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31/05/2013

La Visitation

La tradition chrétienne voit en Marie l’image de l’Église. Son exemple lors de la Visitation illustre particulièrement bien le mystère de l’Église.

1. Marie porte Jésus, elle a en son sein le Fils de Dieu, le Sauveur du monde. Le bienheureux Jean Paul II l’avait appelée pour cela le «  premier tabernacle de l’histoire ». La grandeur de l’Église c’est le Christ, réellement présent dans le sacrement de l’Eucharistie et vivant dans le cœur de chaque baptisé par la grâce des sacrements. La Vierge Maire est figure de l’Eglise, car elle porte en elle le Christ et le met au monde. En effet, l’Eglise porte le Christ au monde grâce aux sacrements. C’est, ainsi, chacun d’entre nous qui devient un temple vivant où le Christ vit.

2.«  Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée ». La Sainte Vierge qui accourt au service de sa cousine enceinte est aussi l’image de la charité qui anime l’Église. Celui qui vit uni à Dieu, est conduit par son amour et il le transmet autour de lui. L’Église en ses saints a donné en tout temps le témoignage de l’amour de Dieu pour les plus pauvres, les malades, les faibles, les souffrants et tous les hommes. Cette Eglise animée par l’esprit d’amour du Christ n’est pas une institution abstraite. Chaque baptisé est appelé à en devenir une pierre vivante. L’âme de cette Eglise est la charité - même du Christ, présente en nous.

1. «  Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » La Vierge Marie est finalement la figure de l’Eglise qui annonce et proclame le Christ. La rencontre intime avec Jésus, qui vit dans le cœur de chaque croyant, et l’expérience profonde de son amour, deviennent naturellement l’annonce d’un message nouveau. Marie n’apporte pas seulement ses bons services à Elisabeth, elle lui amène le Christ. L’Eglise, et en elle chaque baptisé, ne se réduit pas à une assistante sociale ou à une ONG. Elle témoigne ouvertement du Christ, car il est la personne qui transforme la vie des baptisés, tout comme l’Incarnation changea la vie de Marie.

Dialogue avec le Christ
Vierge Marie, « maman », dis à Jésus que je l’aime. Je voudrais qu’Il puisse devenir mon confident intime, comme l’enfant à naître que la mère sait toujours présent. Que l’expérience de son amour me permette de passer de l’égoïsme au don de moi-même. Toi qui as voulu partager la joie de la venue du Christ avec ta parente Elisabeth, allume dans le cœur de tous les chrétiens le zèle missionnaire, pour que tous nous puissions « nous mettre en route rapidement » vers les villes du monde d’aujourd’hui.

Résolution
Prier avec ferveur un chapelet

Catholique.org

13:10 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

29/05/2013

"Le Fils de l'homme est venu pour donner sa vie"

Le Seigneur éternel a daigné se présenter à nous d'abord comme un petit enfant dans une étable, puis comme un simple ouvrier dans un atelier, plus tard comme un criminel expirant sur un gibet, enfin comme du pain sur un autel. Aspects nombreux, aspects intentionnels de Jésus, aspects qui n'ont eu qu'un effet : celui de montrer l'amour qu'il nous porte. 

Ah, Seigneur, peux-tu encore inventer quelque chose pour te faire aimer de nous ? « Proclamez parmi les peuples, clamait le prophète Isaïe, proclamez les hauts faits de notre Dieu » (Is 12,4). Âmes rachetées, faites connaître partout les œuvres d'amour de ce Dieu plein d'amour. Il les a conçues et réalisées pour se faire aimer de tous les hommes, lui qui, après les avoir comblés de ses bienfaits, s'est donné lui-même, et de tant de manières !

« Malade ou blessé, désires-tu guérir ? Jésus est le médecin » : il te guérit par son sang. Es-tu brûlé par la fièvre ? Il est la source rafraîchissante. Es-tu tourmenté par les passions et les troubles de ce monde ? Il est la source des consolations spirituelles et du vrai réconfort. « Crains-tu la mort ? Il est la vie. Aspires-tu au ciel ? Il est la voie (Jn 14,6) » : ainsi parle saint Ambroise. Jésus Christ ne s'est pas donné seulement à tous les hommes en général ; il tient à se donner à chacun en particulier. C'est pourquoi saint Paul dit : « Il m'a aimé et s'est livré lui-même pour moi » (Ga 2,20). Et saint Jean Chrysostome affirme que « Dieu aime autant chacun de nous que toute l'humanité ». Par conséquent, mon cher frère, si tu avais été seul au monde, le divin Rédempteur serait venu, aurait donné son sang et sa vie pour toi seul.

Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787), évêque et docteur de l'Église

09:01 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

20/05/2013

"Je crois ! Viens au secours de mon incroyance !"

1. Cet évangile nous présente une scène émouvante de la faiblesse de l’homme. Ce père se voit impuissant devant la maladie de son fils, une maladie à la fois éprouvante et incompréhensible pour quelqu’un de cette époque. Combien de fois ne nous trouvons-nous pas dans des conditions semblables d’incompréhension, devant des situations tristes ou compliquées et devant la douleur et la souffrance dans le monde.

2. Ce père blessé devant son fils soufrant se tourne vers les apôtres pour leur demander de l’aide. A leur grand étonnement, les apôtres ne peuvent rien pour ce pauvre enfant. A l’arrivée du Christ, le père lui demande « si tu y peux quelque chose, viens à notre secours, par pitié pour nous » La réponse de Jésus est claire : «  Si tu peux ? Tout est possible en faveur de celui qui croit » La réponse du père est impressionnante, car pleine de foi et d’humilité à la fois : «  Je crois ! Viens au secours de mon incroyance ! » En effet, souvent, dans les moments difficiles de la vie, il arrive de ne pas voir ou comprendre la toute puissance de Dieu, dans ces cas là, comme ce père devant la souffrance de son fils, la bonne solution est de demander à Dieu qu’il nous donne la foi dont nous avons besoin. C’est aussi, de notre côté, faire un effort de foi aussi grand que possible.

