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29/11/2012

"Venez et je vous ferai pêcheurs d’hommes"

1. Jésus pose son regard sur moi. Combien de fois on marche dans la rue sans faire attention aux autres personnes qui passent à nos côtés. Après tout, c’est normal, si on ne les connaît pas. Mais lorsque tout d’un coup on croise une personne que nous aimons, un proche, un ami, nous nous dirigeons immédiatement vers lui pour le saluer, oubliant un peu où on allait. Le Christ, Lui, a pris le même chemin que moi, Il a croisé ma route et s’est approché de moi, parce qu’Il me connaît et, surtout, parce qu’Il m’aime. Son regard s’est posé sur moi et Il s’est intéressé à ma vie, à mon histoire.

2. "Venez et je vous ferai pêcheurs d’hommes". Il m’invite à tout laisser pour le suivre. On se demande parfois pourquoi nous devons nous détacher de certaines choses, pour pouvoir suivre les pas du Christ. De la même façon que nous ne pouvons pas prendre tout ce que nous avons chez nous, pour partir en vacances une semaine, il nous faut laisser certaines choses dernières nous. Le Christ demande tout pour nous donner encore plus. Il veut nous faire pêcheurs d’hommes, Il nous invite à partager avec Lui ce qu’Il a de plus cher, son amour envers tous les hommes. Détachons nous de ce qui nous retient, éloignons nous du rivage de notre petit train-train et de nos commodités, afin de rester aux côtés de notre Seigneur, qui nous promet une pêche abondante.

3. "Venez dernière moi". Le Christ ne nous envoie pas seuls au bout du monde ; Il vient et Il marche devant nous. Mettons nos pas dans les siens, suivons son exemple de don de soi, d’amour du prochain et de ses ennemis, d’intimité avec le Père dans sa prière. Il ne nous demande pas ce que nous n’avons pas, et rien sans nous  donner  la force de répondre à son appel. N’ayons pas peur de ce que le Christ nous réserve. Il s’est fait homme, comme nous, pour vivre tout ce que nous vivons et nous montrer le chemin qui mène au Père.

Dialogue avec le Christ Seigneur Jésus, donne-moi la force et le courage de répondre généreusement à ton appel. Tu es mon ami, mon frère et Tu prendras toujours soin de moi. J'ai confiance en Toi mais je suis fragile et faible ; donne moi ton cœur pour aimer comme Tu aimes, tes pieds pour suivre tes pas, tes mains pour travailler à Ton œuvre et Ta bouche pour savoir remercier Dieu le Père, qui a posé sur moi son regard, un regard plein d'amour et de tendresse.

Résolution  Aujourd'hui, je dirai « oui » à ce que les autres me demandent, même si cela change mes plans, à l'exemple des apôtres qui ont dit « oui » à l'appel de Jésus.

(Catholique.org)

23:37 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

"Ouvre mes yeux à Ta présence"

1. Inspiré par l’Esprit Saint, Syméon prophétise sur l’enfant Jésus qui vient d’être consacré au Père. Il reconnaît en Lui le Messie, le Sauveur attendu depuis des siècles au sein du peuple d’Israël. Voilà que les anciennes prophéties s’accomplissent devant Syméon. Il lui avait été révélé « qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Messie du Seigneur ». Syméon est bel et bien le témoin de la fidélité de Dieu, ce Dieu qui tient ses promesses. Mettons-nous à sa place aujourd’hui : Dieu met l’Enfant Jésus dans nos bras. Par le baptême, il nous permet de Le reconnaître dans la foi. Cet enfant nous est donné à nous aussi, avec la bonne nouvelle du salut et donc la promesse de la vie éternelle. Recevons-Le dans la foi :

2. « Je viens, apportant tous les dons de l’Esprit Saint. Je viens avec ma miséricorde, avec mon désir de te pardonner, de te guérir, avec tout l’amour que j’ai pour toi ; un amour au-delà de toute compréhension, un amour où chaque battement du cœur est celui que j’ai reçu du Père même. Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Je viens, assoiffé de te consoler, de te donner ma force, de te relever, de t’unir à moi, dans toutes mes blessures. » (Mère Teresa, testament spirituel, suite)

