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30/04/2013

"Dieu à la rencontre de l’homme"

Par la raison naturelle, l’homme peut connaître Dieu avec certitude à partir de ses œuvres. Mais il existe un autre ordre de connaissance que l’homme ne peut nullement atteindre par ses propres forces, celui de la Révélation divine (cf. Cc. Vatican I : DS 3015). Par une décision tout à fait libre, Dieu se révèle et se donne à l’homme. Il le fait en révélant son mystère, son dessein bienveillant qu’Il a formé de toute éternité dans le Christ en faveur de tous les hommes. Il révèle pleinement son dessein en envoyant son Fils bien-aimé, notre Seigneur Jésus-Christ, et l’Esprit Saint.

 

Dieu révèle son " dessein bienveillant "

" Il a plu à Dieu dans sa sagesse et sa bonté de se révéler en personne et de faire connaître le mystère de sa volonté grâce auquel les hommes, par le Christ, le Verbe fait chair, accèdent dans l’Esprit Saint auprès du Père et sont rendus participants de la nature divine " (DV 2).

 

Dieu qui " habite une lumière inaccessible " (1 Tm 6, 16) veut communiquer sa propre vie divine aux hommes librement créés par Lui, pour en faire, dans son Fils unique, des fils adoptifs (cf. Ep 1, 4-5). En se révélant Lui-même, Dieu veut rendre les hommes capables de Lui répondre, de Le connaître et de L’aimer bien au-delà de tout ce dont ils seraient capables d’eux-mêmes.

 

Le dessein divin de la Révélation se réalise à la fois " par des actions et par des paroles, intimement liées entre elles et s’éclairant mutuellement " (DV 2). Il comporte une " pédagogie divine " particulière : Dieu se communique graduellement à l’homme, Il le prépare par étapes à accueillir la Révélation surnaturelle qu’Il fait de lui-même et qui va culminer dans la Personne et la mission du Verbe incarné, Jésus-Christ.


S. Irénée de Lyon parle à maintes reprises de cette pédagogie divine sous l’image de l’accoutumance mutuelle entre Dieu et l’homme : " Le Verbe de Dieu a habité dans l’homme et s’est fait Fils de l’homme pour accoutumer l’homme à saisir Dieu et accoutumer Dieu à habiter dans l’homme, selon le bon plaisir du Père " (Hær. 3, 20, 2 ; cf. par exemple 3, 17, 1 ; 4, 12, 4 ; 4, 21, 3).

 

Les étapes de la Révélation

Dès l’origine, Dieu se fait connaître " Dieu qui a créé et conserve toutes choses par le Verbe, donne aux hommes dans les choses créées un témoignage incessant sur Lui-même ; voulant de plus ouvrir la voie d’un salut supérieur, Il se manifesta aussi Lui-même, dès l’origine, à nos premiers parents " (DV 3) Il les a invités à une communion intime avec Lui-même en les revêtant d’une grâce et d’une justice resplendissantes.

 

Cette Révélation n’a pas été interrompue par le péché de nos premiers parents. Dieu, en effet, " après leur chute leur promit une rédemption, leur rendit courage en les faisant espérer le salut ; sans arrêt, Il montra sa sollicitude pour le genre humain, afin de donner la vie éternelle à tous ceux qui par la constance dans le bien cherchent le salut " (DV 3).

  Comme il avait perdu ton amitié en se détournant de Toi, tu ne l’as pas abandonné au pouvoir de la mort. (...) Tu as multiplié les alliances avec eux (MR, prière eucharistique IV, 118).

 

Catéchisme de l’Eglise Catholique

 

12:28 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

"C’est ma paix que je vous donne"

1. «  C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne » (Jn 14,27). Le Christ nous invite à ne pas avoir peur. Nous pouvons toujours compter sur l’aide de Dieu. Entrons dans le Cénacle pour contempler le Christ qui donne, sous les espèces de pain et de vin, son corps et son sang, anticipant ainsi le Calvaire, dans le sacrement de l’Eucharistie. C’est de cette façon que le Christ nous donne sa paix. Saint Paul dit : «  c’est lui, le Christ, qui est notre paix : des deux, Israël et les païens, Il a fait un seul peuple ; par sa chair crucifiée, Il a fait tomber ce qui les séparait, le mur de la haine, (...) Il voulait les réconcilier avec Dieu par la croix. » (Ef 2, 14-16). En s’offrant sur la croix, le Christ nous donne sa paix. Ce n’est pas la paix du monde, mais celle qui est fruit de la Pâques, c’est-à-dire, fruit de son sacrifice, qui arrache la haine et la violence et réconcilie les hommes avec Dieu et entre eux. C’est le trophée de sa victoire sur le péché et sur la mort, de sa pacifique guerre contre le mal du monde, libéré et vaincu avec les armes de la vérité et de l’amour.

2. « Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car le prince du monde va venir. Certes, il n’y a rien en moi qui puisse lui donner prise, mais il faut que le monde sache que j’aime mon Père, et que je fais tout ce que mon Père m’a commandé. » Le Christ prévient les apôtres qu’Il ne sera plus présent de la même manière. Il ne se communiquera plus de la même façon, mais ce n’est pas pour cela qu’Il ne sera pas à leurs côtés. Le prince du monde vient, mais nous n’avons rien à craindre, car le Christ l’a vaincu par son sacrifice. Dieu nous montre le chemin à suivre par l’obéissance de son Fils à sa volonté. Les apôtres suivront ses pas lorsqu’ils partiront évangéliser le monde entier. Ils seront fidèles à la volonté du Père et la paix qu’ils reçoivent, par cette union avec Dieu, leur donnera la force d’aller jusqu’au bout, jusqu’au martyre.

3. «  La paix soit avec vous ! » (Jn 20,19 ; 21 ; 26). Ce n’est pas par hasard que le Christ s’approche des apôtres avec cette salutation après sa résurrection. Cette paix est le cadeau qu’Il leur offre, non pas pour l’avoir égoïstement cachée mais pour la partager par leur témoignage. «  Levons nous, partons » (Jn 14,31), le Christ nous invite à nous mettre en marche. La résurrection du Christ nous a ouvert les portes du paradis, Il est le pont entre le ciel et la terre. En passant par Lui nous pouvons connaître le Père et expérimenter la paix que nous donne cette union intime avec Lui. Transmettons la paix que nous avons reçue en cultivant avant tout des sentiments de paix et d’amour à l’intérieur de nous-mêmes. Levons les yeux vers notre Sauveur, élevons notre cœur et laissons nous transformer par l’amour de Dieu qui nous appelle.

Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, donne-moi Ta paix, celle qui vient de cette union profonde et intime avec le Père. Il est la source d'eau vive dont j'ai besoin pour m'alimenter et me fortifier pour marcher à Ta suite. Prends- moi par la main et aide-moi à être ouvert à la volonté de Dieu sur ma vie. Dans la mesure où je corresponds à Ton appel, la paix grandira dans mon âme et ma vie aura un sens.

Résolution
Je serai semeur de paix autour de moi aujourd'hui, en témoignant de mon amitié avec le Christ de par mon comportement de pardon, de joie et de charité.

Catholique.org

12:06 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

29/04/2013

"Comment parler de Dieu"

En défendant la capacité de la raison humaine de connaître Dieu, l’Église exprime sa confiance en la possibilité de parler de Dieu à tous les hommes et avec tous les hommes. Cette conviction est le point de départ de son dialogue avec les autres religions, avec la philosophie et les sciences, et aussi avec les incroyants et les athées.

Puisque notre connaissance de Dieu est limitée, notre langage sur Dieu l’est également. Nous ne pouvons nommer Dieu qu’à partir des créatures, et selon notre mode humain limité de connaître et de penser.

Les créatures portent toutes une certaine ressemblance de Dieu, tout spécialement l’homme créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. Les multiples perfections des créatures (leur vérité, leur bonté, leur beauté) reflètent donc la perfection infinie de Dieu. Dès lors, nous pouvons nommer Dieu à partir des perfections de ses créatures, " car la grandeur et la beauté des créatures font, par analogie, contempler leur Auteur " (Sg 13, 5).

Dieu transcende toute créature. Il faut donc sans cesse purifier notre langage de ce qu’il a de limité, d’imagé, d’imparfait pour ne pas confondre le Dieu " ineffable, incompréhensible, invisible, insaisissable " (Liturgie de S. Jean Chrysostome, Anaphore) avec nos représentations humaines. Nos paroles humaines restent toujours en deçà du mystère de Dieu.

En parlant ainsi de Dieu, notre langage s’exprime, certes, de façon humaine, mais il atteint réellement Dieu lui-même, sans pourtant pouvoir l’exprimer dans son infinie simplicité. En effet, il faut se rappeler qu’" entre le Créateur et la créature on ne peut marquer tellement de ressemblance que la dissemblance entre eux ne soit pas plus grande encore " (Cc. Latran IV : DS 806), et que " nous ne pouvons saisir de Dieu ce qu’Il est, mais seulement ce qu’Il n’est pas, et comment les autres êtres se situent par rapport à Lui " (S. Thomas d’A., s. gent. 1, 30)
En bref 

L’homme est par nature et par vocation un être religieux. Venant de Dieu, allant vers Dieu, l’homme ne vit une vie pleinement humaine que s’il vit librement son lien avec Dieu.

