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04/09/2017

Reconnaître le Christ dans son humilité et descendre à sa suite

« Mon âme se trouble en moi », ô Dieu, au souvenir de mes péchés ; « alors je me souviens de toi, depuis le pays du Jourdain » (Ps 41,7) — c'est-à-dire en me rappelant comment tu as purifié Naaman le lépreux dans son humble descente... « Il descendit et se lava sept fois dans le Jourdain, comme l'avait prescrit l'homme de Dieu, et il fut purifié » (2R 5,14). Descends toi aussi, ô mon âme, descends du char de l'orgueil dans les eaux salutaires du Jourdain, qui, de la source de la maison de David, coule maintenant sur le monde entier « pour laver tout péché et toute souillure » (Za 13,1). Assurément, cette source c'est l'humilité de la pénitence, qui coule à la fois grâce à un don du Christ et grâce à son exemple, et qui, prêchée désormais sur toute la terre, lave les péchés du monde entier... Notre Jourdain est un fleuve pur ; il sera donc impossible aux superbes de t'accuser, si tu te plonges entièrement en lui, si tu t'ensevelis, pour ainsi dire, dans l'humilité du Christ...

Bien sûr, notre baptême est unique, mais une telle humilité rebaptise. Elle ne réitère pas la mort du Christ en effet, mais elle accomplit la mortification et la sépulture du péché, et ce qui a été célébré sacramentellement au baptême trouve sous cette nouvelle forme son plein achèvement. Oui, une telle humilité ouvre les cieux, et rend l'esprit d'adoption ; le Père reconnaît son fils, reformé dans l'innocence et la pureté d'un enfant régénéré. C'est pourquoi l'Écriture mentionne à juste titre que la chair de Naaman a été rétablie comme celle d'un enfant nouveau-né... Nous qui avons perdu la grâce de notre premier baptême...voici que nous avons découvert le vrai Jourdain, c'est-à-dire la descente de l'humilité... À nous seulement de ne pas craindre de descendre plus profondément chaque jour... avec le Christ.

Bienheureux Guerric d'Igny (v. 1080-1157), abbé cistercien
4ème sermon pour l'Epiphanie (trad. SC 166, p. 299s)

 

20:46 Écrit par Nicou | Commentaires (0) |  Facebook | |

22/06/2017

« Quand vous priez,»

« Quand vous priez, dites :

'Notre Père qui es aux cieux. » Ô mon Seigneur, comme il se voit bien que tu es le Père d'un tel Fils, et comme ton Fils manifeste bien qu'il est le Fils d'un tel Père ! Sois-en béni à jamais ! Cette phrase n'aurait-elle pas été une aussi grande faveur, Seigneur, si tu l'avais placée à la fin de cette prière ? Or, c'est dès le début que ta libéralité éclate par le don d'un tel bienfait. Notre esprit devrait en être tellement rempli, et notre volonté tellement pénétrée, qu'il nous soit impossible de proférer une parole. Ô mes filles, que ce serait bien ici le lieu de vous parler de la contemplation parfaite ! Comme il serait juste que l'âme rentre au-dedans d'elle-même pour s'élever au-dessus d'elle-même et apprendre du Fils béni où est ce lieu où, selon sa parole, se trouve son Père qui est dans les cieux ! ... 


      Ô Fils de Dieu, doux maître ! Dès cette première parole..., tu t'humilies au point d'unir tes demandes aux nôtres... Ne veux-tu pas que ton Père nous regarde comme ses enfants ? ... Dès lors qu'il est notre Père, il doit nous supporter, malgré la gravité de nos offenses. Il doit nous pardonner lorsque nous revenons à lui comme l'enfant prodigue. Il doit nous consoler dans nos épreuves. Il doit nous nourrir, comme il convient à un tel Père, car il est forcément meilleur que tous les pères qui sont ici-bas, puisqu'il possède nécessairement toute perfection ; et, en plus de tout cela, il doit nous rendre participants et cohéritiers de ses richesses avec toi...

      Ô mon Jésus, je vois bien que tu as parlé comme un Fils chéri et pour toi et pour nous... Et vous, mes filles, n'est-il donc pas juste maintenant qu'en prononçant du bout des lèvres cette parole : « Notre Père », vous y apportiez toute votre attention pour la comprendre, et que votre cœur se brise de voir un si grand amour ?

Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église

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25/11/2016

L'approche du règne de Dieu

1. L’Évangile de la parabole du figuier est précédé, dans le texte de saint Luc, d’un récit apocalyptique : après ses appels à la conversion, son annonce du royaume de Dieu et ses signes confirmant son autorité divine, il n’y a plus rien à attendre. L’histoire touche à son accomplissement, son achèvement qui n’est pas d’ordre chronologique, car les années continuent à passer, le figuier continue à bourgeonner, mais il est d’ordre existentiel : notre existence a été rachetée par Jésus aux griffes de la mort et du péché et rendue à l’harmonie surnaturelle, qui se rétablit à la mesure de notre conversion.
Le figuier symbolise notre vie et notre histoire en ce monde : nous devons en permanence être prêts au dernier passage. Jésus explique que, même sous les échecs, Dieu triomphe et est maître de l’histoire. Il aura toujours le dernier mot : Jésus. Cela nous invite à l’espérance.

2. De fait, dans la parabole du figuier, Jésus nous donne de comprendre que même nous, nous avons la capacité de discerner les signes des temps : nous savons que l’été arrive dès que les bourgeons apparaissent. En nous conviant à l’espérance, le Seigneur nous donne la clef pour reconnaître parmi les signes, ceux qui annoncent sa venue. La clef, c’est la prière. Cette prière instante, accompagnée d’un amour oblatif, nous unit à Jésus et nous garde debout dans la tempête. Nous tiendrons par la foi, nous vivons déjà en Jésus par la foi. Ceci nous demande la persévérance, la confiance, mais surtout la force de résister à l’esprit du monde. Prions l’Esprit Saint de nous guider, de nous rendre prière.

3. Cette génération ne passera pas. Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. La venue du Fils de l’homme, précisons-le, ne se réalisera pas d’abord dans le siècle qui passe, dans le temps (le ciel qui marque les années) et dans l’espace (la terre habitable), mais dans une génération qui ne passe pas, dans la mesure où elle accueille la divine parole : l’assemblée de l’Église. Appelée par le Seigneur de toutes les parties de la terre et de tous les temps, l’Église sur terre est une anticipation de l’Église bienheureuse du ciel et vit en pleine communion avec elle, ainsi qu’avec l’Église qui se purifie.
La venue du Fils de l’homme est tendue entre le « déjà », le printemps de la divine parole qui résonne dans les cœurs à travers les siècles, et le « pas encore », le dernier été de l’histoire qui précède immédiatement le jugement dernier. Pourvu que nous soyons tendus d’amour vers notre Sauveur.

Dialogue avec le Christ
Jésus-Christ, Roi de l’univers, aide-moi à voir le printemps de ta venue. Je veux t’accueillir dans la louange et l’action de grâce, faisant mémoire des innombrables dons de Dieu le Père. Tu es l’achèvement de l’histoire et tu nous montres le chemin vers le Père. Nous t’honorons dans l’Église, ton corps, dont tu es la tête, le chef. Donne-nous d’y voir, à travers les opacités humaines de ce monde, la gloire du Père.

Résolution
Je rendrai grâce à Dieu et louerai le Seigneur Jésus dans l’Esprit, au moment d’aborder une lourde tâche aujourd’hui.

Père Jaroslav de Lobkowicz, LC _ Catholique.org

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19/11/2016

Entrer dans la vie éternelle

1. Les sadducéens cherchent à tendre un piège à Jésus. Ils ne croyaient pas à une vie après la mort, ni à la résurrection. Ils partent d’une casuistique assez hypothétique d’une femme qui aurait contracté un mariage avec sept hommes, chacun mourant à son tour la laissant veuve et libre de se remarier. De qui sera-t-elle l’épouse le jour de la résurrection ? Cette femme se retrouverait donc au paradis avec sept maris, une situation qui ne serait pas du tout en conformité avec la loi de Dieu. Jésus avait pressenti leur question trompeuse mais au lieu de les renvoyer il profite de leurs interrogations pour nous dire quelque chose d’important sur la vie éternelle.

2. En disant que les liens de mariage ne perdureront pas au-delà du seuil de la mort et que l’homme et la femme mariés ne seront plus mariés au paradis, Jésus nous fait comprendre que la vie éternelle n’est pas simplement une prolongation de notre vie terrestre à l’infini. La vie éternelle ne sera pas comme notre vie ici sur terre. Nous allons recevoir une vie nouvelle. Quand nous constatons les limites de cette vie dans sa capacité de nous combler et de nous épanouir, cela est une bonne nouvelle. Si nous ne sommes pas pleinement heureux dans ce monde, s’il nous manque quelque chose dans cette vie, l’amour, la santé, la paix dans nos relations avec Dieu ou les autres ou si nous avons vécu des moments d’échecs, de souffrances, de chute dans le péché tout n’est pas perdu. Sauvés par lui de la mort, pardonnés par lui de nos péchés, nous avons l’espérance d’une vie nouvelle, d’une vie meilleure dans l’au-delà avec le Seigneur.

