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20/02/2013

"Accueillir la parole du Christ, comme les païens ont accueilli celle de Jonas"

1. L’évangile d’aujourd’hui est particulièrement dur, nous montrant un Christ qui émet un jugement sévère sur sa génération et lui annonce sa condamnation future. Pourquoi ? Parce qu’elle demande un signe. Le Seigneur leur répond par cette énigme, vous n’aurez que le signe de Jonas. Il faut essayer de s’imaginer la scène comme si on y était présent. Le Christ « grondant » ces disciples et les gens venus pour l’écouter et leur refusant le signe...

2. Après s’être imaginé la scène, il faut faire un retour en arrière dans la vie de Jésus, pour y voir tous les miracles qu’il avait déjà accomplis : pourtant ils lui demandent ? encore ? un signe ! L’on pourrait s’étonner, mais c’est souvent ce qui arrive dans notre vie, nous devenons facilement aveugles à la multitude de signes et à la main de Dieu dans notre quotidien. Combien de fois nous nous demandons où est Dieu, alors que le plus souvent Il est juste à notre côté. Combien de fois nous nous plaignons que le Seigneur n’a pas exaucé nos prières, alors qu’en fait il l’a fait, même si c’est à sa manière, comme l’on s’en rend compte plus tard. Et combien de fois, sans nous en rendre compte, le Seigneur arrange les erreurs, qu’il permet à notre liberté, tel une mère qui nettoie derrière son petit enfant quelque peu tapageur.

3. Et n’oublions pas le signe de Jonas, que le Seigneur utilise pour annoncer sa mort et sa résurrection. Aux foules qui lui demandent un signe, le Christ s’offre comme Signe. Que peut-on demander de plus au Seigneur, après qu’il se soit immolé pour nous sur la croix ? N’est-ce pas plutôt à notre tour de lui donner des signes de notre amour et de notre gratitude ? Continuons donc à demander aux Seigneur ce dont nous avons besoin, puisque que tel une mère aimante Il est content de nos demandes. Cependant, faisons le avec la confiance d’un chrétien, convaincu que si Jésus est mort sur la croix, ce n’est pas pour me laisser tomber après, même si parfois j’ai du mal à comprendre sa manière de faire les choses.

Dialogue avec le Christ
Jésus, Tu nous aimes tellement, que Tu es mort sur la croix pour nous ; ce serait bête de croire qu’après ça tu vas nous laisser tomber. Aide-moi à avoir confiance en ta manière de voir les choses et d’exaucer mes prières.

Résolution
Aujourd’hui, demander une grâce à Jésus avec cette confiance, ancrée dans la croix du Christ, qu’il m’écoutera et répondra à ma prière, même si ce n'est peut-être pas exactement comme je l’avais prévu.

(Catholique.org)

02:27 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

16/02/2013

"La tentation de Jésus"

1. Le Carême est un temps de désert, auquel l’Eglise invite à la suite du Christ, sous la conduite de l’Esprit. En renonçant aux distractions du monde, les croyants cherchent à faire le point sur leur propre vie et à se placer devant la vérité. La vérité est celle de notre extrême fragilité devant les épreuves et les tentations. Il ne s’agit pas de renoncer aux plaisirs de la chair seulement, mais aussi aux prétentions déplacées de l’esprit. Face à nous mêmes, nous devons opter : moi au centre, ou Dieu ; le succès selon les critères du monde ou la bénédiction de Dieu.
Selon le récit de Luc, Jésus fut tenté durant 40 jours. Les trois exemples cités, résument les principales tentations. Ce qui est bon à l’origine, est perverti par le tentateur : la subsistance quotidienne, la possession de la terre, le temple de Dieu. Par ses invitations sournoises, le démon veut nous détourner de Dieu : que nous prenions en main notre destin, fermant la porte à la Providence, à la présence de Dieu.