L’homme est fait pour vivre en communion avec Dieu en qui il trouve son bonheur : " Quand tout entier je serai en Toi, il n’y aura plus jamais de chagrin et d’épreuve ; tout entière pleine de Toi, ma vie sera accomplie " (S. Augustin, conf. 10, 28, 39).

Quand il écoute le message des créatures et la voix de sa conscience, l’homme peut atteindre la certitude de l’existence de Dieu, cause et fin de tout. 

L’Église enseigne que le Dieu unique et véritable, notre Créateur et Seigneur, peut être connu avec certitude par ses œuvres grâce à la lumière naturelle de la raison humaine (cf. Cc. Vatican I : DS 3026).

Nous pouvons réellement nommer Dieu en partant des multiples perfections des créatures, similitudes du Dieu infiniment parfait, même si notre langage limité n’en épuise pas le mystère.

" La créature sans le Créateur s’évanouit " (GS 36). Voilà pourquoi les croyants se savent pressés par l’amour du Christ d’apporter la lumière du Dieu vivant à ceux qui l’ignorent ou le refusent.

Catéchisme de l'Eglise Catholique

12:10 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

"Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c’est celui-là qui m’aime"

1. «  Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c’est celui-là qui m’aime », dit Jésus. L’amour est toujours une question d’engagement de toute sa personne pour le

bien aimé. Malheureusement, il nous est parfois facile de repousser les invitations que Jésus nous fait, parce que nous pensons qu’Il nous en demandera trop. Depuis trop longtemps nous nous faisons une image de la vie chrétienne comme étant pleine de renoncements, d’austérité et de tristesse. Et c’est ainsi que nous préférons rester un peu à l’écart des exigences de l’Evangile, pour être sûrs que Jésus ne viendra pas nous ôter nos plaisirs, nos commodités, nos habitudes... car nous avons la malheureuse tendance à croire, que Dieu va nous les prendre et nous en priver !

2. Il peut s’ensuivre que nous fuyions Dieu et ses exigences, nous culpabilisons un peu, nous avons honte de nous même, nous nous attristons et nous finissons par nous éloigner de ce Dieu, dont nous ne serons jamais assez dignes... Écoutons plutôt ce qu’Il a à nous dire :

«  Je connais ta misère, les combats et les tribulations de ton âme ; la faiblesse et les infirmités de ton corps ; je sais ta lâcheté, tes péchés, tes défaillances, je te dis quand même : donne-moi ton cœur, aime-moi comme tu es. Si tu attends d’être un saint pour te livrer à l’amour, tu ne m’aimeras jamais. Même si tu retombes souvent dans ces fautes que tu voudrais ne jamais connaître, même si tu es lâche dans la pratique de la vertu, je ne te permets pas de ne pas m’aimer. Aime-moi comme tu es. A chaque instant et dans quelques positions que tu te trouves, dans la ferveur ou dans la sécheresse, dans la fidélité ou dans l’infidélité. » (Texte anonyme)

3. «  L’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout », dit Jésus. Nous n’avons pas vécu à l’époque de Jésus, pour le voir de nos propres yeux et pour toucher la frange de son manteau, cependant nous ne sommes pas non plus défavorisés par rapport aux premiers disciples, car nous avons pleinement reçu l’Esprit Saint. C’est l’Esprit Saint qui nous tient en communion avec Dieu par la foi. Jésus n’étant plus physiquement présent au milieu de nous, comme c’était le cas il y a deux mille ans, a instauré un relais pour que nous soyons unis à lui en permanence, par la foi et par des signes concrets. C’est la présence et l’action de l’Esprit Saint dans nos âmes. Par Lui, nous voilà comme «  greffés » sur Dieu. Mais qui est donc cet Esprit Saint, dont il est question du premier jusqu’au dernier livre de la Bible ? D’innombrables auteurs et théologiens ont écrit sur Lui ; pourtant son action et son rôle restent passablement peu compris.

