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16/03/2013

"C’est lui le Messie !"

1. « C’est lui le Messie ! » Dans la foule, certains reconnaissent le Christ comme le Messie, celui qu’annonçaient les prophètes. Ces hommes, que nous présente l’Evangile, vivaient dans l’attente. Ils avaient les yeux fixés sur une promesse que Dieu avait faite à son peuple et leurs cœurs étaient remplis d’espérance. C’est pour cela que lorsqu’arrive le Christ, ils peuvent le reconnaître : ils l’attendaient déjà. Leur foi juive était une espérance. Notre foi aujourd’hui naît de la rencontre avec ce même Jésus Christ. Mais c’est aussi, comme pour ces hommes de l’Evangile, une attente. Nous croyons en effet que le Christ est notre sauveur, qu’Il change nos vies. « La foi nous invite à regarder vers l’avenir avec la vertu de l’espérance, dans l’attente confiante que la victoire de l’amour du Christ atteigne sa plénitude » (message du Saint Père pour le Carême 2013). La foi est intrinsèquement liée à la vertu de l’espérance. En rencontrant le Christ, notre vie a pris un sens, qui va au-delà de toutes souffrances et de toute incompréhension, notre attente est devenue espérance.

2. « Est-ce que le Messie peut venir de Galilée ? » Cependant, d’autres dans la foule ne reconnaissent pas le Christ comme le Messie. Ils essayent d’argumenter : « L’Écriture dit pourtant qu’il doit venir de la descendance de David et de Bethléem, le village où habitait David ! » « Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ? ». Et, de fait, Jésus vient de Bethléem et Nicodème, qui était pharisien crut en Lui... La nature de leurs arguments montre bien quel est le vrai problème de fond. Le Christ, qui vient tout bousculer, qui interprète la loi, qui prêche l’amour et le pardon des péchés... dérange. Leur foi n’est pas une attente en quelque chose de nouveau. Au contraire, elle est figée, repliée sur elle-même. Leur objectif est de protéger à tout prix le petit monde, confortable et sans remise en question, qu’ils se sont créé autour de la loi d’Israël.

3. Notre foi aujourd’hui peut être l’une ou l’autre, et souvent un peu des deux. Ce passage de l’Evangile nous enseigne que le cœur, qui croit, est prêt à se remettre en question, à redécouvrir la beauté de l’amitié avec Jésus Christ. Une foi figée dans ces habitudes routinières est perverse. C’est seulement si la foi est une relation personnelle et vivante qu’elle changera notre vie et culminera dans la charité : « L’existence chrétienne consiste en une ascension continue du mont de la rencontre avec Dieu, pour ensuite redescendre, en portant l’amour et la force qui en dérivent, de manière à servir nos frères et sœurs avec le même amour que Dieu » (Benoît XVI, Message pour le Carême 2013).

Dialogue avec le Christ
Seigneur, je viens Te faire la même demande que Te firent les apôtres : « Augmente en nous la foi ! ». Oui, augmente la foi en mon cœur, pour que, chaque jour, mes décisions soient prises à la lumière d’une vérité qui transcende les biens de ce monde. Augmente la foi de ton Eglise, pour que Tes enfants y cheminent ensemble vers le Ciel et forment, déjà sur la Terre, la famille de Dieu. Donne la foi à ceux qui ne Te connaissent pas, et envoie des apôtres pour conserver, vivifier et témoigner la foi en Ton Nom.

Résolution
Penser une application concrète de ma foi pour aujourd’hui et la mettre en pratique.

(Catholique.org)

01:12 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

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