3. Pour ceux qui vivent des relations matrimoniales plutôt heureuses, cette affirmation de Jésus est plutôt triste. Comment cet engagement du mariage qui m’a apporté tant de bonheur ne peut-il pas continuer au-delà de la mort ? Je veux être avec mon ou ma chérie pour toujours ! La non-existence des liens du mariage au paradis ne signale pas la fin de toute relation avec ceux que nous avons aimés. C’est tout le contraire. Le Christ nous annonce que notre lien avec Dieu trouvera une telle plénitude d’amour que toutes nos relations au ciel avec nos amis, nos familles, notre conjoint en seront transformées et portées à leur plénitude même au-delà de ce que peut nous apporter aujourd’hui le sacrement du mariage ou les liens de l’amitié. Il y a une communion, une relation d’amour encore plus grande et plus belle qui nous attend entre nous et Dieu et dans nos relations humaines avec notre conjoint, nos familles, nos amis. Ce ne sera ni l’expérience d’être englouti dans un amour collectif au point de perdre notre identité personnelle, ni l’expérience d’être fixé dans une relation d’amour personnelle avec Dieu qui exclura entièrement les autres comme si nous étions en train de regarder un écran de télé. Jésus ne nous parle pas beaucoup de cette nouvelle vie. Nous touchons là le grand mystère de notre participation à la communion trinitaire du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, je voudrais tellement vivre la joie et le bonheur de cette nouvelle vie avec toi et avec mes frères et sœurs au ciel. Je peux m’y rapprocher et même le goûter en vivant de vrais liens de charité et d’amour avec toi dans la prière, dans les sacrements, dans ta Parole et en vivant de vrais liens de charité avec mon époux ou mon épouse, avec mes enfants, avec mes amis, avec mes collègues au travail, avec ceux que je croise sur mon chemin au cours de la journée. Seigneur, viens enlever de mon cœur tout ce qui peut m’empêcher de jouir de cet avant-goût du ciel, le péché et tout ce qui est contraire à l’amour.

Résolution
Ma relation avec Dieu ou avec quelqu’un d’autre dans ma vie a-t-elle souffert dernièrement d’un manque de présence ou d’engagement de ma part ? Je peux prendre un moment pour leur témoigner mon amour par un moment d’attention ou de service.

Père Richard Tardiff, LC _ Catholique.org

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18/11/2016

Prendre conscience de ta présence

1. Lorsque l’on joue au foot dans la maison, nos parents s’énervent. Quand quelqu’un met le bazar dans notre chambre, on pique une crise. Quand quelqu’un s’en prend à nos parents, il a plutôt intérêt à courir vite... Tout cela pour dire que Jésus avait bien raison d’être énervé et de mettre dehors les vendeurs. Imaginez si l’on devait payer pour entrer dans la maison de notre père... Horrible !

2. Maintenant à nous de nous demander quelle est notre attitude dans « la maison du Père ». Lorsque l’on est dans une église, est-ce différent qu’être dans la rue ou même chez quelqu’un d’autre ? Parfois nous avons vraiment l’impression d’être sur une place de marché... Et lorsque l’on est chez quelqu’un, on parle avec lui. Quand je suis à l’église, est-ce-que je parle avec Jésus ? Suis-je conscient de sa présence ?

3. Écoutons-nous Jésus ? Sommes-nous « suspendus à ses lèvres » ? Si les « grands prêtres et les scribes » peuvent s’attaquer à Jésus et à son Église, c’est parce que nous ne sommes pas ou peu conscients de sa présence. Si c’était le cas, notre conviction et notre cohérence les dissuaderaient de s’en prendre à lui. Donc prenons le temps de goûter à sa présence chaque fois que nous en avons l’occasion pour qu’il devienne la priorité dans notre vie.

Dialogue avec le Christ
Jésus, sois le centre de notre vie. Emplis-nous au point de déborder. Que notre témoignage soit plein de conviction et cohérence. Marie, apprends-nous à accueillir Jésus dans notre sein.