«  Quand on a l’Esprit Saint, le cœur se dilate dans l’amour divin. (...)Une âme qui a l’Esprit Saint ne s’ennuie jamais en la présence de Dieu, son cœur transpire d’amour. Prenez une éponge imbibée d’eau et une main pleine de billes de marbre. De l’éponge, vous ferez sortir de l’eau abondamment. De nous-mêmes nous ne pouvons rien, nous sommes comme une pierre dans un chantier. Une âme qui possède l’Esprit Saint goûte une saveur dans la prière ; le temps est toujours trop court ; elle ne perd jamais la présence de Dieu. » (Saint Jean-Marie Vianney, curé d’Ars)

Dialogue avec le Christ
Jésus, donne-moi d’accueillir Ton Esprit Saint. Qu’Il me vivifie et me renouvelle de l’intérieur. Qu’Il m’ouvre à Tes paroles et m’enseigne tout ce que je dois apprendre pour grandir dans Ton amour.

Résolution
Aujourd’hui, je réciterai une prière ou invocation à l’Esprit Saint, avant de commencer à travailler pour tout entreprendre pour la plus grande gloire de Dieu

Catholique.org

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28/04/2013

"Les voies d’accès à la connaissance de Dieu"

Créé à l’image de Dieu, appelé à connaître et à aimer Dieu, l’homme qui cherche Dieu découvre certaines " voies " pour accéder à la connaissance de Dieu. On les appelle aussi " preuves de l’existence de Dieu ", non pas dans le sens des preuves que cherchent les sciences naturelles, mais dans le sens d’" arguments convergents et convaincants " qui permettent d’atteindre à de vraies certitudes.
Ces " voies " pour approcher Dieu ont pour point de départ la création : le monde matériel et la personne humaine.

Le monde : A partir du mouvement et du devenir, de la contingence, de l’ordre et de la beauté du monde, on peut connaître Dieu comme origine et fin de l’univers.
S. Paul affirme au sujet des païens : " Ce qu’on peut connaître de Dieu est pour eux manifeste : Dieu en effet le leur a manifesté. Ce qu’il y a d’invisible depuis la création du monde se laisse voir à l’intelligence à travers ses œuvres, son éternelle puissance et sa divinité " (Rm 1, 19-20 ; cf. Ac 14, 15. 17 ; 17, 27-28 ; Sg 13, 1-9).
Et S. Augustin : " Interroge la beauté de la terre, interroge la beauté de la mer, interroge la beauté de l’air qui se dilate et se diffuse, interroge la beauté du ciel (...) interroge toutes ces réalités. Toutes te répondent : Vois, nous sommes belles. Leur beauté est une profession (confessio). Ces beautés sujettes au changement, qui les a faites sinon le Beau (Pulcher), non sujet au changement ? " (Serm. 241, 2 : PL 38, 1134).

L’homme : avec son ouverture à la vérité et à la beauté, son sens du bien moral, sa liberté et la voix de sa conscience, son aspiration à l’infini et au bonheur, l’homme s’interroge sur l’existence de Dieu. A travers tout cela il perçoit des signes de son âme spirituelle. " Germe d’éternité qu’il porte en lui-même, irréductible à la seule matière " (GS 18, § 1 ; cf. 14, § 2), son âme ne peut avoir son origine qu’en Dieu seul.

Le monde et l’homme attestent qu’ils n’ont en eux-mêmes ni leur principe premier ni leur fin ultime, mais participent à l’Être en soi, sans origine et sans fin. Ainsi, par ces diverses " voies ", l’homme peut accéder à la connaissance de l’existence d’une réalité qui est la cause première et la fin ultime de tout, " et que tous appellent Dieu " (S. Thomas d’A., s. th. 1, 2, 3).

Les facultés de l’homme le rendent capable de connaître l’existence d’un Dieu personnel. Mais pour que l’homme puisse entrer dans son intimité, Dieu a voulu se révéler à lui et lui donner la grâce de pouvoir accueillir cette révélation dans la foi. Néanmoins, les preuves de l’existence de Dieu peuvent disposer à la foi et aider à voir que la foi ne s’oppose pas à la raison humaine.

Catéchisme de l'Eglise Catholique

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27/04/2013

"Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez vous les uns les autres"

1. «  Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez vous les uns les autres »

Ce commandement, qui résume tous les autres, peut paraître difficile dans certaines situations, où l’amour du prochain se fait ardu. En effet, comment l’amour peut-il être un commandement ? Benoît XVI, dans sa première encyclique Deus Caritas Est, nous éclaire : «  Comme Dieu nous a aimé le premier, l’amour n’est plus seulement un commandement, mais il est la réponse au don de l’amour, par lequel Dieu vient à notre rencontre ». S’il en est ainsi, face aux difficultés dans mes relations en famille ou au travail, que je ressens et qui me font souffrir, ne devrais-je pas me demander dans quelle mesure j’ai ou non fait l’expérience de la rencontre avec ce Dieu personnel, qui m’aime le premier, qui compte sur moi, qui me comble d’un amour gratuit chaque jour ? En effet, le Pape précisait : «  Nous avons cru à l’amour de Dieu : c’est ainsi que le chrétien peut exprimer le choix fondamental de sa vie. À l’origine du fait d’être chrétien, il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive. » Si c’est l’amour de Dieu qui guide ma vie, alors, je pourrai me lancer à aimer les autres comme Dieu m’a aimé.