3. Malgré toute la bonté et toute la tendresse avec laquelle ce salut nous est offert, Syméon prédit également qu’il sera « signe de division ». « Il provoquera la chute et le relèvement de beaucoup. » Drame de l’intelligence et de la liberté humaine, qui peuvent passer à côté du vrai Sauveur sans le reconnaître. Mais nous ne pouvons pas rester les bras croisés face à cette constatation. C’est à chaque chrétien que s’adresse l’invitation de Jésus « allez dans le monde entier et proclamez l’évangile ».

Dialogue avec le Christ Ouvre mon cœur, Jésus, à Ton message de salut. Sauve-moi du péché. Sauve-moi de moi-même. Donne-moi un cœur pur, pour que je Te voie. Je veux T’aider, Seigneur, pour que Tu sois connu, reconnu et aimé. Le monde a soif de Toi ! Ouvre mes yeux et mon esprit aux inspirations de Ton Esprit Saint pour que je sois un relais de Ton salut auprès de ceux que je rencontrerai aujourd’hui.

Résolution Je parlerai de l’amour de Jésus, à au moins une personne que je rencontrerai dans ma journée

(Catholique.org)

17:19 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

27/11/2012

"C'est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie"

1. « ... à cause de mon Nom » Tant de persécutions... à cause du nom de Jésus ? Que se cache-t-il donc derrière le nom de Jésus ? Selon Origène, prononcer le nom de Jésus est presque un sacrement, car ce nom réalise ce qu’il signifie... or le nom de Jésus signifie : « Celui qui sauve ». Jésus est donc Celui qui sauve, Celui qui me sauve, qui me tend la main, Celui qui veut être à mes côtés à chaque instant ; Celui qui veut être aux côtés de ceux qui souffrent ; mais aussi Celui qui veut être aux côtés de ceux-là même qui me blessent, qui m’offensent parfois gratuitement, simplement parce que je me dis chrétien et parce que je veux vivre ma foi avec cohérence. Il veut les sauver aussi. Jésus est Celui qui sauve. Et le salut, le rachat de nos péchés, la guérison de nos blessures, des blessures des autres, a un prix... celui de mourir à nous-mêmes, celui d’accueillir la persécution. Jésus, qui est Celui qui sauve et qui a été le premier à mourir à lui-même, injustement, m’apprend la valeur de la souffrance accueillie et offerte pour le salut des âmes, pour la guérison des blessures. Seigneur, la souffrance me révolte. La souffrance des innocents me révolte. La souffrance que je reçois injustement me révolte. Apprends-moi à souffrir en y découvrant le sens caché. Jésus, Celui qui sauve.

2. « Car je vous donnerai une bouche et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront résister ou qu’ils ne pourront contredire. » Laissons Dieu être Dieu... même dans le quotidien le plus banal de notre vie ! Aujourd’hui, par cette Parole, le Seigneur m’invite à m’abandonner en Lui : à Le laisser agir et parler en moi. Bien sûr, par cette Parole, le Seigneur n’est pas en train de me dire de ne pas me former dans ma foi ! D’ailleurs, à l’occasion de l’Année de la Foi le Saint-Père nous exhorte à nous former : « les contenus essentiels qui depuis des siècles constituent le patrimoine de tous les croyants ont besoin d’être confirmés, compris et approfondis de manière toujours nouvelle, afin de donner un témoignage cohérent dans des conditions historiques nouvelles ». Mais, fort de cette base solide, Il m’invite à tout les abandonner en Lui, à ne pas chercher à contrôler les conséquences de mes actes... il m’invite peut-être à éviter de trop réfléchir avant d’agir, surtout quand il s’agit d’un acte de foi, de charité ou d’espérance, que je suis appelé à donner. Seigneur, ouvre mon intelligence pour comprendre Ta Parole et savoir scruter mon cœur.