3. Après la guérison du maintenant heureux petit garçon, les disciples, quelque peu penauds, demandèrent au Seigneur pourquoi ils se sont trouvés impuissant devant les tourments de cet enfant. Le Seigneur leur répond que rien ne peut faire sortir cette espèce-là, sauf la prière. Cette explication ne s’applique pas seulement aux disciples chassant les démons, mais à toute personne, cherchant à chasser une mauvaise habitude ou à grandir dans une vertu. Parfois il arrive que l’on oublie une partie essentielle de tout effort pour se dépasser : la prière, où l’on peut puiser grâces et forces, pour atteindre nos différents buts et ultérieurement le dernier, la patrie céleste.

Dialogue avec le Christ
Jésus au milieu des difficultés et de la souffrance, aide-moi à me tourner vers Toi et à ne pas essayer de tout réussir tout seul, avec mes propres forces, car d’avance il est sûr que je n’y arriverai pas.

Résolution
Prendre un petit moment pendant la journée, pour voir dans ma vie où je ne m’appuie pas assez sur Dieu et compte trop sur mes propres forces.

Catholique.org

11:41 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

19/05/2013

"Ce qui s'est passé à la Pentecôte"

 

Jésus parla souvent du Saint-Esprit à ses disciples, surtout quand il sut qu'il lui restait peu de temps avant de mourir : « Si vous m'aimez, gardez mes commandements. Et moi je prierai le Père et il vous donnera un autre consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous, l'Esprit de Vérité... et il sera en vous. » (Jean.14, 15-17). Mais que voulait-il dire par là ? Les disciples avaient du mal à comprendre.

 Tout à coup, alors que tout était calme dans la ville, un grand bruit se fit entendre, comme celui d'une tempête. La foule accourut pour voir ce qui se passait : ce qu'elle découvrit à l'endroit d'où provenait le bruit la stupéfia. Les disciples de Jésus se trouvaient là et ils venaient d'être visités par Dieu ! Ils parlaient de Dieu à chaque personne dans la foule dans la langue maternelle de cette personne (Jérusalem était une ville très cosmopolite), sans jamais avoir appris ces langues ! Quel prodige ! « Mais comment ? Qu'est-ce que cela veut dire... ? » se demandent les gens. Alors les disciples leur expliquent : ils viennent d'être remplis du Saint-Esprit, c'est-à-dire de recevoir en eux l'Esprit de Dieu, selon les promesses faites par les prophètes et Jésus.

 Car Jésus est bien le Messie annoncé ; il est le Fils de Dieu venu pour prendre sur lui nos péchés (le mal que nous faisons, en pensée ou en acte) et nous donner le Saint-Esprit, nous permettant ainsi d'avoir une relation avec Dieu. « Repentez-vous et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont au loin... » explique Pierre à la foule (Actes.2, 38-39). Ce jour-là 3000 personnes acceptèrent Jésus dans leur vie. Dieu parla au travers des apôtres et les gens comprirent ce dont parlaient les prophètes de la Bible.

Grâce à l'Esprit-Saint, nous pouvons communiquer avec Dieu !


 
Oui, tous, maintenant, nous pouvons parler avec Dieu et l'entendre, recevoir de lui consolation, conseils et amour ! Cela n'est plus réservé seulement à certains. Car une des actions de l'Esprit-Saint en celui ou celle qui le reçoit, et une des plus merveilleuses, est de lui assurer qu'il/elle est fils/fille de Dieu. « l'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu » écrit Paul (Romains.8, 16). Le Saint-Esprit donne l'assurance du salut pour l'éternité à celui qui le reçoit. Il rend vivante et palpable la présence de Dieu ; il communique au cœur et fait ressentir l'amour inconditionnel de Dieu. Dieu n'est plus lointain ou absent ! Nos péchés ne nous coupent plus de lui. Il est là, tout proche, constamment, comme un Père aimant, tendre, qui sait ce dont nous avons besoin. Nous pouvons nous adresser à lui n'importe quand, n'importe où. Il est toujours là, en nous, à côté de nous, prêt à nous écouter et à nous parler en retour.

Et ce n'est pas tout ! Le Saint-Esprit nous libère de nos peurs, de nos mauvais travers, nous transforme et nous régénère. La vie prend une autre dimension. De grise, elle devient colorée et prend un sens véritable (même si tout n'est pas tout rose). Celui qui croyait être vivant découvre ce qu'est la vraie vie : une dimension de joie, de paix et d'amour qu'il ne pouvait imaginer auparavant.

Cela est difficile à décrire avec des mots : il faut le vivre !  Alors qu’avant nous nous contentions de faire comme tout le monde, c’est-à-dire d’être sympa, le Saint-Esprit nous ouvre les yeux sur ce qu’aimer vraiment veut dire. Et nous le pouvons parce que nous nous sentons aimés d’un immense amour. Vaincre les tentations, dire non au mal et trouver la pensée, la volonté, la force et la joie de faire ce qui est constructif, n’est plus une utopie, une bonne résolution de nouvel an vite oubliée. Cela devient possible, réel, durable ! Dieu façonne en nous, tout au long de notre vie, le tempérament et les qualités de Jésus. N'est-ce pas fantastique ? Nous avons la possibilité de devenir meilleur, nous bonifiant avec l’âge, si nous continuons à nous laisser transformer par le Saint-Esprit.

Le Saint-Esprit nous éclaire la Bible et nous permet de la comprendre, d'en recevoir les Paroles de Dieu pour nous, car c’est lui qui en a inspiré les auteurs. Il permet d’entendre la voix de Dieu au travers de la lecture et de la méditation de la Bible, dans la prière. Sagesse, réconfort, directives, exhortations de la part de Dieu ne sont plus des espérances ou des illusions, mais des choses reçues, réelles, vécues. Nos prières dépassent le plafond : elles sont un dialogue avec Dieu. Il nous parle par son Esprit et agit en nous pour nous guérir de nos blessures, nous soulager de nos tensions, nous redresser dans nos torts.

