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29/01/2013

"La parabole du semeur"

1. Jésus s’adresse à la foule avec la célèbre parabole du semeur. C’est une page en quelque sorte « autobiographique », parce qu’elle reflète l’expérience même de Jésus, de sa prédication : il s’identifie au semeur, qui sème la bonne semence de la Parole de Dieu, et il se rend compte des différents effets obtenus, selon le type d’accueil qui est réservé à cette annonce. Il y a ceux qui écoutent la Parole de façon superficielle mais ne l’accueillent pas ; il y a ceux qui l’accueillent sur le moment, mais qui ne sont pas constants et perdent tout ; il y a ceux qui se laissent dominer par les préoccupations et les séductions du monde ; et il y a ceux qui écoutent de façon réceptive comme la bonne terre : là, la Parole porte du fruit en abondance.

2. Cet Evangile insiste aussi sur la « méthode » de la prédication de Jésus, c’est-à-dire justement sur l’utilisation des paraboles. Pourquoi leur parle-t- Il en paraboles ? Jésus répond en faisant une distinction entre eux et la foule : aux disciples, c’est-à-dire à ceux qui se sont déjà décidés pour Lui, Il peut parler du Royaume de Dieu ouvertement, en revanche, aux autres, Il doit l’annoncer en paraboles, justement pour stimuler leur décision, la conversion de leur cœur. En effet, les paraboles, du fait de leur nature, requièrent un effort d’interprétation, interpellent l’intelligence, mais aussi la liberté. Saint Jean Chrysostome écrit : « Jésus a prononcé ces paroles dans l’intention d’attirer à lui ses auditeurs et de les stimuler en leur assurant que s’ils s’adressent à lui, il les guérira » (Commentaire de l’Evangile de Matthieu, 45, 1-2). Au fond, la vraie « Parabole » de Dieu, c’est Jésus lui-même, sa personne qui, sous le signe de l’humanité, cache et en même temps révèle sa divinité. De cette façon, Dieu ne nous oblige pas à croire en Lui, mais Il nous attire à Lui par la vérité et la bonté de son Fils incarné : l’amour, en effet, respecte toujours la liberté.

3. La Parole de Dieu est vivante et toujours actuelle ; comment est-ce que je la reçois ? Quels sont les fruits qu’elle porte en moi ? Profitons de cette année de la foi pour devenir jour après jour une meilleure terre, pour que la Parole du Seigneur puisse germer en nous et donner de nombreux fruits. Rappelons-nous de ce que nous disait le Saint Père lors de sa catéchèse du 24 octobre 2012, "La foi n’est pas un simple accord intellectuel de l’homme avec des vérités particulières sur Dieu ; c’est un acte à travers lequel on s’en remet librement à un Dieu qui est Père et qui aime ; c’est l’adhésion à un « Toi » qui me donne espérance et confiance." Cette foi ainsi décrite est le premier fruit, en celui qui écoute la Parole de Dieu et la laisse germer dans la bonne terre de son cœur.

Dialogue avec le Christ
Seigneur, pour avoir une bonne terre, il faut un bon agriculteur qui sache la labourer et la préparer. Viens au cœur de ma vie et travaille la terre de mon âme, afin que je sois prêt à Te recevoir dignement en moi.

Résolution
Je prendrai le temps de lire un passage de l'Evangile, d'essayer de le comprendre et de me laisser imprégner par lui afin qu'il illumine ma vie.

(Catholique.org)

 

 

 

 

 

 

 

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28/01/2013

"Le péché contre l'Esprit Saint"

Pourquoi le blasphème contre l'Esprit Saint est-il impardonnable ? En quel sens entendre ce blasphème ? Saint Thomas d'Aquin répond qu'il s'agit d'un péché « irrémissible de par sa nature, parce qu'il exclut les éléments grâce auxquels est accordée la rémission des péchés ». Selon une telle exégèse, ce blasphème ne consiste pas à proprement parler à offenser en paroles l'Esprit Saint ; mais il consiste à refuser de recevoir le salut que Dieu offre à l'homme par l'Esprit Saint agissant en vertu du sacrifice de la croix. Si l'homme refuse la « manifestation du péché », qui vient de l'Esprit Saint (Jn 16,8) et qui a un caractère salvifique, il refuse en même temps la « venue » du Paraclet (Jn 16,7), cette « venue » qui s'est effectuée dans le mystère de Pâques, en union avec la puissance rédemptrice du Sang du Christ, le Sang qui « purifie la conscience des œuvres mortes » (He 9,14).