2. N’est-il pas curieux que le Christ soit tenté dans les lieux privilégiés de la révélation divine : le désert, la montagne et le temple ? D’antan, Dieu eut pitié de son peuple dans le désert, lors de la fuite enEgypte : il le délivra, le nourrit, l’instruisit et le conduisit vers la terre promise. Il donna la charte de l’alliance sur la montagne du Sinaï et emplit le sanctuaire (la tente de la rencontre) de sa gloire, comme par une nuée lumineuse.
De la même manière, Dieu porte nos vies, nous nourrit, nous conduit, nous instruit à travers nos déserts ; de la même manière, Dieu nous révèle sa parole par les saintes Ecritures et par la communauté ecclésiale (la tradition, le magistère, la catéchèse), de la même manière, Dieu remplit son Eglise de sainteté, dont l’éclat enveloppe nos ombres. Et pourtant nous nous prosternons devant des ombres - le temps passé sur Internet, des idéaux de confort, de santé et de bien-être : quelle sottise ! Nous laissons la parole de Dieu tomber dans l’oubli - Bible jamais lue, catéchisme de l’Eglise catholique rempli de poussière, série télévisée au lieu de s’instruire sur les discours et messages du Pape : quelle perte ! Nous profitons de notre autorité - une fausse déclaration avec un coup de tampon-signature, sur-facturation pour une prestation de service mal accompli, le temps de travail passé au téléphone : quel abus (même si "personne ne le voit") !

3. L’Eglise de Dieu est avant tout le corps du Christ. Le démon nous la vend pour de l’administratif ou pour du politique, comme s’il en était le propriétaire, comme s’il en était le créateur et l’organisateur. Au lieu de rétribuer Dieu, par l’offrande des prémices, ce qui lui appartient (les fruits de sainteté au sein de l’Eglise), nous faisons des concessions à l’ambition pour acquérir le pouvoir - cherchant les honneurs, établissant des systèmes de plus en plus sophistiqués pour "éviter que les fidèles deviennent des consommateurs de sacrements"... Faisant le malheur de la spontanéité de l’Esprit de Dieu, confondant les moyens avec la fin.
En revanche, nous devenons clients du démon justement lorsque nous devenons consommateurs, chrétiens à la carte, grimpant sur le somment des sacrements, l’Eucharistie dominicale, pour nous jeter dans l’impiété durant la semaine, sans jamais avoir recours au sacrement de la réconciliation, sans jamais demander à Dieu ce qu’il attend de nous. Lorsque nous justifions notre péché et condamnons les autres comme pécheurs, n’y a-t-il pas, ici, un aspect à réviser dans notre examen de conscience ? Avoir le coeur rempli de "ce que j’attends de Dieu" (succès, confort, pas trop de contraintes), au lieu de "ce que Dieu attend de moi", n’est-ce pas "mettre Dieu à l’épreuve" ?

Dialogue avec le Christ
Seigneur, merci de m'avoir frayé le chemin de la rédemption, de m'avoir montré les pièges du tentateur et de me guider sur les voies de bonne issue, si seulement j'accepte de T'écouter dans le plus profond de ma conscience, qui a soif de la vérité, et si j'accepte de Te suivre dans des décisions de sacrifice et de renoncement, qui ne sont pas évidentes à porter.

Résolution
Je renoncerai aujourd'hui à imposer ma volonté à autrui - même si je suis dans le juste et l'autre dans le tort - afin d'honorer la Volonté du Juste.

(Catholique.org)

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15/02/2013

"Abandonner tout, et suivre Jésus"