« Le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toute chose et vous rappellera tout ce que je vous ai dit... il vous conduira dans toute la vérité... il vous annoncera les choses à venir... en ce jour-là, vous ne m’interrogerez plus sur rien. En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom » dit Jésus (Jean.14, 26 :16,13- 23). Oui, nous pouvons vivre des choses incroyables : connaître certaines choses à l’avance, recevoir des dons nouveaux, prier et voir Dieu agir !

Attention, cependant ! Jésus n’a pas dit que tout serait parfait dans le meilleur des mondes. La vie a ses hauts et ses bas et elle les gardera. Le chrétien véritable n’est pas un surhomme, et le Saint-Esprit n'est pas une assurance tout risques. Suivre l’exemple de Jésus et rester rempli du Saint-Esprit exigent du chrétien un long apprentissage et de la persévérance. C'est l'aventure de toute une vie, mais c'est une aventure à 100 % !

Comment recevoir le Saint-Esprit ?


"Vous recevrez le Saint-Esprit" disait l'apôtre Pierre. Mais comment y arriver ? Tout simplement en faisant ce que disait Pierre : en croyant que Jésus-Christ est mort pour vos péchés ; en décidant de ne plus vivre dans le péché mais en voulant suivre l'exemple de vie de Jésus ; en demandant à Dieu de venir conduire votre vie par son Esprit et en vous engageant dans une communauté chrétienne en signe de ce nouveau départ dans la vie, de cette résurrection véritable.


Alors, si vous ressentez l'appel d'amour de Dieu pour vous, si vous aussi vous avez envie de goûter à la présence de Dieu, joignez-vous à toutes celles et ceux qui l'ont déjà fait. Vous ne le regretterez pas.
 

 

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La Pentecôte

Le jour de la Pentecôte (au terme des sept semaines Pascales), la Pâque du Christ s’accomplit dans l’effusion de l’Esprit Saint qui est manifesté, donné et communiqué comme Personne divine : de sa Plénitude, le Christ, Seigneur, répand à profusion l’Esprit (cf. Ac 2, 33-36).

En ce jour est pleinement révélée la Trinité Sainte. Depuis ce jour, le Royaume annoncé par le Christ est ouvert à ceux qui croient en Lui : dans l’humilité de la chair et dans la foi, ils participent déjà à la communion de la Trinité Sainte. Par sa venue, et elle ne cesse pas, l’Esprit Saint fait entrer le monde dans les " derniers temps ", le temps de l’Église, le Royaume déjà hérité, mais pas encore consommé

Nous avons vu la vraie Lumière, nous avons reçu l’Esprit céleste, nous avons trouvé la vraie foi : nous adorons la Trinité indivisible car c’est elle qui nous a sauvés (Liturgie byzantine, Tropaire des vêpres de Pentecôte ; il est repris dans les liturgies eucharistiques après la communion).

L’Esprit Saint – le Don de Dieu

" Dieu est Amour " (1 Jn 4, 8. 16) et l’Amour est le premier don, il contient tous les autres. Cet amour, " Dieu l’a répandu dans nos cœurs par l’Esprit qui nous fut donné " (Rm 5, 5).

Parce que nous sommes morts, ou, au moins, blessés par le péché, le premier effet du don de l’Amour est la rémission de nos péchés. C’est la communion de l’Esprit Saint (2 Co 13, 13) qui, dans l’Église, redonne aux baptisés la ressemblance divine perdue par le péché.

Il donne alors les " arrhes " ou les " prémices " de notre Héritage (cf. Rm 8, 23 ; 2 Co 1, 21) : la Vie même de la Trinité Sainte qui est d’aimer " comme il nous a aimés " (cf. 1 Jn 4, 11-12). Cet amour (la charité de 1 Co 13) est le principe de la vie nouvelle dans le Christ, rendue possible puisque nous avons " reçu une force, celle de l’Esprit Saint " (Ac 1, 8).

C’est par cette puissance de l’Esprit que les enfants de Dieu peuvent porter du fruit. Celui qui nous a greffés sur la vraie Vigne, nous fera porter " le fruit de l’Esprit qui est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi " (Ga 5, 22-23). " L’Esprit est notre Vie " : plus nous renonçons à nous-mêmes (cf. Mt 16, 24-26), plus " l’Esprit nous fait aussi agir " (Ga 5, 25) :

Par communion avec lui, l’Esprit Saint rend spirituels, rétablit au Paradis, ramène au Royaume des cieux et à l’adoption filiale, donne la confiance d’appeler Dieu Père et de participer à la grâce du Christ, d’être appelé enfant de lumière et d’avoir part à la gloire éternelle (S. Basile, Spir. 15, 36 : PG 32, 132).

L’Esprit Saint et l’Église

La mission du Christ et de l’Esprit Saint s’accomplit dans l’Église, Corps du Christ et Temple de l’Esprit Saint. Cette mission conjointe associe désormais les fidèles du Christ à sa communion avec le Père dans l’Esprit Saint : L’Esprit prépare les hommes, les prévient par sa grâce, pour les attirer vers le Christ. Il leur manifeste le Seigneur ressuscité, Il leur rappelle sa parole et leur ouvre l’esprit à l’intelligence de sa Mort et de sa Résurrection. Il leur rend présent le mystère du Christ, éminemment dans l’Eucharistie, afin de les réconcilier, de les mettre en communion avec Dieu, afin de leur faire porter " beaucoup de fruit " (Jn 15, 5. 8. 16).