Dialogue avec le Christ « Seigneur, fais que je cherche plus à consoler qu’à être consolé ; à comprendre, qu’à être compris ; à aimer qu’à être aimé ; car qui s’oublie se trouve ; qui pardonne, obtient le pardon ; qui meurt, s’éveille à la Vie éternelle ». Extrait de la prière du matin des sœurs de la Charité.

Résolution Aujourd’hui, face aux personnes qui m’agacent, qui me contredisent ou qui me blessent, je les bénirai dans mon cœur, en prononçant avec foi le nom de Jésus

(Catholique.org)

22:54 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

25/11/2012

"Ma royauté ne vient pas d’ici"

« Ma royauté ne vient pas d’ici ». Si le royaume de Dieu n’est « pas d’ici », d’où est-il ? Apparemment Jésus se limite à dire que le royaume de Dieu n’est pas de notre monde, il ne dit pas de manière si évidente comment entrer dans ce royaume, comment le connaître. Mais le « pas d’ici » reste un indice. Pour entrer dans le royaume de Dieu, pour dire « oui » à Dieu, il faut notamment passer par un « non » à ce qui empêche l’entrée dans le royaume. Saint Ignace de Loyola propose trois marches dans l’ascension spirituelle vers le royaume de Dieu, appelées les « trois degrés d’humilité ».

1. Renoncer au péché qui est le rejet de Dieu. La solennité du Christ-Roi est une bonne occasion pour renouveler intérieurement les promesses de notre baptême. « Rejetez-vous Satan et tout ce qui conduit au péché ? Oui, j’y renonce » - avons-nous répondu nous-mêmes ou bien ce qui nous ont représenté à ce moment-là, nos parents, parrain et marraine.

2. Choisir Jésus-Christ comme roi de notre vie et relativiser l’importance de ce qui, dans le monde qui nous entoure, ne sert pas directement le Christ et les desseins de Dieu. Proclamer le Christ Roi de l’univers, c’est reconnaître qu’en Lui toute la création doit être soumise au Père. « Qu’il soit tout en tous » (1 Corinthiens 15,28). Donc il ne s’agit plus seulement d’éviter ce qui est intrinsèquement mauvais, mais encore de laisser sur le chemin tout ce qui nous empêche d’entrer dans le royaume.

3. Marcher à la suite de Jésus : que notre attitude ressemble à la sienne, prendre notre croix à sa suite. N’oublions pas que le dialogue avec Pilate que nous venons de lire précède immédiatement le portement de croix. Celui qui accepte d’être appelé roi est Celui qui va prendre sa croix et accueillir les outrages et les coups. Jésus vient rendre témoignage à la vérité. La vérité descend du Ciel pour se révéler à ceux qui sont ici et ne la connaissent pas en plénitude.

Dialogue avec le Christ Prends, Seigneur et reçois, toute ma liberté, ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté ; Tout ce que j'ai et possède, c'est Toi qui me l'as donné : A Toi, Seigneur, je le rends Tout est à Toi, disposes-en selon Ton entière volonté. Donne-moi, Ton amour et ta grâce : cela me suffit.