2. «  Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres. » Forts de leur rencontre vivante avec le Dieu incarné, les premiers apôtres ont été fidèles à ce commandement. Non pas parce qu’il s’agissait d’un commandement, mais parce qu’il s’agissait d’une réponse naturelle à l’amour fou de Dieu, qui se fait homme pour nous, qui vit sa vie au milieu de nous, pour nous ; qui meurt et pardonne sur la croix, pour nous ; et qui ressuscite le troisième jour, pour nous. C’est ainsi que l’on a pu dire d’eux «  voyez comme ils s’aiment » ( Ac 11,29)... et c’est ainsi qu’on peut dire aussi : «  voyez comme ils sèment » : par cet amour fraternel, ils ont semé la graine de l’Evangile dans le cœur de ceux qu’ils côtoyaient. Et 2000 ans après, l’Eglise est toujours vivante et vivifiante !! Seigneur, donne-moi la grâce de continuer à semer ton Evangile autour de moi.

Dialogue avec le Christ
« Viens grandir en moi, Jésus, dans mon esprit, dans mon cœur, dans mes idées, dans mes sens. Viens grandir en moi, Jésus, dans ta bonté, dans ta pureté, dans ton humilité, dans ton zèle et ton amour . Viens aimer en moi tous mes frères les hommes. »

Résolution
Aujourd’hui, au moment de prendre une décision, aussi petite soit-elle, je prendrai le temps de la réflexion sereine, afin de faire passer l’intérêt des autres avant le mien.

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26/04/2013

"Le désir de Dieu"

Le désir de Dieu est inscrit dans le cœur de l’homme, car l’homme est créé par Dieu et pour Dieu; Dieu ne cesse d’attirer l’homme vers Lui, et ce n’est qu’en Dieu que l’homme trouvera la vérité et le bonheur qu’il ne cesse de chercher: L’aspect le plus sublime de la dignité humaine se trouve dans cette vocation de l’homme à communier avec Dieu. Cette invitation que Dieu adresse à l’homme de dialoguer avec Lui commence avec l’existence humaine. Car si l’homme existe, c’est que Dieu l’a créé par Amour et, par Amour, ne cesse de lui donner l’être ; et l’homme ne vit pleinement selon la vérité que s’il reconnaît librement cet Amour et s’abandonne à son Créateur (GS 19, § 1).

De multiples manières, dans leur histoire, et jusqu’à aujourd’hui, les hommes ont donné expression à leur quête de Dieu par leur croyances et leurs comportements religieux (prières, sacrifices, cultes, méditations, etc.). Malgré les ambiguïtés qu’elles peuvent comporter, ces formes d’expression sont si universelles que l’on peut appeler l’homme un être religieux : Dieu a fait habiter sur toute la face de la terre tout le genre humain, issu d’un seul ; il a fixé aux peuples les temps qui leur étaient départis et les limites de leur habitat, afin que les hommes cherchent la divinité pour l’atteindre, si possible, comme à tâtons, et la trouver ; aussi bien n’est-elle pas loin de chacun de nous. C’est en elle en effet que nous avons la vie, le mouvement et l’être (Ac 17, 26-28).

Mais ce " rapport intime et vital qui unit l’homme à Dieu " (GS 19, § 1) peut être oublié, méconnu et même rejeté explicitement par l’homme. De telles attitudes peuvent avoir des origines très diverses (cf. GS 19-21) : la révolte contre le mal dans le monde, l’ignorance ou l’indifférence religieuses, les soucis du monde et des richesses (cf. Mt 13, 22), le mauvais exemple des croyants, les courants de pensée hostiles à la religion, et finalement cette attitude de l’homme pécheur qui, de peur, se cache devant Dieu (cf. Gn 3, 8-10) et fuit devant son appel (cf. Jon 1, 3).