Ainsi la mission de l’Église ne s’ajoute pas à celle du Christ et de l’Esprit Saint, mais elle en est le sacrement : par tout sont être et dans tous ses membres elle est envoyée pour annoncer et témoigner, actualiser et répandre le mystère de la communion de la Sainte Trinité (ce sera l’objet du prochain article) :

Nous tous qui avons reçu l’unique et même esprit, à savoir, l’Esprit Saint, nous nous sommes fondus entre nous et avec Dieu. Car bien que nous soyons nombreux séparément et que le Christ fasse que l’Esprit du Père et le sien habite en chacun de nous, cet Esprit unique et indivisible ramène par lui-même à l’unité ceux qui sont distincts entre eux (...) et fait que tous apparaissent comme une seule chose en lui-même. Et de même que la puissance de la sainte humanité du Christ fait que tous ceux-là en qui elle se trouve forment un seul corps, je pense que de la même manière l’Esprit de Dieu qui habite en tous, unique et indivisible, les ramène tous à l’unité spirituelle (S. Cyrille d’Alexandrie, Jo. 12 : PG 74, 560-561).

Parce que l’Esprit Saint est l’Onction du Christ, c’est le Christ, la Tête du Corps, qui le répand dans ses membres pour les nourrir, les guérir, les organiser dans leurs fonctions mutuelles, les vivifier, les envoyer témoigner, les associer à son offrande au Père et à son intercession pour le monde entier. C’est par les sacrements de l’Église que le Christ communique aux membres de son Corps son Esprit Saint et Sanctificateur (ce sera l’objet de la deuxième partie du Catéchisme).

Ces " merveilles de Dieu ", offertes aux croyants dans les sacrements de l’Église, portent leurs fruits dans la vie nouvelle, dans le Christ, selon l’Esprit (ce sera l’objet de la troisième partie du Catéchisme).

" L’Esprit vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons que demander pour prier comme il faut ; mais l’Esprit lui-même intercède pour nous en des gémissements ineffables " (Rm 8, 26). L’Esprit Saint, artisan des œuvres de Dieu, est le Maître de la prière (ce sera l’objet de la quatrième partie du Catéchisme).

 

" La preuve que vous êtes des fils, c’est que Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils qui crie : Abba, Père " (Ga 4, 6).

 

Du commencement à la consommation du temps, quand Dieu envoie son Fils, il envoie toujours son Esprit : leur mission est conjointe et inséparable.

 

Dans la plénitude du temps, l’Esprit Saint accomplit en Marie toutes les préparations à la venue du Christ dans le Peuple de Dieu. Par l’action de l’Esprit Saint en elle, le Père donne au monde l’Emmanuel, " Dieu-avec-nous " (Mt 1, 23).

 

Le Fils de Dieu est consacré Christ (Messie) par l’Onction de l’Esprit Saint dans son Incarnation (cf. Ps 2, 6-7).

 

Par sa Mort et sa Résurrection, Jésus est constitué Seigneur et Christ dans la gloire (Ac 2, 36). De sa Plénitude, Il répand l’Esprit Saint sur les apôtres et l’Église.

 

L’Esprit Saint que le Christ, Tête, répand dans ses membres, bâtit, anime et sanctifie l’Église. Elle est le sacrement de la communion de la Trinité Sainte et des hommes.

Catéchisme de l’Eglise Catholique

12:51 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

"L'Esprit Saint vous enseignera tout"

1. En cette solennité, nous faisons mémoire de l’événement qui a accompli l’œuvre du Christ sur cette terre. Après avoir bouleversé la vie de Pierre et des dix autres compagnons les plus proches, par sa prédication, ses miracles, Jésus est passé définitivement de ce monde à son Père et les a pratiquement abandonnés à leur sort - malgré toutes les instructions qu’il leur avait laissées. Et pourtant, par sa vie, sa mort et sa résurrection, les cœurs et les âmes des Apôtres, mortifiés par l’épreuve et dépassés par les événements, étaient comme une terre labourée, purifiée des plus gros endurcissements. Alors «  vint du ciel un bruit pareil à celui d’un violent coup de vent : toute la maison où ils se tenaient en fut remplie. Ils virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d’eux. Alors ils furent tous remplis de l’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit » (Actes des Apôtres 2, 2-4).
Ainsi, l’événement de la Pentecôte clôt l’évangile et ouvre le chapitre des temps de l’Eglise : c’est l’époque de la propagation de l’évangile et du témoignage intrépide des chrétiens ; de la traduction de la «  Bonne Nouvelle ». Cette solennité nous rappelle que nous sommes introduits dans le même courant et que nous sommes appelés à transmettre ce que nous avons reçu, à faire fructifier la semence de l’évangile, qui tombe constamment dans notre terre.

2. Le départ du Christ «  de ce monde à son Père », définitivement scellé, suscite tout de même des questions : Comment la poursuite de la mission est-elle donc possible ? «  Le Christ, étant Dieu, connaissait le plan de Dieu, il faisait des miracles ; les hommes ne sont pas Dieu, donc ils n’ont pas les mêmes moyens... » Cette excuse est fréquente et semble être confirmée par le Christ lui-même : «  sans moi vous ne pouvez rien faire » (St Jean 15, 5). Cependant, le Christ lui-même, quand il était dans ce monde, n’a pas pris d’autre chemin que celui des hommes et il a promis : «  Vous accomplirez des œuvres plus grandes » (St Jean 14, 12).
C’est pour cela qu’il nous propose l’engagement de l’amour : «  Si vous m’aimez, vous resterez fidèles à mes commandements [...] » Voilà donc le chemin de réussite de la mission : rester fidèle à sa parole grâce à l’amour. Un véritable amour de Jésus s’exprime dans la recherche et l’attente du message, dans l’écoute de cette parole, dans l’intérêt pour les propos, les souhaits ou désirs du bien-aimé, notre frère, notre maître et seigneur Jésus Christ. «  Celui qui n’aime pas ne restera pas fidèle à mes paroles. »
Suis-je à l’écoute de Jésus ? Suis-je attentif ? Est-ce que je puise dans l’Évangile pour mes actions, mes aspirations et mes décisions quotidiennes ?