Mercredi nous nous sommes mis en route en réponse à l’appel du Seigneur : « Revenez à moi de tout votre cœur » (Jl 2, 12). Mais comment faire pour nous arracher à notre inertie ? Et même si nous le pouvions, où nous diriger ? Comment, pauvres aveugles que nous sommes, pourrions-nous retrouver le chemin qui conduit à Dieu ? Comme Lévi, le douanier, nous sommes assis non pas entre deux pays, mais entre deux appartenances.
La mention explicite du nom de Lévi suggère que cet homme compromis avec l’occupant romain, n’a pas oublié ses racines religieuses. Mais sans doute l’appât du gain, la fascination de la richesse ont-ils sur lui une telle emprise qu’il ne parvient pas à accorder son agir à ses convictions profondes. C’est en cela qu’il nous ressemble, et que dès lors son histoire nous intéresse. Il n’y a pas que nous d’ailleurs : saint Paul lui-même n’écrivait-il pas aux chrétiens de Rome : « Ce qui est à ma portée, c’est d’avoir envie de faire le bien, mais pas de l’accomplir. Je ne réalise pas le bien que je voudrais, mais je fais le mal que je ne voudrais pas » (Rm 7, 18-19). L’apôtre témoigne humblement de ce combat intérieur auquel tout homme est livré depuis que par le péché du premier Adam, la chair s’est rebellée contre l’esprit : « il y a là un affrontement qui nous empêche de faire ce que nous voudrions » (Ga 5, 17). Aussi nous retrouvons-nous comme Lévi, rivés à nos aliénations, incapables de nous arracher à l’emprise du vieil homme, qui résiste de toutes ses forces au travail de la grâce.
Avouons que nous éprouvons une pointe de jalousie envers ce publicain : s’il s’est levé et s’il est devenu l’apôtre Matthieu, n’est-ce pas parce que Jésus est passé par là et l’a appelé à sa suite ? Bien sûr, la Parole de l’Evangile « suis-moi » retentit pour chacun de nous et nous rejoint dans l’aujourd’hui de sa proclamation ; mais pour les esprits incarnés que nous sommes, une rencontre « en chair et en os » a quand même plus de « poids » qu’une évocation liturgique.
Il me semble cependant que la première lecture nous apporte un élément de réponse. Le Seigneur nous promet par la voix de son prophète, que si nous adoptons le comportement qu’il propose, « il sera toujours notre guide » ; c’est-à-dire qu’il nous conduira lui-même sur le chemin qui nous ramène vers lui. Or ce chemin de conversion, de retour à Dieu, passe par un effort d’attention - de conversion - à nos proches en difficulté : « Si tu donnes de bon cœur à celui qui a faim, et si tu combles les désirs du malheureux, le Seigneur sera toujours ton guide ; sa lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera comme la lumière de midi ».
La leçon est claire : cette proximité du Seigneur que nous envions à Lévi, nous est offerte à nous aussi, avec le même réalisme concret, dans la personne de nos frères démunis - matériellement, psychiquement ou spirituellement. Lévi l’avait pressenti lorsqu’avec une audace inouïe, il « offre un grand festin dans sa maison », auquel il convie « une grande foule de publicains et d’autres gens » que « les pharisiens et les scribes » désignent comme étant des « pécheurs ».
Ce n’est pas en nous repliant sur notre intériorité vide que nous « reviendrons » au Seigneur, mais c’est en « faisant disparaître le geste de menace, la parole malfaisante », en remplissant la main qui nous est tendue, que nous serons comblés « en plein désert par le Seigneur ». C’est en partageant la charité que nous mendions nous-mêmes auprès de Dieu, que nous en serons comblés et que nous deviendrons « un jardin bien irrigué, une source où les eaux ne manquent jamais ».
Soyons en sûrs : dans la mesure même où nous acceptons de nous ouvrir à l’appel de ceux qui attendent notre aide, et où nous consentons à nous lever pour les servir, nous aussi nous ferons, comme Lévi, l’expérience libératrice du passage de Jésus dans nos vies ; et nous pourrons entrer dans la fête du « médecin » de nos âmes.

« Seigneur donne-moi, à l’image de Lévi, de savoir me lever et de pouvoir tout quitter pour te suivre ; de savoir sortir de ce qui m’enferme en moi-même, me dégager de ce qui m’englue dans mon égoïsme, afin de connaitre la joie et la liberté du disciple. “Toi qui est bon et qui pardonnes, plein d’amour pour tous ceux qui t’appellent, écoute ma prière, Seigneur, entends ma voix qui te supplie” (Ps 85), car tu es le Dieu qui me sauve, maintenant et à jamais. »

Père Joseph-Marie - Famille de Saint Joseph

23:57 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

"Le jeûne qui plaît à Dieu"

C'est en mangeant le fruit de l'arbre défendu qu'Adam a transgressé les préceptes de vie (Gn 3,6). Quant à nous, c'est en réduisant ce que nous mangeons, autant qu'il est possible, que nous nous relèverons et que nous retrouverons la joie du Paradis. 

