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31/12/2012

"Et le Verbe s’est fait chair"

1. « Au commencement était le Verbe ». Le Verbe de Dieu était « au commencement », c’est-à-dire depuis toujours. Ce passage de l’Evangile nous rappelle que Dieu est au commencement. L’homme vient donc de Dieu. Il n’est pas le principe de sa propre existence, il ne s’est pas donné la vie. Et de même qu’il n’est pas le principe de sa vie, il n’en est pas non plus la fin. L’homme est en chemin vers Dieu, pour trouver en Lui son bonheur. Tout le pèlerinage de l’homme sur la Terre, son « exode », est un exercice pour choisir de nouveau Dieu comme son but, son bonheur. Les événements que Dieu permet dans sa vie, qu’ils soient accompagnés de rires ou de larmes, peuvent être vécus comme une invitation de Dieu à découvrir ce qui est vraiment important dans sa vie. Dieu le guide, le prend par la main et lui crie qu’il l’aime.

2. « Et le Verbe s’est fait chair ». Ce Dieu qui accompagne l’homme est allé jusqu’à se faire homme lui-même. C’est la grande nouvelle du Nouveau Testament : Dieu est avec nous. L’Eglise a invité tous les fidèles à contempler ce mystère, il y a peu. Que peut-il encore nous dire au seuil de cette nouvelle année ? Le rythme cyclique des jours, des saisons et des années fait que notre vie est toujours symboliquement en train de « recommencer ». Chaque nouveau « début », que ce soit d’une journée ou d’une année, nous invite à reprendre conscience de ce qui est au commencement et à la fin de toute notre vie. « Et le Verbe s’est fait chair » : quel impact a cette réalité sur ma vie ? Est-ce que la foi en un Dieu qui est proche, qui est avec moi et m’accompagne, remplit mon cœur de sécurité, de joie, d’abandon ?

3. « Nous avons reçu grâce après grâce ». Saint Jean, profondément marqué par son expérience du Christ, se rend compte de ce qu’il en a reçu. Prendre un instant pour se souvenir des grâces qui jalonnent notre vie, c’est nous mettre à l’écoute de Dieu, c’est percevoir son amour pour chacun d’entre nous. En contemplant l’action de Dieu dans notre vie en cette année qui s’achève, trois attitudes naissent en nous : une action de grâce pour les merveilles dont Dieu nous a faits les témoins, une demande sincère de pardon pour nos péchés et notre médiocrité, une profonde décision de rendre plus vivante notre foi en Jésus Christ l’année prochaine.

Dialogue avec le Christ : Mon Dieu, je remets entre tes mains cette année qui s’achève et cette année qui commence. Je suis en chemin vers Toi, et au long des étapes de cette vie je Te renouvelle mon amour. Ne permets pas que je m’arrête de marcher, que je me décourage ou que je pense être déjà arrivé. Aide-moi pour que chaque jour soit un petit pas vers Toi.

Résolution : Offrir au Seigneur une petite résolution constante pour toute cette nouvelle année.

(Catholique.org)

 

 

 

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25/12/2012

"Il est venu, réjouissons-nous !"

« Aujourd’hui, un sauveur nous est né : c’est le Christ, le Seigneur »

Durant quatre semaines nous avons préparé la venue de l’enfant divin, le fils de Dieu. Cette préparation nous a conduit aux solennités de noël qui commémore la naissance du sauveur attendu. Noël, c’est le moment qu’à choisi Dieu pour visiter son peuple par son fils. Il montre ainsi l’étendu de son amour pour nous. Jésus, c’est Dieu lui-même qui vient sur la terre. Ce Dieu que nos pères croyaient si lointain, est aujourd’hui parmi nous pour partager notre vie. Réjouissons-nous !

Jésus, Dieu fait homme vient établir l’alliance définitive entre Dieu et les hommes pour notre salut. Le nom qu’il reçoit à la naissance en est l’illustration. « Jésus, Dieu sauve » Et pourtant, Dieu qu’il est, Jésus est né dans les conditions les plus pauvres, dans une étable. Quelle humilité ! A la place d’un libérateur à la manière humaine, avec force et puissance, c’est un petit enfant qui nait dans une étable. Mais un enfant sur qui demeure l’Esprit du Père, l’insigne du pouvoir est sur son épaule, on proclame son Nom : « Merveilleux-Conseiller, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix » Il sera solidement établit sur le droit et la justice dès maintenant et pour toujours.