3. «  Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité ». Voilà la clef : Jésus part, mais il nous donne un autre Défenseur, qui nous rendra aptes à représenter Jésus, qui fera de chacun "un autre Christ" : par le sacrement de l’Eglise nous sommes pleinement aptes à accomplir l’oeuvre du Seigneur.
Est-ce que j’y crois ou est-ce que je me laisse tourmenter par le doute ? L’alliance d’amour posée sur la main que Jésus nous tend écarte tout doute et nous délivre de l’emprise de la chair (cf. Romains 8, 8), si nous la prenons. «  L’Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, des gens qui ont encore peur ; c’est un Esprit qui fait de vous des fils ; poussés par cet Esprit, nous crions vers le Père en l’appelant : ?Abba ! » poursuit l’apôtre Paul (Romains 8, 15). L’Esprit nous implique pleinement dans la mission : à nous de marcher, attentifs aux signaux qu’il nous envoie. Si nous vacillons encore, alors crions vers le Père.

Dialogue avec le Christ
Quand je me tiens sous l'abri du Très-Haut et repose à l'ombre du Puissant, je dis au Seigneur : « Mon refuge, mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr ! » C'est lui qui Te sauve des filets du chasseur et de la peste maléfique ; il Te couvre et Te protège. Tu trouves sous son aile un refuge : sa fidélité est une armure, un bouclier. (Psaume 90, 1-4)

Résolution
Méditer la prière du Notre Père.

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15/05/2013

Saint Isidore le laboureur - Modèle d’un paysan chrétien très pieux (1070-1130)

Isidore naquit à Madrid, en Espagne, de parents très pauvres qui ne purent le faire étudier, mais lui apprirent à aimer Dieu et à détester le péché. L'enfant devint bientôt très habile dans cette science, la meilleure de toutes. Quand il fut en âge de travailler, il se plaça comme laboureur chez un riche habitant de la ville, nommé Jean de Vargas.

Plus tard, il épousa une femme aussi pauvre et aussi vertueuse que lui, et il eut un enfant auquel il enseigna le service de Dieu. Un jour, cet enfant tomba dans un puits ; ses parents, désolés, adressèrent au Ciel de si ferventes prières, que l'eau du puits s'élevant jusqu'en haut, y apporta cet enfant plein de vie et de santé. En reconnaissance, les deux époux se séparèrent et vouèrent à Dieu une continence perpétuelle.

Quoiqu’occupé du grossier travail de mener la charrue, Isidore n'en avait pas moins des heures fixes et réglées pour ses exercices de piété. Les jours ordinaires, après avoir passé une partie de la nuit en oraison, il se levait de grand matin et s'en allait visiter les principales églises de Madrid ; les jours de fête étaient entièrement consacrés à suivre les offices et à prier.

Jamais il ne négligeait en rien son travail ; malgré cela, ses compagnons l'accusèrent auprès du maître, qui voulut s'assurer par lui-même de la vérité ; il regarda Isidore travailler, et vit deux Anges qui l’aidaient. Dès lors, Jean de Vargas conçut la plus grande estime pour son serviteur, et les bénédictions du Ciel se répandirent sur sa maison.

Isidore opéra des miracles en sa faveur ; il rendit la vie à un cheval dont on avait grand besoin; la fille de Jean de Vargas étant morte à la suite d'une maladie douloureuse, il la ressuscita. Un jour, en frappant du pied la terre, il fit jaillir, afin d'étancher la soif de son maître, une fontaine qui coule encore. À la suite de ces miracles, Jean de Vargas se déchargea sur Isidore du soin de sa maison.

Isidore était pauvre, et cependant il trouvait le moyen de se montrer libéral envers les indigents ; il partageait avec eux son dîner, et un jour qu'il avait tout donné, il pria sa femme d'aller voir s'il ne restait pas quelque chose : celle-ci trouva le plat qui venait d'être vidé, aussi plein que si personne n'y eût touché. Une autre fois, il avait été invité à un dîner de confrérie, et ses dévotions le retinrent si longtemps, qu'il arriva quand tout était fini.

Une multitude de pauvres le suivaient comptant sur ses restes. Les confrères lui dirent, d'assez mauvaise humeur, qu'on lui avait gardé sa part, mais qu'il n'y avait rien pour les mendiants. « C'est assez, répondit-il, cela suffira pour moi et pour les pauvres de Jésus-Christ. » En effet, on trouva un repas entier là où on n'avait mis de côté que quelques morceaux.

La femme d’Isidore, de son côté, donnait des marques d'une sainteté aussi grande que celle de son mari. Elle aussi faisait des miracles. Retirée dans un petit héritage, près de l'ermitage de Caraquiz, elle avait à traverser une rivière pour se rendre à une église de la Sainte Vierge qu'elle fréquentait assidûment. Un jour, elle trouva cette rivière débordée, et, avec une entière confiance dans la puissance de Dieu, elle détacha son tablier, l'étendit sur les eaux, et, à l'aide de cette barque d'un nouveau genre, passa tranquillement à l'autre bord.

Isidore mourut avant sa femme, en 1170, et on l'enterra sous une gouttière, dans le cimetière de Saint-André, où il fut oublié quarante ans. Alors il apparut à une dame vertueuse pour la presser de procurer l'élévation et la translation de son corps. Quand on l'eut retiré de terre, il fut trouvé aussi frais et aussi sain que s'il venait de mourir ; un parfum de délicieuse odeur embauma les airs, et toutes les cloches sonnèrent d'elles-mêmes. L'église de Saint-André fut choisie pour recevoir ses saintes reliques ; on y vit un grand concours de peuple ; de nombreux miracles s'opérèrent et firent croître et grandir la dévotion à saint Isidore.