 Que personne ne croie pour autant que seule cette abstinence puisse suffire. Par son prophète, Dieu nous dit en effet : « Ne savez-vous pas quel est le jeûne qui me plaît ? Partage ton pain avec l'affamé, héberge les pauvres sans abri, donne un habit à celui que tu vois nu, ne te dérobe pas à ton semblable » (Is 58,5-7). Voilà quel jeûne Dieu approuve : celui qui présente à son regard des mains remplies d'aumônes, un cœur rempli d'amour des autres, un jeûne tout pétri de bonté. Ce dont tu te prives personnellement, donne-le à quelqu'un d'autre. Ainsi ta pénitence corporelle contribuera au mieux-être corporel de ceux qui sont dans le besoin. 

Comprends d'ailleurs ce reproche du Seigneur dans la bouche du prophète : « Quand vous avez jeûné et gémi, est-ce pour l'amour de moi que vous avez multiplié vos jeûnes ? Quand vous mangiez et buviez, n'est-ce pas pour vous que vous mangiez, pour vous que vous buviez ? » (Za 7,5-6) C'est manger et boire pour soi que de consommer, sans les partager avec les pauvres, les aliments destinés à nourrir le corps ; ce sont des dons faits par le Créateur à la communauté des hommes. C'est encore jeûner pour soi que de se priver pour un temps mais de se réserver le fruit de ses restrictions pour le consommer plus tard. « Sanctifiez votre jeûne », dit le prophète (Jl 1,14)... Que cesse la colère ; que disparaissent les querelles ! La mortification du corps est vaine si le cœur ne s'impose pas une discipline pour réfréner ses désirs déréglés... Le prophète dit : « Quand vous jeûnez vous vous occupez de vos affaires. Vous frappez le pauvre ; vous opprimez vos ouvriers. Vous jeûnez dans la dispute et la colère » (Is 58,3-4)... Ce n'est en effet que si nous pardonnons que Dieu nous remettra à nous-mêmes notre injustice.

(Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église)

 

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13/02/2013

"Prendre la croix chaque jour à la suite de Jésus"

1. C’est un passage qu’on n’aime pas écouter très souvent ou qu’on lit rapidement (Luc 9, 22-25): pourtant il est d’une grande richesse. On voit comment Jésus cherche à préparer ses apôtres. Il vient de rassasier une foule entière en multipliant cinq pains et deux poissons. Il montre sa toute puissance par les nombreux miracles qu’Il fait. les foules sont attirées par Lui et ses apôtres sont subjugués. Pierre vient de proclamer que Jésus est le « Christ de Dieu » (luc, 9,20) quelques versets plus hauts. C’est une proclamation de foi, mais encore une déclaration de foi très humaine. Comment ne pas croire en Celui qui fait tant de prodiges ! C’est la déclaration de foi de l’Eglise naissante. Toutes deux sont en germe. Comme il est dur à l’Homme de continuer à croire en la divinité du Christ, quand celui-ci s’abaisse autant ! Quelle contradiction pour les apôtres : tant de miracles, tant de pouvoir, tant de succès, pour finir par un tel échec et une telle impuissance ! Jésus veut les prévenir, leur montrer sa souveraineté, même dans la passion. Il est Roi et Fils de Dieu dans l’éclat de sa transfiguration comme dans sa passion, mais cela, seule une foi profonde peut le proclamer. Jésus accueille la première déclaration de foi de son Eglise et lui présente la plénitude de cette déclaration, lors de sa passion et de sa résurrection.