Nous savons que le fruit d'une telle purification est la rémission des péchés. En conséquence, celui qui refuse l'Esprit et le Sang (cf 1Jn 5,8) demeure dans les « œuvres mortes », dans le péché. Et le blasphème contre l'Esprit Saint consiste précisément dans le refus radical de cette rémission dont il est le dispensateur intime et qui présuppose la conversion véritable qu'il opère dans la conscience. Si Jésus dit que le péché contre l'Esprit Saint ne peut être remis ni en ce monde ni dans l'autre, c'est parce que cette « non-rémission » est liée, comme à sa cause, à la « non-pénitence », c'est-à-dire au refus radical de se convertir...

Le blasphème contre l'Esprit Saint est le péché commis par l'homme qui présume et revendique le « droit » de persévérer dans le mal — dans le péché quel qu'il soit — et refuse par là même la Rédemption. L'homme reste enfermé dans le péché, rendant donc impossible, pour sa part, sa conversion et aussi, par conséquent, la rémission des péchés, qu'il ne juge pas essentielle ni importante pour sa vie. Il y a là une situation de ruine spirituelle, car le blasphème contre l'Esprit Saint ne permet pas à l'homme de sortir de la prison où il s'est lui-même enfermé.

(Bienheureux Jean-Paul II (1920-2005) – In Evangile au quotidien)

 

01:44 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

"Qui blasphème contre l’Esprit Saint,… est coupable d’un péché pour toujours"

1. Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. »

Notre Dieu est un Dieu incarné !! Dieu s’est fait homme, vraiment homme. Il a ainsi fait toucher du doigt notre expérience humaine : nos joies comme nos peines, et Il les a sanctifiées : Il les a rendues saintes !! Mystère inépuisable de notre foi ! Ici, Jésus vit en sa Personne la douleur de la calomnie, des critiques et des rumeurs injustifiées. Des regards condamnateurs se posent sur Lui, de la part de ceux qui font autorité. Seigneur, donne-moi la grâce de « rentrer en moi-même », et de me rappeler de toutes ces fois où, d’une manière ou d’une autre, j’ai subi moi aussi ces regards, ces suspicions à mon égard. Rappelle-moi que non seulement Tu es passé, Toi aussi, par ces expériences, mais qu’en plus Tu les as « sanctifiée ». Je veux m’unir à Toi, pour que mes souffrances soient unies aux tiennes et portent du fruit dans ce monde.

2. Amen, je vous le dis : Dieu pardonnera tout aux enfants des hommes. Comment Jésus-Christ réagit Il face à ces regards condamnateurs ? Il répond par une parabole, directe, certes, mais néanmoins formatrice. Ses paroles sont graves et fermes, mais elles ne trahissent nullement une passion désordonnée ou un esprit de revanche, face à la dureté du cœur des hommes. Bien au contraire, Il nous assure de la Miséricorde de Dieu à l’égard des hommes... de bonne volonté.

Dialogue avec le Christ
Jésus-Christ, inspire-moi ce que je dois dire, ce que je dois faire, ce que je dois écrire, ce que je dois taire.

Résolution
Aujourd’hui, avant de juger  rapidement une personne par son apparence ou sa manière d’être, j’essaierai de la comprendre, de l’apprécier et de la valoriser.

(Catholique.org)

 

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25/01/2013

"Allez dans le monde entier, proclamez la Bonne Nouvelle"

1. Le monde a besoin de messagers d’espoir. Jésus Christ est le message dont tout le monde a vitalement besoin. Il est le message de Dieu à l’homme ; un message qui annonce à tous que Dieu les aime profondément. Un message qui nous offre un chemin vers la vraie vie et vers le salut. Notre monde cherche parfois l’amour aux mauvais endroits et a besoin de trouver la réponse à ses désirs dans le Christ. Mais qui va répandre ce message ? Ceux qui voient qu’ils peuvent, eux aussi, devenir messagers d’espoir, comme Saint Paul qui a pris l’amour du Christ au sérieux. Et moi, suis-je appelé à être un messager d’espoir ?