Source principale : nouvl.evangelisation.free.fr/(« Rév. x gpm »).

 

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"Consacre-les dans la vérité"

1. Les premières lignes de l’évangile d’aujourd’hui nous montrent Jésus s’adressant à son Père, scène plusieurs fois répétée dans les évangiles. L’on pourrait séparer la prière de Jésus en trois grands groupes : tout d’abord sa prière habituelle, ou quotidienne, quand par exemple il se retirait le soir ou bien le matin pour prier seul ; ensuite il y a les demandes d’intercessions avant les miracles, comme par exemple avant la résurrection de Lazare ; et finalement les moments de prières spontanées devant certaines situations particulières. La prière de Jésus dans ce passage ferait partie de ce dernier groupe.

2. La réaction habituelle de Jésus, devant un moment fort, est toujours de se tourner vers son Père pour se confier à lui, se mettre entre ses mains et le faire participer de cette expérience : «  À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, les yeux levés au ciel, il priait ». L’exemple de Jésus dans les évangiles est une invitation à faire de même dans notre vie de tous les jours. Devant une difficulté, un moment fort, des circonstances particulières, joyeuses ou douloureuses, au lieu de nous replier sur nous-même, l’évangile nous apprend à nous tourner vers Dieu et à nous mettre, par une simple prière, en ses mains.

3. Dans cet évangile, en particulier, le Seigneur met dans les mains de Dieu ses disciples. Cependant, l’on peut aussi voir dans ce passage que, d’une certaine manière, le Christ met dans les mains de Dieu tous ses futurs disciples, en d’autres mots, tous les chrétiens de tous les temps. Ces paroles ne nous promettent pas une vie facile : «  Je leur ai fait don de ta parole, et le monde les a pris en haine », mais d’une certaine manière nous assurent de la présence de Dieu. Jésus nous dit dans ce passage, qu’il s’en va, et que de nombreuses difficultés attendent ceux qui veulent le suivre, mais il dit aussi qu’il sera toujours à notre côté, prêt à écouter nos prières.

Dialogue avec le Christ
Mon Dieu, la vie de tous les jours est pleine de joies et de douleurs. Merci de toujours être à mon côté, m’accompagnant et me guidant. Tu ne me promets pas une vie facile, mais de toujours être avec moi, et je sais que je peux trouver mon plus grand bonheur en Toi ; en ce sens, Tu me promets une vie réellement heureuse.

Résolution
Ne pas laisser la journée se finir sans au moins prendre une toute petite minute pour parler à Jésus de quelque chose que j’ai particulièrement à cœur.

Catholique.org

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14/05/2013

Le Canon des Écritures

C’est la Tradition apostolique qui a fait discerner à l’Église quels écrits devaient être comptés dans la liste des Livres Saints (cf. DV 8, 3). Cette liste intégrale est appelée " Canon " des Écritures. Elle comporte pour l’Ancien Testament 46 (45, si l’on compte Jr et Lm ensemble) écrits et 27 pour le Nouveau (cf. DS 179 ; 1334-1336 ; 1501-1504) :

Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome, Josué, Juges, Ruth, les deux livres de Samuel, les deux livres des Rois, les deux livres des Chroniques, Esdras et Néhémie, Tobie, Judith, Esther, les deux livres des Maccabées, Job, les Psaumes, les Proverbes, l’Ecclésiaste, le Cantique des Cantiques, la Sagesse, l’Ecclésiastique, Isaïe, Jérémie, les Lamentations, Baruch, Ezéchiel, Daniel, Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habaquq, Sophonie, Agée, Zacharie, Malachie pour l’Ancien Testament ;

les Évangiles de Matthieu, de Marc, de Luc et de Jean, les Actes des Apôtres, les Épîtres de S. Paul aux Romains, la première et la deuxième aux Corinthiens, aux Galates, aux Ephésiens, aux Philippiens, aux Colossiens, la première et la deuxième aux Thessaloniciens, la première et la deuxième à Timothée, à Tite, à Philémon, l’Épître aux Hébreux, l’Épître de Jacques, la première et la deuxième de Pierre, les trois Épîtres de Jean, l’Épître de Jude et l’Apocalypse pour le Nouveau Testament.

L’Ancien Testament

L’Ancien Testament est une partie inamissible de l’Écriture Sainte. Ses livres sont divinement inspirés et conservent une valeur permanente (cf. DV 14) car l’Ancienne Alliance n’a jamais été révoquée.

En effet, " l’Économie de l’Ancien Testament avait pour principale raison d’être de préparer l’avènement du Christ Sauveur du monde ". " Bien qu’ils contiennent de l’imparfait et du provisoire ", les livres de l’Ancien Testament témoignent de toute la divine pédagogie de l’amour salvifique de Dieu : " En eux se trouvent de sublimes enseignements sur Dieu, une bienfaisante sagesse sur la vie humaine, d’admirables trésors de prière ; en eux enfin se tient caché le mystère de notre salut " (DV 15).

Les chrétiens vénèrent l’Ancien Testament comme vraie Parole de Dieu. L’Église a toujours vigoureusement repoussé l’idée de rejeter l’Ancien Testament sous prétexte que le Nouveau l’aurait rendu caduc (Marcionisme).

Le Nouveau Testament

" La Parole de Dieu qui est une force divine pour le salut de tout croyant, se présente dans les écrits du Nouveau Testament et sa puissance s’y manifeste de façon singulière " (DV 17). Ces écrits nous livrent la vérité définitive de la Révélation divine. Leur objet central est Jésus-Christ, le Fils de Dieu incarné, ses actes, ses enseignements, sa passion et sa glorification ainsi que les débuts de son Église sous l’action de l’Esprit Saint (cf. DV 20).