" Joie pour les cœurs qui cherchent Dieu " (Ps 105, 3). Si l’homme peut oublier ou refuser Dieu, Dieu, Lui, ne cesse d’appeler tout homme à Le chercher pour qu’il vive et trouve le bonheur. Mais cette quête exige de l’homme tout l’effort de son intelligence, la rectitude de sa volonté, " un cœur droit ", et aussi le témoignage des autres qui lui apprennent à chercher Dieu. Tu es grand, Seigneur, et louable hautement : grand est ton pouvoir et ta sagesse n’a point de mesure. Et l’homme, petite partie de ta création, prétend Te louer, précisément l’homme qui, revêtu de sa condition mortelle, porte en lui le témoignage de son péché et le témoignage que Tu résistes aux superbes. Malgré tout, l’homme, petite partie de ta création, veut Te louer. Toi-même Tu l’y incites, en faisant qu’il trouve ses délices dans ta louange, parce que Tu nous a fait pour Toi et notre cœur est sans repos tant qu’il ne se repose en Toi (S. Augustin, conf. 1, 1, 1).

Catéchisme de l'Eglise Catholique

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"Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie"

1. Dès le jour de notre baptême nous sommes devenus enfant de Dieu, destiné à une vie éternelle avec le Seigneur. Nous ne sommes que des pèlerins ici sur cette terre. Le Seigneur nous a précédés dans ce pèlerinage, pour nous montrer le chemin vers cette vie éternelle qui nous attend. Par sa passion, sa mort et sa résurrection, Il a obtenu le pardon du Père pour nous tous et Il a ouvert pour nous les portes du paradis. Maintenant Il nous prépare une place auprès de Lui. Seigneur, nous te rendons grâce car Tu nous as sauvés. Aide-moi à rester fidèle à ce salut que Tu me donnes, pour ne pas le perdre.

2. Le Seigneur n’est pas dans une attente passive de notre arrivée au ciel. Il veut nous prendre avec Lui dès maintenant. La vie chrétienne trouve ici son essence. Plus qu’une philosophie de vie, plus qu’une doctrine ou un code moral, aussi important que tout cela soit, l’essence de la vie chrétienne c’est d’être avec Jésus. (cf. Mc 3,14-15) Les premiers apôtres et disciples de Jésus ne pouvaient concevoir leur vie autrement. Ils avaient tout laissé, maison, père, mère, frère et sœur pour être avec Lui. Voilà le sens profond de notre vie chrétienne. Que ce soit la participation à la Messe le dimanche ou dans les sacrements, ou la prière, ou la lecture de la Parole de Dieu, ou l’amour du prochain, tout cela ce sont des moyens pour être avec Jésus. Seigneur Jésus est-ce que je cherche à être avec Toi dans ma vie quotidienne ? Seigneur, viens me prendre avec Toi aujourd’hui dans ce temps de prière.

3. Nous sommes citoyens du ciel, nous sommes en pèlerinages vers l’éternité. Pour nous, chrétiens, le ciel, la vie éternelle sont plus qu’un endroit. En fait, la Parole de Dieu nous donne très peu d’information descriptive sur le paradis. Est-ce qu’il y aura des magnifiques châteaux, des terrains de golf et des repas somptueux au ciel ? On n’en sait rien. Peut-être qu’une des raisons de cette discrétion, c’est précisément de mettre en relief ce qui est le plus important. Notre vie dans l’au-delà sera une vie avec Jésus. Voilà pourquoi le Seigneur est notre Chemin, notre Vérité, notre Vie. Par notre baptême nous entrons déjà dans cette vie éternelle avec le Seigneur, puisque par le baptême nous entrons en communion avec Lui. Cette amitié que nous commençons avec le Seigneur ici, sur terre, est appelée à grandir, à se déployer, jusqu’au jour où elle trouvera sa plénitude et son accomplissement, quand nous Le verrons face à face au ciel. Seigneur, que mon amitié avec Toi puisse grandir tous les jours. Que je puisse venir à Te connaitre, à T’aimer et à Te servir d’avantage, tous les jours de ma vie.

Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, la meilleure façon de vivre ma foi dans Ta Résurrection, c’est de chercher Ta présence, d’être avec Toi par la prière. Je crois que Tu es vivant et que Tu es ici présent avec moi. Tu n’es pas un personnage historique du passé. Tu m’accompagnes sur le chemin de ma vie vers le Père, vers l’éternité. Tu es donc mon chemin. C’est par Toi que je dois passer pour aller vers le Père, puisque Ton visage, Ta Parole, Tes gestes et toute Ton humanité me révèlent le Père. Tu es donc ma Vérité. Je ne peux concevoir ma vie sans Toi, puisque Tu es le seul qui peux m’apporter la vraie paix et le vrai bonheur. Tu es mon plus grand bonheur, mon bonheur éternel et c’est pour cela que Tu es ma Vie.

Résolution
Si j’ai négligé la prière dernièrement, je m’engagerai à prendre rendez-vous avec le Seigneur à un moment fixe tous les jours, pour être avec Lui et je lirai le passage suivant : Jn 1,35-39.