2. Dieu agit avec puissance en ceux qui lui font confiance. Saint Paul est un exemple de ce que Dieu peut accomplir par l’intermédiaire de celui qui met sa confiance en lui. Saint Paul a reconnu la valeur de la grâce que le Christ lui a donnée. Il a remis complètement sa vie entre les mains du Christ. Il n’avait jamais peur de le proclamer à tous ceux qu’il rencontrait. Bien que Paul ait rencontré de nombreuses difficultés, son action produisit d’énormes fruits et fit grandir le nombre des communautés chrétiennes. Est-ce que j’ose croire que le Christ peut agir par mon intermédiaire, en participant à la Nouvelle Evangélisation ? De quelles façons puis-je lui faire encore plus confiance ?

3. C’est maintenant le moment. Saint Paul et les premiers apôtres n’attendirent pas que les conditions soient bonnes pour commencer à évangéliser. Ils commencèrent immédiatement, dès que le Christ eût touché leur vie et qu’il leur eût commandé de le faire. L’Eglise nous demande de recommencer aujourd’hui. Comme saint Paul, nous devons sentir que le feu de l’amour du Christ nous pousse à le faire (2 Cor V, 14). Nous ne pouvons attendre que les circonstances soient favorables mais nous devons faire ce que nous pouvons dès maintenant. Nous avons déjà ressenti l’amour du Christ ; pourquoi attendre pour le partager ? Qu’est-ce qui nous retient de nous adonner au travail d’évangélisation ?

Dialogue avec le Christ : Seigneur, comme saint Paul j’ai été touché par Ton amour et j’ai entendu Ton commandement d’aller de l’avant et de répandre la bonne nouvelle. Je renouvelle ma confiance en Ton amitié, et je prends la résolution de faire tout ce que je peux pour apporter Ton Evangile aux autres. Aide-moi à garder mon regard fixé sur Toi.

Résolution
Aujourd’hui je vais partager une pensée de l’Evangile ou du Saint Père avec au moins deux personnes que je rencontrerai.

(Catholique.org)

11:41 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

24/01/2013

"Beaucoup de gens, vinrent à lui"

1. Quelle attraction Jésus exerce-t-il sur la foule ! En plus de ses disciples, on parle de multitude. Et c’est une multitude hétéroclite : des gens venant de Galilée, de Judée, de Jérusalem, d’Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon. Et moi, qu’est ce qui m’attire dans le Christ ? Me suis-je laissé toucher par la beauté de sa personne, par la chaleur et la force de son amour pour moi ? Ai-je pris la décision de le suivre, pas seulement en montrant mon adhésion à ses paroles, mais en les vivant tous les jours ?

2. Après le passage de la guérison de l’homme à la main sèche dans une synagogue, le jour du sabbat, Jésus se retire pour échapper aux Pharisiens qui complotent contre lui. Mais la foule le suit. Là encore Jésus se retire et Il demande de lui préparer une barque pour échapper à la multitude qui risque de l’écraser. Puis Il demande le silence sur sa condition aux esprits impurs. Curieuse attitude de Jésus ! Lui le miséricordieux, le tout puissant, l’envoyé du Père, le bon berger, il semble prendre de la distance face aux pharisiens et face à la foule.

3. Pourquoi, quelquefois, quand on cherche Dieu, Il se retire, Il s’efface ? On peut alors se poser la question ; pourquoi cherche-t-on Jésus ? Qu’est ce qu’on attend de lui ? Pourquoi est que je suis Jésus ? Il y a plusieurs manières de le suivre : pour être avec lui, pour apprendre tout de Lui, pour répondre à son appel et me mettre au service des autres comme les disciples, ou bien pour chercher quelque chose pour moi, pour retrouver un bien perdu, une sécurité humaine, comme la foule envahissante. En soi, ce n’est pas mal, c’est même normal, mais c’est une approche encore très superficielle et utilitaire de Dieu.

Dieu est plein de bonté et de miséricorde envers son peuple qui souffre, d’où tous ces miracles dont parle St Marc dès le début de son Evangile, mais Dieu connaît l’homme et Il ne veut pas que l’homme se trompe sur son sort : s’Il vient c’est pour nous diviniser, c’est-à-dire nous faire rentrer dans l’amour infini de la Sainte Trinité et non pas seulement pour combler l’imperfection de notre vie humaine, dans ce qu’elle a de plus superficiel. Il a un projet bien plus grand et plus profond pour nous, et nous avons bien du mal à le comprendre. Jésus ne veut pas que la foule s’arrête à son grand pouvoir, mais qu’elle le suive dans la découverte de ce grand amour qu’Il nous donne, et qui répond à notre réelle infirmité. Dieu permet une guérison, quand elle ouvre ou pousse la personne à vivre en plus grande union avec Lui, qui est la vraie plénitude de la vocation humaine, même si on n’en a pas conscience.

Dialogue avec le Christ
Jésus, suis-je ton disciple ou suis-je comme cette multitude qui Te suit par intérêt ? Si j’appartiens à cette foule, je Te demande pardon pour mon indifférence et celles des autres hommes, qui ne cherchent pas à comprendre Ton cœur et à découvrir l’immense cadeau que Tu veux lui offrir en leur donnant Ton amour. Je veux marcher à Ta suite, en Te remettant toutes mes préoccupations et en ne cherchant qu’à découvrir la grandeur et la douceur de Ton amour pour moi, afin d’en vivre davantage.

Résolution
Aujourd’hui, faire une visite à Jésus eucharistie pour passer un moment avec lui et pour le consoler par notre simple présence et notre désir d’être à l’écoute de son cœur.

(Catholique.org)

 

 

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23/01/2013

"«Étends la main.» Il l'étendit, et sa main redevint normale."

« Un jour, Jésus entra dans une synagogue ; il y avait là un homme dont la main était paralysée. » Nos yeux sont de suite focalisés sur la personne de Jésus et sur celle ce cet homme à la main paralysée. L’absence de repères, tant au niveau temporel que géographique, joue en faveur de l’accroissement de notre attention portée sur ces deux personnages. Nous attendons presque avec anxiété ce qui va se passer. Quelles paroles vont être prononcées ? Quels gestes vont être accomplis ?

La mention de Marc : « On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat ; on pourrait ainsi l’accuser » ne fait que renforcer cet effet narratif. On imagine fort bien le regard des pharisiens sur Jésus et sur cet homme, pesants, prêts à saisir la moindre occasion de faire chuter le Seigneur. Le silence de cette scène devient lourd. L’atmosphère est tendue. Que va-t-il se passer ?

C’est alors que Jésus, qui a bien perçu le piège, vient par sa Parole trancher ce silence pour objectiver la situation et dévoiler les intentions cachées de ces hommes de la Loi. « Viens te mettre là devant », dit-il à l’homme et s’adressant aux pharisiens : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal ? de sauver une vie, ou de tuer ? »

Jésus ne veut pas ici rentrer dans un jeu de casuiste avec ses détracteurs. Il désire seulement les remettre dans la perspective de la véritable finalité de l’application de la Loi : « faire le bien ». Mais eux sont tellement occupés à se demander s’ils peuvent ou non poser telle action, si elle rentre dans les cases des possibles de la Loi, qu’ils en oublient cet homme devant eux privé de sa dignité car paralysé de cette main qui ne lui permet plus de travailler et de gagner sa vie., qu’ils en oublient le commandement premier de la charité.

Ils ne se rendent même plus compte de la contradiction qui les habite. Ils n’approuvent pas la guérison de cet homme un jour de sabbat et ils n’ont pourtant aucun scrupule, un jour de sabbat, à décider la mort d’une personne innocente, du Sauveur, Dieu lui-même.
Guérir et faire vivre est un délit qui mérite la mort, faire mourir est une œuvre bonne qui rend gloire à Dieu. Etrange logique, étrange morale : « morale » de la haine qui s’oppose à celle de l’amour. Ces pharisiens en étaient arrivés à faire de Dieu l’ennemi de l’homme : le comble de l’œuvre diabolique (Cf. Gn 3 et Jn 8, 44).

Mais ne nous faisons pas trop vite les accusateurs de ces hommes. Il est à noter que saint Marc ne les désignent à aucun moment de façon déterminée dans notre péricope. Certes, vu le contexte qui précède ce passage, nous pouvons supposer à juste titre qu’il s’agit des pharisiens mais il n’en demeure pas moins que Marc les désigne par le pronom indéterminé « on ». Serait-ce pour que nous nous sentions nous aussi interpelés, provoqués, par les paroles et la guérison opérée par Jésus ?

« Seigneur Jésus, fais-nous la grâce de venir débusquer en nous toutes les logiques de mort qui sont installées et que nous cachons si bien parfois derrière une vie religieuse qui n’est en fait que religiosité. Seigneur, tu nous veux libres, libres d’aimer, libres de vivre de la vraie vie. Viens opérer en nous ton œuvre de libération. Que nous puissions avec l’aide de ta grâce choisir la vie pour notre plus grande joie, la nôtre, la tienne et celle de nos frères en humanité ».

(Frère Elie – Famille de Saint Joseph)

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21/01/2013

«Jésus, l'Époux qui apporte la joie et la nouveauté»

1. Jésus se présente ici comme l’Epoux. Que veux-tu nous dire, Seigneur ? Nous avons toujours besoin de grandir dans la connaissance du Christ, qui est connaissance du Père. L’époux est celui qui quitte la maison paternelle pour s’unir à sa femme. Jésus est l’Epoux de l’humanité. Par amour il laisse son Père, le Ciel, et descend jusqu’à se faire un de nous. Il épouse notre condition, il se fait homme, pareil à nous en tout excepté le péché. Il est notre Epoux. Ce n’est pas l’amour du Christ qui est un reflet de l’amour humain. C’est bien l’inverse : c’est l’amour d’un homme et d’une femme dans toute sa beauté et sa grandeur qui est le reflet de l’amour de Jésus pour son épouse, pour nous.

2. Cet amour, le vin nouveau, ne peut être contenu que dans des outres neuves. Le vieil homme, celui qui n’a pas accueilli ce règne de Dieu, qui est la personne même de Jésus, ne peut contenir l’amour, il ne comprend pas, il se cogne lui-même à l’enseignement et à la nouveauté de l’enseignement du Christ puisque celui-ci est radical. A vin nouveau, nouvel homme ! (voir aussi Ep 4,22-24)

3. Mais cet amour est profondément miséricordieux dans le sens où il épouse notre condition de telle manière qu’il s’adapte à nous avec notre histoire et nos circonstances. Dieu vient à nous sans mettre de conditions. Il ne dit pas : « je viens seulement si vous me recevez » ou « je ne descends que si vous montez un peu, si vous faites des efforts avant tel jour ». Ainsi le vieux vêtement du Peuple de Dieu ou de nous-mêmes était déchiré. Il avait besoin d’être raccommodé. Or Jésus, la pièce neuve accepte d’être foulée, étirée, effilochée de telle manière qu’elle ne déchire pas davantage mais répare vraiment le vêtement. D’ailleurs Jésus, annonce déjà son chemin qui est aussi celui de ses disciples : « un temps viendra où l’Époux leur sera enlevé »Jésus, tu as voulu te révéler par ta Parole. Fais que comme ta Mère, je l’écoute, la médite et la mette en pratique, tel un de tes disciples.. Enlevé pour mieux se donner. Sommet, paroxysme même de l’amour de cet Epoux qui donne la vie pour son épouse.

Dialogue avec le Christ
Jésus, Tu as voulu Te révéler par Ta Parole. Fais que comme Ta Mère, je l’écoute, la médite et la mette en pratique, tel un de Tes disciples.

Résolution
Prendre un moment pendant la semaine, à plusieurs si possible, pour lire l’Evangile de dimanche, le prier, le méditer, afin de se préparer au jour du Seigneur.

(Catholique.org)

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20/01/2013

"Le vin nouveau de la vraie joie"

Le Seigneur, est-il écrit, est allé à des noces où il était invité. Le Fils de Dieu est donc allé à ces noces pour sanctifier par sa présence le mariage qu'il avait déjà institué. Il est allé à des noces de l'ancienne loi pour se choisir dans le peuple païen une épouse qui resterait toujours vierge. Lui qui n'est pas né d'un mariage humain est allé aux noces. Il y est allé non pour prendre part à un banquet joyeux, mais pour se révéler par un prodige vraiment admirable. Il y est allé non pour boire du vin, mais pour en donner. Car, dès que les invités manquaient de vin, la bienheureuse Marie lui a dit : « Ils n'ont pas de vin ». Jésus, apparemment contrarié, lui a répondu : « Femme, que me veux-tu ? »... En répondant : « Mon heure n'est pas encore venue », il annonçait certainement l'heure glorieuse de sa Passion, ou bien le vin répandu pour le salut et la vie de tous. Marie demandait une faveur temporelle, tandis que le Christ préparait une joie éternelle

Pourtant le Seigneur très bon n'a pas hésité à accorder de petites choses en attendant que viennent les grandes. La bienheureuse Marie, parce qu'elle était véritablement la mère du Seigneur, voyait par la pensée ce qui allait arriver et connaissait d'avance la volonté du Seigneur. C'est pourquoi elle a pris soin d'avertir les serviteurs par ces mots : « Faites tout ce qu'il vous dira ». Sa sainte mère savait assurément que la parole de reproche de son fils et Seigneur ne cachait pas le ressentiment d'un homme en colère mais contenait un mystère de compassion... Et voici que soudain ces eaux ont commencé à recevoir de la force, à prendre de la couleur, à répandre une bonne odeur, à acquérir du goût, et en même temps à changer entièrement de nature.  Et cette transformation des eaux en une autre substance a manifesté la présence du Créateur, car personne, hormis celui qui a créé l'eau de rien, ne peut la transformer en autre chose.