Les Évangiles sont le cœur de toutes les Écritures " en tant qu’ils constituent le témoignage par excellence sur la vie et sur l’enseignement du Verbe incarné, notre Sauveur " (DV 18).

Dans la formation des Évangiles on peut distinguer trois étapes :

La vie et l’enseignement de Jésus. L’Église tient fermement que les quatre Évangiles, " dont elle affirme sans hésiter l’historicité, transmettent fidèlement ce que Jésus le Fils de Dieu, durant sa vie parmi les hommes, a réellement fait et enseigné pour leur salut éternel, jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel ".

La tradition orale. " Ce que le Seigneur avait dit et fait, les apôtres après son Ascension le transmirent à leurs auditeurs avec cette intelligence plus profonde des choses dont eux-mêmes, instruits par les événements glorieux du Christ et éclairés par l’Esprit de vérité, jouissaient ".

Les Évangiles écrits. " Les auteurs sacrés composèrent donc les quatre Évangiles, choisissant certains des nombreux éléments soit oralement soit déjà par écrit, rédigeant un résumé des autres, ou les expliquant en fonction de la situation des Églises, gardant enfin la forme d’une prédication, de manière à nous livrer toujours sur Jésus des choses vraies et sincères " (DV 19).

L’Évangile quadriforme occupe dans l’Église une place unique, témoins la vénération dont l’entoure la liturgie et l’attrait incomparable qu’il a exercé de tout temps sur les saints :

Il n’y a aucune doctrine qui soit meilleure, plus précieuse et plus splendide que le texte de l’Évangile. Voyez et retenez ce que notre Seigneur et Maître, le Christ, a enseigné par ses paroles et réalisé par ses actes (Ste Césarie la Jeune, Rich. : SC 345, 480).

C’est par-dessus tout l’Évangile qui m’entretient pendant mes oraisons ; en lui je trouve tout ce qui est nécessaire à ma pauvre âme. J’y découvre toujours de nouvelles lumières, des sens cachés et mystérieux (Ste. Thérèse de l’Enfant-Jésus, ms. autob. A 83v).

L’unité de l’Ancien et du Nouveau Testament

L’Église, déjà aux temps apostoliques (cf. 1 Co 10, 6. 11 ; He 10, 1 ; 1 P 3, 21), et puis constamment dans sa Tradition, a éclairé l’unité du plan divin dans les deux Testaments grâce à la typologie. Celle-ci discerne dans les œuvres de Dieu dans l’Ancienne Alliance des préfigurations de ce que Dieu a accompli dans la plénitude des temps, en la personne de son Fils incarné.

Les chrétiens lisent donc l’Ancien Testament à la lumière du Christ mort et ressuscité. Cette lecture typologique manifeste le contenu inépuisable de l’Ancien Testament. Elle ne doit pas faire oublier qu’il garde sa valeur propre de Révélation que Notre Seigneur lui-même a réaffirmée (cf. Mc 12, 29-31). Par ailleurs, le Nouveau Testament demande d’être lu aussi à la lumière de l’Ancien. La catéchèse chrétienne

primitive y aura constamment recours (cf. 1 Co 5, 6-8 ; 10, 1-11). Selon un vieil adage, le Nouveau Testament est caché dans l’Ancien, alors que l’Ancien est dévoilé dans le Nouveau : " Le Nouveau se cache dans l’Ancien et dans le Nouveau l’Ancien se dévoile " (S. Augustin, Hept. 2, 73 : PL 34, 623 ; cf. DV 16). 

La typologie signifie le dynamisme vers l’accomplissement du plan divin quand " Dieu sera tout en tous " (1 Co 15, 28). Aussi la vocation des patriarches et l’Exode de l’Égypte, par exemple, ne perdent pas leur valeur propre dans le plan de Dieu, du fait qu’ils en sont en même temps des étapes intermédiaires.

V. La Sainte Écriture dans la vie de l’Église

" La force et la puissance que recèle la Parole de Dieu sont si grandes qu’elles constituent, pour l’Église, son point d’appui et sa vigueur et, pour les enfants de l’Église, la force de leur foi, la nourriture de leur âme, la source pure et permanente de leur vie spirituelle " (DV 21). Il faut " que l’accès à la Sainte Écriture soit largement ouvert aux chrétiens " (DV 22).

" Que l’étude de la Sainte Écriture soit donc pour la sacrée théologie comme son âme. Que le ministère de la Parole, qui comprend la prédication pastorale, la catéchèse, et toute l’instruction chrétienne, où l’homélie liturgique doit avoir une place de choix, trouve, lui aussi, dans cette même Parole de l’Écriture, une saine nourriture et une saine vigueur " (DV 24).

L’Église " exhorte instamment et spécialement tous les chrétiens (...) à acquérir, par la lecture fréquente des divines Écritures, ‘la science éminente de Jésus-Christ’ (Ph 3, 8). ‘En effet, ignorer les Écritures, c’est ignorer le Christ’ (S. Jérôme, Is. prol. : PL 24, 17B) " (DV 25).

Toute l’Écriture divine n’est qu’un seul livre, et ce seul livre c’est le Christ, " car toute l’Écriture divine parle du Christ, et toute l’Écriture divine s’accomplit dans le Christ " (Hugues de Saint Victor, De arca Noe 2, 8 : PL 176, 642 ; cf. ibid. 2, 9 : PL 176, 642-643: PL 176, 642C). 

" Les Saintes Écritures contiennent la Parole de Dieu et, puisqu’elles sont inspirées, elles sont vraiment cette Parole " (DV 24).

Dieu est l’Auteur de l’Écriture Sainte en inspirant ses auteurs humains ; Il agit en eux et par eux. Il donne ainsi l’assurance que leurs écrits enseignent sans erreur la vérité salutaire (cf. DV 11).

L’interprétation des Écritures inspirées doit être avant tout attentive à ce que Dieu veut révéler par les auteurs sacrés pour notre salut. " Ce qui vient de l’Esprit, n’est pleinement entendu que par l’action de l’Esprit " (Origène, hom. in Ex. 4, 5). 