Toute naissance dans une famille apporte la joie. Mais à Noël, la joie est encore plus grande, car c’est Dieu lui-même qui nait au milieu de nous, non pas pour une seule famille, mais pour tous les hommes. Ce noël que célèbre toute la communauté chrétienne, est la fête familiale par excellence, aussi dans nos familles, cela doit être un motif de réconciliation, d’amour et de partage. Cette joie de Noël ne doit pas demeurer un « feu de paille ».  C’est à dire uniquement pour ce temps de Noël, nous devons l’entretenir et la faire partager à ceux qui ne l’ont pas connu, car aujourd’hui la lumière a brillé sur la terre. Et comme les anges nous pouvons nous aussi pousser des cris de joie : « Gloire à Dieu au Plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime »

Que cette naissance apporte la paix, la joie et la justice à toutes les familles,
Que ce Noël, duquel a jailli cette lumière, soit pour chacun l’occasion de mieux connaitre le sauveur, l’aimer et se remettre à sa miséricorde. Dieu vous bénisse.

(Nicolas Anokoa K.)

 

 

 

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24/12/2012

"Réjouissons-nous, Dieu vient nous visiter"

A quelques heures de la fête de Noël la liturgie de la messe de ce jour offre à notre méditation le Cantique de Zacharie. En entendant résonner ces paroles, comment ne pas nous émerveiller nous aussi devant la volonté salvifique de Dieu : « Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, parce qu’il a visité son peuple pour accomplir sa libération ». Les promesses faites à Abraham et à David sont accomplies !

En effet, Dieu s’était engagé envers Abraham à lui donner une descendance aussi nombreuse que le sable sur le rivage de la mer. A David, il avait promis de donner un « successeur » dont « il rendrait stable la royauté », un successeur qui serait pour lui un fils et qui ainsi révèlerait qu’il est Père : « Quand ta vie sera achevée et que tu reposeras auprès de tes pères, je te donnerai un successeur dans ta descendance, qui sera né de toi, et je rendrai stable sa royauté. Je serai pour lui un père, il sera pour moi un fils » (Cf. 1ère lecture).

Cela est désormais réalisé : « Dans la maison de David, son serviteur, Dieu a fait se lever une force qui nous sauve. C’est ce qu’il avait annoncé autrefois par la bouche de ses saints prophètes : le salut qui nous délivre de nos adversaires, des mains de tous nos ennemis ».

Le silence de Zacharie imposé par son mutisme a comme enrichi sa voix, a changé son esprit. Lui qui avait manqué de foi dans la Parole du Seigneur, maintenant croit et il voit. Il comprend, il lit dans les plis de l’histoire une autre histoire, une histoire du salut qui va trouver son accomplissement dans la naissance de l’Enfant Dieu.

Son cantique d’action de grâce est à la fois bénédiction pour le passé et prophétie pour l’avenir. Il annonce que Jean révèlera au peuple de Dieu qu’il est sauvé, en l’invitant à accueillir le pardon de Dieu : « Et toi, petit enfant, on t’appellera prophète du Très-Haut, car tu marcheras devant le Seigneur pour lui préparer le chemin, pour révéler à son peuple qu’il est sauvé, que ses péchés sont pardonnés. »

C’est alors que Zacharie se tourne vers celui qui va venir visiter son peuple pour accomplir ce salut, le Messie, dont Jean préparera la venue, l’astre d’en haut qui, de par la compassion de Dieu, va se lever sur ceux qui demeurent dans l’obscurité d’une vie marquée par le péché : « Telle est la tendresse du cœur de notre Dieu ; grâce à elle, du haut des cieux, un astre est venu nous visiter. »
Oui, un jour nouveau va se lever, un jour qui ne finira. Ce jour, c’est celui de l’avènement du Royaume, celui que l’Eglise célèbre chaque matin à l’office des Laudes lorsqu’elle chante ce Cantique de Zacharie.

