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13/11/2012

"Jésus, aie pitié de nous"

1. Nous sommes tous à l’image de ces dix hommes, des lépreux. A cette époque, ils étaient considérés comme des hommes impurs. Finalement ils représentent l’homme qui est malade, tant que Jésus Christ ne l’a pas totalement purifié. Ces hommes-là, ce sont chacun d’entre nous. Nous sommes ces lépreux qui ne peuvent  s’approcher du Christ de par leur lèpre (une loi obligeait ces hommes malades à rester à l’écart des hommes « purs »). Nous ne pouvons pas entrer dans l’amitié du Christ, tant que nous sommes touchés par la lèpre, tant que nous n’avons pas reçu la purification qui vient de la grâce que Jésus nous donne. Comme eux, nous crions vers Jésus : « Jésus, maître, aie pitié de nous ». C’est la seule chose que l’homme peut faire devant Dieu : supplier sa miséricorde pour qu’il nous purifie et nous rende digne d’entrer en communion avec Lui. Mais, pour ça, il faut être conscient de notre véritable état, se reconnaître impur, indigne de s’approcher du Christ et, de par cette conscience, se montrer tel quel devant Lui et implorer sa grâce. Comment Dieu pourrait Il rester indifférent à notre incapacité à nous approcher de Lui et, en même temps, à notre immense besoin de lui ?

 

2. Mais face aux lépreux, Jésus n’a pas peur de leur demander un grand acte de foi. A leur demande de les guérir, Jésus aurait pu faire un miracle immédiat, comme tant d’autres fois ; mais, au lieu de ça, Il leur demande de se montrer aux prêtres. Dans la société hébraïque les lépreux, guéris de leur maladie, devaient se montrer aux prêtres pour qu’ils constatent leur guérison et leur fassent un rite de purification (Lev 14). Jésus demande donc à ces dix lépreux d’aller se présenter aux prêtres, sans être encore guéris, comme s’ils l’étaient. Les lépreux auraient pu dire « pourquoi ne nous a-t-il pas guéris tout de suite, devant lui ». Quand Naaman demanda à Élisée de le guérir, celui-ci lui répondit en lui disant ce qu’il fallait faire pour être guéri, mais, là, Jésus leur demande d’aller se montrer aux prêtres comme s’ils étaient guéris. Face à notre désir de guérison, Dieu nous demande toujours une profonde confiance en Lui pour qu’Il puisse agir. Sans cet abandon et cette ouverture aux chemins de Dieu, nous ne pouvons pas être de vrais amis du Christ.

 

3. Cette expérience de guérison n’as pourtant été complète que pour l’un des dix. Lui, qui devait crier « Impur ! Impur ! » (Lev 13, 45) pour prévenir les autres de sa maladie, maintenant « glorifie Dieu à haute voix ». Lui, qui devait s’éloigner de tous « se prosterne aux pieds de Jésus ». La dynamique de sa vie a complètement changé. Elle n’est plus centrée sur son impossibilité à s’approcher de Dieu, à être son ami et à être celui des hommes, mais bien au contraire elle devient l’expression de la gloire de Dieu, de l’amour que Dieu lui porte et qu’il veut lui rendre. Ce que sont devenus les neuf autres, l’évangile n’en parle pas mais leur différence de réaction montre bien l’existence de la liberté humaine, qui accueille de différentes façons la grâce divine. Dieu veut tous nous guérir, nous faire rentrer dans son amour, mais encore faut-il que nous nous laissions toucher en profondeur par cette grâce qui veut transformer notre cœur et donc notre vie !

 

Dialogue avec le Christ Mon doux Jésus, comme ces dix lépreux je Te crie « Jésus, maître, aie pitié de nous ». Je veux Te montrer toute ma pauvreté, toute mon incapacité à vivre en communion avec Toi et avec les autres. Que mon cœur ne défaille pas face aux chemins où Tu me mènes ! Et que mon cœur déborde de joie et de reconnaissance pour m’avoir rendu digne de Ton amour ! Centre ma vie sur Ton amour et non pas sur mon impureté !

 

Résolution Louer Dieu pour tout son amour, qu'Il me donne chaque jour et donc aujourd'hui.

 

(Catholique.org)

 

22:41 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

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