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23/04/2013

"Le Père et moi, nous sommes UN"

Nous sommes en hiver ; il fait froid. Jésus se réchauffe en marchant sous la colonnade tout en priant. Les juifs l’observent et profitent de ce (rare) moment où Notre-Seigneur n’est pas accaparé par la foule, pour se grouper autour de lui : « Combien de temps vas-tu nous laisser dans le doute ? » S’ils doutent, c’est donc qu’ils sont encore dans l’incertitude quant à l’identité du Seigneur. Pour eux les faits et gestes de Jésus ne suffisent pas pour conclure le discernement. Aussi se décident-ils à lui poser directement la question : « Si tu es le Messie, dis-le nous ouvertement ! » Cette interrogation traverse tout le quatrième évangile sans jamais recevoir de réponse clairement affirmative ou négative, car tout dépend du sens que l’on met derrière ce terme.
Jésus tente d’arracher ses interlocuteurs à leur précompréhension de ce que devrait être le Messie et de ce qu’il devrait faire lorsqu’il viendrait. Les prophètes ont annoncé sa venue en des termes suffisamment vagues pour laisser de l’espace à l’imprévu de Dieu. Mais dans leur besoin de maîtriser les événements afin de maintenir leur pouvoir sur le peuple, les responsables religieux ont figé l’espérance messianique dans une perspective strictement humaine. Cette réduction du salut à une libération politique, les empêche de s’ouvrir au Messie de Dieu lorsque enfin il surgit pour réaliser la rédemption promise. Jésus tente donc de les arracher à leurs enfermement idéologique en les ramenant aux actions qui témoignent de la liberté souveraine de Dieu : « Les œuvres que je fais au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage ».
Certes, il y a là un témoignage, mais qui plaide en faveur d’un Dieu tout autre que celui que les juifs attendaient ! Que pourrait bien faire Israël d’un Messie qui prêche la Bonne Nouvelle au rebus du peuple, qui guérit les malades sans même faire de distinction entre juifs et païens, et qui s’entoure d’hommes sans culture religieuse, issus de la Galilée des nations, alors que la Terre Promise est occupée par les romains?
Ce qui fait scandale, c’est l’image déconcertante de Dieu que propose Jésus : où est-il le Dieu Sabaoth qui libérait son peuple à bras étendu, et qui dispersait devant Israël les nations ? Au lieu d’un Guerrier redoutable, Jésus propose un Dieu qui se penche sur les pauvres et les petits, déclare bienheureux ceux qui pleurent et invite les persécutés à exulter de joie ! Depuis quand le Dieu d’Israël, que ce Jésus ose nommer son « Père », étendrait-il sa paternité sur les nations païennes au point de distribuer indifféremment ses grâces à un centurion de l’armée occupante, une femme syro-phénicienne, et un chef de synagogue ? Cette confusion ne plaide-t-elle pas contre ce Rabbi atypique qui n’a de toute évidence pas suffisamment étudié les Ecritures et leurs commentaires rabbiniques !
« Vous ne me croyez pas parce que vous n’êtes pas de mes brebis. Mes brebis écoutent ma voix ». Chaque soir, tous les moutons étaient rassemblés en un seul lieu pour y passer la nuit à l’abri des bêtes sauvages et des voleurs. Puis au petit jour, les bergers recomposaient leur troupeau. Il suffisait qu’ils les appellent et spontanément les brebis accouraient vers leur pasteur respectif, attirées par le son de sa voix. Les interlocuteurs juifs ne reconnaissent pas la voix du Père qui les invite à travers son Fils à s’ouvrir à la révélation de son vrai visage : visage de tendresse et de miséricorde, d’amour préférentiel pour les petits ; visage de paternité universelle qui veut rassembler dans un même amour de bienveillance tous ses enfants dispersés, « de toute race, peuple, langue et nation ».
Dieu ne saurait nous manifester sa faveur en détruisant nos ennemis, lui qui nous demande de les aimer. C’est plutôt en nous donnant la force du pardon et d’un amour de charité qui rend le bien pour le mal, qu’il nous révèle et nous communique sa toute-puissance, dans la douceur, l’humilité et la miséricorde. Tous ceux qui acceptent d’entrer dans cette logique nouvelle et déconcertante de l’évangile, reposent dans la main du Fils, qui est aussi celle du Père, puisque le Père et le Fils sont UN.
A la lecture de cette péricope, nous découvrons sans doute que nous sommes traversés par ces deux appels : d’un côté les faux bergers de ce monde nous invitent à les suivre sur les gras pâturages de l’avoir, du pouvoir, de la gloire, en nous appuyant sur l’aide d’un Dieu fort, puissant et efficace qui exaucerait nos requêtes sans délai ; de l’autre la voix du Bon Berger nous invite à nous mettre à son école, et à donner comme lui sans compter et sans rien attendre de retour, dans la discrétion de l’amour. Qui allons-nous suivre ? Puissions-nous nous blottir dans la main de Jésus et consentir à son chemin d’humilité, afin de connaître la paix et la joie d’un cœur libéré de soi et tout livré à la seule charité.