« Seigneur, nous te demandons de préparer toi-même nos cœurs à ‘accueillir dans la joie le présent de ton Royaume’ (Cf. Prière après la communion).« Ô astre qui te lève, splendeur de la lumière éternelle et soleil de justice : viens nous illuminer en ce jour. Que nous puissions te reconnaître comme notre Sauveur. « Seigneur, hâte-toi, ne tarde plus : que ta venue réconforte ceux qui ont foi en ton amour (Cf. Collecte). »

(Frère Elie – Famille Saint Joseph)

 

 

 

 

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23/12/2012

"Tu es bénie entre toutes les femmes"

1. L’œuvre majeure de l’Esprit Saint est l’Incarnation. Il a formé Jésus, Dieu lui-même, dans le sein de Marie. « Tu m’as fait un corps » (Heb 10,5). Lui seul est capable de ce miracle, œuvre supérieure, même à la création de l’univers, de toutes les créatures visibles et invisibles. En effet, nous restons bouche bée face à la majesté des montagnes, l’immensité de l’océan, et plus encore devant celle de l’univers que nous n’avons pas fini de découvrir ; nous nous émerveillons devant la perfection d’une petite fleur ou le mécanisme des cellules ou du corps humain. Nous devinons un reflet de la beauté des anges et de la musique céleste. Toutes ces créatures sont dignes d’émerveillement. Mais alors qu’en est-il de Dieu lui-même ? Dans l’Incarnation il ne s’agit pas d’une créature, mais du Créateur ! Œuvre incroyable pour notre intelligence humaine. L’Esprit Saint a formé un corps à Dieu. Cette puissance, ce miracle, nous le contemplons dans ce mystère de Noël.

2. « Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi. » (Gal 2,20) Ceci ne se réalisera pas le jour où j’atteindrai la perfection. Ah, cette perfection tant désirée plus ou moins consciemment : que je ne tombe plus dans telle tentation, que je vainque tel défaut, que j’acquière telle vertu, que j’arrive à ne plus m’énerver quand... Non, cette réalité a lieu ici et maintenant : le Christ vit en moi. Pas seulement dans tel bon prêtre ou telle religieuse... mais en moi, tel que je suis et malgré ce que je connais de moi-même ! Par la grâce reçue au baptême, je partage la vie divine, la vie de Jésus. Ce mystère insensible mais bien réel est celui de l’Esprit Saint qui demeure en nous.

3. Ne sommes-nous pas « temple de l’Esprit Saint » (1 Co 6,19) et « corps du Christ » (1 Co 12,27) ? C’est le même qui est à l’œuvre : l’Esprit Saint. Lui seul peut former en nous le visage du Christ. Encore une fois, c’est un miracle. Ce n’est pas un résultat de mon potentiel, aussi élevé soit-il, et encore moins une dette que le Seigneur avait envers moi. Mais en Marie, l’Esprit a formé Jésus une fois pour toutes. En nous, c’est une œuvre en cours, jour après jour, qui requiert Sa main et notre collaboration constante, faite de confiance et du don de nous-mêmes à Dieu, pour qu’Il fasse de nous comme bon Lui plaira.

Dialogue avec le Christ Jésus, que je dies, comme Toi, à notre Père : « Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. » (Heb 10,9)

Résolution Donner plus d’importance et d’attention à Dieu qu’à moi, à ce Dieu qui est en moi au milieu de mes actions et préoccupations d’aujourd’hui.

(Catholique.org)

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22/12/2012

"Mon âme exalte le Seigneur"

L’identification de Marie à Israël, fille de Sion, demeure de Dieu, structure tout le cantique du Magnificat que la liturgie propose aujourd’hui à notre méditation. Ce dernier commence par l’action de grâce de l’humble servante qui réfère toute louange à Dieu seul : « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s’est penché sur son humble servante ».

Cette action de grâce personnelle devient alors action de grâce collective de tout le peuple : « toutes les générations me diront bienheureuse », pour s’achever avec la figure d’Abraham qui en Marie voit s’accomplir la promesse de Dieu : « il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race à jamais ».

De Marie à Abraham, de l’accomplissement à l’origine première de la foi dans la promesse, c’est toute l’histoire du salut qui est ici récapitulée dans toutes ses dimensions, personnelles et communautaires.