Résolution Inviter un(e) ami(e) ou membre de la famille à dire une prière de consécration au Christ Roi, par exemple la suivante : Jésus-Christ, Roi de l’univers, Roi de nos vies et de nos familles, nous venons à toi pour t’offrir tout ce que nous sommes et tout ce que nous possédons, nos pensées, nos désirs, nos préoccupations, nos qualités et nos défauts. Nous voulons les mettre à ton service et collaborer à ton œuvre de salut et à l’extension de ton Règne dans le monde. Accueille avec amour la consécration de nos vies que nous te faisons aujourd’hui. Accepte-la en action de grâce pour tout ce que nous avons reçu de toi. Donne-nous la grâce de suivre le chemin de sainteté dans l’imitation de tes vertus et de donner publiquement le témoignage de notre foi en toi. Qu’ainsi tous les hommes et les femmes qui nous entourent trouvent en nous d’authentiques disciples, fondés dans la charité universelle, la cohérence entre la foi et les actes et un ardent désir que s’établisse ton Règne sur la terre. Mets en nos cœurs les sentiments qui t'ont porté à t'incarner et à mourir sur la croix pour le salut de tous les hommes. Fais-nous vivre fidèlement le commandement de la charité que tu nous as laissé en testament. Embrase nos cœurs, éclaire nos esprits, affermis nos décisions et conduis-nous toujours sur le chemin de la fidélité à tes commandements. Fais de nous des instruments dociles et passionnés de ton amour pour mieux servir notre Mère l’Église, en portant ton salut et ton évangile à de nombreuses personnes. Détache-nous de toutes les craintes et égoïsmes. Fortifie notre foi dans le charisme que tu nous as confié. Accorde-nous le courage de répondre fidèlement à ton appel. Amen

(Catholique.org)

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23/11/2012

"Ma maison sera une maison de prière"

1. Jésus entra dans le Temple : La raison qui pousse le Christ à choisir d’agir comme ceci avec les marchands est la même fibre qui a fait vibrer toute sa vie : son amour pour le Père. A tel point que la maison du Père est sa maison ; que « tout ce qui est à moi est à toi, comme tout ce qui est à toi est à moi » (Jn 17,10) et tellement que « qui m’a vu a vu le Père » (Jn 14,9). Pour comprendre le Christ nous avons besoin de le regarder, de passer du temps avec Lui, de L’écouter, de Lui poser nos questions. Etant homme comme nous, ses convictions les plus profondes se reflétaient dans ses gestes. En tant que chrétiens, c’est-à-dire ceux qui suivent le Christ, nous sommes appelés à vivre comme Lui. Une véritable identification intérieure s’obtient davantage en faisant nôtres son attitude et ses désirs, qu’en imitant des gestes. En d’autres termes, en laissant son Esprit nous modeler pour faire de nous des fils du Père, des fils dans le Fils.

2. Ma maison sera une maison de prière. Le véritable Temple est le corps du Christ, comme Il le déclare : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. » (Jn 2,19) Et nous-mêmes nous sommes son corps : « Or, vous êtes le corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes les membres de ce corps. » (1Co 12,27) Soyons donc des maisons du Seigneur, des maisons de prière. Pour cela, il est nécessaire d’expulser les
marchands de son cœur : pour nous c’est très difficile, presque impossible. Nous avons besoin d’une aide, encore une fois, intérieure.

3. Quelle différence entre les chefs des prêtres et les scribes, et le peuple, les petits ! Les premiers cherchent à Le faire mourir, les seconds L’écoutent assoiffés de ces paroles de vérité. Ce sont ces derniers qui entreront d’abord dans le Royaume. Lorsque le Christ enseigne au Temple, Il cite l’Ecriture. Cette nourriture intérieure permet de connaître notre Dieu puisque c’est là qu’Il se révèle, et se révèle totalement. L’Ecriture est la plénitude de la Révélation. Au contact avec le cœur du Seigneur, nous pourrons nous laisser modeler, laisser chasser les vendeurs et les brigands qui usurpent la place du Christ en nous, et nous pourrons être une maison de prière.

Dialogue avec le Christ Jésus, tu as dit : « Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui. » (Jn 15,23). Fais Ta demeure en moi ! Que ma vie soit un chant à Ta gloire !