(Saint Maxime de Turin – In l’Evangile au quotidien)

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17/01/2013

"Jésus étendit la main et le toucha"

Le geste affectueux de Jésus qui s'approche des lépreux pour les réconforter et les guérir a son expression pleine et mystérieuse dans sa Passion. Supplicié et défiguré par la sueur de sang, par la flagellation, par le couronnement d'épines, par la crucifixion, abandonné par ceux qui ont oublié ses bienfaits, Jésus dans sa Passion s'identifie avec les lépreux. Il devient leur image et leur symbole, comme le prophète Isaïe en avait eu l'intuition en contemplant le mystère du Serviteur du Seigneur : « Il n'avait ni beauté ni éclat, il était méprisé, abandonné des hommes, semblable à quelqu'un devant qui on cache son visage... Et nous, nous pensions qu'il était châtié, frappé par Dieu et humilié » (Is 53,2-4). Mais c'est précisément des plaies du corps supplicié de Jésus et de la puissance de sa résurrection que jaillissent la vie et l'espérance pour tous les hommes frappés du mal et des infirmités.

L'Église a toujours été fidèle à sa mission d'annoncer la parole du Christ, unie aux gestes concrets de miséricorde solidaire à l'égard des plus humbles, des derniers. Au cours des siècles, il y a eu un crescendo de dévouement bouleversant et extraordinaire en faveur de ceux qui étaient frappés par les maladies humainement les plus répugnantes. L'histoire met nettement en lumière le fait que les chrétiens ont été les premiers à se préoccuper du problème des lépreux. L'exemple du Christ avait fait école ; il a porté beaucoup de fruit en gestes de solidarité, de dévouement, de générosité et de charité désintéressée.     

(Bienheureux Jean-Paul II – In Evangile au quotidien)

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16/01/2013

"Il est présent par la foi"

Si Jésus pouvait s'approcher de nous et guérir d'un seul mot notre fièvre ! Car chacun de nous a sa fièvre. Quand je me mets en colère, j'ai la fièvre : autant de vices, autant de fièvres. Demandons aux apôtres de prier Jésus de s'approcher de nous, de nous toucher la main. S'il le fait, la fièvre disparaîtra aussitôt, car Jésus est un excellent médecin. C'est lui le vrai, le grand médecin, le premier de tous les médecins... Il sait découvrir le secret de toutes les maladies : il ne touche pas l'oreille, ni le front..., mais la main, c'est à dire les œuvres mauvaises...

 Jésus s'approche de la malade, car elle ne pouvait pas se lever et courir au-devant de celui qui venait chez elle. Lui, médecin plein de miséricorde, il vient lui-même jusqu'au lit, lui qui avait porté la brebis malade sur ses épaules (Luc 15,5).... Il s'approche de son plein gré ; il prend l'initiative de la guérison. Il s'approche de cette femme et que lui dit-il ? « Tu aurais dû courir devant moi. Tu aurais dû venir à la porte et m'accueillir pour que ta guérison ne soit pas le seul effet de ma miséricorde, mais aussi celui de ta volonté. Mais puisque te voilà accablée par la fièvre et que tu ne peux pas te lever, c'est moi qui viens à toi. »

 « Jésus s'approche et la fait lever... Il la prend par la main. » Quand on est en danger, comme Pierre en mer, tout près d'être submergé, Jésus prend la main et relève (Mt 14,31). Jésus fait lever cette femme en la prenant par la main : de sa propre main il lui saisit la main. Bienheureuse amitié, splendide baiser !... Jésus saisit cette main comme un médecin : il constate la violence de la fièvre, lui qui est à la fois le médecin et le remède. Il la touche, et la fièvre prend la fuite. Qu'il touche aussi notre main, qu'il guérisse nos œuvres... Levons-nous, restons debout... On me dira peut-être : « Où est Jésus ? » Il est ici devant nous : « Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas. Le Royaume de Dieu est au milieu de vous » (Jn 1,26; Lc 17,21).

(Saint Jérôme (347-420), Docteur de l'Église - Dans l'Evangile au quotidien)

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