En Jésus, se réalise la mystérieuse promesse biblique de Sophonie 3, 15 que Dieu viendrait résider en son peuple, dans les derniers temps : « le roi d’Israël, le Seigneur est en toi ». Le Fils de Dieu devient fils de Marie qui est le signe et le lieu de ce Mystère comme Fille de Sion eschatologique. Désormais, le lieu de l’Alliance vivante de Dieu avec son peuple n’est plus dans l’Arche de bois mais dans l’esprit et le corps de la Vierge qui le reçoit. Marie est ce nouveau tabernacle, cette nouvelle Arche, qui contient en elle la présence de Dieu.

En ce jour, laissons-nous entraîner dans l’élan de la joie de Marie et d’Elisabeth devant l’excellence du mystère de salut qui s’est accompli il y a deux mille ans et qui s’actualise aujourd’hui encore pour nous. Avec Jean-Baptiste, bondissons de joie à l’accueil du Verbe incarné qui vient visiter son peuple.
Oui, derrière cette jeune femme qui vient rendre visite à sa cousine c’est le Verbe qui vient visiter son précurseur et, en le consacrant et le sanctifiant par l’Esprit, continue les visites de Dieu à son peuple et prépare les visites du Verbe au sein de la Nouvelle Alliance.

Avec Marie, dans l’humilité, glorifions Dieu pour cette merveille. Car il faut être humble, littéralement « pauvre » pour reconnaître dans la banalité d’un tel événement la réalisation d’un si grand mystère. Rappelons-nous ces paroles de Jésus lui-même : « Je te bénis Père d’avoir caché cela aux sages et aux savants et de l’avoir révélés aux humbles » (Mt 11, 25).
Sans aucun mérite de notre part, il est venu nous sauver pour nous donner part à sa divinité et à son éternelle sainteté. Avec Marie laissons éclater notre joie : « le puissant fit pour moi des merveilles, saint est son nom ».

« Oui Seigneur en ce jour nous invoquons ton nom qui est saint. En lui, notre esprit exulte et notre âme est en fête, car il est le seul nom qui nous sauve : Jeshua, Dieu Sauveur. Amen, Alleluia. »

(Frère Elie – Famille de Saint Joseph)

 

 

 

 

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21/12/2012

"Bienheureuse celle qui a cru"

1. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. Le Seigneur parle. Le Seigneur est proche de son peuple. Comme le louent les anges : « paix sur la terre aux hommes qu’il aime » (Luc 2). Paix à tout homme aimé par Dieu. Or quel homme n’est pas aimé profondément par le Seigneur ? Quel désir n’y a-t-il pas dans ce Cœur, lui qui accourt vers nous, qui veut voir notre visage et entendre notre voix ? Le voici : c’est le Messie qui vient et nous révèle le cœur de Dieu. Si nous pouvions pénétrer davantage cet Amour ! L’homme pèche : « Elle prit de ce fruit, et en mangea. Elle en donna aussi à son mari, et il en mangea » (Gn 3,6) et à peine 9 versets après, Dieu promet déjà un sauveur : « Je mettrai une hostilité entre la femme et toi, entre sa descendance et ta descendance : sa descendance te meurtrira la tête, et toi, tu lui meurtriras le talon. » (Gn 3,15). Marie a cru en cet amour miséricordieux et tout-puissant du Seigneur pour ses enfants, pour elle.

2. Celle qui a cru : elle, la toute belle, l’amie du Seigneur qui s’est donnée totalement à Lui. Notre Dame pleine de foi, la mère des croyants et notre mère, écoute. Elle écoute avec tout son être, comme en attention constante sur le qui-vive de ce que pourrait désirer son Seigneur. Elle le connaît et elle se connaît : elle sait qu’elle est dépendante de son Créateur et Sauveur, qu’elle a besoin de Lui. Elle guette Sa parole, Sa volonté. Elle a mis son espoir en Lui. Elle n’a laissé aucune barrière s’élever entre cet Amour et elle. Elle croit.

3. Bienheureuse : bienheureuse parce qu’elle porte en elle l’espérance d’Israël, de son peuple : le Messie. Cet évènement nous semble lointain, et pourtant, dans trois jours, ce même Jésus naitra pour moi. C’est celui qui est en son sein qui la rend heureuse. Le Seigneur nous parle : son Cœur est brûlant du désir que nous soyons heureux. Or Il nous dit : « Heureux plutôt ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent ! » (Luc 11,28) encore plus que « la mère qui t’a porté dans ses entrailles, et qui t’a nourri de son lait ! ». La très sainte Vierge Marie est la première sur le chemin, mais pas la seule. Avec l’Esprit Saint, chacun de nous peut écouter la Parole de Dieu, apprendre à écouter et vivre de cette parole de vie.

Dialogue avec le Christ Jésus, Toi le visage du Père, Tu viens pour que nous connaissions pleinement le cœur de Dieu. Loué sois-Tu !

Résolution Concrétiser mon désir de conversion par une action, par exemple la confession, afin de pouvoir recevoir Jésus dans ma crèche.

(Catholique.org)

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19/12/2012

"Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole"

1. C’est merveilleux que la liturgie nous propose de relire l’évangile de l’annonciation quelques jours avant Noël, nous rappelant ainsi le comment de la venue du Christ sur la terre. Dieu a en effet voulu que son fils vienne sur la terre par l’intermédiaire d’une femme, Marie. Cela tout en respectant sa liberté. Il lui a demandé par l’intermédiaire de l’un de ses anges si elle voulait bien. Elle aurait pu dire non ! D’où la merveilleuse méditation de St Bernard qui imagine la Trinité, toutes les âmes attendant leur salut, et la multitude des créatures célestes, bref toute la création, attendant avec grande expectative la réponse de la Vierge. Dieu merci, elle dit oui.

2. Que peut bien nous apprendre le oui de Marie ? Il nous rappelle que dire oui une fois au Seigneur n’est pas tout, c’est en fait juste le début. En effet, Marie devra répéter chaque jour ce oui initial, qu’elle avait donné à l’ange. Tout d’abord un oui au Seigneur pour les difficultés de se trouver enceinte sans être mariée, un oui devant la peur d’attrister Joseph, puis encore un oui d’aller aider Elizabeth, sa cousine, qui elle aussi attend son premier enfant. De retour à Nazareth, quand les choses avaient l’air enfin de s’être calmées, Marie devra partir à Bethleem, alors que Jésus allait naître et puis ensuite s’enfuir en Egypte avec son nouveau -né.

3. Dans notre vie, nous expérimentons, en fait, la même chose. Il faut chaque jour renouveler l’engagement que nous avons pris envers Dieu, par exemple lors du baptême et de la confirmation, et envers les autres, lors de notre mariage ou bien aussi envers Dieu et l’Église par une consécration ou le sacerdoce. En tant qu’époux, pour prendre un exemple, il n’est évidement pas suffisant de se dire oui le jour du mariage, mais l’engagement se renouvelle chaque jour par nos actions. En conclusion, Marie nous apprend dans la scène de l’annonciation, que notre oui à Dieu est un mot qui doit se renouveler chaque jour par notre manière de vivre.

Dialogue avec le Christ Seigneur, je sais que Tu me donneras toujours les grâces nécessaires pour être fidèle à Ta volonté et à mes engagements. Aide-moi à grandir en confiance et à faire l’effort nécessaire pour y arriver.

Résolution Prendre un tout petit moment pour repasser un des engagements importants de ma vie et voir comment je le vis au jour le jour, comparant avec l’exemple que Marie nous donne dans l’évangile d’aujourd’hui

(Catholique.org)

 

 

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"Comment entendre ta voix, Seigneur"

1. L’histoire du salut comporte, d’une part l’initiative de Dieu qui se met à la recherche de l’homme déchu, et d’autre part la réponse de l’homme, qui est appelé à accueillir le plan de Dieu. Pour réaliser son projet, Dieu engage notre liberté, ce pour mettre en évidence que, d’aucune façon, il ne nous force la main. Cette perspective est une raison suffisante pour s’en réjouir. Dieu nous invite, il ne nous a pas oubliés. Dieu nous élève, Dieu nous fait goûter de sa joie. Mais combien de fois n’arrive-t-il pas que, lorsque ce plan prend forme dans la vie, dès qu’il croise notre chemin, dès qu’il a un nom et un visage, il semble nous incommoder, nous déranger ? Ceci a été le cas de Zacharie, prêtre du temple, référent entre Dieu et les hommes. N’est-il pas curieux que celui qui vit et travaille au service du "Très Haut" se trouve dérangé par son messager ? Qu’il se soit agi d’un authentique Ange du Seigneur ne posait aucun problème pour le serviteur du temple ; c’est le contenu du message qu’il remet en cause. En tant que baptisés, nous sommes non seulement serviteurs, comme Zacharie, mais nous sommes devenus temples de l’Esprit de Dieu. Comment faisons-nous accueil à ses inspirations ? Notre vie est-elle un temple - notre corps, notre comportement, nos relations ? Notre cœur tend-il vers la pureté, vers la sainteté ?