L’Église reçoit et vénère comme inspirés les 46 livres de l’Ancien et les 27 livres du Nouveau Testament. 

Les quatre Évangiles tiennent une place centrale puisque le Christ Jésus en est le centre.

L’unité des deux Testaments découle de l’unité du dessein de Dieu et de sa Révélation.. L’Ancien Testament prépare le Nouveau, alors que celui-ci accomplit l’Ancien ; les deux s’éclairent mutuellement ; les deux sont vraie Parole de Dieu.

" L’Église a toujours vénéré les divines Écritures, comme elle l’a fait pour le Corps même du Seigneur " (DV 21) : ces deux nourrissent et régissent toute la vie chrétienne. " Ta Parole est la lumière de mes pas, la lampe de ma route " (Ps 119, 105 ; cf. Is 50, 4).

Catéchisme de l'Eglise Catholique

13:18 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

"Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés"

Cette exhortation de Jésus nous révèle comment l’amour du Père se déverse sur nous par le Cœur de son Fils, en torrents de grâce, de lumière, de paix et de joie.
« Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés » : Jésus ne garde rien de l’amour divin qui l’engendre à chaque instant. De même que le Père lui communique en plénitude toute sa substance, le Fils à son tour se livre à chacun de nous dans une kénose d’amour, qui se manifeste pleinement sur la croix.

« Demeurez dans mon amour » : l’amour du Père et du Fils repose sur nous comme un dais, sous lequel nous sommes invités à établir notre demeure ; bien plus : de même qu’un poisson doit demeurer dans l’eau pour vivre, ainsi nous devons rester immergés dans la miséricorde divine si nous ne voulons pas périr spirituellement.

Mais comment demeurer sous l’onction de l’Esprit alors qu’elle n’est pas sensiblement perceptible ? Jésus nous donne à nouveau l’exemple de son propre comportement : c’est en gardant fidèlement les commandements de son Père qu’il demeure dans son amour. Il nous suffit de faire de même. Ces commandements en effet nous sont connus. Jésus les a transmis intégralement à ses disciples - qu’il ne considère plus comme des serviteurs mais comme ses amis : « Tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître ». Désormais le chemin de l’amour véritable - celui qui conduit à la vie - est balisé par la Parole de Jésus, notre Maître et notre ami, notre Seigneur et notre frère. A son école nous découvrons ainsi que l’amour « vrai », l’amour d’amitié tel qu’il vient de le définir, est étroitement lié à la vérité.
Le terme « amour d’amitié » était déjà connu des philosophes grecs : nous le trouvons sous la plume d’Aristote. La proximité des termes ne doit cependant pas prêter à confusion : il y a infiniment plus dans l’amour d’amitié tel que l’entend Jésus, que dans ce que le Stagyrite définissait par ce vocable. Pour Aristote, l’amour d’amitié consiste à chercher le bien de l’autre plutôt que le sien propre. Pour Jésus, « il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13). Une désappropriation aussi radicale est largement hors de portée d’une simple générosité naturelle. Seul l’Esprit peut nous entraîner à l’héroïsme de la vertu qui consiste, à l’exemple de Jésus, à nous dessaisir de notre propre vie, et à la livrer non seulement pour nos amis, mais aussi pour nos ennemis, tout en invoquant sur eux le pardon de Dieu : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23, 34). Ce que Jésus présente comme amour d’amitié, définit en fait l’agape, l’amour de charité, ce terme désignant la vertu surnaturelle que Dieu seul peut infuser en nos cœurs, nous donnant par le fait même la force d’aimer « en Esprit et vérité » (Jn 4, 23).

Chemin faisant, nous découvrons que Notre-Seigneur veut nous entraîner sur le chemin du Bel Amour par une double exigence de vérité, portant sur nos deux facultés spirituelles. L’intelligence est invitée à prendre comme guide la Parole de vérité, tandis que la volonté est invitée à se soumettre à l’Esprit de vérité, qui seul peut lui donner la force de réaliser ce que la Parole exige pour que l’amour soit « vrai ». C’est à ce prix seulement que notre liberté peut être libérée des multiples aliénations qui la dispersent et l’éparpillent dans des désirs éphémères et futiles. La seule liberté, digne des fils de Dieu que nous sommes, la liberté véritable, consiste dans la capacité de discerner le Bien et de l’accomplir - ou du moins de nous rapprocher de lui de manière concrète.

Le discernement se fait à la lumière de la Parole, la mise en œuvre dans la force de l’Esprit. Telle est la vraie liberté, tel est le témoignage des saints, c’est-à-dire des vrais disciples du Christ, de ceux que Jésus « a choisis et établis afin qu’ils donnent du fruit, et que leur fruit demeure ». Ce fruit n’est autre que l’amour de charité, qui sera toujours le témoignage le plus convaincant rendu à la Bonne Nouvelle.


« Seigneur aide-nous à nous souvenir que nous ne cheminons pas seuls sur ce chemin de la vérité et de la vie : tu marches avec nous comme avec les disciples d’Emmaüs ; pour nous aussi tu interprètes les Ecritures et tu romps le pain afin de nous nourrir de ta propre substance. Jour après jour, “tu t’adresses au cœur désirant de l’homme qui se sent pèlerin et assoiffé, au cœur qui aspire ardemment à la source de la vie, au cœur quêtant la vérité” (Benoît XVI, Sacramentum Caritatis, 2). Accorde-nous, Seigneur, de pouvoir reconnaître dans “le sacrement de l’Eucharistie, la vérité de l’amour, qui est l’essence même de Dieu” (Ibid.), afin que, nourris du Pain des forts, nous puissions nous aimer les uns les autres comme tu nous as aimés. »

Père Joseph-Marie - Famille Saint Joseph

13:00 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |