait don d'une âme céleste et d'un corps terrestre ; ainsi en toi se noue une union permanente entre ciel et terre.

Ton Créateur cherche encore ce qu'il pourrait ajouter à ton élévation : voilà qu'il va jusqu'à déposer en toi son image (Gn 1,26), afin que cette image visible rende le Créateur invisible présent sur terre... S'il en est ainsi, comment considérer comme un déshonneur que Dieu, dans sa bonté, accueille en lui-même ce qu'il a créé en toi et qu'il veuille apparaître en réalité sous l'aspect de l'homme ?... La Vierge a conçu et elle a enfanté un fils (Mt 1,23-25).

Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église

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02/06/2013

Solennité du « Corpus Domini »

L'Institution de l'Eucharistie (Cf. 2ème lecture : 1Co 11,23-26), le sacrifice de Melchisédech (Cf. 1ère lecture : Gn14,18-20) et la multiplication des pains (Cf. Evangile : Luc 9,11b-17) : tel est le triptyque suggestif que nous présente la liturgie de la Parole en cette solennité du « Corpus Domini » (Saint Sacrement).
Le geste de Jésus dans l’évangile était préfiguré dans celui de Melchisédech, « roi de Shalem » et « prêtre du Dieu très haut » qui bénit Abraham et lui « apporta du pain et du vin » (Gn 14, 18) en signe d’hospitalité, de générosité et d’amitié. Le Psaume 109 fait d’ailleurs référence à ce passage en attribuant au Roi-Messie un caractère sacerdotal particulier en vertu de l'investiture directe de Dieu : « Tu es prêtre à jamais selon l'ordre de Melchisédech » (v.4).
Lorsqu’il se livre lui-même aux hommes en nourriture, Jésus se révèle ainsi comme le véritable Roi-Messie, le véritable grand prêtre. L’auteur de l’épître aux Hébreux l’avait bien compris lorsqu’il nous décrit notre Seigneur Jésus Christ comme : « le grand prêtre qu'il nous fallait : saint, sans tache, sans aucune faute ; séparé maintenant des pécheurs, il est désormais plus haut que les cieux. Il n'a pas besoin, comme les autres grands prêtres, d'offrir chaque jour des sacrifices, d'abord pour ses péchés personnels, puis pour ceux du peuple ; cela, il l'a fait une fois pour toutes en s'offrant lui-même. » (He 7, 26-27)
Le signe de la multiplication des pains par notre Seigneur anticipe celui de l’Ultime Cène avec les apôtres et l’Eucharistie célébrée par les chrétiens en mémoire de lui : « la nuit même où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : ‘Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi’. » (Cf. 2ème lecture)

Saint Luc, dans son évangile, nous permet de mieux comprendre le don et le mystère de l'Eucharistie. Après que Jésus eût béni et rompu les pains, il les donne aux apôtres afin qu'ils les distribuent au peuple (v. 16). Tous, observe l’évangéliste, mangèrent et furent rassasiés et douze couffins de morceaux furent même recueillis (v. 17). Nous assistons ici au début d'un long processus historique : la multiplication sans arrêt dans l'Eglise du Pain de vie nouvelle pour les hommes de toute race et de toute culture. Ce ministère sacramentel a été confié par Jésus aux Apôtres et à leurs successeurs qui, fidèles à la consigne du Seigneur, ne cessent de rompre et de distribuer le Pain eucharistique de génération en génération.

Le Christ - unique Seigneur hier, aujourd'hui et à jamais - a voulu lier sa présence salvifique dans le monde et dans l'histoire au sacrement de l'Eucharistie. Il a voulu devenir pain rompu, afin que chaque homme puisse se nourrir de sa vie même, à travers la participation au Sacrement de son Corps et de son Sang. A travers l’Eucharistie c’est la vie même de Dieu qui continue à nous parvenir pour transfigurer et sauver chacun de nous. Saint Luc dans l’évangile insiste sur le fait que « tous furent rassasiés ». Ce jeudi, à l’occasion de la célébration eucharistique à saint Jean du Latran et de la procession du saint Sacrement jusqu’à la Basilique Sainte Marie Majeure, Benoît XVI soulignait fortement cet aspect : « Si, le Jeudi Saint, on met en évidence le rapport étroit qui existe entre la Dernière Cène et le mystère de la mort de Jésus sur la Croix, aujourd’hui, en la fête du Corpus Domini, avec la procession et l’adoration eucharistique ensemble, on attire l’attention sur le fait que le Christ s’est immolé pour l’humanité tout entière. Son passage au milieu des maisons et par les rues de notre ville sera pour ceux qui y habitent une offrande de joie, de vie immortelle, de paix et d’amour. »

Pour accueillir cette vie divine, il s’agit tout comme les apôtres dans l’évangile de croire à ces paroles que Jésus prononça un jour à Capharnaüm : « Je suis le pain vivant, descendu du ciel. Qui mange ce pain vivra à jamais » (Jn 6, 51).
Voilà pourquoi il est tout particulièrement bon en ce dimanche de rester devant le Sacrement de l'autel et de renouveler notre profession de foi dans la présence réelle du Christ. Avec Pierre, nous redisons : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 68).
Il n’y pas de plus belle manière d’appeler sa vie divine et éternelle sur nos histoires humaines souffrantes, opprimées par les préoccupations et les peines, et sujettes à la lente mais inexorable usure du temps.

Comme nous y invite l’épître aux Hébreux, « Tenons donc ferme la profession de foi ». Notre grand prêtre souverain qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, n’est pas un grand prêtre impuissant à compatir à nos faiblesses, lui qui a été éprouvé en tout, d’une manière semblable, à l’exception du péché.
« Avançons-nous donc avec assurance vers le trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce pour une paix opportune. » (CF. He 4, 14-16)

Frère Elie - Famille de Saint Joseph

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