2. Le problème qu’offre l’exemple de Zacharie, n’est en réalité qu’un faible reflet du gros problème de l’humanité à l’égard du plan de salut de Dieu : nous n’avons rien demandé. Dieu n’est pas attendu, Dieu ne trouve pas sa place. Comme Zacharie, nous ne voulons rien de lui. A cela se mêle le postulat de la tolérance : de la même manière que, en vertu de la tolérance, on doit rester indifférent à l’égard de son prochain, en particulier s’il se trouve dans l’erreur, ainsi je ne permets à personne de s’intéresser à mes affaires - y compris à un serviteur de Dieu. Dieu n’est pas tolérant. S’il l’avait été un seul instant de notre histoire, nous serions perdus pour l’éternité. Dieu est un brasier d’amour envers nous. Notre souffrance et notre errance ne le laissent pas indifférent. Il ne tolère pas l’injustice et encore moins le mensonge, qui nomme "culture" ce qui est décadence et "loisir" ce qui est perversion. Une mère attend-elle que le petit enfant tombe dans un piège et qu’il demande son aide, avant de s’en occuper ? Ne le prévient-elle pas ? Et même si une mère négligeait son devoir d’amour maternel, Dieu jamais ne nous abandonnera ! Le message adressé à Zacharie était alors peut-être dans son propre intérêt. Et ce que la Providence nous réserve, que cela nous plaise ou non, peut-être en avons-nous à tirer avantage !

3. Un autre écueil nous vient du rationalisme : le plan de Dieu passe au crible de nos critères et jugements. En d’autres termes, je me fais juge à la place de Dieu. Aux Corinthiens, enfants de l’illustre peuple grec qui scrutaient la sagesse avec les instruments performants de leur pensée philosophique, saint Paul écrit : "Ne portez pas de jugement prématuré, mais attendez la venue du Seigneur, car il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et il fera paraître les intentions secrètes" (1 Co 4, 5). Un jugement, qui en tant que tel a toujours une touche de définitif, s’il est prématuré est souvent incomplet : il n’y a pas eu de jugement du jugement, de jugement réfléchi à la lumière de Dieu. Il est donc en contradiction avec lui-même et porte un préjudice à son auteur. Dans le cas présent, à ce saint homme Zacharie, il a été "cloué le bec". Aux humbles, Dieu donne la sagesse, c’est à dire la capacité de capter avec plus de simplicité les éléments, qui permettront d’évaluer ce qui est juste et vrai ; ils seront plus aptes au discernement. Les sages et les savants, en échange, auront parfois des pensées si compliquées, qu’ils seront incapables de saisir ce qui est simple et de se rapprocher de celui qui est la Simplicité même, Dieu un et trinitaire. Le silence de Zacharie, le contraignant à s’abstenir de ses discours de représentant de Dieu pour le peuple et du peuple devant Dieu, lui donnera l’espace nécessaire pour réfléchir avant de juger.

Dialogue avec le Christ Seigneur, comment cela va-t-il se faire ? Devant tant de problèmes irrésolus, je sais qu'auprès de Toi je trouverai la réponse, quoi que Tu me demandes, je l'accepte.

Résolution Ecoute envers les plus âgés, faibles, démunis.