Résolution Faire le point pour voir où j’en suis à propos de la confession, à une semaine de commencer l’Avent. Et prendre le temps de faire un examen de conscience

(Catholique.org)

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21/11/2012

"Pleurer avec le Christ"

Ne méprise pas le pécheur, car nous sommes tous coupables. Si pour l'amour de Dieu tu t'élèves contre lui, pleure plutôt sur lui. Pourquoi le méprises-tu ? Méprise ses péchés, et prie pour lui, afin d'être pareil au Christ, qui ne s'est pas irrité contre les pécheurs mais a prié pour eux (cf Lc 23,34). Ne vois-tu pas comment il a pleuré sur Jérusalem ? Car nous aussi plus d'une fois nous avons été joués par le diable. Pourquoi mépriser celui qui comme nous a été joué par le diable qui se moque de nous tous ? Pourquoi, toi qui n'es qu'un homme, mépriser le pécheur ? Est-ce parce qu'il n'est pas juste comme toi ? Mais où est ta justice, dès lors que tu n'as pas l'amour ? Pourquoi n'as-tu pas pleuré sur lui ? Au contraire tu le persécutes. C'est par ignorance que certains s'irritent contre les autres, eux qui croient avoir le discernement des œuvres des pécheurs.

(Isaac le Syrien (7ème siècle), moine près de Mossoul, saint des Églises orthodoxes)

 

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"Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur et une mère"

La Présentation de Marie au Temple souligne que Marie est par sa qualité de Mère de Jésus le Temple du Très-Haut. Cette fête est pour nous l’occasion de contempler en Marie cette créature totalement consacrée à Dieu, c’est-à-dire totalement donnée, disponible, accordée par sa volonté à la volonté divine de salut universel. Et si la figure de Marie nous permettait de relire la relation qui nous unit au Seigneur ? C’est bien la question à laquelle nous renvoie l’évangile. À celui qui l’informe de la présence de ses parents qui intrigués ou peut-être subjugués par ce qu’il est en train d’opérer, cherchent à lui parler, Jésus répond : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » Et d’ajouter en tendant la main vers ses disciples : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur et une mère. » Détrompons-nous. Jésus ne rabroue pas sa famille. Il rebondit plutôt sur l’opportunité de la situation qui se présente à lui pour révéler la qualité du lien qui l’unit à ses disciples.

Jésus déclare ces derniers : « sa mère » et « ses frères », en tant qu’ils font la volonté de son Père. Qu’est-ce à dire ? Faire la volonté du Père manifeste clairement une attitude de fils. Tenir sa volonté en communion avec celle du Père céleste, n’est-ce pas l’attitude par excellence du Fils Unique ? Alors c’est bien à juste titre que celui qui fait la volonté du Père peut être déclaré « fils » et donc « frère » de Jésus. Mais Jésus affirme aussi que celui qui fait la volonté du Père peut être appelé « sa mère ». Comme il est bon pour nous de revenir à l’attitude de Marie pour comprendre ces paroles de Jésus. Nous nous rappelons ici sa réponse à l’Ange Gabriel : « Voici la servante du Seigneur. Qu’il me soit fait selon ta parole. » (Lc 1,38) En accueillant en son sein le Verbe de Dieu, Marie communiait à la volonté divine de salut. Elle épousait la volonté du Père céleste de sauver tous les hommes. En elle, la prophétie de Zacharie s’accomplissait : « Chante et réjouis-toi, fille de Sion ; voici je viens, j’habiterai au milieu de toi, déclare le Seigneur. En ce jour-là, des nations nombreuses s’attacheront aux Seigneur, elles seront pour moi un peuple, et j’habiterai au milieu de toi » (Cf. 2ème lecture).
Nous comprenons alors que « faire la volonté du Père » en tant que « mère » signifie enfanter le Christ. Cette attitude est à rapprocher de l’obéissance entendue dans le sens évangélique de « communion des volontés ». Et si l’on se rappelle que l’étymologie de « obéir » : obœdire veut dire « prêter l’oreille à quelqu’un », « faire la volonté du Père » prend alors la coloration d’» écouter la Parole de Dieu » pour l’accueillir et l’enfanter. Il n’est pas anodin que dans le parallèle de cet épisode chez saint Luc, Jésus s’exprime ainsi : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui entendent la Parole de Dieu et qui la mettent en pratique » (Lc 8,21). Ainsi « faire la volonté du Père » et « écouter la Parole de Dieu et la mettre en pratique » représentent, face à Jésus, une même attitude caractéristique du vrai disciple.