Père Joseph-Marie - Famille de Saint Joseph

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21/04/2013

"Je leur donne la vie éternelle"

1. Il est la Vie et Il se donne pour moi et à moi. C’est la raison pour laquelle Il est venu. Cette image du pasteur n’est pas seulement bucolique. Elle va bien au-delà et le Christ l’explicite : « Je leur donne la vie ». Il n’est pas seulement gardien ou propriétaire, ce qui constitue déjà une relation de proximité, de dépendance et de responsabilité, comme le serait un berger commun. Mais « il nous a faits, et nous sommes à lui, nous, son peuple, son troupeau  ». Notre vie vient de Lui, nous est donnée par Lui, notre créateur. Et pourtant, comme un berger, Il doit nous acquérir. Il ne nous capture pas dans son troupeau. C’est à nous d’y aller, de Le suivre.

2. Non seulement Il me donne la vie, mais jamais je ne périrai. Il ne s’agit pas seulement de la vie naturelle, mais de la vie surnaturelle. Et qu’est-ce que périr ? Là encore il ne s’agit pas de la mort naturelle, passage obligé dans cette vie. Périr, Il nous l’explique Lui-même, c’est être arraché de sa main. Arraché, insinue que Lui voudrait nous garder près de Lui. Lui-même, Jésus, n’a-t-Il pas été arraché de la terre des vivants ? N’a-t-on pas essayé de Le faire périr éternellement, en lui donnant la mort. Il a été arraché, malmené, torturé, crucifié, enterré. Mais n’était-ce pas pour arriver jusqu’à l’extrémité où nous étions, perdus, égarés, à la fois esclaves et abandonnés à nous-mêmes. C’était notre situation d’hommes blessés par le péché originel, arrachés en quelque sorte à notre bonheur. Paradoxalement les parents transmettent la vie biologique à leurs enfants mais en même temps la mort spirituelle, la non-vie divine. Jésus est venu nous donner la vie éternelle. Cette vie vient du Père et seul le Père peut la donner. Ainsi c’est le Père qui donne les brebis au berger, dans le sens où Il les fait naître à une nouvelle vie. Et cette vie divine, une fois donnée, ne peut plus être effacée.Donc, la vie éternelle,c’ est d’être dans sa main.

3. Être dans sa main c’est suivre Jésus, le Pasteur. Le suivre c’est écouter sa voix. Dieu nous parle. Nous pouvons nous souvenir que «  la prière doit aller de paire avec la lecture de la Sainte Écriture, pour que s’établisse un dialogue entre Dieu et l’homme, car ?nous lui parlons quand nous prions, mais nous l’écoutons quand nous lisons les oracles divins’ » (Dei Verbum). Aujourd’hui Il se donne par sa parole ; c’est la lumière qui nous est donnée pour que « le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. » Oui, le salut est arrivé jusqu’à moi. Et il veut pénétrer jusqu’au plus profond de moi, jusqu’à faire de moi une créature nouvelle. La création nouvelle s’effectue par le passage par la passion, mort et résurrection du Christ. Si nous mourons avec Lui, avec Lui nous régnerons. Soyons pleins de joie dans l’Esprit Saint et rendons gloire au Seigneur pour les merveilles qu’Il a faites.

Dialogue avec le Christ
Jésus, je fais partie de Ton troupeau, je suis Ta brebis, je suis dans Ta main. Tu me connais. Rappelle-moi sans cesse. Mon cœur est loin d’être comme le tien. Brûle mon cœur au feu du Tien pour qu’il te ressemble. Apprends-moi à faire taire les paroles, qui ne sont pas de Toi, en moi, pour que j’apprenne à reconnaître Ta voix et puisse Te suivre. Et même si je ne T’entends pas, ne me laisse pas seul.

Résolution
Répondre aujourd’hui au Christ qui m’appelle à Le suivre pendant cette journée. Penser à une manière concrète de Le suivre (par exemple une attitude, une action, une parole pour quelqu’un que j’ai prévu de voir, etc).

Catholique.org

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