2. Jésus poursuit en unissant tout chrétien à sa vie. C’est lui qui a choisi de régner, de sauver et de manifester son Amour de cette façon et Il nous invite à faire de même. Cette façon de faire est un mystère, qu’on n’aura jamais fini de comprendre mais que, pourtant, on expérimente dans notre vie. Suivre le Christ demande des renoncements, demande d’aller à contrecourant, demande d’accepter sa propre condition humaine dans toutes ses limites, comme lui l’a acceptée. C’est important qu’en tant que chrétiens nous soyons conscients que notre amour, à l’image de notre foi, passera par la souffrance et le doute pour arriver à sa plénitude. On peut se demander : de quelle façon ma foi influence les décisions que je prends dans ma vie ? Le livre du Deutéronome, dans la lecture du jour, dit : « Je te propose aujourd’hui de choisir ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur (...) choisis donc la vie, pour que vous viviez toi et ta descendance, en aimant le Seigneur ton Dieu ».
Il y a un choix à faire et Jésus nous prévient que ce choix n’est pas facile, mais qu’il en vaut la peine : après sa passion il y a sa résurrection, au-delà de notre croix, il y a la vie éternelle. Comment faire ce bon choix et comment avoir la force de vivre ainsi ? le livre du Deutéronome nous parle d’amour envers Dieu : « Aime le Seigneur ton Dieu ». Seul le dynamisme de l’amour nous pousse à renoncer à nous - même pour celui qu’on aime. Demandons à l’Esprit Saint qu’Il nous envahisse de cet Amour.

Dialogue avec le Christ
Seigneur, je ne crains pas ! Tu es avec moi, Tu m’accompagnes dans mes chemins. Tu vis en moi. Ça ne me sert à rien de regarder le futur avec angoisse, si Tu me donnes la force pour chaque jour.

Résolution
Faire, consciemment, un acte d’abandon de notre vie dans les mains du Père.

(Catholique.org)

22:46 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

"Au nom du Christ, nous vous le demandons, laissez-vous réconcilier avec Dieu" (2Co 5,20)

« C'est maintenant le moment favorable, c'est maintenant le jour du salut » (2Co 6,2). En vérité, dans la vision chrétienne de la vie, chaque moment doit se dire favorable et chaque jour doit se dire jour de salut, mais la liturgie de l'Église rapporte ces paroles d'une façon toute particulière au cours du temps de carême. C'est l'appel qui nous est adressé à travers le rite austère de l'imposition des cendres... : « Convertissez-vous et croyez à l'Évangile »...

L'appel à la conversion met à nu et dénonce la superficialité facile qui caractérise très souvent notre façon de vivre. Se convertir signifie changer de direction sur le chemin de la vie : non pas à travers un simple ajustement, mais à travers une véritable inversion de marche. La conversion signifie aller à contre-courant, le « courant » étant le style de vie superficiel, incohérent et illusoire, qui nous entraîne souvent, nous domine et nous rend esclaves du mal, ou tout au moins prisonniers d'une médiocrité morale.

Avec la conversion, au contraire, on vise le haut degré de la vie chrétienne, on se confie à l'Évangile vivant et personnel, qui est le Christ Jésus. Sa personne est l'objectif final et le sens profond de la conversion. Il est le chemin sur lequel tous sont appelés à marcher dans la vie, se laissant éclairer par sa lumière et soutenir par sa force qui fait avancer nos pas. De cette façon, la conversion manifeste son visage le plus splendide et fascinant : il ne s'agit pas d'une simple décision morale, qui rectifie notre conduite de vie, mais d'un choix de foi, qui nous touche entièrement dans la communion intime avec la personne vivante et concrète de Jésus... La conversion est le « oui » total de celui qui remet son existence à l'Évangile, en répondant librement au Christ qui s'offre en premier à l'homme comme chemin, vérité et vie (Jn 14,6), comme celui qui seul le libère et le sauve. C'est précisément là le sens des premières paroles avec lesquelles, selon l'évangéliste Marc, Jésus ouvre la prédication de l'« Évangile de Dieu » : « Le temps est accompli et le Royaume de Dieu est tout proche : repentez-vous et croyez à l'Évangile » (Mc 1,15).

Le Pape Benoît XVI

 

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10/02/2013

"La pêche miraculeuse.La vocation des apôtres"

1. La vocation d’Isaïe (1re lecture:Isaïe 6,1-2a.3-8.). Isaïe se trouve devant le Seigneur, entouré par des anges qui chantent « Saint ! Saint ! Saint ! ». Il est bouleversé. Il crie vers le Seigneur, « Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures, j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures : et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l’univers ! ». Ses mots sont comme ceux de Pierre « Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pêcheur ! ».