La personne de Marie nous invite à entrer dans un rapport qui nous unit au Christ sous le mode la « fraternité » et de la « maternité ». Le disciple est frère de Jésus en tant qu’il communie lui aussi à la volonté divine paternelle de salut de tous les hommes. Et il se découvre « mère de Jésus » en tant qu’il enfante la Parole divine du Verbe de Dieu dans les cœurs par le témoignage qu’il donne de la transformation de sa propre vie par cette même Parole divine.

« Seigneur donne-nous la grâce d’accueillir ta Parole dans notre cœur, de nous laisser transformer par elle afin de la porter au dehors. Marie soit ici notre modèle. Aide-nous à entrer dans cette attitude de totale disponibilité à la volonté de salut de notre Père qui fera de nous des disciples authentiques de Jésus. »

 (Frère Elie : Famille de Saint Joseph)

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18/11/2012

"Alors on verra le fils de l'homme venir...avec grande puissance"

1. L’évangile de ce 33ème dimanche du temps ordinaire nous parle de la fin des temps. Il précède le dernier dimanche de l’année liturgique qui célèbre, par une solennité, la royauté universelle du Christ.
Aujourd’hui, Jésus annonce une détresse de la fin des temps, une sorte de cataclysme cosmique... Dans ses propos, Jésus ne rentre évidemment pas dans le déroulement exact de cette fin, où s’aventure parfois la science fiction de la 2ème moitié du 20ème siècle, mais il répond à la réflexion et à la quête de l’homme sur l’origine et sur la fin du monde, de l’histoire humaine et de sa propre existence. Tandis que la réflexion sur l’origine du monde sert à la projection de la vie personnelle et de la société, l’inquiétude de la fin des temps cherche à dénouer le drame d’un passé meurtri par le péché.
Sans connaître ni le jour ni l’heure, nous pouvons inscrire, a posteriori, les événements de toute l’histoire dans l’annonce évangélique : d’obscurs bouleversements sociaux (soleil et lune perdant leur éclat), l’implosions de civilisations (puissances célestes ébranlées), ou le départ de chefs des nations détrônés (chute des étoiles) trament l’histoire.
Et pour le regard vers l’avenir, Marie nous donne, dans son chant du "magnificat", une clef d’interprétation : Dieu renverse les puissants de leur trône et élève les humbles. Sa foi lui donne une connaissance et une confiance supérieures, car elle est portée par la promesse de la venue de son Fils, à laquelle elle correspond avec une certitude et une sérénité inébranlables : Dieu est fidèle plus que les hommes.

2. Dans ce marasme de changements, les "élus de Dieu", libérés des attaches d’un monde fondé sur les apparences, dont l’ordre social et culturel semble stable, mais dont l’âme est endurcie et fermée à la transcendance de Dieu. Ils se rassemblent en Eglise depuis les quatre coins du monde, représentant ainsi le "tout" du genre humain (en grec kath’ holos : « selon le tout »). Ils se rassemblent pour mettre en œuvre le Règne de Dieu et préparer ainsi la venue du Christ dans sa gloire.
Tandis que le genre humain avait honteusement jeté dehors de ce monde Celui qui en est le Créateur et qui l’a rempli de sa Sagesse, le Verbe éternel, Celui-ci reviendra "pour juger les vivants et les morts", comme nous le récitons, plus ou moins consciemment, lors des eucharisties dominicales. Toute l’histoire sera passée en revue.
C’est pour cela qu’il est toujours bon de faire le point sur sa propre vie ? sur la prière, les devoirs d’état, les relations avec les autres, pour voir où on en est, tant que nous pouvons encore réajuster nos aspirations, nos habitudes ou nos attitudes, Dieu nous a laissé le temps : celui de la conversion, qui veut dire confession des péchés et réconciliation avec Dieu, avec les autres et avec soi-même.

3. En Jésus, le Père a introduit le monde qui est soumis aux lois de l’espace et du temps à sa plénitude. Les sacrifices quotidiens de l’Ancienne Alliance, destinés à réparer le péché et à préparer la venue de la grâce, marquaient le temps d’attente. Les temps sont révolus ; le sacrifice du Christ en a scellé la fin, qui ne correspond pas à un moment dans la chronologie, mais à l’état d’un monde racheté. Cet état n’est pas un "train à rater", mais un chemin à rejoindre à tout moment, dans la mesure où l’on apprend à lire les signes qui l’annoncent (comme le figuier).
Ceux-ci appellent à une option de vie, et leur décryptage exige notre discernement : à la lumière de la foi (qui est un don de Dieu) et à l’aide d’une vie construite sur la droiture et sur la vertu, le Seigneur nous aidera à réaliser ses plans et à porter du fruit.

Dialogue avec le Christ Seigneur Jésus, je Te confie ma vie ; Tu es le maître de la vie et de l'histoire. Aide-moi à surmonter toute épreuve. Ne permets pas que je sois obnubilé par l'inquiétude et perde confiance en Ta toute-puissance.

Résolution Je renouvelle aujourd'hui mon engagement avec le Christ au sein de l'Eglise, la communauté des "élus".

(Catholique.org)

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17/11/2012

"Toujours prier"

Ce n'est que par l'oraison et la lecture spirituelle que l'on peut cultiver le don de la prière. L'oraison mentale grandit en même temps que la simplicité, c'est-à-dire dans l'oubli de soi, le dépassement du corps et des sens, et le renouvellement des aspirations qui nourrissent notre prière. Il s'agit, ainsi que le dit saint Jean Vianney, de « fermer nos yeux, fermer notre bouche et ouvrir notre cœur ». Dans la prière vocale, nous parlons à Dieu ; dans l'oraison, il nous parle. C'est à ce moment-là qu'il se déverse en nous.

Nos prières devraient être faites de mots brûlants, jaillissant de la fournaise de nos cœurs remplis d'amour. Dans tes prières, adresse-toi à Dieu avec grande vénération et grande confiance. Ne traîne pas, ne te précipite pas ; ne crie pas, ne t'abandonne pas au mutisme ; mais avec dévotion, avec une grande douceur, en toute simplicité, sans aucune affectation, offre ta louange à Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme.

Une fois enfin, laisse l'amour de Dieu prendre entièrement et absolument possession de ton cœur, et laisse cet amour devenir dans ton cœur sa seconde nature ; ne permets pas à ton cœur que rien de contraire à cela ne pénètre en lui ; laisse-le s'appliquer continuellement à la croissance de cet amour en cherchant à plaire à Dieu en toute chose, en ne lui refusant rien ; laisse-le accepter tout ce qui lui arrive comme venant de la main de Dieu ; fais qu'il soit fermement déterminé à ne jamais commettre volontairement ou consciemment aucune faute- ou, s'il y échoue, laisse-le s'humilier et apprendre à se relever dans l'instant. Alors, un tel cœur priera continuellement.

 (Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997),
Fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité)

 

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16/11/2012

"Le jour où le Fils de l'homme se révèlera"

Il est toujours difficile d’interpréter les passages annonçant la fin des temps et le jugement final, car ils utilisent un langage « codé » dont il faut posséder la clé pour accéder au sens des énoncés. « Les jours du Fils de l’homme » est une expression qui désigne la manifestation finale de la seigneurie du Christ. Cette mise en lumière de la vérité de sa Parole dénoncera par le fait même le mensonge de ceux qui se sont opposés à lui et dévoilera le jugement qui leur est réservé, ou plutôt qu’ils se sont eux-mêmes préparés par leur obstination.

Les hommes mangent, boivent, procréent ; cultivent, font du commerce, construisent des maisons : rien de répréhensible dans ces activités indispensables pour la survie des individus et de l’espèce. Sauf qu’elles se déploient dans l’oubli de la finalité de cette existence, finalité qui va se manifester à l’improviste alors que plus personne n’y prêtait attention. Dieu avait averti de ce qui allait advenir « dans les jours de Noé ou de Loth », mais personne n’en avait tenu compte – sauf les deux personnages mentionnés. De même le Seigneur nous prévient des événements dramatiques qui auront lieu « le jour où Fils de l’homme se révèlera » ; mais nous vivons comme s’il n’avait rien dit, afin de ne pas avoir à nous convertir.

Pourtant, la promesse s’accomplira ; elle se réalisera au temps fixé. Ce jour-là la création tout entière sera soumise à une ultime action purificatrice de l’Esprit avant de « passer » en Dieu selon le grand projet de réintégration commencé avec l’incarnation rédemptrice. « Car Dieu a voulu que dans le Christ toute chose ait son accomplissement total. Il a voulu tout réconcilier par lui et pour lui, sur la terre et dans les cieux » (Col 1, 19-20). L’eau (Noé) et le feu (Loth) sont traditionnellement les éléments purificateurs, qui détruisent les scories pour que resplendisse de tout son éclat la substance précieuse. A condition bien sûr que la rouille n’ait pas tout rongé, auquel cas il ne restera plus grand-chose après la purification. Toutes nos activités d’ici-bas, même les meilleures, si elles ne sont pas finalisées sur le Royaume, appartiennent à cette terre et passeront avec elle. Malheureux celui qui n’a pas d’autre préoccupation, dont l’horizon se limite à ce monde : ses œuvres disparaîtront avec lui dans l’oubli. Il sera inutile en ces jours-là de rassembler les biens que nous aurons accumulés : ils ne nous serviront à rien dans le monde nouveau. Si nous restons les yeux rivés sur ce qui est derrière nous sur cette terre, faute d’avoir appris à scruter l’invisible pour y discerner les signes du Royaume, nous subirons comme la femme de Loth le sort réservé à la création ancienne.

La question des disciples – « Où donc Seigneur ? » est pour le moins surprenante. Jésus invite à la vigilance par rapport à un événement qui affectera la création tout entière au « jour » de Dieu ; or la demande de précision porte sur le lieu particulier où ces événements se dérouleront. La réponse de Jésus donne à penser : les charognes ne font pas long feu en Palestine ; immédiatement les vautours les ont repérées et viennent nettoyer leur carcasse. Ainsi en sera-t-il au Jour du Fils de l’homme : seuls ceux qui seront reconnus vivants, parce qu’ils auront accueilli la Parole de vérité et de vie, passeront dans le monde nouveau. Quant à ceux qui n’auront eu d’autre souci que de « chercher à conserver leur vie » en ce monde, dans l’oubli de la vie éternelle que le Christ est venu leur offrir, le feu purificateur tombera inexorablement sur eux comme sur les autres, mais il les consumera car la flamme ne trouvera rien qui lui résiste.
L’avertissement est impressionnant et est un appel vigoureux à la prise de conscience de notre responsabilité. Le Seigneur nous rappelle jour après jour la précarité de nos existences et le caractère éphémère de ce monde : que faisons-nous de ses mises en garde ? Ciel et terre passeront, la Parole de Dieu ne passera pas. Or que nous demande-t-elle sinon de vivre dans la charité ? « Le commandement que nous avons appris dès le début, c’est que nous devons vivre dans l’amour » (1ère lect.), car celui qui aime connaît Dieu ; il demeure en Dieu et Dieu demeure en lui. Il échappe dès lors au jugement puisqu’il est déjà né à la vie éternelle.

« “Heureux les hommes intègres dans leurs voies, qui marchent suivant ta loi, Seigneur ! Heureux ceux qui gardent tes exigences, et te cherchent de tout cœur ” : poursuivant leur route dans la fidélité à ton enseignement, “ils trouvent le Père et le Fils”. Sur eux “la seconde mort n’a pas d’emprise : ils seront prêtres de Dieu et du Christ, et ils règneront avec lui” (Apocalypse 20,6) pour les siècles des siècles. »

(Père Joseph-Marie : Famille de Saint Joseph)

 

 

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