(Catholique.org)

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13/12/2012

"Que puis-je Seigneur, sans Toi"

Le Seigneur se fait suppliant ; par la voix du prophète Isaïe, il déverse la plainte de son cœur de Père : « Ah si vous aviez écouté mes enseignements, si vous vous étiez attachés à mes commandements, vous marcheriez sur des chemins de justice et de paix durables. Vous seriez “comme un arbre planté près d’un ruisseau, qui donne du fruit en son temps, tout ce que vous entreprendriez réussirait” (Ps 1). Hélas vous n’avez pas écouté ma voix : refusant de vous laisser guider, et méprisant mes conseils, vous avez préféré décider vous-mêmes de la voie à suivre, n’écoutant que la malice de vos cœurs enténébrés par le péché. Vous vous êtes fourvoyés dans vos pensées tortueuses, vous entraînant les uns les autres sur des chemins de perdition ».

Non seulement nous sommes rebelles et refusons d’écouter notre Dieu, mais nous prétendons même lui dicter le comportement qu’il devrait adopter. C’est bien ce que Jésus dénonce à travers la parabole des jeux d’enfants. Le jeu consiste pour un des groupes à mimer par la danse ou les pleurs, la tonalité de la musique entonnée par l’autre. Celui qui ne reconnaît pas la mélodie ou se trompe d’attitude, est exclu. A travers cet exemple, Jésus reproche à ses auditeurs de ne plus laisser d’espace à l’imprévu de Dieu, de ne plus être ouverts aux initiatives toujours déconcertantes par lesquelles le Seigneur conduit l’histoire sur des chemins qui ne sont pas les nôtres. Au lieu de se laisser interpeller par la parole prophétique du Baptiste les appelant à la conversion, les contemporains de Jean-Baptiste se sont fermé les oreilles en prétextant qu’il était possédé ; au lieu de se laisser toucher par la miséricorde de Jésus qui mange à la table des exclus, ils l’accusent de complicité avec « les publicains et les pécheurs ». Par leur attitude, les scribes et pharisiens trahissent qu’ils se sont érigés eux-mêmes en norme ultime de comportement. Prétendant posséder la clé d’interprétation des Ecritures et parler en leur nom, ils se posent en maîtres de justice, « connaissant le bien et le mal » (Gn 3, 5). Ils n’ont de comptes à rendre à personne, pas même à Dieu dont ils ont orgueilleusement usurpé la place. Notre-Seigneur aurait beau leur donner tous les signes qu’ils réclament : cela n’y changerait rien, car ils sont aveuglés par leur soif de pouvoir.

Sans en arriver à de tels extrêmes, et pour d’autres raisons qu’une quête de pouvoir religieux, cette prétention à régenter notre vie sans Dieu, malgré Dieu, voire contre Dieu s’est immiscée de nos jours jusqu’au cœur des communautés chrétiennes. Influencés par l’idéologie des Lumières et par le laïcisme ambiant, bon nombre de chrétiens considèrent que la morale est affaire privée. Même l’Église n’aurait pas à se mêler de ce qui relève de l’évaluation individuelle du bien et du mal. Les valeurs seraient purement subjectives et relatives : tout discours normatif est jugé moralisateur et considéré comme une ingérence inadmissible dans la sphère de la conscience personnelle. Plus surprenant encore : des chrétiens s’affirmant « catholiques », s’insurgent contre les positions du Magistère en matière morale. Pourtant, selon la doctrine catholique, lorsqu’il se prononce en matière de foi et de mœurs à partir des Écritures, le Magistère jouit de l’assistance de l’Esprit Saint, qui le préserve de toute erreur. Faut-il rappeler que pour nous la Révélation ne se limite pas seulement aux Écritures canoniques, mais inclut la Tradition (interprétation des Écritures par les Pères de l’Église) et le Magistère (actualisation des Écritures tout au long de l’histoire de l’Église). Hélas, combien de chrétiens ne disent-ils pas : « Certes l’Église enseigne que… , mais moi je dis que… et dès lors j’agis selon mon sentiment, indépendamment de ce que l’Église affirme ». Sans même s’en rendre compte, ces chrétiens affirment la supériorité de leur opinion personnelle sur le discernement de l’Église, et donc sur les directives de l’Esprit, puisque celui-ci s’exprime précisément par l’Église. On veut bien de Dieu, aussi longtemps qu’il ne vient pas troubler nos projets ou contredire nos comportements. Sur ce chemin, nous ne tarderons pas à nous construire un dieu à notre mesure, tel que nous le souhaitons, qui nous permet - voire justifie - toutes nos compromissions avec le narcissisme et l’hédonisme ambiants. Qui ne voit qu’en adorant une telle idole, c’est notre volonté propre, notre « moi » tout-puissant que nous exaltons ?