2. Parfois, nous avons besoin de cette surprise devant la grandeur de Dieu, ce sens de dépassement absolu entre la divinité et nous. Dieu est le totalement autre. Il ne se réduit pas à notre espace, à nos attentes. Nous ne méritons pas de nous présenter devant lui. Ce n’est pas un droit de Le recevoir dans la communion ou de Le sentir dans la prière. Pourtant, le Seigneur n’accepte pas que cette différence crée une barrière infranchissable...

3. « Car moi, je suis le plus petit des Apôtres, je ne suis pas digne d’être appelé Apôtre, puisque j’ai persécuté l’Église de Dieu. Mais ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu, et la grâce dont il m’a comblé n’a pas été stérile ». (Vocation de St Paul, 2e lecture:1Corinthiens 15,1-11.) Paul se reconnaît tel qu’il est, et que tout ce qu’il a reçu est un don de l’amour gratuit du Seigneur. Qu’a-t-il fait avec cette grâce ? « Elle n’a pas été stérile », nous dit-il. Parce qu’il se sait pêcheur et petit, il part évangéliser le monde entier. C’est le paradoxe de qui se fie plus du Seigneur que de lui-même. Parfois nous n’agissons pas, parce que nous pensons que la force doit surgir de nous-mêmes. Mais celui qui croit peut tout, « car rien n’est impossible à Dieu ». Lc 1,37

4. « Et laissant tout, ils le suivirent ». Simon Pierre, voyant la pêche miraculeuse, est tout d’abord effrayé, comme nous, quand nous sommes face à la gratuité de l’amour et la grandeur de Dieu.

Mais le Seigneur dit toujours, « sois sans crainte »... sans la crainte qu’Il nous enlèvera quelque chose de beau ou de grand dans notre vie, qu’Il pourrait limiter nos options... et Il nous propose un nouveau départ, une nouvelle façon de vivre. Ce n’est pas un changement de vie, mais un changement de direction. Devant son amour débordant, qui se donne à moi, peut-être qu’il me faudrait aussi lui donner quelque chose ?

Dialogue avec le Christ
« Je suis un homme aux lèvres impures, j'habite au milieu d'un peuple aux lèvres impures : et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l'univers ! »Seigneur, que je voie ce que je suis et ce que Tu es, Ta grandeur, Ta puissance, et surtout Ton amour. Et puis, ma petitesse. Prends tout, et rends-moi prêt à être envoyé comme Ton messager.

Résolution
M’approcher de la communion avec une confiance dans la toute puissance du Seigneur, qui entre en moi pour faire de moi son messager.

(Catholique.org)

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08/02/2013

"Témoins de la vérité devant les forces du mal"

« Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! » (Mt 5,11-12) Ces paroles du Christ s'appliquent si bien aux innombrables témoins de la foi du siècle qui s'achève : ils ont été persécutés, insultés, mais ils n'ont jamais plié devant les forces du mal.

 Là où la haine semblait contaminer toute la vie sans possibilité d'échapper à sa logique, ils ont montré que « l'amour est plus fort que la mort » (Ct 8,6). Dans les terribles systèmes d'oppression qui défiguraient l'homme, dans les lieux de souffrance, au milieu de privations très dures, au long de marches épuisantes, exposés au froid, à la faim, aux tortures, accablés de toutes sortes de souffrances, s'est élevée leur ferme adhésion au Christ mort et ressuscité...

Beaucoup ont refusé de se plier au culte des idoles du vingtième siècle et ont été sacrifiés par le communisme, par le nazisme, par l'idolâtrie de l'État ou de la race. Beaucoup d'autres sont tombés au cours de guerres ethniques ou tribales, parce qu'ils avaient refusé une logique étrangère à l'Évangile du Christ. Certains sont morts parce que, suivant le modèle du Bon Pasteur, ils ont voulu rester avec leurs fidèles, en dépit des menaces. Dans chaque continent, tout au long de ce siècle, se sont levées des personnes qui ont préféré être tuées plutôt que de faillir à leur mission. Des religieux et des religieuses ont vécu leur consécration jusqu'à l'effusion du sang. Des croyants, hommes et femmes, sont morts en offrant leur vie par amour pour leurs frères, particulièrement pour les plus pauvres et les plus faibles. « Celui qui aime sa vie la perd, celui qui s'en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle » (Jn 12,25).

Bienheureux Jean-Paul II (1920-2005)

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