Résolution
Quand j’entre dans une église, aller tout d’abord devant le tabernacle pour parler avec Jésus

Frère Mario Salmon, LC _ Catholique.org

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17/11/2016

Jésus annonce le châtiment de Jérusalem

1. « Quand Jésus fut près de Jérusalem, en voyant la ville, il pleura sur elle ».
On pourrait s’étonner que, dans l’Évangile, on ne voit Jésus pleurer que deux ou trois fois et ce passage est justement l’un d’eux. Pourquoi pleure-t-il ? Les larmes de notre Dieu fait homme doivent nous saisir, nous bouleverser.

2. « Si toi aussi tu avais reconnu en ce jour ce qui peut te donner la paix ! Mais hélas... ».
Le soupir de Jésus nous fait comprendre combien il veut que nous ouvrions notre cœur et notre vie à la foi. Il est la paix que nous désirons tant, la réponse à nos questions et « cela est resté caché à tes yeux ».

3. Nous pourrions voir dans ce passage un écho à la rencontre avec la Samaritaine : « Si tu savais le don de Dieu ! » (Jn 4,10).
Elle a accepté d’ouvrir son cœur à la lumière, de changer sa vie, et elle est repartie joyeuse. Cette femme a reconnu le Christ et les ruines de sa vie sont redevenues une cité nouvelle, quel contraste avec l’annonce faite à Jérusalem ! « Ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas reconnu le moment où Dieu te visitait ». Jésus pleure, quand nous ne le reconnaissons pas et ne savons pas accueillir la paix qu’il désire tant nous donner.

Dialogue avec le Christ
Jésus, permets-moi de te reconnaître, de telle manière que ma vie puisse être construite sur toi et que je puisse te consoler. Jésus, tu viens me visiter, apprends-moi à t'accueillir.

Résolution
Aujourd'hui ne fermons pas notre cœur, mais écoutons la voix du Seigneur (Ps 94, 8).

Gaëtane Auger, consacrée de Regnum Christi _ Catholique.org

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16/11/2016

Les talents pour le Royaume

1. Cette parabole, que nous lisons ici dans l’Évangile de Luc, est introduite par quelques mots qui donnent le contexte dans lequel Jésus l’a racontée : « ses auditeurs pensaient que le royaume de Dieu allait se manifester à l’instant même ». C’est-à-dire que Jésus s’adresse à des personnes qui pensaient que la fin du monde était toute proche. Or, ce n’est pas le cas. Le roi va partir et il laisse des instructions à ses serviteurs afin qu’ils travaillent jusqu’à ce qu’il revienne. Ainsi, Jésus, à la fin de sa vie terrestre, prépara ses disciples à son départ, il leur laissa des instructions pour qu’ils puissent travailler jusqu’à son retour glorieux à la fin des temps.

2. Dans la parabole, le roi laisse à ses serviteurs de l’argent pour qu’ils le fassent fructifier. Que représente donc cet argent ? Quels sont les biens que Jésus nous a laissés en partant et qu’il nous demande de faire fructifier ? Ce sont les biens spirituels qu’il a laissés à l’Église. Les Saintes Écritures, les sacrements, dont tout spécialement l’Eucharistie, le service des plus pauvres, l’annonce de la Bonne Nouvelle, la charité vécue envers tous, etc. Tous les biens dont saint Paul parle en disant : « Il y a, certes, diversité de dons spirituels, mais c’est le même Esprit ; diversité de ministères, mais c’est le même Seigneur ; diversité d’opérations, mais c’est le même Dieu qui opère tout en tous. À chacun la manifestation de l’Esprit est donnée en vue du bien commun » (1 Co 12, 4-7).

3. Ainsi donc, tout comme les serviteurs du roi de la parabole qui n’ont pas tous reçu la même quantité d’argent, nous n’avons pas tous reçu les mêmes dons. Chacun de nous a sa propre manière de vivre la vie spirituelle et ses propres qualités. Ainsi, même si nous pouvons avoir l’impression de ne pas avoir reçu beaucoup de dons, nous sommes les seuls à pouvoir faire fructifier ceux que nous avons reçus, avec notre « génie » propre. Les dons, même les plus infimes, que nous avons reçus, sont appelés à porter du fruit, pour le Royaume de Dieu et le service de nos frères et sœurs.

Dialogue avec le Christ
Seigneur, merci de m’avoir créé tel que je suis, avec mes défauts et mes qualités. Je sais que je suis unique à tes yeux et que tu m’as donné quelque chose dont les autres ont besoin. Aide-moi à mettre ce que j’ai au service de ton Royaume.

Résolution
Essayer de voir ce que je peux faire pour mieux faire fructifier la Parole de Dieu dans ma vie.

Père Jean-Marie Fornerod, LC _ Catholique.org

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15/11/2016

Ouvrir la porte de mon cœur à ton amour miséricordieux comme Zachée

 

1. « Il cherchait à voir qui était Jésus ».
Voici la phrase-clé de tout commencement dans la vie spirituelle. L’évangéliste Luc nous montre ce que Zachée a entrepris pour rencontrer Jésus. Non pas seulement pour partir à sa rencontre en suivant la foule des villageois. Non, pour le rencontrer. Zachée voulait savoir qui était Jésus ; et il a mis les moyens pour y parvenir. Parce que Zachée cherchait Jésus depuis longtemps sans le savoir ? il cherchait le salut. Il aura peut-être entendu que juste avant d’entrer dans Jéricho Jésus avait guéri un aveugle et intérieurement il se disposait déjà à être guéri par celui dont il ne connaissait que ce trait ? un sauveur de cas désespérés. Zachée savait que, tout comme Bartimée, lui aussi ne voyait pas. Que depuis longtemps il avait aveuglé sa conscience à la distinction entre le bien et le mal.

2. « Jésus leva les yeux et lui dit... ».
Et voici la clé de tout progrès dans la vie spirituelle. Se laisser regarder par le Christ. Se laisser aimer par Jésus. L’accepter dans sa maison. Notre effort ne sera jamais suffisant. Rappelons-nous que c’est sur la croix que Jésus nous a rachetés. Que nous sommes déjà sauvés par son sacrifice sur le calvaire. Que maintenant c’est à nous d’accepter ou non le salut qu’il nous offre. Fermer la porte de notre cœur et choisir l’enfer, c’est-à-dire l’éloignement de Dieu, la vie sans Dieu ou ouvrir notre cœur à l’amour infini dont il a fait preuve sur la croix, à cet amour miséricordieux qu’il a pour moi. Le laisser nous aimer. Suis-je attentif aux preuves infinies de l’amour de Dieu pour moi ou ne vois-je que le malheur qui m’arrive ?

3. « Tous récriminaient ».
Ne comprendrons-nous donc jamais que Jésus « est venu chercher et sauver ce qui était perdu » ? Mais non, nous ne voulons pas que le médecin s’occupe des malades, nous aimons sa compagnie, et nous préférons « le garder pour nous » alors qu’au contraire Jésus nous envoie en disant : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples ». Suis-je ouvert à l’action de l’Esprit Saint dans l’Église ou est-ce que je préfère rester tranquille dans une paroisse refermée sur elle-même, et qui fonctionne « trop » parfaitement ? Alors, relire les mots du pape dans Evangelii Gaudium pourrait être un grand bénéfice (EG 93-97).

Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, je sais que tu m’aimes, mais aide-moi à reconnaître l’œuvre de ta main aimante dans ma vie, dans mon quotidien. Aide-moi à t’écouter dans la prière, à passer du temps avec toi dans le silence de mon âme. Comme Zachée, aide-moi à ouvrir grand la porte de mon cœur à ton amour miséricordieux.

Résolution
Vivre la journée d’aujourd’hui en remerciant Dieu souvent, pour tout ce qu’il fait dans ma vie, en cherchant à être le plus concret possible dans ces prières spontanées.

Frère Loïc Chabut _ Catholique.org

 

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14/11/2016

Que veux-tu que je fasse pour toi ?

 

1. « Un aveugle assis au bord du chemin ».
Là, sur la route entre Jéricho, le carrefour des nations, et Jérusalem, la ville sainte, nous sommes comme l’aveugle qui cherche à te rencontrer. Tu nous donnes une illustration parfaite de l’efficacité de la prière faite avec foi et détermination, avec sincérité et profondeur. Là, cet épisode met en valeur la simplicité et la rapidité avec laquelle tu réponds à nos demandes. « Jésus, Fils de David, aie pitié de moi ! » Tu entends cet aveugle, tu t’arrêtes et veux qu’il vienne plus près de toi. Cet aveugle incarne l’audace avec laquelle nous devons venir à toi : il faut savoir ce que nous voulons et te le demander sans hésiter. L’aveugle ne s’inquiète pas de ce qu’en pensent les autres, il sait que tu es Jésus de Nazareth et que tu as guéri d’autres malades et impotents qui te rencontraient. Les disciples repoussent l’homme mais toi, tu as entendu sa prière : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il a besoin que ses yeux voient.

2. « Va, recouvre la vue : ta foi t’a sauvé ».
Alors, l’aveugle se met à te suivre en glorifiant Dieu. La foi n’est pas une conquête de l’intelligence, ni le résultat d’une démonstration : c’est se tourner vers toi que l’on vient de rencontrer et en qui l’on met sa confiance. Ici, l’aveugle se met à te suivre et « tout le peuple, voyant cela, se met à célébrer les louanges de Dieu ». Il nous donne l’exemple de celui qui veut voir et qui se lance. Il avoue sa maladie, sa pauvreté et, avec confiance, il implore ta pitié, et tu lui réponds !

3. La force de la foi peut tout obtenir.
Cet enseignement-là est fréquent dans les récits évangéliques. À Génésareth, un lépreux avait demandé sa guérison. « Crois-tu que je puisse faire ça pour toi ? » lui avais-tu demandé. « Si tu le veux, tu le peux ! » t’avait-il répondu. La guérison du Seigneur s’opère grâce à notre foi mais cette foi nécessite un détachement total de nous-mêmes et de tout ce que nous possédons.
Mère Teresa de Calcutta avait une foi à déplacer les montagnes. Elle voulait répandre l’amour de Dieu dans le monde entier et vivait pourtant dans une grande obscurité. « Si le monde savait... » disait-elle. « Je parle de l’amour de Dieu alors que j’aspire de toutes mes forces à y croire, priez pour que je parvienne à rayonner de joie ». Mais Dieu savait ce qu’il lui demandait : l’impression de ne pas être aimée de Dieu la rendait encore plus proche des pauvres et elle disait à ceux et celles qu’elle formait : « Quand vous soignez les plaies du pauvre, n’oubliez jamais que ce sont les plaies du Christ ! ».

Dialogue avec le Christ
Lorsque nous lisons la vie des saints, nous sommes impressionnés par le récit de leur conversion. Pourtant leur rencontre avec toi n’est pas toujours aussi spectaculaire que celle de Paul sur le chemin de Damas. Il y en a aussi de plus intimes et de plus secrètes, de moins spectaculaires. Seigneur, accorde-moi de comprendre que je te rencontre à chaque instant de ma vie.

     Résolution
     Face à la moindre difficulté, me répéter que je suis dans la main et sous le regard paternel et miséricordieux de mon Seigneur. 

     Catholique.org

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16/03/2016

« Si c'est le Fils qui vous rend libres, vous serez vraiment libres »

Frères, nous avons une nouvelle naissance par le baptême... « Si nous avons mis notre espoir en ce monde seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes » (1Co 15,19). La vie en ce monde, comme vous le voyez, peut être aussi longue pour les animaux, les bêtes sauvages et les oiseaux que pour nous, ou même plus longue. Mais ce qui est propre à l'homme, c'est ce que le Christ nous a donné par son Esprit — la vie sans fin — mais à condition de ne plus pécher... « Car le salaire du péché, c'est la mort ; mais le don de Dieu, c'est la vie éternelle dans le Christ Jésus notre Seigneur » (Rm 6,23).

Mes petits-enfants, retenez avant tout ceci : autrefois les nations étaient livrées aux puissances des ténèbres ; maintenant nous avons été libérés, grâce à la victoire de Jésus Christ notre Seigneur. C'est lui qui nous a rachetés.... Il a délivré les enchaînés, et il a brisé nos liens, comme David l'avait dit : « Le Seigneur redresse les opprimés, le Seigneur délie les enchaînés, le Seigneur ouvre les yeux des aveugles » (Ps 145,7). Et encore : « Tu as brisé mes chaînes, je t'offrirai le sacrifice de louange » (Ps 115,16). Oui, nous sommes délivrés de nos chaînes, rassemblés à l'appel du Seigneur par le sacrement du baptême..., libérés par le sang du Christ et l'invocation de son nom...

 Donc, mes bien-aimés, une fois pour toutes nous sommes baptisés, une fois pour toutes nous sommes libérés, une fois pour toutes nous sommes accueillis dans le Royaume immortel. Une fois pour toutes, « heureux ceux dont les crimes sont pardonnés, dont les péchés sont couverts » (Ps 31,1). Tenez fermement ce que vous avez reçu, conservez-le pour votre joie, ne péchez plus. Désormais, gardez-vous purs et irréprochables pour le jour du Seigneur

L'Evangile au quotidien _ Saint Pacien de Barcelone (?-v. 390),évêque Homélie sur le baptême

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