Mais Dieu ne se laisse pas manipuler ; il ne danse pas aux commandements de nos flûtes qui se veulent joyeuses, alors que nous mettons en péril notre vie spirituelle en étouffant la voix de notre conscience et en refusant celle de l’Esprit qui nous interpelle par l’Église. La confusion entre le bien et le mal ne vient jamais de Dieu, mais du démon, qui cherche à nous entraîner loin de la lumière de la vérité. Par contre « la sagesse de Dieu se révèle juste à travers ce qu’elle fait ».

« Seigneur, dans ta Parole méditée en Église, tu “donnes un enseignement salutaire et tu nous guides sur le chemin où nous marchons” (1ère lect.
Isaïe 48,17-19.). Ne permets pas que nous nous égarions au gré des courants de pensée qui prônent l’autonomie absolue de l’homme. Donne-nous assez d’humilité pour reconnaître notre aveuglement et pour recevoir l’aide que tu nous proposes. Plongeant nos racines dans ta Loi, “nous serons comme un arbre planté près d’un ruisseau qui donne du fruit en son temps et dont jamais le feuillage ne meurt” (Ps 1). »

(Père Joseph-Marie – Famille de Saint Joseph)

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"Conduis-moi, Seigneur"

1. « Je suis le Seigneur ton Dieu. Je te prends la main droite, et je te dis : « Ne crains pas, je viens à ton secours. » La première lecture (Isaïe 41,13-20), nous invite à la confiance : le Seigneur Dieu vient nous sauver ; Il vient, Il ne nous laisse pas seuls. Il sait que seul, je ne peux pas vivre. Il sait que comme un petit enfant j’ai besoin de marcher main dans la main avec Lui, mon Père ; sinon je tombe. Il le sait, et Il vient. Il ne me laisse pas tomber. Invitons-Le, mettons notre main dans la Sienne qu’Il nous tend. Surtout si nous avons l’impression d’être déjà à terre, abattus par les difficultés de la vie ou par nos propres fautes. Mon Dieu, comme nous avons besoin que Tu nous prennes par la main !

2. « Le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui » : Nous voici encore devant une des habituelles contradictions apparentes de l’Evangile. Le plus petit est le plus grand. Seigneur, fais-nous entrer dans la logique de l’Evangile. Aide- moi à comprendre ce que Tu me dis. Comme la petite Thérèse, aide- moi à réaliser que, si j’aime ma petitesse et ma misère, je serai bienheureux, parce que je pourrai avoir confiance en Toi, mon Sauveur. Le chemin de notre faiblesse nous ouvre le chemin de la confiance et l’amour d’enfant de Dieu. Alors nous vivrons en enfants de Dieu, qui cherchent Sa Main qui nous guide, qui nous soutient, qui nous protège, qui nous donne la force de continuer. C’est cela notre vocation chrétienne : vivre en enfant de Dieu !

3. Toi aussi Tu t’es fait petit, Tu t’es fait grain de blé qui tombe en terre, qui meurt. Là aussi nous sommes face à une autre contradiction : tu meurs, mais tu donnes la vie ! Tu es Dieu, mais Tu Te fais petit. Tu es la Vie, mais tu meurs, sur une croix, avec juste quelques personnes autour de Toi, et très peu qui se rendaient compte du si grand mystère que Tu réalisais. Jésus, enseigne moi la valeur de l’humilité, des petites choses, des décisions prises au plus profond de mon cœur sans que personne ne s’en rende compte ; de ces actes d’amour que je T’offre, et qui sont juste entre Toi et moi.

Dialogue avec le Christ Jésus, Tu me connais, Tu sais bien que je suis bien petit, que j’ai bien des limites, que je souffre beaucoup parfois ; viens à mon secours. Viens Jésus, prends-moi par la main, conduis- moi au Père. Donne-moi Ton amour, Ta force, Ta grâce !

Résolution Je ferai un acte de confiance et d’abandon aujourd’hui, quand je me rendrai compte d’une difficulté.

(Catholique.org)

04:56 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |